Montarnaud

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Montarnaud
Le château et l'église du XIXe siècle.
Le château et l'église du XIXe siècle.
Blason de Montarnaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Gignac
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Gérard Cabello
2014-2020
Code postal 34570
Code commune 34163
Démographie
Gentilé Montarnéens
Population
municipale
2 856 hab. (2014)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 00″ nord, 3° 41′ 59″ est
Altitude Min. 105 m – Max. 319 m
Superficie 27,53 km2
Localisation

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Montarnaud
Liens
Site web montarnaud.com

Montarnaud est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie, à une quinzaine de kilomètres de Montpellier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte.

Située à l'ouest de Montpellier, Montarnaud s'étend sur l'étroite plaine de la Mosson et de ses petits affluents ; une plaine dominée par des collines, et adossée à un relief forestier, le bois de la Rouvière, situé à environ 200 m d'altitude. La Mosson prend sa source sur le territoire de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 753 hectares ; son altitude varie de 105 à 319 mètres[1].

Le point le plus bas est situé au nord-est de Montarnaud en s'approchant de la limite avec Vailhauquès, dans la vallée de la Mosson[2]. le point le plus haut est situé au nord-ouest de Montarnaud, près de la limite avec Argelliers[3].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Montarnaud est directement accessible par l’autoroute A750, via la sortie 61.

Pour faciliter les déplacements pendulaires entre Montarnaud et les zones d'emplois montpelliéraines, un échangeur a été construit sur la route nationale RN109 (future autoroute A750) à hauteur de Montarnaud.

La commune est également traversée par le GR 653 qui suit le chemin moyenâgeux d'Arles à Saint-Jacques-de-Compostelle. Actuellement, des milliers de pèlerins et de marcheurs traversent ainsi Montarnaud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Borne jacquaire de la Via Tolosana, à Montarnaud.

Montarnaud est née à l'époque gallo-romaine, sur un site localisé au sud de la commune actuelle, proche du Mas Dieu. Quelques restes de villas gallo-romaines ont été identifiées.

En ce lieu, marqué par la présence d'une très ancienne église encore cartographiée en 1770 sur la carte de Cassini, Notre-Dame-de-Sestairanègues, le village a traversé les époques wisigothiques puis mérovingiennes.

La construction du château, au début du XIe siècle, a provoqué une migration progressive de ses habitants à proximité de la protection de ses murailles, sur le lieu actuel où se situe la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Montarnaud appartient administrativement au canton d’Aniane et adhère à la communauté de communes Vallée de l’Hérault.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1912 décembre 1930 Aimé Bonnet    
décembre 1930 mai 1935 Jacques Coupiac    
mai 1935 août 1941 Simon Sauvan    
septembre 1941 juillet 1944 Léopold Galibert   (nommé par le préfet)
juillet 1944 31 août 1944 "Milice patriotique"    
31 août 1944 mai 1945 Simon Sauvan    
mai 1945 mars 1971 Pierre Castel    
mars 1971 mars 1977 Maurice Brun    
mars 1977 1979 Louis David    
1979 mars 1989 Georges Fournier    
mars 1989 mars 2008 Charles Maneiro    
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Gérard Cabello PCF Retraité Fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 856 habitants, en augmentation de 13,83 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
417 448 467 477 495 482 499 526 551
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530 546 538 573 604 589 515 577 609
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
620 714 674 715 625 640 574 532 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
518 602 675 1 016 1 689 2 350 2 466 2 553 2 856
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’une crèche, d’un service jeunesse et d’un centre aéré adapté à tous les âges, d’un espace multimédia dynamique, d’une bibliothèque.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plus de cinquante associations humanitaires, environnementales, festives, sportives ou culturelles animent le village, parallèlement aux nombreuses manifestations organisées par la municipalité. Une fête votive est organisée le .

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’un complexe de tennis, d’un stade de football équipé d’une pelouse synthétique et d’un terrain de boules. Des établissements proches permettent la pratique de presque toutes les disciplines équestres à tous les niveaux.[réf. nécessaire]

En balle au tambourin, le Tambourin club montarnéen champion de France en 2010, défend les couleurs de Montarnaud en championnat de France de balle au tambourin. Le club a fini 2e du championnat de France 2011 et s'est qualifié pour la 17e coupe d'Europe de tambourin qui s'est déroulée le week-end du 7 et 8 juillet 2012 à Callienato (Italie). Elle termina 4e de cette compétition.[réf. nécessaire]

Économie[modifier | modifier le code]

L'arrivée de la vigne, au XIXe siècle, s'est accompagnée d'un essor démographique marqué, alors qu'auparavant, sa population stagnait autour des 600 habitants. Les vignes entourent le village. Cependant, la crise viticole a laissé des traces puisqu'un grand nombre d’entre elles ont été arrachées. La cave coopérative, l’un des bâtiments les plus imposants de Montarnaud, dans l’attente d’une reconversion. Par contre, les viticulteurs qui ont résisté à la crise produisent aujourd’hui un vin de qualité, dont la renommée s’accroît.

