Amandine Gay

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Amandine Gay
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Amandine Gay à une projection-débat d'Ouvrir la voix, en 2017.
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Amandine Gay est une réalisatrice, comédienne et afroféministe française née le . Son premier film, Ouvrir la voix est un documentaire donnant la parole aux femmes noires de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Amandine Gay est née sous X d’un père français et d’une mère marocaine[1] le en France[2]. Sa mère et son père adoptifs, blancs, sont respectivement institutrice et cantonnier[3] et vivent dans un village proche de Lyon[4].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de l’Institut d'études politiques de Lyon en communication, puis du conservatoire d’art dramatique du 16e arrondissement de Paris, qu'elle intègre en 2008[5].

Comédienne[modifier | modifier le code]

Après ses études, elle commence à travailler comme comédienne, cependant, après quelques mois d'activité, elle constate qu'elle interprète toujours le même type de rôles stéréotypés (droguée, prostituée, sans-papiers, accent antillais). Son agent lui apprend alors que bien qu'elle envoie son profil pour des rôles divers correspondant à sa tranche d'âge, elle n'obtient de réponse que quand il est spécifié dans le scénario que le personnage est une Noire.[6],[7].

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

De son constat naît son envie de devenir réalisatrice pour promouvoir sa vision des femmes noires et aussi pour pouvoir jouer les rôles qui l’intéressent[8]. Elle écrit des programmes courts pour la télévision. Cependant, elle peine à trouver ses financements. Elle explique que les producteurs étant selon elle majoritairement des hommes blancs d'une cinquantaine d'années, ils ne reconnaissent pas leur expérience de la société dans les programmes qu'elle développe. Elle co-écrit notamment une fiction, une satire des magazines féminins, intitulée Medias Tartes. Un des personnages, une sommelière noire et lesbienne, rencontre l'incompréhension des investisseurs potentiels, arguant qu'une telle personne n'existe pas en France, alors que justement, il est inspiré d'elle-même[6].

Amandine Gay commence à réaliser, en , son documentaire Ouvrir la voix, grâce à une campagne de crowdfunding, sans le soutien du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) qui n'a pas souhaité soutenir ce long métrage. Dans le film, qui paraît en 2016, elle réunit 24 femmes — des Afro-descendantes, citoyennes, militantes, ingénieures, chercheuses ou blogueuses[9] — pour parler de leur identité de femme noire en France[10]. En 2017, le documentaire reçoit le Out d'or de la création artistique et le prix du public aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal[11],[12].

En 2015, ne se voyant pas fonder une famille en France où les institutions n'offrent « rien qui ne puisse donner de la fierté aux enfants noirs[13] », elle s'installe au Canada à Montréal[1] pour pouvoir poursuivre ses recherches et réaliser des films sur des thématiques liées aux conditions minoritaires, comme l'adoption, en écho à sa propre expérience, « l’adoption, par des familles blanches, d’enfants "racisés"[13] ».

Militantisme[modifier | modifier le code]

Afroféminisme[modifier | modifier le code]

Amandine Gay milite un temps à Osez le féminisme !, déclarant a posteriori avoir été la « caution noire » de l'association et n'étant pas en accord avec la ligne sur les questions antiracistes et LGBT[14],[15]. Elle est depuis engagée dans l'afroféminisme[15].

En novembre 2020 Julien Bayou, secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts s'excuse pour son utilisation sur Twitter du terme « lynchage » pour qualifier des violences envers des policiers blancs après avoir été interpellé par Amandine Gay sur Twitter[16],[17].

Adoption[modifier | modifier le code]

En 2017, elle crée le « Mois des adopté.e.s »[18],[19].

Publications[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Actrice[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Hors de l'abri, court métrage de Céline Guénot : Aminata[21]
  • 2013 : Au nom de la vérité, épisode Le Retour d'une ex : Patricia

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Margaux Lacroux, « Noire is the New Black », liberation.fr, (consulté le 9 octobre 2017).
  2. « Rencontre avec Amandine Gay, pionnière de la France », La couleur de l'adoption,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mars 2017)
  3. « badassafrofem », sur badassafrofem (consulté le 4 mars 2017)
  4. « Amandine Gay: “La France a 20 ans de retard sur les questions raciales” », cheekmagazine.fr, (consulté le 9 octobre 2017).
  5. Africultures, « Personnes », sur africultures.com (consulté le 4 mars 2017)
  6. a et b (en-US) « Amandine Gay : "Je trouve scandaleux qu’on remette en question ma francité" », FieldsMag,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mars 2017)
  7. « Amandine Gay, portrait d’une afro-féministe qui ne veut plus se taire », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 3 décembre 2020)
  8. « Amandine Gay, porte-voix afro-féministe », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 4 mars 2017).
  9. Fanny Marlier, « Les Inrocks - "Ouvrir la voix": le documentaire qui donne la parole aux femmes noires », sur Les Inrocks, (consulté le 4 mars 2017).
  10. Dora Moutot, « Ouvrir la voix, le docu qui donne enfin la parole aux femmes noires en France », Konbini France,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mars 2017).
  11. Mélissa Perraudeau, « Les premiers Out d’or ont été décernés lors d’une cérémonie forte et inspirante », Konbini,‎ (lire en ligne).
  12. « Palmarès de la 20e édition des RIDM », sur RIDM (consulté le 31 janvier 2018).
  13. a et b Séverine Kodjo-Grandvaux, « Amandine Gay, porte-voix afro-féministe », lemonde.fr, (consulté le 9 octobre 2017).
  14. « Comprendre l'afroféminisme en cinq questions », sur LEFIGARO, lefigaro (ISSN 0182-5852, consulté le 3 décembre 2020).
  15. a et b Inès Belgacem, « Amandine Gay ne veut plus qu'on parle à la place des femmes noires », sur StreetPress, (consulté le 9 mars 2017).
  16. Perre Lepelletier, « Policiers tabassés : le patron des écolos «entend que le terme lynchage» ne soit «pas adapté pour une personne blanche» », sur Le Figaro (consulté le 3 décembre 2020).
  17. Louis Nadau, « "Lynchage de policiers" : Bayou s'excuse de demander pardon après l'emploi d'un mot "pas adapté pour une personne blanche" », sur Marianne (consulté le 30 novembre 2020).
  18. Lucie Hennequin, « Pourquoi il faut préparer parents et enfants adoptés au racisme », sur Le HuffPost, (consulté le 3 décembre 2020).
  19. Catherine Durand, « récit d'enfants adoptés une fois adultes », sur Marie Claire, (consulté le 3 décembre 2020).
  20. Leïla Cukierman, Gerty Dambuy et Françoise Vergès, Décolonisons les arts! (ISBN 9782851819451 et 2851819453, OCLC 1059540474, lire en ligne).
  21. (en) Amandine Gay sur le site d’Unifrance
  22. « Le palmarès des premiers Out d'or français », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2018).
  23. « Palmarès de la 20e édition des RIDM », sur RIDM (consulté le 11 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]