Montferrier-sur-Lez

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Montferrier-sur-Lez
Montferrier-sur-Lez
Le vieux village.
Blason de Montferrier-sur-Lez
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Brigitte Devoisselle
2020-2026
Code postal 34980
Code commune 34169
Démographie
Gentilé Montferrierains
Population
municipale
3 960 hab. (2019 en augmentation de 13,5 % par rapport à 2013)
Densité 514 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 10″ nord, 3° 51′ 29″ est
Altitude Min. 36 m
Max. 149[1] m
Superficie 7,7 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Montpellier
(banlieue)
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montpellier - Castelnau-le-Lez
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-montferrier-sur-lez.fr

Montferrier-sur-Lez [mɔ̃fɛʁje syʁ lɛz] Écouter (en occitan Montferrièr de Les [muntfe'rjɛ de lɛs]) est une commune française située dans l'est du département de l'Hérault en région Occitanie en périphérie de Montpellier.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Lez, la Lironde et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« le Lez ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Ses habitants sont appelés les Montferrierains. Cette commune, anciennement appelée simplement Monferrier prend le nom de Montferrier-sur-Lez par décret du .

Montferrier-sur-Lez est une commune urbaine qui compte 3 960 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Montpellier et fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Montferrierains ou Montferrieraines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Le vieux village de Montferrier est érigé au sommet d'une colline à pic de 150 mètres, vestige d'un volcan éteint. Les maisons du village ainsi que le reste des fortifications sont construits de pierres basaltiques qui expliquent sa couleur gris fer.

Le village est situé à 7 kilomètres de Montpellier, au milieu des pins, des oliviers et des buissons de la garrigue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montferrier-sur-Lez
(Distances : à vol d'oiseau / par la route)[2]
Les Matelles (8.26 / 11,68 km)
Saint-Gély-du-Fesc (5.38 / 8,24 km)
Combaillaux (6.66 / 11,76 km)
Prades-le-Lez
(3.49 / 4,70 km)
Assas (4.99 / 8,84 km)
Teyran (5.42 / 9,77 km)
Castries (10.18 / 14,93 km)
Vailhauquès (11.62 / 22,21 km)
La Boissière (17.49 / 27,09 km)
Montferrier-sur-Lez Valergues (16.13 / 23,27 km)
Saint-Brès (13.60 / 18,75 km)
Montarnaud (13.25 / 23,38 km)
Grabels (5.64 / 7,61 km)
Montpellier (Quartier
La Paillade-Mosson)
(6.08 / 8,47 km)
Montpellier
(6.27 / 7,93 km)
Jacou (4.02 / 6,75 km)
Clapiers (2.32 / 4,41 km)
Montpellier (Parc de Lunaret)
(3.01 / 4,81 km)

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[3].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 15,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 775 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Prades Le Lez », sur la commune de Prades-le-Lez, mise en service en 1980[8] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,3 °C et la hauteur de précipitations de 852,2 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montpellier-Aéroport », sur la commune de Mauguio, mise en service en 1946 et à 13 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 14,7 °C pour la période 1971-2000[12], à 15,1 °C pour 1981-2010[13], puis à 15,5 °C pour 1991-2020[14].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Lez »[16], d'une superficie de 239 ha, l'unique site de présence du Chabot endémique, Cottus petiti[17].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[18] : les « rivières du Lirou et du Lez » (127 ha), couvrant 7 communes du département[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montferrier-sur-Lez est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[20],[I 1],[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montpellier, une agglomération intra-départementale regroupant 22 communes[I 2] et 440 997 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 5],[I 6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (37,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (41,7 %), forêts (26,5 %), cultures permanentes (25,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Montferrier-sur-Lez est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier-Lunel-Maugio-Palavas, regroupant 49 communes du bassin de vie de Montpellier et s'étendant sur les département de l'Hérault et du Gard, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[25], retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les événements significatifs antérieurs à 2019 qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[26]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 2001, 2002, 2003, 2005 et 2014[27],[23].

Montferrier-sur-Lez est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 8],[28].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Montferrier-sur-Lez.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[29]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 377 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1 357 sont en en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[30],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[31].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Créée en 1790, la commune de Baillarguet est supprimée et rattachée à Montferrier en 1813[33].

Par décret du [34], Montferrier prend le nom de « Montferrier-sur-Lez ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, le bourg et la commune de Montferrier avec son château étaient un marquisat érigé par lettres patentes royales.

