Mouvement du 1er Juillet

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Mouvement du 1er Juillet
Image illustrative de l'article Mouvement du 1er Juillet
Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Positionnement Gauche
Fondateur Benoît Hamon
Mouvement de jeunesse Jeunes du 1er Juillet
Idéologie Socialisme
Écologie politique
Fédéralisme européen
Europhilie
Social-écologie
Couleurs Rose et bleu-vert
Site web mouvementdu1erjuillet.fr
Représentation
Députés
1 / 577
Sénateurs
0 / 348
Députés européens
1 / 74
Conseillers régionaux
1 / 1 757
Conseillers départementaux
13 / 4 108

Le mouvement du 1er Juillet (abrégé en M1717 en référence à sa date de fondation[1], voire rarement M17[2]), est le nom provisoire d'un mouvement politique français créé le par Benoît Hamon qui a, selon son fondateur, pour but de « refonder et de rassembler la gauche » en France.

Sa fondation fait suite au net recul du Parti socialiste en 2017 lors de l'élection présidentielle, où Benoît Hamon était candidat, et des élections législatives, à l'issue desquelles celui-ci perd son siège de député.

Historique[modifier | modifier le code]

Désigné candidat lors de la primaire socialiste pour représenter son parti, Benoît Hamon[3] est candidat à l'élection présidentielle de 2017, lors de laquelle il est éliminé dès le premier tour en obtenant 6,36 % des suffrages[4]. Il est par la suite candidat à sa réélection dans la onzième circonscription des Yvelines lors élections législatives où il échoue à conserver son mandat, étant également éliminé dès le premier tour. Le , il quitte le Parti socialiste et crée le mouvement du 1er Juillet[5]. L'appellation du mouvement est vouée à être provisoire[6].

Selon son fondateur, le mouvement, présenté comme « une initiative totalement ouverte »[7], a pour but de « dépasser le cadre des partis »[8] et « converger »[9]. Le mouvement n'envisage pas, dans un premier temps, de présenter des candidats aux élections[10], alors que les sénatoriales sont prévues pour . Hamon affirme vouloir ainsi rassembler la gauche d'ici les prochaines élections européennes de 2019 et municipales de 2020[11]. Il souhaite une grande réunion de structuration et d’organisation pour l’automne 2017 avant la tenue « d'états généraux de toute la gauche pour fabriquer une maison commune en vue des élections municipales de 2020 »[12]. Par ailleurs, il s'agit aussi de faire pérenniser les idées développés par le candidat du PS lors de la campagne présidentielle, comme le revenu universel[13], et qui ont été abandonnées par le parti lors de la campagne des législatives[14].

Selon Benoît Hamon, 11 000 personnes ont participé à la création du mouvement. Les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste Edwy Plenel et l'économiste Thomas Porcher le soutiendraient dans cette démarche[15].

Dès les premiers jours du mouvement, le député Régis Juanico[16], l'ancienne ministre Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas et les anciens députés Barbara Romagnan et Mathieu Hanotin le rejoignent[17].

Yannick Jadot renonce à rejoindre le mouvement mi-juillet, estimant avoir été un « faire-valoir » pour Benoît Hamon[18] : « Ce rassemblement, c'était du Hamon 2022, ça n'avait rien de collectif »[19].

Militants du mouvement du 1er Juillet lors de la « marche contre le coup d'État social », place de la Bastille ().

En le mouvement du 1er Juillet est invité par les organisateurs à participer à la Fête de l'Humanité où il dispose de son propre stand avec outre celle de Benoît Hamon, la présence d'Yves Contassot, Claire Monod, et Pierre Serne[20]. Le 23 du même mois, le mouvement participe à la marche du contre le « coup d'État social » et la politique d'Emmanuel Macron, manifestation politique organisée par La France insoumise. Hamon apparaît publiquement en tête du cortège aux côtés d'élus insoumis dont Jean-Luc Mélenchon[21]. Le , Laura Slimani, ancienne présidente des Jeunes socialistes, quitte le PS pour rejoindre le M1717[22].

Le , une dizaine de conseillers régionaux dont Benoît Hamon quittent le groupe socialiste du conseil régional d'Île-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes[23],[24]. Celui-ci porte le nom d'Alternative écologiste et sociale[25].

Le jour même, Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre le M1717[26].

Le jeudi 19 octobre 2017, Benoît Hamon annonce que le mouvement compte 30000 adhérents.[27]

Le nom définitif du mouvement sera annoncé le lors d'un rassemblement national[28]. À cet effet, un questionnaire sera envoyé à partir du aux militants pour choisir le nom et définir le fonctionnement du futur parti[29].

Thématiques[modifier | modifier le code]

Cinq thèmes sont visibles sur le site internet du mouvement[30] :

  • faire entendre la voix des Français
  • vers un développement tempérant
  • mettre le travail au service de l'humain
  • la démarchandisation du monde
  • « construire l'Europe pour construire la paix ».

Organisation[modifier | modifier le code]

À l'instar de La République en marche ! et de La France insoumise, le mouvement, juridiquement une association loi de 1901[31], est organisé en comités locaux[32], dans une volonté de démocratie participative[33], en « associant les citoyens au processus »[34]. Ceux-ci seront mis en place à l'automne 2017[35]. Pour L'Express, le mouvement est bien un parti[2].

Par ailleurs, il n'est pas obligatoire de quitter son parti pour rejoindre le mouvement[36].