La commune comprend plus de 80 commerces, artisans et PME. À proximité de l'échangeur, une zone d'activité économique a été mise en place par la communauté de communes Vallée de l'Hérault.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Montarnaud est l’un des plus anciens de la région ; il a connu bien des événements depuis sa construction au XIe siècle. Tout d’abord propriété des seigneurs de Montpellier, il fut reconstruit au XIVe siècle, assiégé et en partie détruit pendant les guerres de religion, puis démantelé par Richelieu avant d’être reconstruit au XVIIe siècle. Malgré plusieurs reconstructions, il a conservé son aspect ancien et la plupart de ses fortifications. Propriété privée des descendants des Turenne, il n’est pas ouvert au public, même si ses abords et la chapelle castrale romane Notre-Dame-du-Fort, cédée à la commune, sont accessibles.

Cette chapelle, classée monument historique, est l’ancienne église du château ; elle possède d’ailleurs une tribune qui communiquait directement avec cet édifice. Construite à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, de style roman, elle fait partie de cette série d’églises et de chapelles que l’on nomme castellanes, érigées dans la structure même de la fortification du château. Devenue église paroissiale, elle a été utilisée jusqu’au début du XIXe siècle, date à laquelle, devenue trop petite pour accueillir les habitants, une nouvelle église fut construite. De nos jours, après sa restauration, elle est utilisée dans le cadre d’expositions et de concerts;

Particularité méditerranéenne, Montarnaud est doté d’un Campanile surmonté d’une horloge publique, qui témoigne d’une opposition entre église et bourgeoisie. Le clocher de l’église marque le temps au rythme religieux, le campanile au rythme de l’agriculture et du commerce.

La tour de l'horloge et son mécanisme d'horlogerie.

L'église paroissiale du XIXe siècle et ses superbes en trompe-l’œil.

Les maisons vigneronnes (avenue d'Argelliers)

Le monuments aux morts de la Première Guerre mondiale, où figurent : « La commune de Montarnaud à ses enfants morts pour la patrie 1914-1918 : Joly Gaston, Calvet Louis, Bonnal Jacques, Molière Mathieu, Higounet Gustave, Durand Louis, Pontier Joseph, Coupiac Alfred, Calvet Agapy, Calvet Fernand, Ravaille Casimir, Reun Jacques, Beauzely Aimé, Escary Émile, Fournier Léon ».

La stèle du crash d'un avion militaire : « En mémoire de l'équipage de l'avion A190 de l'escadre 101/II : lieutenant Martel, chef de bord, adjudant Bertrand, premier pilote, Sergent Kremer, mitrailleur, sergent Nunondo, radio, sergent Rousseaux, mécanicien, morts en service commandé le 7 novembre 1935 ».

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire du Mas Dieu, superbe garrigue située à quelque kilomètres du centre de la ville, constitue aujourd’hui le symbole d’une lutte citoyenne victorieuse pour la protection de l’environnement. Une mobilisation des populations de Montarnaud et de trois communes voisines et de leur municipalité, qui a défrayé la chronique, a permis de sauvegarder ce territoire destiné à devenir une décharge accueillant les déchets de l’agglomération de Montpellier. Ce combat a notamment permis d’implanter une agriculture durable sur le Mas Dieu, avec la mise en place de viticulteurs et d’oléiculteurs et de pérenniser une activité pastorale. Aujourd’hui, un projet de valorisation de ce site voit le jour à travers la mise en place d’activités pédagogiques dédiées à la culture avec un théâtre de verdure, à la garrigue, à l’environnement, à l’agriculture durable et au pastoralisme, résultat du travail du SIADE du mas Dieu (syndicat intercommunal regroupant Montarnaud et les trois communes voisines).

Le bois de la Rouvière.

La source de la Mosson, à proximité des écoles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Balthazard de Simmeren (vers 1600 - vers 1688) épouse le au château de Montarnaud, Madeleine de Brignac, fille de François de Brignac, baron de Montarnaud.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montarnaud

Les armes de Montarnaud se blasonnent ainsi : d'argent à une montagne de sable surmontée d'une croix du même[8].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude del Litto-Pascal, Une histoire de Montarnaud du XIe au XXe siècle

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. Un point d'altitude de 100 mètres est indiquée ainsi qu'une zone en dessous de la courbe de niveau de cent mètres sur la carte topographique n°2743 ET, titrée Montpellier, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  3. Le Pié de loup est indiqué à 315 mètres d'altitude sur la carte topographique no 2643 E, titrée Clermont-l'Hérault, Institut géographique national, 5e édition, 2004.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 50.