Élection présidentielle brésilienne de 2018

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Élection présidentielle brésilienne de 2018
(1er tour)
(2e tour)
Corps électoral et résultats
Participation
79,68 %  −1,9
Votes blancs 3 048 869
Votes nuls 7 015 205
Jair Bolsonaro (cropped 2).jpg Jair Bolsonaro – PSL
Colistier : Hamilton Mourão
Voix 49 275 358
46,03 %
Fernando Haddad Prefeito 2016 (cropped).jpg Fernando Haddad – PT
Colistier : Manuela d'Ávila
Voix 31 341 839
29,28 %
Ciro Gomes na Carta Capital 2015 (foto 2) (cropped) (cropped).jpg Ciro Gomes – PDT
Colistier : Kátia Abreu
Voix 13 344 074
12,47 %
Candidat arrivé en tête au 1er tour par État
Carte
Président de la république fédérative du Brésil
Sortant
Michel Temer
MDB

Une élection présidentielle a lieu au Brésil les et dans le cadre des élections générales.

Le scrutin intervient dans un contexte de forte insécurité, de très vives tensions politiques et d’accusations de corruption ayant discrédité une grande partie de la classe politique.

La campagne est marquée par l’inéligibilité de l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva, grand favori de l'élection, puis par l’ascension de Jair Bolsonaro (Parti social-libéral, extrême droite), qui suscite de vives controverses dans le pays et qui est victime d'une tentative d'assassinat le blessant grièvement à un mois du premier tour.

Jair Bolsonaro arrive en tête du premier tour, devant Fernando Haddad, désigné par le Parti des travailleurs en remplacement de Lula da Silva. L’élection voit la très nette baisse des partis traditionnels brésiliens, aussi bien à droite qu'à gauche.

Contexte institutionnel[modifier | modifier le code]

Modalités du scrutin[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle, celles des deux chambres du Congrès et celles des assemblées et gouverneurs des États se tiennent en même temps[1].

Le président de la République fédérative du Brésil est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Chaque candidat se présente avec un colistier, candidat à la vice-présidence.

Le vote est obligatoire pour les citoyens de 18 à 70 ans, et facultatif pour ceux âgés de 16 à 18 ans et les plus de 70 ans[2]. Le scrutin a lieu au moyen d'urnes électroniques.

Selon les études de l'institut chilien Latinobarómetro, seuls 13 % des Brésiliens se disent satisfaits de leur système politique, le taux le plus faible du continent américain[3].

Listes électorales[modifier | modifier le code]

La Cour fédérale fait annuler les cartes électorales de 3,4 millions d’électeurs, soit 2,3 % de l’électorat brésilien, au motif qu’ils n’ont pas actualisé leur situation et ne se sont pas enregistrés dans le système biométrique. Selon la Folha de Sao Paulo, cette décision a un fondement juridique mais pénalise particulièrement « les électeurs pauvres, majoritairement situés dans le Nordeste », qui votent traditionnellement à gauche. Le Parti des travailleurs et le Parti socialiste demandent à la Cour de revenir sur sa décision, ce que celle-ci refuse[4].

Contexte politique[modifier | modifier le code]

Michel Temer, président de la République sortant.

L’élection intervient deux ans après la destitution de Dilma Rousseff, qui a mis un terme à 13 ans de gouvernance du Parti des travailleurs. Son vice-président, Michel Temer (PMDB), lui a alors succédé à la tête du pays. Celui-ci est rapidement devenu très impopulaire du fait de sa politique d’austérité et d’accusations de corruption.

Le scrutin intervient en pleine opération Lava Jato, dans le cadre de laquelle de nombreuses personnalités politiques brésiliennes sont accusées de corruption.

