Destitution de Dilma Rousseff

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

En 2016, le Parlement brésilien lance une procédure de destitution de Dilma Rousseff, présidente du Brésil. Cette procédure d’impeachment résulte de pratiques visant à dissimuler l'importance des déficits publics brésiliens dans un contexte de crise économique importante. Elle intervient dans le cadre du scandale Petrobras et à la suite d'importantes manifestations réclamant la démission de la présidente.

Au terme de cette procédure de destitution controversée, le , Dilma Rousseff, est destituée par un vote du Sénat. Son vice-président, Michel Temer, lui succède.

Contexte[modifier | modifier le code]

Dilma Rousseff s'exprimant devant le Congrès national, le .
Manifestation contre Dilma Rousseff à São Paulo, le .

Impopularité de Dilma Rousseff[modifier | modifier le code]

Dilma Rousseff, soutenue par le Parti des travailleurs (PT), est réélue à l'issue de l'élection présidentielle brésilienne de 2014, avec 51,64 % des voix au second tour de scrutin. Elle apparaît affaiblie dès le début de son second mandat, principalement à cause des crises économiques et politiques, qui l'ont conduite à tomber sous les 10 % d'opinions favorables[1],[2],[3],[4] (la plus faible popularité de l'histoire pour un chef de l'État brésilien depuis la fin de la dictature militaire[5]).

À partir du , plusieurs manifestations au Brésil rassemblent des millions de personnes à travers le pays pour demander, entre autres exigences, la destitution ou la démission de la présidente[6],[7]. Les enquêtes d'opinion indiquent que 60 à 70 % des Brésiliens souhaitent sa destitution[8],[9],[10],[11].

Crise économique[modifier | modifier le code]

Le Brésil connaît l'une des plus graves crises économiques de son histoire, avec une récession et un taux de chômage en hausse continue[12],[13],[14],[15],[16],[17]. Dilma Rousseff est ainsi contrainte de revenir sur certaines de ses promesses électorales et de mener une politique de rigueur en coupant dans les dépenses publiques, notamment dans le programme « Bolsa Família »[18]. Sa politique contribue à sa baisse de popularité au sein des classes populaires et laisse sceptiques les créanciers du Brésil et les agences de notation financière[19],[20],[21],[22].

Scandale Petrobras[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du scandale Petrobras, de nombreuses personnalités politiques sont accusées de corruption. Le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin et d'avoir des comptes cachés en Suisse, est suspendu de ses fonctions le pour obstruction à la justice[23],[24]. Lula da Silva, le prédécesseur de Dilma Rousseff, est de son côté accusé de corruption et de blanchiment d'argent[25] ; sa nomination par Dilma Rousseff à la tête de son cabinet suscite d'importantes indignations et est suspendue par la justice[26]. Le , le Tribunal suprême fédéral autorise une enquête pour entrave à la justice visant Dilma Rousseff[27].

Dilma Rousseff, qui présidait le conseil d'administration de la société Petrobras entre 2003 et 2010, est également citée dans le scandale[28]. L'ancien sénateur du Parti des travailleurs Delcídio do Amaral affirme notamment que des pots-de-vin ont profité à Dilma Rousseff, qui selon lui « savait tout » du réseau de corruption, ce qui relance une enquête judiciaire sur sa campagne présidentielle de 2014[29]. Otávio Azevedo (pt), ancien PDG d'Andrade Gutierrez (pt), la deuxième société de BTP au Brésil, fait des déclarations aux enquêteurs allant dans le même sens[30].

Motifs invoqués[modifier | modifier le code]

Dilma Rousseff a eu recours au « pédalage budgétaire » (pedalada fiscal), une manœuvre comptable du gouvernement visant à faire supporter à des banques publiques environ 40 milliards de réaux de dépenses incombant au gouvernement[31]. Dilma Rousseff a signé des décrets en ce sens en 2014, année de sa réélection, et 2015[32],[33]. Par ailleurs, elle est accusée d'avoir pris des décrets engageant des dépenses supplémentaires non inscrites à la loi de finances sans demander l'autorisation du Parlement[34]. Selon l'opposition, la présidente a commis « un crime de responsabilité » administrative en violant la loi des finances, l'un des motifs de destitution prévus par l'article 85 de la Constitution brésilienne[34].

Dilma Rousseff évoque un « coup d'État constitutionnel »[35] et refuse de démissionner[36].

Processus au Congrès national[modifier | modifier le code]

Tractations[modifier | modifier le code]

Progressivement, les dirigeants des partis centristes (PMDB, PP, PRB, PSD) de la coalition parlementaire de Dilma Rousseff donnent pour consigne de voter en faveur de sa destitution[37],[38],[39]. Face à ces défections, Dilma Rousseff annonce qu'elle est prête à former un gouvernement d'union nationale si elle reste au pouvoir, tandis que Lula promet à des parlementaires de leur accorder des postes ministériels pour obtenir un vote contre la procédure de destitution[40].

