Sébastien Peytavie

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Sébastien Peytavie
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Sébastien Peytavie, né le à Sarlat-la-Canéda (Dordogne), est un homme politique français.

Membre du parti Génération·s fondé par Benoît Hamon, il participe aux élections européennes de 2019, puis à l’élection municipale de 2020 à Sarlat-la-Canéda sur une liste d’union de la gauche et des écologistes (Ma commune•ma planète). Il est élu député dans la 4e circonscription de la Dordogne le .

Il est par ailleurs psychologue clinicien et exerce à l’hôpital public Jean Leclaire de Sarlat ainsi qu’en libéral à Carsac-Aillac dans le même département.

Il est élu député de la quatrième circonscription de Dordogne lors des élections législatives de 2022 sous la bannière de la NUPES. Il rejoint ensuite les rangs du groupe écologiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Sébastien Peytavie grandit à Borrèze (Dordogne). Son père, après une formation de menuiserie, devient aide agricole. Sa mère travaille dans une garderie. Ils deviennent famille d’accueil puis créent un lieu de vie, « la Ribambelle », dans lequel le père de Sébastien est éducateur auprès de jeunes placés par l’aide sociale à l'enfance[1].

En 1985, une intervention cardiaque rend Sébastien paraplégique. Il se déplace depuis en fauteuil roulant.

Il fait sa scolarité à l’école primaire de Borrèze, puis au collège de Martel (Lot), enfin au lycée de Terrasson (Dordogne).

Il part ensuite faire ses études à Toulouse à l’université du Mirail, où il obtient un Master en psychopathologie clinique en 2006. Durant son cursus, il est élu représentant étudiant au sein du conseil d'administration de l’université (2003-2006).

Carrière[modifier | modifier le code]

Après une année sabbatique à parcourir une partie de la côte Est des États-Unis et de l’Europe de l’Est, il travaille deux ans comme éducateur au sein d’un lieu de vie[2].

Il s’installe ensuite comme psychologue en libéral. Parallèlement il est formateur pendant neuf ans dans une école préparatoire pour le concours infirmier, et psychologue à temps partiel au sein de l'Association des Paralysés de France (APF) et en Institut médicoéducatif (IME). Il travaille depuis 2019 à l’hôpital public de Sarlat pour un remplacement en service de psychiatrie. Il intègre aussi l’équipe mobile Programme d’accès et suivi aux soins (EMPASS) afin d’accompagner les personnes en situation de précarité (jeunes de la mission locale, femmes victimes de violences, migrants, etc.)

Passionné de rugby à XIII, il a été ailier pendant six ans dans l’équipe de Cahors, « les Diables Cadurciens », et gagne la Coupe de France en fauteuil en 2016 à Saint-Jory, et le Championnat de France D2 en 2018[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2014, il est conseiller municipal (SE) à Borrèze chargé de la Culture, de la Vie associative et de l’École.

En 2017, il co-crée et anime en Sarladais le comité du Mouvement M1717 fondé par Benoît Hamon au lendemain de la présidentielle, qui devient ensuite Génération·s.

En 2019, il est candidat aux élections européennes sur la liste de Génération·s[4],[5],[6],[7].

Aux élections municipales de 2020, il participe activement à la construction d’une liste d’union de la gauche et des écologistes ("Ma Commune Ma Planète") à Sarlat-la-Canéda et se présente à la 5e place. La liste recueille 25,79 % des suffrages à l’issue d’une triangulaire et obtient trois sièges.

En 2021, il se présente aux élections départementales comme suppléant sur la liste de rassemblement des gauches.

Fin , il annonce sa candidature aux élections législatives de 2022 sous l’étiquette Pôle écologiste (EELV, Génération·s)[8]. Représentant la coalition Nupes, il est élu député le avec 55,52 % des suffrages au second tour, face à Jacqueline Dubois, députée sortante, candidate divers centre (anciennement issue de La République en marche)[9] et devient « le premier député en fauteuil roulant de la Ve République »[10]. L'hémicycle n'étant pas adapté à la circulation des fauteuils roulants, Sébastien Peytavie siègera à côté des ministres, au premier rang[11]. Sensible à la problématique du handicap, il souhaite cependant avant tout concentrer ses efforts sur la défense des services publics et la lutte contre le réchauffement climatique[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Michèle Jourdain, « La Ribambelle a 20 ans », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « XIII Fauteuil - Les Cadurciens remportent la Coupe de France », sur Fédération Française de Rugby à XIII, (consulté le )
  4. [2]
  5. [3]
  6. qU9j3E
  7. [4]
  8. [5]
  9. Franck Delage, « Le candidat Nupes a su capter la colère des électeurs », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 10.
  10. Franck Delage, « Sébastien Peytavie, premier député en fauteuil roulant », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 5.
  11. Jefferson Desport, « Sébastien Peytavie devrait siéger à côté des… ministres », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 11.
  12. « Assemblée nationale : Sébastien Peytavie, premier député en fauteuil roulant », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]