Candidats[modifier | modifier le code]

Retenus[modifier | modifier le code]

Treize candidats sont autorisés à briguer la présidence de la République :

Invalidé[modifier | modifier le code]

Ayant renoncé[modifier | modifier le code]

Soutiens[modifier | modifier le code]

La candidature de Jair Bolsonaro est particulièrement appréciée par les propriétaires terriens[24] et les industriels[25]. À la fin de la campagne du premier tour, la montée des intentions de vote en sa faveur est bien perçue par les marchés financiers[7]. Des chefs d'entreprise sont accusés de faire pression sur leurs employés pour les pousser à voter pour lui[26],[27]. Début octobre, le Front parlementaire de l’agro-négoce, qui regroupe 234 des 513 députés et 27 des 81 sénateurs, lui apporte son soutien[28]. Jair Bolsonaro est également soutenu par des personnalités comme Ronaldinho, Lucas Moura, Rivaldo, Cafu, Felipe Melo, Jádson, José Aldo et Gusttavo Lima[29],[30],[31],[32],[33],[34].

Campagne[modifier | modifier le code]

Scandales de corruption[modifier | modifier le code]

Entourant le PSDB[modifier | modifier le code]

Entre 2015 et 2016, Aécio Neves, candidat du PSDB défait de justesse au second tour de l’élection présidentielle de 2014, est donné grand favori de l’élection présidentielle à venir[35],[36],[37]. Mais des scandales de corruption ont raison de sa popularité et conduisent à son remplacement par Geraldo Alckmin, crédité d'un niveau d’intentions de vote beaucoup plus faible[38].

Le 5 septembre 2018, le ministère public accuse Geraldo Alckmin d'avoir accepté dix millions de reais (2,1 millions d'euros) de fonds de campagne illicites d'Odebrecht alors qu'il était gouverneur de Sao Paulo[39].

Inéligibilité de Lula et enquête sur Haddad[modifier | modifier le code]

Lula da Silva en 2017.

Dès la réélection de Dilma Rousseff, en 2014, Luiz Inácio Lula da Silva laisse entendre qu'il souhaite briguer un nouveau mandat de chef de l’État. Il est donné favori dans les sondages, qui indiquent qu’il est majoritairement soutenu par les ménages les plus modestes, qui forment son électorat traditionnel, tandis que le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro le talonne chez les jeunes et l’emporte chez les hauts revenus[40],[41],[42],[43],[44].

La candidature de Lula est invalidée par le Tribunal supérieur électoral le 31 août 2018, en raison de la loi du « casier judiciaire vierge » (ficha limpa)[15]. Le 5 septembre, Lula annonce déposer des recours auprès de ce tribunal et de l'ONU[45]. Son recours au Tribunal suprême électoral est rejeté[46] et le PT se voit sommé de désigner un nouveau candidat[47]. Fernando Haddad est alors désigné pour le remplacer.

Le 4 septembre 2018, Fernando Haddad, colistier de Lula et favori à sa succession après son inéligibilité, est mis en accusation pour des soupçons de corruption liés à sa campagne municipale de 2012[48],[49].

Fausses nouvelles[modifier | modifier le code]

La campagne est aussi marquée par une diffusion particulièrement importante de fausses nouvelles sur internet, ciblant en particulier Fernando Haddad et le Parti des travailleurs[50],[51],[49].

Violences[modifier | modifier le code]

De l’avis de nombreux experts, il s'agit de la campagne la plus violente que le Brésil ait connue[52]. En février 2018, la caravane de Lula essuie des tirs, qui ne font pas de blessés[52]. Fin août, des militants PSOL sont agressés alors qu'ils assistent à un meeting électoral[52]. Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro mime régulièrement le geste de fusiller ses opposants, notamment les journalistes et les militants de gauche[52]. Le 8 octobre, quelques heures après le premier tour de l'élection, un sympathisant de gauche est tué par un partisan de Jair Bolsonaro au cours d'une discussion politique[53].

Tentative d'assassinat de Bolsonaro[modifier | modifier le code]

Affiche électorale en faveur de Jair Bolsonaro.

Le 6 septembre 2018, Jair Bolsonaro est grièvement blessé à l'arme blanche lors d'un meeting se tenant à Juiz de Fora. Se trouvant dans un état critique, il subit plusieurs interventions chirurgicales[54],[55],[56]. L’assaillant présumé — militant de gauche et ancien membre du parti PSOL — déclare avoir tenté de le tuer pour « des motifs politiques, religieux, et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu’il parle de race, de religion et des femmes »[57],[58],[59]. Rapidement, les partisans de Bolsonaro accusent le Parti des travailleurs, avec qui ils s’affirment en « guerre », tandis que les observateurs estiment que l'attentat pourrait faire baisser le taux de rejet du candidat[60],[61]. Cette tentative d’assassinat, désavouée par la classe politique, conduit à la suspension de la campagne électorale[52]. Il ne sort de l'hôpital que plus de trois semaines plus tard, le 29 septembre, après plusieurs interventions chirurgicales. Le candidat est alors à son plus haut dans les sondages, avec autour de 30 % des voix annoncées, malgré des propos homophobes et misogynes qui amènent à d'importantes manifestations, notamment de femmes. Bolsonaro bénéficie ainsi, en dépit de ses positions clivantes, du soutien de nombreux Brésiliens en raison de ses prises de position très dures au sujet de l'insécurité ainsi que d'une carrière exempte d'accusations de corruption[62].

Après le premier tour[modifier | modifier le code]

Des associations de défense des personnes LGBT dénoncent un regain de violences homophobes dans le sillage du bon résultat de Jair Bolsonaro[63]. Portés par leurs très bons résultats au premier tour, des militants favorables à Jair Bolsonaro commettent des agressions contre des sympathisants de gauche ou des militants du Mouvement des paysans sans terre[64]. Bolsonaro demande l'arrêt de ces violences et déclare : « Qui a été poignardé ? C'est moi. Si quelqu'un qui porte un T-shirt à mon nom commet un excès, qu'est-ce que j'ai à voir avec cela ? Je demande aux gens d'arrêter, mais je n'ai pas le contrôle. La violence vient de l'autre côté »[65].

Programmes[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro[modifier | modifier le code]

Le programme économique de Jair Bolsonaro est principalement rédigé par son conseiller Paulo Guedes, de sensibilité néolibérale. Il comprend la privatisation d'entreprises publiques, une plus grande dérégulation du secteur financier, la limitation des retraites par répartition, la réduction du nombre de ministères, et l'approfondissement des mesures de flexibilisation de la main-d'œuvre[7]. Sur les questions fiscales, il prévoit de réduire le moitié le taux d’imposition sur les entreprises et d'augmenter l’impôt sur le revenu[66]. Jair Bolsonaro est par ailleurs opposé aux revendications des paysans sans terre et des communautés indigènes[24]. Dans l’entre-deux-tours, il modère son discours en promettant un programme de privatisations moins important que ce qu’il avait initialement annoncé — notamment pour Eletrobras et Petrobras — et en adoucissant son projet de réforme des retraites[65]. En outre, il annonce renoncer à la suppression du treizième mois des salariés, que prévoyait son programme avant le premier tour, et se prononce pour son inclusion dans le programme social Bolsa Família[67]. Il continue par ailleurs à tenir un discours protectionniste en dénonçant l’importance des investissements de la Chine dans le pays[65],[68].

Sur les questions environnementales, il se prononce pour le retrait du Brésil de l'accord de Paris sur le climat et la suppression du ministère de l'Environnement ; il entend également construire une autoroute traversant la forêt amazonienne, priver les communautés indigènes de leurs droits actuels afin d'ouvrir leurs territoires aux entreprises minières, assouplir les lois relatives à la protection de l'environnement et expulser des ONG écologistes[69].

Fernando Haddad[modifier | modifier le code]

Fernando Haddad et sa colistière, Manuela d'Ávila.

Fernando Haddad propose une réforme fiscale et bancaire afin de réduire les taux d’intérêts ainsi qu’un plan de renégociation de la dette individuelle. Il reste cependant relativement modéré afin de ne pas effrayer les marchés financiers[70].

Favorable au planning familial, il ne mentionne pas la question de l’avortement dans son programme, mais sa candidate à la vice-présidence, Manuela d'Ávila, milite en faveur de la législation de l'avortement, sujet très polémique en raison de la puissance des mouvements conservateurs[71],[72]. En matière environnementale, bien que s’opposant à l’extension de la culture de céréales en Amazonie, il se prononce en faveur de la reprise des travaux sur la BR-319, une autoroute de 890 km située dans une des régions les plus préservées d’Amazonie[73].

Entre-deux tours[modifier | modifier le code]

Après le premier tour, afin d’obtenir les voix des centristes, Fernando Haddad cherche à se distancier de Lula, à qui il ne rend plus visite en prison, et abandonne toute référence au PT[74]. De son côté, Jair Bolsonaro modère son programme économique[75],[76].

Le 18 octobre 2018, le Folha de S. Paulo affirme que des hommes d'affaires proches de Bolsonaro auraient versé de l'argent pour la diffusion sur WhatsApp des messages favorables au candidat[77]. Le 19 octobre, le Tribunal suprême électoral (TSE) ouvre une enquête[78].

Sondages[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]


Sondages d'opinion avant le retrait de Lula.
Sondages d'opinion en l’absence de candidature de Lula.


Second tour[modifier | modifier le code]


Sondages d'opinion du second tour entre Jair Bolsonaro (en vert) et Fernando Haddad (en rouge).


Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection présidentielle brésilienne de 2018
Candidats
et colistiers
Partis
[N 1]
Premier tour[79] Second tour
Votes % Votes %
Jair Bolsonaro
Hamilton Mourão
PSL
PRTB
49 275 358 46,03
Fernando Haddad
Manuela d'Ávila
PT
PCdoB
31 341 839 29,28
Ciro Gomes
Kátia Abreu
PDT 13 344 074 12,47
Geraldo Alckmin
Ana Amélia
PSDB
PP
5 096 277 4,76
João Amoêdo
Christian Lohbauer
NOVO 2 679 596 2,50
Cabo Daciolo (pt)
Suelene Balduino
PATRI 1 348 317 1,26
Henrique Meirelles
Germano Rigotto
MDB 1 288 941 1,20
Marina Silva
Eduardo Jorge
REDE
PV
1 069 538 1,00
Álvaro Dias
Paulo Rabello de Castro
PODE
PSC
859 574 0,80
Guilherme Boulos (pt)
Sônia Guajajara
PSOL 617 115 0,58
Vera Lúcia Salgado (pt)
Hertz Dias
PSTU 55 759 0,05
José Maria Eymael
Hélvio Costa
DC 41 708 0,04
João Vicente Goulart (pt)
Léo Dias
PPL 30 176 0,03
Votes valides 107 048 272 91,21
Votes blancs 3 106 916 2,65
Votes nuls 7 206 162 6,14
Total 117 386 830 100 100
Abstention 29 919 465 20,32
Inscrits / participation 147 306 295 79,68

Analyses[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro obtient une très nette majorité auprès des classes moyennes et aisées. Le Parti des travailleurs conserve le soutien des classes très pauvres : les électeurs du nord-est du Brésil, la région la plus pauvre du pays, placent Fernando Haddad en tête avec 42 %, contre 23 % pour Bolsonaro. Cependant, le candidat d'extrême droite parvient à dépasser son électorat traditionnel (jeunes, blancs, éduqués, classes moyennes et supérieures) en captant le vote d’électeurs de gauche inquiets de la montée de l'insécurité et de la corruption dans le pays[80],[81]. Ainsi, dans le quartier de Brasilia Teimosa à Recife, fief historique du PT, les électeurs placent Jair Bolsonaro en tête[82].

À ce propos, l’historienne spécialiste du Brésil Maud Chirio précise : « Ce n’est pas seulement un vote de colère et de rejet, c’est aussi un vote d’adhésion à un discours ultra-conservateur qui vise à rétablir les hiérarchies sociales. C’est un vote qui veut en finir avec les politiques dynamiques d’inclusion sociale mises en place sous Lula, un vote marqué par un très fort conservatisme social[49]. ».

Après le premier tour, plusieurs spécialistes font part de leur analyse en vue du second tour. Le politologue Fernando Meireiles indique : « La possibilité que Bolsonaro gagne paraît la plus forte actuellement. Il me semble difficile que Haddad l'emporte, mais ce n'est pas impossible : il a encore une chance raisonnable »[83]. Maurício Santoro, professeur à l'université publique de Rio de Janeiro, affirme : « Haddad va devoir s'éloigner de Lula et choisir rapidement un ministre des Finances proche des marchés. Quant à Bolsonaro, il va devoir renoncer à ses discours haineux et mettre de l'ordre au sein de ses collaborateurs. »[84].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. et parti du colistier, si différent de celui du candidat.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Brazil - The Electoral System » (consulté le 29 mars 2017).
  2. « Les enjeux d'une campagne riche en rebondissements », sur LeMonde.fr, (consulté le 7 octobre 2014).
  3. « Brésil. Haddad et D’Avila rattrapent leur retard face à l’extrême droite », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  4. « Brazil: Court Disqualifies 3.4 Million, Mostly Impoverished Voters », Telesur,‎ (lire en ligne).
  5. (pt) « Eleições 2018: convenções partidárias resultam em 14 presidenciáveis, mas PCdoB deve retirar candidata », G1,‎ (lire en ligne).
  6. (en) « Career Politician Eyeing Brazil’s Presidency Wants Radical Rupture », sur bloomberg, .
  7. a b c d e f g et h « Au Brésil les marchés choisissent l'extrême droite », France Inter,‎ (lire en ligne).
  8. « Avec ou sans Lula, les principaux candidats à la présidence du Brésil », sur le monde, .
  9. (en) « Brazil’s Presidential Election Heats Up With a Dozen Candidates Expected », sur bloomberg (consulté en guilherme boulos psol candidacy to be established on march 10, 2018).
  10. « Au Brésil, les milieux d'affaires ont désormais leur candidat à la présidentielle », sur les echos, .
  11. a et b « Le Brésil a-t-il trouvé son Donald Trump? », sur slate, .
  12. « Avec ou sans Lula, les principaux candidats à la présidence du Brésil », sur le monde, janviér 2018.
  13. (en) « Far-Right Presidential Candidate Bolsonaro Was the Star Speaker at Event Organized by Market Players », sur Folha de S. Paulo, .
  14. « Brésil : Fernando Haddad remplace Lula comme candidat du PT à l'élection présidentielle - France 24 », sur France 24, (consulté le 11 septembre 2018).
  15. a et b « Brésil : la candidature de Lula à la présidentielle est invalidée », sur Le Monde.fr, (consulté le 1er septembre 2018).
  16. (en) « Brazil election: Jailed ex-leader Lula pulls out », sur BBCnews, .
  17. « Brésil : Michel Temer, candidat à sa succession ? », sur Paris Match, .
  18. « Barbosa renonce à la course à la présidence du Brésil », sur rtl.be, .
  19. (en) « Brazil’s Presidential Election Heats Up With a Dozen Candidates Expected », sur Bloomberg, (consulté en manuela d'avila pcdob candidacy established on nov. 5, 2017).
  20. « Après sa condamnation, Lula peine à unir la gauche brésilienne », sur Courrier international (consulté le 27 février 2018).
  21. (en) « Guararapes' conservative CEO says will run for Brazil presidency », sur Reuters, .
  22. (pt) « Solidariedade lança pré-candidatura de Aldo Rebelo à Presidência da República », sur g1, .
  23. (pt) « Rodrigo Maia - Candidato à presidência em 2018 », sur Investimentos e Negócios, .
  24. a et b « Brésil : l’ombre brune des grands propriétaires sur les urnes », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  25. « Élections au Brésil : les marchés, l'industrie et l'agrobusiness soutiennent l'extrême-droite », Basta,‎ (lire en ligne).
  26. (pt) Felipe Betim, Regiane Oliveira, « A euforia de investidores que normalizam o risco do extremista Bolsonaro », EL PAÍS,‎ (lire en ligne).
  27. (en) « Brazilian bankers warm towards Jair Bolsonaro », sur Financial Times, .
  28. « Faire barrage au Parti des travailleurs à tout prix ? », sur www.medelu.org (consulté le 9 octobre 2018).
  29. « Ronaldinho a soutenu officiellement le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro », sur Le Figaro, (consulté le 10 octobre 2018).
  30. « Brésil : Lucas Moura critiqué pour son soutien au candidat populiste Jair Bolsonaro », sur L'ÉQUIPE, (consulté le 8 octobre 2018).
  31. « Brésil: Ronaldinho soutient le candidat d’extrême droite », sur Libération.fr, (consulté le 8 octobre 2018).
  32. « Ronaldinho affiche son soutien au candidat de l'extrême droite », sur www.7sur7.be, (consulté le 9 octobre 2018).
  33. (pt) Paulo Amaral, « Os famosos que votam em Jair Bolsonaro », sur www.huffpostbrasil.com, (consulté le 9 octobre 2018).
  34. (pt) « Gusttavo Lima usa fuzil, declara apoio a Bolsonaro e defende armamento », sur correiobraziliense.com.br, (consulté le 9 octobre 2018).
  35. (pt) « Aécio venceria Lula se as eleições fossem hoje, diz pesquisa », sur epoca.globo.com, (consulté le 11 septembre 2018).
  36. (pt) « Curitiba, de Fevereiro de 2008 », sur paranapesquisas.com.br, .
  37. (pt) « Intenção de voto para presidente 2018 », sur media.folha.uol.com.br, .
  38. (pt) « PESQUISA CNT/MDA », sur cms.cnt.org.br.
  39. « Brésil: Le candidat libéral Alckmin accusé de financement illicite », Challenges,‎ (lire en ligne).
  40. (pt) « XP Presidential Poll –Round 10 VoterProfile », sur images.infomoney.com.br, .
  41. (pt) « Pesquisa de Opinião Pública Nacional », sur paranapesquisas.com.br, (consulté le 19 octobre 2018).
  42. http://www.paranapesquisas.com.br/wp-content/uploads/2018/07/Brasil-M%C3%ADdia.pdf
  43. (pt) Mário Magalhães, « Os brasileiros mais pobres são a maior resistência à candidatura Bolsonaro », sur The Intercept, .
  44. http://www.paranapesquisas.com.br/wp-content/uploads/2018/05/BR_Mai18-M%C3%ADdia.pdf
  45. « Invalidation: Lula se tourne vers l'ONU et la Cour suprême », sur Le Point, (consulté le 5 septembre 2018).
  46. « Brésil/Présidentielle-La Cour suprême rejette un appel de Lula », sur reuters.com, (consulté le 6 septembre 2018).
  47. « Présidentielle au Brésil: Le Parti de Lula continue de jouer la montre » (consulté le 10 septembre 2018).
  48. « Brésil: Haddad, colistier de Lula, accusé formellement de corruption », sur RTBF Info (consulté le 10 septembre 2018).
  49. a b et c Ivan du Roy, « « Nous assistons en direct à la fascisation du Brésil » », Basta !,‎ (lire en ligne).
  50. « Présidentielle au Brésil : Jair Bolsonaro "est trois ou quatre degrés au-dessus de Donald Trump" », LCI,‎ (lire en ligne).
  51. « Présidentielle au Brésil : une campagne marquée par les « fake news » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  52. a b c d et e « Au Brésil, jamais une campagne présidentielle n'avait été aussi violente », sur francetvinfo.fr, (consulté le 7 septembre 2018).
  53. (pt) « Asesinan a maestro de capoeira tras declarar su voto por el PT », Telesur,‎ (lire en ligne).
  54. (pt) « Bolsonaro está com hemorragia interna; filho pede orações », sur Estado de Minas, (consulté le 7 septembre 2018).
  55. « Brésil : le candidat d'extrême droite à la présidentielle poignardé pendant un bain de foule », sur France Info, (consulté le 7 septembre 2018).
  56. « Brésil-Le candidat Bolsonaro se remet d'une troisième opération », sur www.boursorama.com, .
  57. « Brésil : qui est l'agresseur de Jair Bolsonaro ? », sur euronews, (consulté le 7 septembre 2018).
  58. « VIDEO. Brésil: Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro gravement blessé au couteau », sur www.20minutes.fr, .
  59. « Présidentielle brésilienne. Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro poignardé en plein meeting électoral », sur courrierinternational.com, .
  60. « Brésil: l'attentat contre Bolsonaro pourrait l'aider dans les urnes », sur Le Point, (consulté le 7 septembre 2018).
  61. Nicolas Berrod, « Brésil : le candidat d’extrême droite favori d’une présidentielle sous tension », sur leparisien.fr, (consulté le 14 septembre 2018).
  62. « Brésil : le candidat d'extrême droite Bolsonaro quitte l'hôpital sur fond de manifestations », sur Le Figaro (consulté le 1er octobre 2018).
  63. « Au Brésil, le triomphe attendu de Bolsonaro déchaîne les violences homophobes », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  64. « Brésil : vague d'agressions homophobes et contre les électeurs de gauche », Basta,‎ (lire en ligne).
  65. a b et c « Présidentielle brésilienne : les revirements de Bolsonaro », euronews,‎ (lire en ligne).
  66. « 5 propuestas de Bolsonaro que pueden afectar a los brasileños », Telesur,‎ (lire en ligne).
  67. « Vu du Brésil. Pour séduire les électeurs les plus pauvres, Bolsonaro retourne sa veste sur le social », Courrier international,‎ (lire en ligne).
  68. (en) Iuri Dantas et Brad Brooks, « Brazil presidential candidate Bolsonaro offers false hope, says... », Reuters,‎ (lire en ligne).
  69. (en) Home, « Amazon at risk from Bolsonaro's grim attack on the environment | Fabiano Maisonnave », sur the Guardian, .
  70. « Au Brésil, « Fernando Haddad, c’est Lula » ! », sur La Croix, (consulté le 21 octobre 2018)
  71. « Brésil : quels sont les programmes des deux candidats, Jaïr Bolsonaro et Fernando Haddad ? », sur lefigaro.fr, .
  72. « Brésil : vers un duel entre gauche et extrême-droite à la présidentielle ? », Basta,‎ (lire en ligne).
  73. « Quel est le programme de Jair Bolsonaro pour l'Amazonie ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  74. « Brésil: Haddad, fragile rempart contre l'extrême droite », Le Point,‎ (lire en ligne)
  75. « Les favelas, grandes oubliées de la campagne présidentielle au Brésil - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
  76. « Vu du Brésil. Pour séduire les électeurs les plus pauvres, Bolsonaro retourne sa veste sur le social », Courrier international,‎ (lire en ligne)
  77. « Au Brésil, Haddad accuse Bolsonaro de violer les lois sur le financement électoral », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne).
  78. « Présidentielle au Brésil: une enquête ouverte contre le candidat d'extrême-droite pour fraude électorale », sur lindependant.fr (consulté le 20 octobre 2018)
  79. (pt) « Resultado da apuração para presidente das Eleições 2018 », sur G1 (consulté le 8 octobre 2018).
  80. Ivan du Roy, « Présidentielle au Brésil : une radicalisation de la droite et des classes dominantes », Basta,‎ (lire en ligne).
  81. « Brésil : ces déçus de Lula qui votent Bolsonaro », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  82. « Brésil : le fief de Lula emporté par la vague d’extrême droite », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  83. « Présidentielle au Brésil: duel incertain Bolsonaro-Haddad au 2e tour », sur Libération.fr (consulté le 8 octobre 2018).
  84. « Le Brésil divisé entre l'extrême droite de Bolsonaro et l'héritage de Lula - France 24 », sur France 24 (consulté le 8 octobre 2018).