Montferrier absorbe la commune de Baillarguet en 1813[35].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Exactions allemandes
Un véhicule semi-chenillé Sdkfz 251.

Le , une colonne de véhicules blindés de l'Armée allemande appartenant à la 11e Panzerdivision descend des Cévennes proches et progresse vers la vallée du Rhône à la rencontre de la 1re division française libre qui vient de débarquer en Provence (neuf jours plus tôt : le ). En chemin vers 18h à Montferrier-sur-Lez, un barrage allemands oblige les résistants (FTPF) André Thibal (38 ans)[36] et Pierre Sutra (39 ans) à l'abandon de leur camion chargé d'armes dissimulées. Les deux hommes seront interceptés et les armes découvertes. En même temps les Allemands avaient interpellé d’autres ouvriers qui revenaient à bicyclette de leur travail. Quatre d’entre eux (Jean Coste, 44 ans ; René Guérin, 36 ans ; Louis Long, 33 ans et Charbonnel, 37 ans) furent retenus car, possesseurs d’un permis de conduire, ils pouvaient être les chauffeurs du camion. Interrogés sur place, molestés, les six hommes, furent fusillés à 20h contre un mur, à hauteur du carrefour de Fescau. Puis ils furent jetés dans un fossé et recouverts de fumier.

L'anniversaire de ces assassinats est commémoré depuis chaque année par la commune. Une plaque rappelle, sur les lieux du drame, ce crime de guerre de la Wehrmacht.

Bataille de Montferrier

Le lendemain, le , a lieu la bataille de Montferrier, en préambule à la libération de Montpellier : le commandant François Rouan (dit "Montaigne") qui dirige alors le maquis Bir-Hakeim, et dispose de 900 hommes, décide d'attaquer l'arrière-garde de cette colonne allemande composée de 120 soldats. Les combats dureront sept heures, une vingtaine d'Allemands seront tués et une cinquantaine blessés[37]. La 11e Panzerdivision sera, quelques jours plus tard, durement étrillée et décimée lors de la bataille de Montélimar par la task-force du général Butler[38].

« C'était la veille de la bataille de Montferrier. Le , vers 16 h, un long convoi de véhicules blindés légers[39] traverse le village. Descendu du Limousin, passé par l'Aveyron, il emprunte les routes secondaires, sous couvert des platanes, pour se protéger des attaques incessantes de la chasse alliée. Cette colonne allemande appartenait à la XIe division de panzers faisant partie de la 19e armée sous les ordres du général Friedrich Wiese. Vers 18 h, route de Mende, les soldats de tête arrêtent cinq cyclistes et un camion venant de la distillerie. Comme beaucoup d'autres, ces hommes vont devenir des victimes innocentes de la folie guerrière. Alors qu'ils ne demandaient qu'à rentrer chez eux, tout près de là. Ils n'ont évidemment rien à se reprocher, si ce n'est d'être là où il ne faut pas, au mauvais moment. Durant deux heures, ces patriotes sont humiliés, demeurent aux mains des Allemands mais espèrent qu'ils auront la vie sauve. Hélas, à l'heure où les villes du Sud sont libérées les unes après les autres, les Allemands en fuite continuent de faire des exemples çà et là. Sans raison. Vers 20 h, les six otages sont froidement exécutés. Cette scène effroyable se déroule au bord de la route, à hauteur du carrefour de Fescau, contre le mur du bâtiment situé en face de l'actuelle boulangerie »

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Agression à la maison de retraite des missions africaines

Le , vers minuit, un homme fait irruption dans une maison de retraite pour missionnaires au Baillarguet, armé d'une arme blanche, il bâillonne une aide soignante et poignarde à mort une lingère[40]. Il s'ensuit une traque d'une durée de vingt heures à l'issue de laquelle le suspect est interpellé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montferrier-sur-Lez Blason
D'or à trois fers à cheval de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1807 1813 Jacques Chazette    
1813 1817 Louis Sevène    
1817 1821 Jacques Chazette    
1821 1834 Antoine Gibili    
1834 1838 Jérôme Hérand    
1838 1847 Antoine Birouste    
1847 1851 Jacques Fournel    
1851 1852 Noël Durand    
1852 1855 Jacques Fournel    
1855 1856 Pierre Daude    
1856 1863 Denis Dourlan    
1863 1867 Léon Jouvenel    
1867 1881 Joseph Louis Castelnau    
1881 1884 Jean-Paul Boutou    
1884 1898 Jean Joachim Boutou    
1898 1913 Jacques Brousse    
1913 1925 Frédéric Bonnaud   Propriétaire
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Marc Seguin    
mars 1983 mars 1989 Bernard Tourrière PS  
mars 1989 juin 1995 Gérard Smolinski RPR  
juin 1995 juin 2020 Michel Fraysse UMP puis LR Agriculteur
juin 2020 En cours Brigitte Devoisselle[41],[42] DVD Pharmacienne[43]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune avait un peu moins de 700 habitants dans les années 1930. Sa croissance est postérieure à 1965. La population a atteint 2 000 habitants en 1982, 3 000 en 1997. Elle a gagné 146 habitants de 1999 à 2004. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[45].

