Génération.s

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Mouvement du 1er Juillet)
Aller à : navigation, rechercher
Génération.s, le mouvement
Image illustrative de l'article Génération.s
Logotype officiel.
Présentation
Fondation
(Mouvement du 1er Juillet)

(Génération·s, le mouvement)
Scission de PS
Siège 51 bis avenue de la République
75011 Paris
Fondateur Benoît Hamon
Adhérents 50 000 (revendiqués)[1]
Positionnement Gauche[2]
Idéologie Social-démocratie[2]
Écologie politique[2]
Couleurs Rose et bleu-vert
Site web generation-s.fr
Représentation
Députés
1 / 577
Sénateurs
0 / 348
Députés européens
2 / 74
Conseillers régionaux
5 / 1 757
Conseillers départementaux
13 / 4 108

Génération-s : le mouvement commun[3], abrégé et stylisé en « Génération·s, le mouvement » sur son logotype, couramment et simplement appelé « Génération.s »[4], est un parti politique français créé le par Benoît Hamon.

Il est nommé Mouvement du 1er Juillet à sa fondation, qui fait suite au net recul du Parti socialiste en 2017 lors de l'élection présidentielle, où Benoît Hamon était candidat, et des élections législatives, à l'issue desquelles celui-ci perd son siège de député. Le , lors de l'événement « Fondations » au Mans, Benoît Hamon dévoile le nom actuel du parti.

Historique[modifier | modifier le code]

Mouvement du 1er Juillet[modifier | modifier le code]

Logo du Mouvement du 1er Juillet.

Désigné candidat lors de la primaire socialiste pour représenter son parti, Benoît Hamon[5] est candidat à l'élection présidentielle de 2017, lors de laquelle il est éliminé dès le premier tour en obtenant 6,36 % des suffrages[6]. Il est par la suite candidat à sa réélection dans la onzième circonscription des Yvelines lors élections législatives où il échoue à conserver son mandat, étant également éliminé dès le premier tour. Le , il quitte le Parti socialiste et crée le Mouvement du 1er Juillet[7] (abrégé en M1717 en référence à sa date de fondation[8]). L'appellation du mouvement est vouée à être provisoire[9].

Selon son fondateur, le mouvement, présenté comme « une initiative totalement ouverte »[10], a pour but de « dépasser le cadre des partis »[11] et « converger »[12]. Le mouvement n'envisage pas, dans un premier temps, de présenter des candidats aux élections[13], alors que les sénatoriales sont prévues pour . Hamon affirme vouloir ainsi « refonder et rassembler la gauche » d'ici les prochaines élections européennes de 2019 et municipales de 2020[14]. Il souhaite une grande réunion de structuration et d’organisation pour l’automne 2017 avant la tenue « d'états généraux de toute la gauche pour fabriquer une maison commune en vue des élections municipales de 2020 »[15]. Par ailleurs, il s'agit aussi de faire pérenniser les idées développés par le candidat du PS lors de la campagne présidentielle, comme le revenu universel[16], et qui ont été abandonnées par le parti lors de la campagne des législatives[17].

Selon Benoît Hamon, 11 000 personnes ont participé à la création du mouvement. Les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste Edwy Plenel et l'économiste Thomas Porcher le soutiendraient dans cette démarche[18].

Dès les premiers jours du mouvement, le député Régis Juanico[19], l'ancienne ministre Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas et les anciens députés Barbara Romagnan et Mathieu Hanotin le rejoignent[20].

Yannick Jadot renonce à rejoindre le mouvement mi-juillet, estimant avoir été un « faire-valoir » pour Benoît Hamon[21] :

« Ce rassemblement, c'était du Hamon 2022, ça n'avait rien de collectif[22]. »

Militants du Mouvement du 1er Juillet lors de la « marche contre le coup d'État social », place de la Bastille ().

En le Mouvement du 1er Juillet est invité par les organisateurs à participer à la Fête de l'Humanité où il dispose de son propre stand avec outre celle de Benoît Hamon, la présence d'Yves Contassot, Claire Monod, et Pierre Serne[23]. Le 23 du même mois, le mouvement participe à la marche du contre le « coup d'État social » et la politique d'Emmanuel Macron, manifestation politique organisée par La France insoumise. Hamon apparaît publiquement en tête du cortège aux côtés d'élus insoumis dont Jean-Luc Mélenchon[24]. Le , Laura Slimani, ancienne présidente des Jeunes socialistes, quitte le PS pour rejoindre le M1717[25].

Le , une dizaine de conseillers régionaux dont Benoît Hamon quittent le groupe socialiste du conseil régional d'Île-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes[26],[27]. Celui-ci porte le nom d'Alternative écologiste et sociale[28]. Le même jour, Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre le M1717[29].

Le , Benoît Hamon annonce que le mouvement compte 30 000 adhérents[30].

Deux députés européens socialistes, Isabelle Thomas et Guillaume Balas, siégeant au sein du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, rejoignent le mouvement en [31].