En , Benoît Hamon propose d'envoyer des jeunes militants volontaires sur les circonscriptions acquises au Front national pour faire connaître le mouvement[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rémy Dodet, « Il quitte le PS... Mais où va Benoît Hamon ? », sur L'Obs, (consulté le 2 juillet 2017).
  2. a et b Oscar Piloquet, « Mouvement du 1er juillet : le renouvellement de la gauche ? », sur Le Point, (consulté le 4 juillet 2017).
  3. Arthur Berdah, « Benoît Hamon remporte largement la primaire à gauche », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  4. « Benoît Hamon éliminé: une campagne perdue d’avance, un PS en ruines », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne).
  5. « Benoît Hamon quitte le PS », sur Le Parisien, (consulté le 1er juillet 2017).
  6. « Benoît Hamon annonce son départ du Parti socialiste », sur Europe 1, (consulté le 2 juillet 2017).
  7. « Le futur mouvement de Benoît Hamon devra « dépasser » les partis », sur Sud Ouest, (consulté le 1er juillet 2017).
  8. « Avec son mouvement, Benoît Hamon veut « dépasser » les partis », sur Europe 1, (consulté le 1er juillet 2017).
  9. Mathilde Siraud, « Hamon quitte le PS pour « reconstruire la gauche » », sur Le Figaro, (consulté le 1er juillet 2017).
  10. « Hamon lance demain le «mouvement du 1er juillet» », sur Le Figaro (consulté le 5 juillet 2017).
  11. Abel Mestre, « Benoît Hamon quitte le Parti socialiste », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  12. Abel Mestre, « Benoît Hamon quitte le Parti socialiste », sur Le Monde, (consulté le 1er juillet 2017).
  13. Alexandre Boudet, « Avec son Mouvement du , Hamon reprend la recette à succès d'En Marche et de la France insoumise », sur Le HuffPost, (consulté le 2 juillet 2017).
  14. « Le PS abandonne plusieurs propositions d'Hamon dans son projet pour les législatives », sur Le Monde, (consulté le 2 juillet 2017).
  15. Brochure programmatique du meeting d'inauguration du mouvement, le .
  16. Sylvia Zapping, « Régis Juanico, le dernier des frondeurs à l'Assemblée nationale », sur Le Monde, (consulté le 3 juillet 2017).
  17. Rachid Laïreche, « Après le plantage, Benoît Hamon arrache la rose de son jardin », sur Libération, (consulté le 2 juillet 2017).
  18. Madeleine Meteyer, «  Yannick Jadot estime avoir été un « faire-valoir » pour Benoît Hamon », sur Le Figaro, .
  19. « Europe Écologie-les Verts, un parti en voie de recyclage », sur Le Parisien, .
  20. « À la fête de l'Huma ou avec les écolos, Hamon rouge et vert », lejdd.fr, (consulté le 21 septembre 2017).
  21. M. P., « Mobilisation contre la réforme du code du travail : Hamon et Mélenchon côte à côte », sur BFM TV, (consulté le 24 septembre 2017).
  22. Home, « L'ex-présidente des jeunes socialistes quitte le PS et rejoint Hamon », sur Le Figaro (consulté le 8 octobre 2017).
  23. « Benoît Hamon va constituer un groupe avec les écologistes en Île-de-France », sur RTL.fr (consulté le 7 octobre 2017).
  24. Rachid Laïreche, « Benoît Hamon va constituer un groupe avec les écologistes en Île-de-France », sur liberation.fr, (consulté le 9 octobre 2017).
  25. Béatrice Jérôme, « En Ile-de-France, Hamon s’unit avec les écologistes », sur Le Monde, (consulté le 12 octobre 2017).
  26. « Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre Benoît Hamon », sur Le Monde, (consulté le 12 octobre 2017)
  27. « Mouvement du 1er juillet: Hamon revendique près de 30.000 adhérents », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  28. Rachid Laïreche, « Comment Benoît Hamon prépare l'après », sur Libération, (consulté le 7 octobre 2017).
  29. « Le brief politique du mardi 10 octobre 2017 », sur Franceinfo (consulté le 12 octobre 2017).
  30. « Mouvement du 1er juillet », sur Mouvement du 1er juillet, (consulté le 1er juillet 2017).
  31. Mathilde Siraud, « Le PS veut empêcher la double appartenance avec le mouvement de Hamon », sur Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2017).
  32. « Mouvement lancé par Hamon : « une initiative totalement ouverte » », sur Le Point, (consulté le 1er juillet 2017).
  33. Alexandre Rousset, « Affaibli, Benoît Hamon cherche à rebondir en lançant son mouvement », sur Les Échos, (consulté le 2 juillet 2017).
  34. Martin Guimier, « Mouvement du 1er juillet: Benoît Hamon peut-il espérer remplacer le PS? », sur 20minutes.fr, (consulté le 5 juillet 2017).
  35. Nathalie Birchem, « Pourquoi Benoît Hamon quitte-t-il le PS ? », sur La Croix, (consulté le 3 juillet 2017).
  36. Jean-Michel Helvig, « Gauche : Hamon se met sur orbite », sur La République des Pyrénées, (consulté le 3 juillet 2017).
  37. « Benoît Hamon a sa petite idée pour "enraciner" son nouveau mouvement », sur RTL.fr (consulté le 12 octobre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]