En 2019, la commune comptait 3 960 habitants[Note 9], en augmentation de 13,5 % par rapport à 2013 (Hérault : +7,63 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
273313362440506512579655609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
656510632685663629569627703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
710718732700635671645549649
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
7511 1051 6842 0152 6703 2923 4413 4723 376
2014 2019 - - - - - - -
3 5323 960-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 1 661 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 3 911 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 31 210 [I 7] (20 330  dans le département[I 8]). 71 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] (45,8 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 9] 5,8 % 8 % 7,3 %
Département[I 10] 10,1 % 11,9 % 12 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 2 181 personnes, parmi lesquelles on compte 76,2 % d'actifs (68,9 % ayant un emploi et 7,3 % de chômeurs) et 23,8 % d'inactifs[Note 12],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 12]. Elle compte 1 422 emplois en 2018, contre 1 207 en 2013 et 1 054 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 555, soit un indicateur de concentration d'emploi de 91,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,8 %[I 13].

Sur ces 1 555 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 281 travaillent dans la commune, soit 18 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 81,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,6 % les transports en commun, 9,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

521 établissements[Note 13] sont implantés à Montferrier-sur-Lez au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 521 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
21 4 % (6,7 %)
Construction 47 9 % (14,1 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
81 15,5 % (28 %)
Information et communication 27 5,2 % (3,3 %)
Activités financières et d'assurance 25 4,8 % (3,2 %)
Activités immobilières 36 6,9 % (5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
140 26,9 % (17,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
112 21,5 % (14,2 %)
Autres activités de services 32 6,1 % (8,1 %)

Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,9 % du nombre total d'établissements de la commune (140 sur les 521 entreprises implantées à Montferrier-sur-Lez), contre 17,1 % au niveau départemental[I 17].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[48] :

  • Racines, commerce de gros (commerce interentreprises) alimentaire spécialisé divers (22 698 k€)
  • Oenobrands SAS, commerce de gros (commerce interentreprises) alimentaire spécialisé divers (10 792 k€)
  • Linking Talents, activités des sièges sociaux (1 278 k€)
  • Languedoc Media Promotion - LMP, autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. (1 138 k€)
  • Soc Hoteliere De Montferrier - SHM, hôtels et hébergement similaire (804 k€)

Le campus international de Montferrier-Baillarguet, créé sur la commune en 1992 regroupe en 2012 plus de 500 scientifiques dans le domaine de la recherche agricole et de la biologie fondamentale.

Le CNRS, en partenariat avec le conseil régional de Languedoc-Roussillon et le conseil général de l'Hérault, y a implanté l'ECOTRON, première infrastructure de recherche en écologie du CNRS. La plateforme de recherche expérimentale permet l’étude des écosystèmes, des organismes et de la biodiversité, en réponse à des modifications de l’environnement[49].

La communauté d'agglomération de Montpellier prévoit de desservir ce secteur en développement, par la ligne 5 de tramway. La ligne desservirait notamment le campus Nord-Montpelliérain qui réunit de nombreuses universités et écoles supérieures ainsi que le CNRS[50].

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 34 21 10 8
SAU[Note 15] (ha) 163 310 318 218

La commune est dans le « Soubergues », une petite région agricole occupant le nord-est du département de l'Hérault[51]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 16] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4]. Huit exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 17] (34 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 218 ha[53],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mairie.
Photographie de Montferrier (1897)

Le château[modifier | modifier le code]

Le château (dont une aile est aujourd'hui occupée par la mairie) est un édifice féodal datant du Xe siècle dont les substructures (les voûtes dans les caves) sont toujours apparentes. Sur ce même site en promontoire, il y avait déjà du temps des Romains une forteresse pour la surveillance mais qui n'était pas régulièrement utilisée. Des traces de poteries romaines ont été découvertes : un dolium (une amphore) et des fragments d'une petite coupelle.

