État de Rio de Janeiro

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Rio de Janeiro
Blason de Rio de Janeiro
Héraldique
Drapeau de Rio de Janeiro
Drapeau
État de Rio de Janeiro
Carte de l'État de Rio de Janeiro (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Capitale Rio de Janeiro
Plus grande ville Rio de Janeiro
Région Sud-Est
Gouverneur Wilson Witzel (PSC)
IDH 0,807 — élevé (2000)
Fuseau horaire UTC-3
ISO 3166-2 BR-RJ
Démographie
Population 16 635 996 hab. (2016)
Densité 381 hab./km2
Rang classé 3e
Géographie
Superficie 43 696 km2
Rang classé 24e

L'État de Rio de Janeiro (RJ) est un des États fédérés du Brésil, situé à l'est de la région Sud-Est.

Sa capitale est Rio de Janeiro.

Il a une superficie de 43 781 km2 et compte 15 989 929 habitants (recensement de 2010, l'estimation en 2015 serait de 16 550 024 habitants) qui se regroupent sur le littoral[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'État de Rio de Janeiro peut se diviser en trois grands ensembles géographiques : les basses-terres côtières (souvent appelées Baixada Fluminense), les élévations côtières et les hautes-terres. La Baixada se situe tout le long de la côte, proposant une large diversité morphologique (montagnes, plages, dunes, lagunes, etc.) et trois baies (Guanabara, Sepetiba et Ilha Grande). Les élévations côtières se forment depuis Cabo Frio et finissent dans la baie de Guanabara. Des collines isolées ou des groupes de montagnes peuvent atteindre entre 200 mètres et 500 mètres d'altitude. Les hautes-terres sont le résultat de l'éruption de nombreuses chaînes de montagnes[Quoi ?] entourant la ville de Rio.

Ces chaînes, qui peuvent atteindre 1 000 mètres d'altitude, séparent São Paulo de Rio (Serra do Mar) ou Rio de Minas (Serra da Mantiqueira).

Son climat est de type tropical atlantique sur la côte. La température annuelle moyenne y est de 23 °C.

Les villes principales sont Rio de Janeiro, São Gonçalo, Nova Iguaçu, Petrópolis, Niterói, Teresópolis, Nova Friburgo, Campos dos Goytacazes et Volta Redonda. Les grandes villes touristiques sont Angra dos Reis, Parati, Armação dos Búzios, Cabo Frio, São Pedro da Aldeia.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien État de Rio de Janeiro avant 1975, avec en rouge, Niterói, sa capitale. État de Guanabara (GB) est l'ancien district fédéral de Rio de Janeiro.

Lors de l'indépendance du Brésil en 1822, la province de Rio de Janeiro (pt) avait les limites administratives que l'État actuel. En 1834, Rio devint alors une municipalité neutre indépendante de la province et accueillant la capitale du pays qu'elle était depuis 1763. La capitale de la province fut alors transférée à Niterói.

La proclamation de la République en 1889 transforma l'ensemble des provinces (pt) en États fédérés. Deux ans plus tard, en 1891, le territoire de la ville de Rio de Janeiro est donc transformé en district fédéral (pt).

Le territoire de l'État de Rio de Janeiro se limite donc à la périphérie de la capitale fédérale et la ville de Niterói fut donc la capitale de 1834 à 1894 (la loi connue comme « Ato Adicional » de 1834 est l'acte légal qui a élevé la ville de Niterói au statut de capitale de l'État), puis de 1903 à 1975 (de 1894 à 1903, la capitale fut transférée à Petrópolis).

En 1960, Rio de Janeiro perd son statut de capitale fédérale au profit de Brasilia. Son district fédéral devient alors l'État de Guanabara avec Rio pour capitale. Le , les États de Guanabara et de Rio de Janeiro fusionnent pour former un seul État avec la ville de Rio de Janeiro pour capitale.

Le gouverneur de Rio de Janeiro, Wilson Witzel, élu en 2018, tient des propos jugés très durs, disant « en substance que la vie des habitants des favelas ne vaut rien et que les représentants de l’État peuvent les tuer sans soucis des conséquences » selon le journaliste Philipp Lichterbeck. Le nombre de personnes tuées par la police a augmenté de 16 % en 2019[2].

Gouverneurs[modifier | modifier le code]

Liste des gouverneurs successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1986 Leonel Brizola PDT  
1987 1990 Moreira Franco PMDB  
1991 1994 Leonel Brizola PDT  
1994 1995 Nilo Batista PDT  
1995 1999 Marcello Alencar PSDB  
1999 2002 Anthony Garotinho PSB  
2002 2003 Benedita da Silva PT  
2004 2007 Rosinha Garotinho PMDB  
2007 2014 Sérgio Cabral Filho PMDB  
2014 2018 Luiz Fernando Pezão PMDB  
2018 2018 Francisco Dornelles P intérim
2019 En cours Wilson Witzel PSC  

L'ex-gouverneur de Rio, Sergio Cabral, du PMDB, connu pour son train de vie luxueux et ses virées nocturnes à Paris, a été envoyé pour quatorze ans en prison pour corruption. En récupérant une partie des fonds publics détournés, l'État est parvenu à payer en mars 2017 les pensions en retard d'environ 150 000 fonctionnaires retraités[3].

Éducation[modifier | modifier le code]

Municipalités de l'État de Rio de Janeiro[modifier | modifier le code]

Les 15 villes les plus importantes en 2018 sont (selon l'Institut brésilien de géographie et de statistiques) les suivantes, classées en fonction de la population de la ville :

  • Rio de Janeiro (6 688 927 habitants)
  • São Gonçalo (1 077 687 habitants)
  • Duque de Caxias (914 383 habitants)
  • Nova Iguaçu (818 875 habitants)
  • Niterói (511 786 habitants)
  • Belfort Roxo (508 614 habitants)
  • Campos dos Goytacazes (503 424 habitants)
  • São João de Meriti (471 888 habitants)
  • Petrópolis (305 687 habitants)
  • Volta Redonda (271 998 habitants)
  • Macaé (251 631 habitants)
  • Magé (243 657 habitants)
  • Itaboraí (238 695 habitants)
  • Cabo Frio (222 528 habitants)
  • Angra dos Reis (200 407 habitants)

Religion[modifier | modifier le code]

Religions dans l'État de Rio de Janeiro selon l'IBGE en 2010[4]
Religion Pourcentage Nombre
Catholicisme 45,81 7 324 315
Protestantisme 29,37 4 696 906
Sans religion 15,60 2 493 704
Spiritisme 4,05 647 572
Umbanda et Candomblé 0,89 141 783
Judaïsme 0,15 24 451

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Institut brésilien de géographie et de statistiques, http://www.ibge.gov.br/estadosat/perfil.php?sigla=rj
  2. « Bilan. Un an après, Bolsonaro n’a rien fait pour le Brésil, si ce n’est le détruire », sur Courrier international, (consulté le 29 octobre 2019)
  3. « À Rio, des cadres grossissent les rangs des SDF victimes de la crise », Courrier international,‎ (lire en ligne, consulté le 7 août 2017).
  4. « Sistema IBGE de Recuperação Automática — SIDRA », Sidra.ibge.gov.br (consulté le 11 octobre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]