À la Chambre des députés[modifier | modifier le code]

Vote à la Chambre des représentants, le .

37 demandes de mise en accusation sont déposées à la Chambre des députés jusqu'en .

Le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, hésite à lancer une procédure d’impeachment contre la présidente[41]. Il le fait finalement le , sur les conseils des juristes Miguel Reale et Hélio Bicudo, l’un des fondateurs du Parti des travailleurs[42]. Des médias soulignent le fait qu'une destitution de Dilma Rousseff permettrait à Eduardo Cunha de devenir vice-président du Brésil et de se mettre à l'abri de procédures judiciaires alors qu'il est mis en examen pour corruption passive et blanchiment d'argent[42].

La commission parlementaire chargée d'analyser la possibilité d'une destitution donne un avis positif à la poursuite de la procédure le , par 38 votes contre 27[43]. Cette décision intervient à la suite de débats houleux, interrompus à de très nombreuses reprises par des partisans en faveur ou contre la destitution, qui criaient des slogans en brandissant des pancartes[44].

L'action en justice intentée par l'avocat général du gouvernement pour faire annuler la procédure de destitution échoue le [45].

Le , après trois jours de session exceptionnelle, la Chambre des députés, réunie en séance plénière, vote le processus de mise en accusation de Dilma Rousseff avec 367 votes en faveur, 137 contre, sept abstentions et deux votes nuls[46],[47]. La majorité des deux tiers exigée (342 voix) est ainsi dépassée[48].

Au Sénat[modifier | modifier le code]

Dilma Rousseff réagissant à sa destitution, le 31 août 2016.

Le , une commission du Sénat brésilien vote par 15 voix contre cinq un rapport préconisant l’ouverture formelle du procès en destitution[49].

Pour que la procédure de destitution puisse se poursuivre, le Sénat doit voter ce rapport en assemblée plénière, à la majorité simple, le 11 mai. Dans ce cas, Dilma Rousseff serait suspendue de ses fonctions de présidente pour une durée maximale de six mois, le temps de la préparation de son procès, tandis que son vice-président, Michel Temer, assurerait l'intérim[50]. Le 9 mai, le président par intérim de la Chambre des députés, Waldir Maranhão, annule le vote des députés, au motif notamment que des députés ont fait connaître leur avis avant le vote[51], avant de revenir le lendemain sur cette décision, permettant à la procédure de se poursuivre[52]. Le , peu avant le vote du Sénat, le Tribunal suprême fédéral rejette un recours formé par les avocats de Dilma Rousseff visant à annuler la procédure de destitution[53],[54].

Dilma Rousseff est provisoirement suspendue de ses fonctions le par le Sénat, par 55 voix contre 22[55]. Le vote des sénateurs sur sa destitution doit se tenir en septembre, avec une majorité exigée des deux tiers. Dilma Rousseff continue de dénoncer un coup d'État et appelle ses partisans à poursuivre le « combat pour la démocratie »[56]. En , elle propose un référendum sur son maintien au pouvoir, au cas où elle ne serait pas destituée[57].

Le , un rapport de trois experts du Sénat disculpe la présidente des accusations de manœuvres fiscales portées à son encontre par l'opposition. Il s'agit pourtant de l'une des principales charges retenues contre elle dans la procédure de destitution dont elle est la cible[58]. Mais début août, un rapport conclut au fait que la présidente s'est rendue coupable de violation de la Constitution en manipulant les comptes publics[59].

Le 4 août, la commission du Sénat vote en faveur de la destitution[60]. Le Sénat vote pour l'ouverture de son procès, avec 59 voix pour et 21 contre, le 10 août[61].

Alors qu'elle continue de clamer son innocence à travers une lettre ouverte, le procès de Dilma Rousseff est fixé pour se tenir à partir du et durerait cinq jours[62].

Le , Ricardo Lewandowski, président du Tribunal suprême fédéral, ouvre le procès[63]. Le , les témoins de la défense sont auditionnés[64].

Le , Dilma Rousseff est auditionnée[65]. Le , elle est destituée par 61 voix pour et 20 contre[66]. Cependant, elle ne perd finalement pas ses droits civiques par 42 pour, 30 contre et 3 abstentions[67],[68]. Ceci lui permettrait de concourir aux prochaines élections[69] et notamment à la présidentielle de 2018[70], ou aux législatives et aux sénatoriales, le cas échéant[71]. Michel Temer lui succède jusqu'à la fin de son mandat, prévue le . Le lendemain , elle fait appel de la décision auprès de la Cour suprême[69].