Fief catholique, le château a subi de nombreuses destructions pendant les guerres de religions. Des traces de pillage et de dégradations par les protestants ont été révélées. Le château a même été rasé en 1627 lorsqu'à la grâce d'Alès, Richelieu a donné aux protestants la liberté de culte, mais en ordonnant la destruction de toutes les places fortes.

Au XVIIe siècle, Antoine Du Vidal, marquis de Montferrier, gouverneur des États du Languedoc, esthète et amoureux des arts, fait reconstruire le château comme un petit Versailles, avec des arcades plaquées relativement étroites en façade. Il y avait aussi une orangerie et une volière proches des écuries, en face de la mairie actuelle. Une noria en contrebas des jardins montait l'eau alimentant les fontaines qui retombait en cascade de bassin en bassin. Quelques ponts enjambaient le cours d'eau du Lez, on trouve encore les ruines de l'un d'entre eux une centaine de mètres en amont de l'ancienne tannerie.

Jean Antoine Duvidal, 1er Marquis de Montferrier, commande une gravure en 1764 représentant une vue topographique de son château[54].

Quelques personnes de renom ont séjourné au château à cette époque : Philippe d'Orléans, frère du roi Soleil, mais aussi l'ambassadeur de l'Empire ottoman. C'était une période de richesse extraordinaire. On en retrouve quelques traces avec le lustre en cristal et la somptueuse cheminée dans la salle des fêtes à l'intérieur du château. Comme de nombreuses autres constructions symboles de noblesse, le château a ensuite été détruit pendant la Révolution. Le marquis de Montferrier s'y serait caché en 1792 avec le soutien de la population locale pendant un temps. Puis le château a été pris par les révolutionnaires et déclaré bien national, avant d'être livré au pillage. L'édifice fut vandalisé, détruit à coups de masses et de nombreux documents furent brûlés. Il fut alors laissé à l'abandon.

Une personne l'aurait alors acheté pour sa toiture en plomb qui recueillait l'eau de pluie. Il aurait enlevé tout le plomb pour le revendre, les infiltrations causant ensuite des dommages terribles. Le deuxième acheteur, persuadé que le marquis de Montferrier avait laissé un trésor lorsqu'il avait fui pendant la Révolution, entreprit des recherches dans le château. Il a fait des trous dans toute la structure, laissant les lieux dans un piteux état. Les fenêtres défoncées laissaient pénétrer les ronces qui commençaient à envahir le château. La mairie a finalement acheté le site en l'état, à une date inconnue, entre 1850 et 1860. Il a fallu attendre la seconde moitié du XXe siècle pour voir la restauration enfin débuter. Le château a alors aussi accueilli à l'époque l'école, le presbytère et ensuite le bureau des postes. Mais aujourd'hui encore, le château doit subir les affronts du temps, avec l'effondrement de certains murs de soutènement. Le site n'est pas reconnu monument historique et n'est même pas classé, simplement inscrit à l'inventaire des sites de France et protégé[réf. nécessaire]. Ses terrasses d’où la vue est imprenable, sont d’agréables lieux de promenade et la scène de manifestations culturelles.

La rue du four[modifier | modifier le code]

Elle forme une circulade pas tout à fait complète, l'autre partie de la circulade étant occupée par le château. C'était à l'époque la rue principale du village, avec deux ouvertures : le Grand Portail à côté de l'église, principale entrée dans le village quand on arrivait de Montpellier. À cet endroit se rendaient les arrêts de justice, il y avait les exécutions. Et à l'autre bout de la rue du four, on trouve le Portail Neuf construit après, avec sous le porche, le four communal. C'était là le village, les maisons autour de la circulade servant de fortifications.

La maison Masri[modifier | modifier le code]

La façade de la mairie semi circulaire était à l'époque entière et sa forme ronde était la cour d'honneur du château. En face de la mairie, les écuries furent détruites pour faire place aux maisons actuelles installées de manière rectiligne, brisant le cercle original. Proche de l'église Saint-Étienne, la maison de l'artiste Masri[55] a des décorations extérieures.

L'église de Montferrier.