Génération·s, le mouvement[modifier | modifier le code]

Le nom définitif du mouvement est annoncé le lors du congrès fondateur[32] au Mans[33]. À cet effet, un questionnaire est envoyé à partir du aux militants pour choisir le nom et définir le fonctionnement du futur parti[34]. Il s'agit de définir l'idéologie et la structure du mouvement[35]. Parmi plus de 14 570 propositions proposées, c'est « Génération·s, le mouvement » qui est retenu[36],[37]. Durant ce congrès fondateur, Hamon annonce aussi, en prévision des élections européennes de 2019, à élaborer des listes avec l'ancien ministre grec des Finances, Yánis Varoufákis[38]. Par ailleurs, Hamon affirme vouloir « fissurer les institutions de la Ve République »[38].

Personnalités liées au mouvement[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité de Génération·s.

Parmi les participants au congrès fondateur, on peut citer les écologistes Noël Mamère, Esther Benbassa et Cécile Duflot, mais aussi les socialistes Guillaume Balas, Isabelle Thomas et Pascal Cherki[39]. Plusieurs observateurs y voient la renaissance d'un mouvement écologiste, ainsi pour Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime, « Benoît Hamon a fait l’Anschluss sur les Verts », et pour Cécile Duflot ce congrès était « une université d’été des Verts mais en mieux »[40].

Le , l'ancienne ministre Aurélie Filippetti rejoint le parti et annonce son départ du PS ; dans le même temps, le parti revendique 50 000 adhérents[1].

Thématiques[modifier | modifier le code]

Cinq thèmes sont visibles sur le site internet du parti[41] :

  • Faire entendre la voix des Français.
  • Vers un développement tempérant.
  • Mettre le travail au service de l'humain.
  • La démarchandisation du monde.
  • « Construire l'Europe pour construire la paix. »

Organisation[modifier | modifier le code]

À l'instar de La République en marche et de La France insoumise, le mouvement, juridiquement une association loi de 1901[42], est organisé en comités locaux[43], dans une volonté de démocratie participative[44], en « associant les citoyens au processus »[45]. Ceux-ci furent mis en place à l'automne 2017[46]. Pour L'Express, le mouvement est bien un parti dès ses débuts[47].

Par ailleurs, il n'est pas obligatoire de quitter son parti pour rejoindre le mouvement[48]. Cet attribut horizontal est confirmé par Hamon le 2 décembre 2017 lors du congrès fondateur[38].

En , Benoît Hamon propose d'envoyer des jeunes militants volontaires sur les circonscriptions acquises au Front national pour faire connaître le mouvement[49].

Pour Guillaume Balas, coordinateur du mouvement, l'objectif est de concilier « l'horizontalité complète et une forme de verticalité obligatoire »[35].

Coordination politique provisoire[modifier | modifier le code]

