Murviel-lès-Montpellier

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Murviel-lès-Montpellier
Vue générale depuis le sud.
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Blason de Murviel-lès-Montpellier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Pignan
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Isabelle Touzard
2014-2020
Code postal 34570
Code commune 34179
Démographie
Gentilé Murviellois
Population
municipale
1 908 hab. (2014)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 19″ nord, 3° 44′ 15″ est
Altitude 150 m (min. : 66 m) (max. : 236 m)
Superficie 10,11 km2
Localisation

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Murviel-lès-Montpellier (Mervièlh en occitan) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Le territoire de Murviel est implanté à sept kilomètres à l'ouest de Montpellier; il est marqué par d'importantes déclivités (environ 100 mètres de dénivelé entre le point haut - 200 mètres d'altitude à Valcrose, et le point bas dans la vallée à l'est en direction de Saint-Georges-d'Orques autour de 100 mètres d'altitude). Pour information, le centre du bourg se situe autour de 140 mètres.

Son accessibilité est relativement aisée par la proximité d'un axe autoroutier (l'A750 se situe à quatre kilomètres au nord de la commune - axe reliant la méridienne A 75 à Montpellier).

Situé dans un massif recouvert de garrigue au nord de la plaine de Pignan, il s'agit d'une zone de colline méditerranéenne où l'eau est une ressource rare.

Climat[modifier | modifier le code]

Dans ce secteur, on trouve un climat méditerranéen marqué : les étés sont chauds et secs, l'arrière saison et l'automne sont doux et voient se succéder des périodes bien ensoleillées et des pluies assez abondantes.

L'ensoleillement est de 2 700 heures/an à Montpellier - à titre d'exemple, il est de 1 800 heures/an à Paris, et le secteur le plus ensoleillé de France est l'Arrière Pays Varois avec 2 900 heures/an. La pluviométrie annuelle moyenne à Murviel-les-Montpellier est de l’ordre de 800 mm avec une forte irrégularité (INRA, Baldy 1990). Les valeurs extrêmes peuvent aller de moins de 400 mm (1985) à plus de 1 500 mm. À Murviel, les pluies estivales, cumulées entre juin et août, sont faibles, de l’ordre de 100 mm en année médiane.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans ce climat méditerranéen relativement aride, la compétition entre l'usage urbain et l'usage agricole de l'eau a induit la création d'une station d'épuration par lagunage (avec 2 lagunes pour l'épuration des eaux usées et une 3e pour le stockage de l'eau). Après épuration dans les lagunes, l'eau est filtrée et enfin utilisée pour l'irrigation de cultures de raisins de table et d'oliviers localisées à proximité, le sol jouant alors son rôle de filtre. Ce dispositif génère une économie de 50 000 m3 d'eau par an, certains éléments polluants (nitrates, phosphates) sont recyclés par les cultures, l'objectif étant le zéro pollution. Notons qu'au nord du territoire communal, proche du domaine des 'Quatre Pilas', a été mis en évidence une nappe souterraine importante (débit enregistré 40 m3/h).

Site naturel[modifier | modifier le code]

Le domaine du 'Mas Dieu', à cheval sur trois communes ( Montarnaud, Murviel, Saint-Paul), représente 540 hectares. Un projet initié en 1990 par le district de Montpellier devait voir l'implantation d'une décharge géante sur ce site, la mise en évidence d'une nappe phréatique importante sous le site, et surtout de la forte conductivité des sols localement (d'où un risque de pollution), ont permis l'abandon de ce projet… à la suite du rachat du foncier par la SAFER auprès de 'Vivendi Environnement'. Depuis lors, un ambitieux projet d'aménagement a vu le jour :

- 145 hectares affectés aux projets agricoles (culture de la vigne et de l'olivier - relance de variétés traditionnelles oubliées comme la Rougette de Pignan, la Verdale, culture de la truffe ;

- 242 hectares dédiés au pâturage d'un troupeau ovin (race caussenarde en voie de disparition);

- 100 hectares de parc public avec un lac (accès gratuit), avec sentiers de promenade (il est également envisagé un parc à thème "le jardin des découvertes" de 20 hectares).

La vigne est encore exploitée en 2009.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Muro Vetulo en 1031 et 1060, de Muro Veteri en 1149 et 1150 [1].

Le nom du village vient du pluriel latin muri vetuli, de l'occitan mur « mur d'enceinte », accompagné de l’adjectif vièlh « vieux »[1].

« A tiré son nom des ruines de l'oppidum situé au lieudit le Château ou le Castellas »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La colline du Castellas est occupée au moins depuis le IIe siècle av. J.-C. (Oppidum d'Altimurium). À la fin du Ier siècle av. J.-C., la localité s'étendait sur 30 hectares. En face se trouvait un sanctuaire gallo-romain récemment découvert[2].