L'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Située au plus haut du piton rocheux qui accueille le village de Montferrier-sur-Lez, l'église Saint-Étienne[56] appartenait certainement aux évêques de Maguelone et est d'origine romane (XIe siècle). Très remaniée, il ne reste de cette époque que le clocher et l'abside polygonale. On peut aussi observer un très spectaculaire portail ogival qui, bien que reconstruit, utilise des parties décoratives d'origine romane lui-aussi. L'entrée se faisait au fond de l'église, dans la rue du four. Mais au Moyen Âge, un parvis a été nécessaire pour les besoins des représentations données par les troubadours. Parvis impossible à réaliser dans la trop étroite rue du four, donc une fausse ouverture a été réalisée sur le côté au XIVe siècle, ouverture qui est l'ouverture actuelle.

L'église a été restaurée il y a quelques années[Quand ?], avec un dépavage des pavés cubiques du Moyen Âge pour installer le chauffage en sol et la conservation de seulement quelques pièces de ce pavage historique.

Le CIRAD à Baillarguet.

Agronomie, CIRAD[modifier | modifier le code]

La commune abrite le siège du réseau international pour l'amélioration de la production de la banane et de la banane plantain, ainsi qu'une grande partie des installations du CIRAD (campus de Baillarguet).

Le CIRAD s'est installé d'abord sous le nom de Gerdat en 1974 sur la commune de Montferrier-sur-Lez à la Valette, avec une concentration d'autres instituts de recherche en agronomie. L'orphelinat du Lunaret avait été cédé à l'école d'agronomie, avec la ferme attenante, cela en faisait un lieu parfait pour l'installation du Gerdat. Le site connait une légère évolution avec cette nouvelle étape en 1985 : Gerdat devient CIRAD, et devient un institut de recherche pour le développement sous un centre unique. En 1991, il y a une absorption complète des divers instituts encore présents sur le site qui deviennent des départements du CIRAD. Enfin en 2007, le CIRAD opère une refondation des départements, avec trois pôles : mécanismes biologiques, systèmes de culture, territoires, politiques publiques et acteurs. Le siège social reste lui à Paris.

Le parc scientifique des « cubes » a été réalisé à la suite de la croissance du site de la Valette. Une pépinière d'entreprises spécialisées dans l'agronomie, et un département du CIRAD spécialisé dans les fruits ainsi que la direction du département s'y sont installés.

Pôle de Baillarguet : ce nouveau site ouvert en 2000 est spécialisé sur les questions de forêt, d'élevage et de santé animale, et on y trouve maintenant le siège du département Environnement et sociétés. Ce grand projet d'extension a pu être réalisé grâce à la réserve foncière du CIRAD à cheval sur Montferrier et Clapiers. On trouve autour du bâtiment du CIRAD, le centre australien de recherche en agronomie et le centre américain de la même spécialité. De grosses unités mixtes de recherche se sont ensuite greffées au complexe, comme une unité de recherche en pathologie. Un lycée va très prochainement[Quand ?] être mis en construction entre le hameau de Baillarguet et le pôle de recherche, contribuant à renforcer la fonction d'enseignement des lieux.

La colline de Baillarguet[modifier | modifier le code]

La commune de Baillarguet, créée en 1790, est supprimée et rattachée à Montferrier en 1813. Toute la colline de Baillarguet appartient aujourd'hui à l'évêché. Une paroisse était là-bas, on trouve d'ailleurs les ruines d'une église dans les bois, Saint-Barthélémy-de-Baillarguet[57], également surnommée la Gleizasse (la vieille église en occitan). Construite au XIe siècle et détruite au XVIIe, elle avait une nef unique. Des fouilles archéologiques ont permis de dégager une quarantaine de tombes autour de ces ruines.

Il y a également sur Baillarguet une chapelle (Notre-Dame de Baillarguet, construite au XVIIIe siècle).

Depuis le siècle dernier se trouve aussi à Baillarguet la maison de retraite des prêtres de l'Hérault. Puis fut construite les Chênes Verts, la maison de retraite pour les pères de la Société des missions africaines, plus grande encore.

L'aqueduc de Montferrier.

L'aqueduc de la Lironde[modifier | modifier le code]

Aqueduc de la Lironde, de son vrai nom l'aqueduc Saint-Clément, poursuite de l'aqueduc des Arceaux de Montpellier réalisé de 1753 à 1766. Il était destiné à alimenter Montpellier en eau potable depuis la source Saint-Clément, le Boulidou (en catalan : petite résurgence qui bouillonne). Conçu par l'ingénieur Henri Pitot, il traverse Montferrier tantôt en souterrain, tantôt au ras du sol (à flanc de colline non loin de la tannerie), tantôt en aérien (vers la Lironde, affluent du Lez).

Autres[modifier | modifier le code]

  • Une miellerie (Ruchers de la Hacienda) a repris la recette des « Grisettes de Montpellier » ;
  • La distillerie coopérative intercommunale du « Pont du Lez »[58] : Construite en 1928, ce n'était pas une cave coopérative, ou une unité de production vinicole : on y récoltait simplement le marc qui était distillé sur place pour en faire de l'eau-de-vie. On y fabrique et on y stocke également des engrais jusque dans les années 1960. En 1988, on y installe un atelier d'extraction des tartrates. Elle ferme définitivement en , alors le rendement n'était plus suffisant pour sa modernisation. Désaffectée jusqu'en 2012, elle est réhabilitée pour la construction de logements en 2013 ;
  • La tannerie Goulard (appartenant à la maison Ainé Goulard fondée en 1880[59] qui possédait également une peausserie à Nîmes): au début du siècle dernier[Quand ?], les peaux venaient de Mazamet, et elles étaient traités à Montferrier dans cette tannerie sur les rives du Lez qui employait une trentaine de personnes. Elle sera dévastée par une crue du Lez du 24 au [60] puis réaménagée et enfin fermée il y a près de 25 ans, non pas par pénurie de travail mais par manque de modernisation. La mauvaise évacuation des eaux à l'époque posait des problèmes sanitaires. Actuellement, elle est en partie occupée par une entreprise de transport qui effectue des livraisons de sang.
  • Le Devézou : ce centre culturel a été créé en 2003 pour pallier un besoin de place couverte et donc remplacer le trop petit foyer municipal d'alors, qui était mal placé et sans place de parking. Il sert maintenant de lieu d'accueil pour des manifestations culturelles comme des expositions, mais aussi pour des mariages ou des événements sportifs ;
  • La place des Grèses : lieu convivial et de rencontre pour les habitants, elle a été réalisée au début des années 1990, afin de répondre au besoin de logements et à celui d'établir une structure commerciale en dehors du vieux village. On y trouve donc la Poste, le bureau de police municipale, la crèche parentale et un marché le mardi et le samedi matin. Elle est le théâtre de nombreux événements comme le repas républicain le et elle reçoit aussi des manifestations associatives. Ainsi, elle sert par exemple de lieu de départ aux "Pinèdes du Lez" journée du VTT organisée par l'association "Aqueduc" depuis une quinzaine d'années, une manifestation accueillant plus de 700 vététistes pour un parcours dans les pinèdes du Lez. La foire aux associations s'y tient également chaque année ;
  • L'esplanade des Aigueillères : construite en même temps que la maison de retraite attenante au début des années 2000, elle sert principalement d'espace de loisirs. Le club de pétanque y a installé son local où se tiennent des réunions quotidiennes. Elle sert aussi de lieu convivial pour les familles puisqu'on y trouve une aire de jeux et une fontaine. Des manifestations annuelles s'y déroulent, comme la fête du 14-Juillet ou la fête de la Musique, des événements qui concernent l'ensemble du village ;
  • Plusieurs moulins aujourd'hui en ruines se trouvent sur le Lèz : le moulin de Sijas[61] construit en 1831 sur autorisation du roi était une ancienne papeterie, le moulin Boudet[62] (attesté en 1932[63]).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive, classée en ordre croissant de dates de naissances)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[52].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Unité urbaine 2020 de Montpellier » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Montferrier-sur-Lez » (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Hérault » (consulté le ).
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  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Montferrier-sur-Lez » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Hérault » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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  63. http://my.yoolib.com/bmmontpellier/collection/6007-pres-le-moulin-boudet-montferrier/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C.-A Belmont-Joris, Montferrier, en Languedoc : le bourg, le château (900-1793), guide historique et pittoresque, Paris, Société anonyme de publications périodiques, [ca 1912], 128 p.
  • Étienne Dalvy, Les seigneurs de Montferrier ou un traité de paix au XIVe siècle, 1380, Paris, L. Baudoin, [ca 1891], 140 p. (lire en ligne)
  • Jules Veran, La Libération de Montpellier, août 1944 : le combat de Montferrier, Paris, A. Quillet, , 121 p.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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