Le une coordination politique provisoire composée de 15 femmes et de 15 hommes est votée, elle est composée de[50] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Home, « Aurélie Filippetti rejoint le mouvement de Benoît Hamon », sur Le Figaro (consulté le 18 janvier 2018).
  2. a, b et c Laurent de Boissieu, « Mouvement du 1er Juillet (M1717) », sur france-politique.fr.
  3. « Association : GÉNÉRATION-S : LE MOUVEMENT COMMUN | No d'annonce : 1303 | Date de la déclaration à la Préfecture de police de Paris : 30 novembre 2017. », Journal officiel de la République française,‎
  4. Typographié avec le point, le point médian ou le trait d'union selon les sources, le nom change de forme jusque dans les pages du site Internet du parti. Lire dans tous les cas « génération » ou « génération point S ».
  5. Arthur Berdah, « Benoît Hamon remporte largement la primaire à gauche », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  6. « Benoît Hamon éliminé: une campagne perdue d’avance, un PS en ruines », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne).
  7. « Benoît Hamon quitte le PS », sur Le Parisien, (consulté le 1er juillet 2017).
  8. Rémy Dodet, « Il quitte le PS... Mais où va Benoît Hamon ? », sur L'Obs, (consulté le 2 juillet 2017).
  9. « Benoît Hamon annonce son départ du Parti socialiste », sur Europe 1, (consulté le 2 juillet 2017).
  10. « Le futur mouvement de Benoît Hamon devra “dépasser” les partis », sur Sud Ouest, (consulté le 1er juillet 2017).
  11. « Avec son mouvement, Benoît Hamon veut “dépasser” les partis », sur Europe 1, (consulté le 1er juillet 2017).
  12. Mathilde Siraud, « Hamon quitte le PS pour “reconstruire la gauche” », sur Le Figaro, (consulté le 1er juillet 2017).
  13. « Hamon lance demain le «mouvement du 1er juillet» », sur Le Figaro (consulté le 5 juillet 2017).
  14. Abel Mestre, « Benoît Hamon quitte le Parti socialiste », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  15. Abel Mestre, « Benoît Hamon quitte le Parti socialiste », sur Le Monde, (consulté le 1er juillet 2017).
  16. Alexandre Boudet, « Avec son Mouvement du , Hamon reprend la recette à succès d'En Marche et de la France insoumise », sur Le HuffPost, (consulté le 2 juillet 2017).
  17. « Le PS abandonne plusieurs propositions d'Hamon dans son projet pour les législatives », sur Le Monde, (consulté le 2 juillet 2017).
  18. Brochure programmatique du meeting d'inauguration du mouvement, le .
  19. Sylvia Zapping, « Régis Juanico, le dernier des frondeurs à l'Assemblée nationale », sur Le Monde, (consulté le 3 juillet 2017).
  20. Rachid Laïreche, « Après le plantage, Benoît Hamon arrache la rose de son jardin », sur Libération, (consulté le 2 juillet 2017).
  21. Madeleine Meteyer, «  Yannick Jadot estime avoir été un “faire-valoir” pour Benoît Hamon », sur Le Figaro, .
  22. « Europe Écologie-les Verts, un parti en voie de recyclage », sur Le Parisien, .
  23. « À la fête de l'Huma ou avec les écolos, Hamon rouge et vert », lejdd.fr, (consulté le 21 septembre 2017).
  24. M. P., « Mobilisation contre la réforme du code du travail : Hamon et Mélenchon côte à côte », sur BFM TV, (consulté le 24 septembre 2017).
  25. « L'ex-présidente des jeunes socialistes quitte le PS et rejoint Hamon », sur Le Figaro (consulté le 8 octobre 2017).
  26. Claire Gaveau, « Benoît Hamon va constituer un groupe avec les écologistes en Île-de-France », sur RTL.fr, (consulté le 7 octobre 2017).
  27. Rachid Laïreche, « Benoît Hamon va constituer un groupe avec les écologistes en Île-de-France », sur liberation.fr, (consulté le 9 octobre 2017).
  28. Béatrice Jérôme, « En Ile-de-France, Hamon s’unit avec les écologistes », sur Le Monde, (consulté le 12 octobre 2017).
  29. « Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre Benoît Hamon », sur Le Monde, (consulté le 12 octobre 2017).
  30. « Mouvement du 1er juillet: Hamon revendique près de 30.000 adhérents », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  31. « Les eurodéputés Guillaume Balas et Isabelle Thomas: «Il faut être lucide, le PS n’est plus l’outil pertinent» », Mediapart,‎ (lire en ligne).
  32. Rachid Laïreche, « Comment Benoît Hamon prépare l'après », sur Libération, (consulté le 7 octobre 2017).
  33. Bruno Rieth, « M1717 : où en est Benoît Hamon avec son mouvement ? », sur Marianne, (consulté le 15 novembre 2017).
  34. Anne-Laure Dagnet, « Le brief politique du mardi 10 octobre 2017 », sur Franceinfo, (consulté le 12 octobre 2017).
  35. a et b Erwan Bruckert, « M1717 : Benoît Hamon passe à la vitesse supérieure », sur lepoint.fr, (consulté le 23 octobre 2017).
  36. Geoffrey Clavel, « « Génération.s » : Benoît Hamon dévoile le nouveau nom de son mouvement », sur Le HuffPost, (consulté le 2 décembre 2017).
  37. Abel Mestre, « Pour relancer son mouvement, Benoît Hamon le rebaptise « Génération. s » », sur Le Monde, (consulté le 2 décembre 2017).
  38. a, b et c Abel Mestre, « Pour relancer son mouvement, Benoît Hamon le rebaptise « Génération.s » », sur Le Monde, (consulté le 2 décembre 2017).
  39. Erwan Bruckert, « Benoît Hamon à la relance avec "Génération·s" », sur Le Point, (consulté le 2 décembre 2017).
  40. Christophe Gueugneau, « Avec Génération·s, Benoît Hamon veut se faire une place dans la gauche française », Médiapart,‎ (lire en ligne).
  41. « Mouvement du 1er juillet », sur Mouvement du 1er juillet, (consulté le 1er juillet 2017).
  42. Mathilde Siraud, « Le PS veut empêcher la double appartenance avec le mouvement de Hamon », sur Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2017).
  43. « Mouvement lancé par Hamon : “une initiative totalement ouverte” », sur Le Point, (consulté le 1er juillet 2017).
  44. Alexandre Rousset, « Affaibli, Benoît Hamon cherche à rebondir en lançant son mouvement », sur Les Échos, (consulté le 2 juillet 2017).
  45. Martin Guimier, « Mouvement du 1er juillet: Benoît Hamon peut-il espérer remplacer le PS? », sur 20minutes.fr, (consulté le 5 juillet 2017).
  46. Nathalie Birchem, « Pourquoi Benoît Hamon quitte-t-il le PS ? », sur La Croix, (consulté le 3 juillet 2017).
  47. Oscar Piloquet, « Mouvement du 1er juillet : le renouvellement de la gauche ? », sur Le Point, (consulté le 4 juillet 2017).
  48. Jean-Michel Helvig, « Gauche : Hamon se met sur orbite », sur La République des Pyrénées, (consulté le 3 juillet 2017).
  49. Pauline De Saint-Rémy, « Benoît Hamon a sa petite idée pour "enraciner" son nouveau mouvement », sur RTL.fr, (consulté le 12 octobre 2017).
  50. Christophe Gueugneau, « Avec Génération·s, Benoît Hamon veut se faire une place dans la gauche française », sur Mediapart, (consulté le 9 décembre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]