Saint-Brès (Hérault)

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Saint-Brès
L'église Saint-Brice.
L'église Saint-Brice.
Blason de Saint-Brès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Le Crès
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Laurent Jaoul
2014-2020
Code postal 34670
Code commune 34244
Démographie
Gentilé Saint-Brésois
Population
municipale
2 762 hab. (2014)
Densité 568 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 06″ nord, 4° 01′ 48″ est
Altitude Min. 13 m – Max. 41 m
Superficie 4,86 km2
Localisation

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Saint-Brès

Saint-Brès (en occitan Sant Breç) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Saint-Brésois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de Saint-Brès s'étend sur 4,9 km2, à 20 mètres d’altitude et compte 2 682 habitants au .

Le territoire communal est fractionné par une succession d'infrastructures (autoroutes A9 et A709 en limite nord, route nationale 113 et voie ferrée au centre du village en bordure de la zone habitée et canal BRL en limite sud). Le secteur sud (stade) est donc coupé du reste de la commune par la route nationale qui traverse le territoire et bientôt par la LGV.

Les deux entités urbaines de Baillargues et Saint‐Brès sont séparées par le Bérange, cours d'eau se jetant dans l'étang de Mauguio.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entourée par les communes de Baillargues, Saint‐Geniès‐des‐Mourgues, Valergues, Lansargues et Mudaison, Saint‐Brès est située à 6 km au nord‐est de Mauguio, la plus grande ville aux alentours. La ville de Montpellier est quant à elle située à 14 km.

Communes limitrophes de Saint‐Brès
Castries Saint‐Geniès‐des‐Mourgues
Baillargues Saint‐Brès Valergues
Mudaison Lansargues

Histoire[modifier | modifier le code]

Si l’on en croit la légende, le village fut fondé par saint Brice au Ve siècle, lorsque saint Brice, évêque de Tours traversa le village pour se rendre à Rome.

Pourtant les premiers écrits n’évoquent son existence qu’à partir du IXe siècle… Quoi qu’il en soit, saint Brice (Brès en languedocien) fut bien évêque de Tours en 397. Disciple de saint Martin de Tours puis prêtre, Brice quitta très vite le monastère pour vivre dans le luxe. À la mort de saint Martin, il changea sa manière d’agir pour lui succéder sur le siège épiscopal. Cependant, accusé d’avoir rendu mère une de ses religieuses, il fut chassé de son siège et contraint de se retirer à Rome pour plaider sa cause devant le pape. C’est lors de ce voyage que la légende lui attribue la création du village de Saint-Brès.

Pardonné, il sera rappelé quelques années plus tard pour reprendre son siège et gouverner encore sept ans avec une conduite digne d’éloges. Brice fut canonisé à sa mort et enterré auprès de son bienfaiteur saint Martin. En 580, Grégoire de Tours fit transférer ses reliques à Clermont-Ferrand.

On fête la Saint-Brice le 13 novembre. C’est d’ailleurs, encore aujourd'hui, l’occasion d’une grande fête dans le village : « À la Saint-Brice, le temps sera celui du Jour de l’An ».

Dès le XIIe siècle, le village se développe profitant de sa situation sur la route royale reliant Nîmes à Montpellier. À cette époque, la Villa Saint Bricii et l'église appartiennent à l'évêque de Maguelone et à ses successeurs. À partir du XIIIe siècle, Saint-Brès dépend de la baronnie de Lunel puis, au XVIe siècle, du marquisat de Castries (seigneur de Castres), jusqu’à la Révolution. Son église est alors rattachée au diocèse de Montpellier.

Le village de Saint-Brès connaît une position géographique favorable, car il est situé sur un axe de communication très important : la « grande route de Montpellier à Nîmes ». C’est un point de jonction entre les flux terrestres et fluviaux (le Bérange), les échanges sont donc facilités, ce qui permet le dynamisme de sa population.

Cette grande route de Montpellier à Nîmes ou « grand chemin » est le pôle d’attraction du village. Toutes les catégories sociales s’y croisent : de pauvres hères, des montreurs d’ours, des comédiens et même des personnes de plus haute lignée, puisque Louis XIV l’aurait emprunté en 1660 pour rejoindre Saint-Jean-de-Luz afin d’y épouser l’infante Marie-Thérèse.

Le village connaît un nouvel essor au cours du XIXe siècle grâce à la vigne. Vestiges de cette époque, on trouve encore aujourd’hui des maisons vigneronnes avec leurs remises attenantes.

La gare de Saint-Brès dans les années 1900.

La gare de Saint-Brès[1] est mise en service en 1845, par la Compagnie fermière du chemin de fer de Montpellier à Nîmes qui a ouvert la ligne de Montpellier à Nîmes le [2]. Cette gare est fermée à la fin de l'année 2011.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1808 1811 Pierre Jac   maire
1811 1813 François Desfour   maire
1813 1813 Louis Armand   maire
1813 1818 Jean-François Vallat   maire
1818 1830 André Sabatier   maire
1830 1837 Alexandre Gibert   maire
1837 1840 Louis Armand   maire
1840 1848 François Vallat   maire
1848 1849 Pierre Rouché   maire
1849 1859 Louis Vaquier   maire
1859 1865 Alexandre Gibert   maire
1865 1873 Antoine Arnaud   maire
1873 1878 Guillaume Tiron   maire
1878 1892 Pierre Salager   maire
1892 1898 Eugène Vallat   maire
1898 1898 Auguste Riant   président de la délégation spéciale
1898 1904 André Arnoye   maire
1904 1913 Joseph Vallat   maire
1913 1919 Étienne Rousset   maire
1919 1959 René Melin RAD-SOC maire et conseiller général (1932-1940)
1959 1983 Gaston Sabatier RAD-SOC maire
1983 1992 Jean Clavel DVG maire
1992 2008 Jean-Guy Nicolas SE maire
2008 2010[3] Christian Gesbert DVD maire
2010 en cours Laurent Jaoul SE maire
Vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal élu en mars 2008 a été dissous en conseil des ministres[3], le . De nouvelles élections municipales partielles ont été organisées le 12 septembre 2010. C'est la liste de Laurent Jaoul (sans étiquette) qui a remporté la totalité des 23 sièges dès le premier tour de scrutin avec 64,96 % des suffrages exprimés.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 762 habitants, en augmentation de 4,23 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
344 289 272 425 322 321 334 376 378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
346 350 355 354 371 294 298 413 388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
382 349 354 396 384 451 410 392 378
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
438 573 1 094 1 515 1 958 2 477 2 603 2 668 2 762
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Estimés à 190 au début du XVIIe siècle, le nombre d'habitants a peu évolué jusqu'à la fin du XXe siècle.

Jean-Marie Amelin, dans les notes qui ont servi à la rédaction de son Guide du voyageur[8], évalue ainsi la population à 238 âmes réparties dans 53 foyers, avant la Révolution. Il dénombre ensuite plus finement cette dernière en 1827, « environ 450 habitants, dont 125 garçons et 145 filles, 76 hommes mariés et 76 femmes mariées, 3 veufs et 16 veuves ».

De 1881 à 1954, la population de Saint-Brès se caractérise par des oscillations variant autour d’une moyenne de 384 habitants.

Mais à partir de 1962, la courbe connaît une inflexion, croissante à partir de cette date. L’autre accélération se situe à la fin des « trente glorieuses » (1946 – 1975), lorsque la mutation de Saint-Brès, village rural, en commune urbaine s’affirme davantage. Le tertiaire attire plus que la terre. C'est donc à la fin des années 1960 que Saint‐Brès perd son identité rurale et devient une commune urbaine aux portes de Montpellier. La démographie connaît alors des pics de croissance. La création d’IBM Montpellier en 1965 à La Pompignane, sera également un fait marquant dans la démographie saint‐brésoise, puisque de nombreuses familles profitent de terrains constructibles et abordables, disponibles alors sur la commune.

Depuis les années 2000, la population évolue plus faiblement. Le manque de nouveaux logements disponibles en est la cause principale.

Une nouvelle ZAC, quartier Cantaussel, va se développer sur la période 2012-2022. Elle permettra d’offrir 750 logements répartis sur 24 hectares, ainsi que de nouveaux équipements publics (groupe scolaire, aire de jeux, piscine communautaire Héraclès…).

À l’image de l’aire urbaine de Montpellier, les jeunes sont nombreux : environ 60 % de la population concerne la tranche des 0 à 44 ans.

Le dernier recensement de l’INSEE de 2012 a dénombré 2 682 Saint-Brésois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Vieux Pont, situé à l'entrée du village, assure la jonction entre Baillargues et Saint‐Brès. Il surplombe le Bérange. Ce cours d’eau aujourd’hui bien calme était navigable au XVIIe siècle. Il était utilisé pour transporter des marchandises et notamment du vin, vers le port de Candillargues.
  • L’église Saint-Brice primitive, datant du Moyen Âge, était située au centre du village. Servant de tour de guet, elle fut détruite pendant les guerres de religion (« guerre de Rohan »). Elle fut reconstruite dès 1635. D’abord constituée d’une unique nef centrale, elle fut agrandie au XIXe siècle, pour suivre le nouvel essor démographique dû à la culture de la vigne. Les murs latéraux ont été creusés pour rajouter deux bas-côtés offrant une superficie plus grande à l’édifice. L’entrée principale se fait aujourd’hui par une grande porte donnant sur le bas-côté sud. L’église est surmontée d’un clocher à campanile en fer forgé, comme dans beaucoup d’édifices de Provence et du Languedoc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Brès

Les armes de Saint-Brès se blasonnent ainsi : d'azur à un saint Brès évêque d'or issant de la pointe de l'écu tenant dans sa dextre une crosse du même et dans sa senestre un livre de gueules[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Chronique de la semaine », Le Journal des chemins de fer, vol. 4, no 145,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  2. François et Maguy Palau, Le rail en France : Les 80 premières lignes, 1828-1851, F. et M. Palau (réimpr. 2003) (1re éd. 1995), 217 p. (ISBN 2-950-9421-0-5, notice BnF no FRBNF35772084), « 3.8. Montpellier-Nîmes », p. 112.
  3. a et b Décret du 13 juillet 2010 portant dissolution du conseil municipal de la commune de Saint-Brès (Hérault), Journal officiel no 0162, 16 juillet 2010, page 13191, NOR: IOCA1017039D.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Guide du voyageur dans le département de l'Hérault, Jean-Marie Amelin, édition Gabon, 1827
  9. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 61.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]