Face au site antique d’Altimurium, le castrum (village fortifié) de Murviel est édifié autour d’un château-fort datant du XIe-XIIe siècle mais vraisemblablement établi sur des vestiges antérieurs (présence de tombes) peut-être du Haut Moyen Âge.  Appartenant à un certain Aeneas mentionné dans le cartulaire de Gellone en 1107, le château passe ensuite aux mains d’une famille seigneuriale, les Aton (ou Athon), vassale des Guilhem, seigneurs de Montpellier qui cherchaient alors à exercer leur pouvoir sur tous les territoires à l’ouest de Montpellier afin d’étendre leur seigneurie et garantir leur sécurité jusqu’à la vallée de l’Hérault.

Au XIIIe siècle, alors propriété de Jacques Ier d’Aragon, la seigneurie de Murviel est cédée à l’évêque de Maguelone, Béranger de Frédol, par un accord signé le 5 janvier 1272. Murviel est rapidement ajoutée à la mense épiscopale de Maguelone, faisant du village une seigneurie ecclésiastique relevant de l’évêque qui détient le pouvoir temporel comme n’importe quel seigneur féodal.

Au XIVe siècle, malgré les épreuves (peste, guerre de Cent Ans), le château de Murviel demeure. Ce n’est qu’avec la Guerre des Religions opposant protestants et catholiques qu’il sera mis à mal : mal défendu car peu occupé, le château de Murviel est incendié partiellement en 1562. En 1591, l’évêque de Montpellier, Antoine de Subjet, décide de transférer le château de Murviel à Pierre de Griffy (dont le nom apparaît en tête du Compoix de 1601 conservé à la Mairie de Murviel), moyennant 300 écus et la promesse de restaurer l’édifice dans un délai de 5 ans. La promesse n’ayant pas été tenue, le château de Murviel est repris par l’évêque Jean de Garnier en 1605.

Au XVIIe siècle, une expertise du château est commandée par l’évêque mais en raison de son coût trop onéreux, la restauration n’aura jamais lieu. Seul le bastion sud-ouest est réaménagé (voûtement des caves et création d’un appartement au premier étage) afin d’y installer le presbytère. À partir du XVIIIe siècle, le château est progressivement démantelé, parfois jusqu’à l’arasement complet de certains secteurs : les pierres sont récupérées par les habitants et même vendues par adjudication.

Le village médiéval de Murviel possède également une église, dont la première mention date de 1080, sous l’invocation de Saint Jean-Baptiste. D’après les mentions faites dans le cartulaire de Gellone aux XIe et XIIe siècles, le prieuré de Murviel serait une fondation des moines de Gellone, puis serait passé aux mains des évêques de Maguelone dans la deuxième moitié du XIIe siècle. La partie la plus ancienne de l’édifice, l’abside romane, a sans doute été construite à la fin du XIIe siècle.

L’église de Murviel est ainsi à la fois une église castrale (c’est-à-dire l’église du castrum de Murviel) et une église castellane puisqu’incorporée dans les structures du château fort (castellum). Si l’on attribue historiquement la construction de l’église au chapitre de Maguelone, il n’est pas impossible qu’elle soit l’œuvre d’un des seigneurs de Murviel lié à la famille des Guilhems de Montpellier.

L’église Saint Jean-Baptiste de Murviel devient, après la guerre des Religions, l’église paroissiale, suite à l’abandon d’un second édifice de culte situé en dehors du castrum dédié à Saint Julien (dont le souvenir est perpétué par le tènement actuel de Saint Julia au milieu des vestiges de la ville basse gallo-romaine), complètement détruit au XVIIe siècle. L’église Saint Jean-Baptiste est à de multiples reprises remaniée au cours des siècles suivants (construction de la nef et agrandissement, clocher, tribune, chapelles). En 1932-1933, le clocher est reconstruit puis l’église rénovée en 1944 pour lui rendre son aspect originel.[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Bernard Lapoche Radical Conseiller général (1973-1976)
  1989 Pierre Devèze    
1989 mars 2008 Alfred Conesa PS  
mars 2008 mars 2014 Françoise Berger PS  
mars 2014 en cours Isabelle Touzard DVG Cadre supérieure
Vice-présidente de la communauté d'agglomération de Montpellier déléguée à l’Emploi, Agriculture, TPE, PME, Artisanat
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 908 habitants, en diminution de -1,04 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374 379 426 520 522 446 401 431 448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 414 453 462 414 351 435 456 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510 517 509 409 406 403 349 305 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
390 424 441 687 935 1 208 1 658 1 877 1 908
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chevet de l'église Saint-Jean-Baptiste.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Murviel-lès-Montpellier Blason De sinople à Saint Jean-Baptiste d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1474.
  2. Découverte d’un sanctuaire gallo-romain à Murviel-lès-Montpellier, Inrap, 5-13 avril 2017.
  3. Impr. AVL), Histoire et patrimoine : les monuments médiévaux de Murviel au diocèse de Maguelone, A. Sudre, (ISBN 9782842101022, OCLC 762811518, lire en ligne)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .