Javier Milei

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Javier Milei
Illustration.
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Buenos Aires (Argentine)
Nationalité Argentine
Diplômé de Université de Belgrano
Profession Homme politique, économiste

Javier Milei, né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires, est un homme politique et économiste argentin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Javier Milei a suivi des études d'économie à l'Université de Belgrano. Il a été économiste en chef de Máxima AFJP, d'Estudio Broda et de la banque HSBC d'Argentine. Il est membre du groupe de politique économique de la Chambre de commerce internationale et du Forum de Davos[1]. Il a été conseiller économique d'Antonio Domingo Bussi lorsque celui-ci, mis en cause pour crimes contre l'humanité commis sous la dictature, fut élu député en 1999[2].

Il connait une forte médiatisation en Argentine à partir de 2014 notamment, étant fréquemment invité dans plusieurs émissions de télévision et de radio pour livrer ses analyses économiques. En 2019, le magazine Noticias l'a classé parmi les personnes les plus influentes d'Argentine[3].

Il s'est distingué par sa façon parfois agressive de débattre et son usage récurrent de mots grossiers, conduisant à plusieurs polémiques. Le 25 août 2021, il a insulté le chef du gouvernement de la ville de Buenos Aires, le libéral Horacio Rodríguez Larreta, le traitant de « putain de gauchiste », de « merde chauve » et affirmant qu'il pourrait l'« écraser »[4]. Il s'est justifié en déclarant qu'Horacio Rodríguez Larreta utilisait « des fonds publics pour persécuter les opposants »[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Fondateur du parti « La liberté avance », Javier Milei se réclame de l’anarcho-capitalisme. Il milite pour l'interdiction totale de l'avortement, la libéralisation du port d’armes, la suppression de la banque centrale, l'adoption du dollar américain comme monnaie, l'abrogation des mesures de contrôle des capitaux, la suppression des aides sociales, et s'oppose à l’introduction de nouveaux impôts. Il conteste l'existence du changement climatique qui ne serait qu'une « invention socialiste » selon lui[6],[7].

Il crée la surprise lors des élections primaires de septembre 2021, prenant la troisième place dans la province de Buenos Aires avec 13,66 % des voix. Faisant campagne sous le slogan « Je ne suis pas venu ici pour guider des agneaux mais pour réveiller les lions ! », il dénonce la « caste politique » constituée selon lui de « politiques inutiles, parasites, qui n’ont jamais travaillé »[6].

Devenu député, Javier Milei met en jeu son salaire (350 000 pesos, soit 2 900 euros) chaque mois lors d'une tombola géante, à laquelle participent plus d'un million d'Argentins. Le résultat est dévoilé en direct par de nombreuses chaînes de télévision du pays[8],[9].

Il s'inspire de Jair Bolsonaro et de Donald Trump et affiche sa proximité avec le parti politique espagnol Vox[10],[11]. Il se réclame également de Carlos Menem, président de l'Argentine de 1989 à 1999, et de son ministre de l'Économie Domingo Cavallo[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est en conflit avec ses parents, qu'il ne voit jamais, expliquant qu'ils étaient tous deux morts à ses yeux[13]. Favorable à l'amour libre, il n'est pas marié et n'a pas d'enfant. Il a été en couple avec la chanteuse Daniela Mori entre 2018 et 2019[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Javier Gerardo Milei », sur World Economic Forum
  2. « Javier Milei reconoció que trabajó para el genocida Antonio Bussi », sur Pagina12,
  3. « Noticias | ¿Quiénes son los 100 más influyentes en la sociedad argentina? », sur noticias.perfil.com,
  4. (es) « Javier Milei insultó a Horacio Rodríguez Larreta y lo amenazó: 'Zurdo de mierda, te puedo aplastar' », sur Clarín,
  5. (es) « “Está operando en mi contra”: Javier Milei explicó por qué insultó a Horacio Rodríguez Larreta », La Nación,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Javier Milei, l’ultralibéral qui joue les trublions de la politique argentine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  7. « Javier Milei, le député antisystème qui bouleverse la vie politique argentine », sur RFI, (consulté le )
  8. « Portrait. Avec Javier Milei, l’irruption d’un politique extrémiste en Argentine », sur Courrier international, (consulté le )
  9. « “Robin des Bois”. Le député populiste argentin Javier Milei fait gagner son salaire lors d’une tombola », sur Courrier international, (consulté le )
  10. (es) « Javier Milei participó en un acto de la ultra derecha española VOX: “Los animo a que continúen dando esta batalla” », sur infobae,
  11. (es) « Javier Milei defiende a la derecha: “Mi alineamiento con Bolsonaro y Trump es casi natural” », sur La Derecha Diario,
  12. « Javier Milei: el profeta del caos que no se cumple », sur Página12,
  13. « La insólita vida privada y familiar de Milei, el economista más polémico | Perfil », sur web.archive.org,
  14. (es) « El amor, según el economista Javier Milei », La Nación,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]