Réactions[modifier | modifier le code]

Nationales[modifier | modifier le code]

Lors du festival de Cannes 2016, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho et plusieurs acteurs de son film Aquarius brandissent des pancartes pour protester contre ce qu'ils appellent un « coup d’État »[72].

Le , le Parti des travailleurs appelle à des manifestations[73].

Internationales[modifier | modifier le code]

En , un « Tribunal international pour la démocratie », convoqué à l’initiative de syndicats et politiques de gauche et constitué de spécialistes et de personnalités internationales réunis à Rio de Janeiro, conclut symboliquement à l'absence de crime de responsabilité dont est accusée Rousseff[74].

Le , le Venezuela gèle ses relations diplomatiques avec le pays[75]. Le gouvernement brésilien rappelle ses ambassadeurs du Venezuela, de l'Équateur et de la Bolivie[76].

Pour le vice-président américain Joe Biden, le renversement de Dilma Rousseff constitue « l'un des plus grands changements politiques qu’a connu la région ces derniers temps »[77].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 9 % selon une enquête Ibope tenue en juillet de la même année.
  2. [1].
  3. http://www.la-croix.com/Economie/Bresil-Rousseff-aux-Etats-Unis-pour-normaliser-les-relations-2015-06-27-1328591.
  4. http://www.24heures.ch/monde/Destitution-de-Dilma-Rousseff-les-regles-redefinies/story/13556112.
  5. « Brésil : Dilma Rousseff, présidente la plus impopulaire depuis trente ans », (consulté le 25 août 2016).
  6. « Plus de 3 millions de manifestants pour réclamer le départ de Dilma Rousseff » (consulté le 25 août 2016).
  7. Nicolas Bourcier (Rio de Janeiro correspondant), « Raz de marée au Brésil contre Dilma Rousseff », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  8. [2].
  9. « Brésil : la présidente Dilma Rousseff vers la sortie » (consulté le 25 août 2016).
  10. http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/bresil-dilma-rousseff-je-n-ai-commis-aucun-crime-je-ne-renoncerai-jamais_1775875.html.
  11. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160418.OBS8691/bresil-les-deputes-votent-en-faveur-d-une-destitution-de-dilma-rousseff.html.
  12. [3].
  13. https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/08/30/le-bresil-entre-en-recession_4479221_3222.html.
  14. http://www.la-croix.com/Economie/Monde/Le-Bresil-enfonce-dans-recession-2016-04-18-1200754288.
  15. https://www.lesechos.fr/18/04/2016/lesechos.fr/021848866434_les-signes-concrets-de-la-recession-au-bresil.htm.
  16. https://www.lesechos.fr/03/03/2016/lesechos.fr/021741133482_la-recession-se-poursuit-au-bresil-apres-une-annee-noire.htm.
  17. http://www.rfi.fr/economie/20160225-recession-installe-bresil-degradation-note-moodys-petrobras.
  18. Anne Cheyvialle, « Le Brésil, géant économique au bord de la récession », Le Figaro, 28 mars 2015.
  19. « Dilma Rousseff, une destitution programmée », sur itele.fr (consulté le 25 août 2016).
  20. « Une deuxième agence de notation relègue le Brésil en catégorie spéculative », sur www.romandie.com (consulté le 25 août 2016).
  21. « Le Brésil sous le feu des agences de notations » (consulté le 25 août 2016).
  22. « Fitch dégrade la note du Brésil », sur lefigaro.fr (consulté le 25 août 2016).
  23. « Eduardo Cunha aurait des comptes en Suisse », sur www.20min.ch (consulté le 25 août 2016).
  24. « Brésil : le président de la Chambre des députés démis de ses fonctions », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  25. Claire Gatinois (Sao Paulo correspondante), « Au Brésil, l’ancien président Lula tente d’éviter la prison », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  26. « Brésil : un juge du tribunal suprême suspend la nomination de Lula comme ministre », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  27. Le Point, magazine, « Brésil : nouvelle tuile judiciaire pour Dilma Rousseff », (consulté le 25 août 2016).
  28. (en-GB) « Brazil's Dilma Rousseff fights for her political survival - BBC News » (consulté le 25 août 2016).
  29. (en) « Brazil's Rousseff attacks leaks after corruption allegations », Reuters,‎ (lire en ligne).
  30. « Brésil : Rousseff accusée d'avoir financé ses campagnes avec des pots-de-vin », sur lefigaro.fr (consulté le 25 août 2016).
  31. Anne-Laure Frémont, « Brésil : les quatre dossiers qui fragilisent Dilma Rousseff », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  32. « Dilma Rousseff : « Pourquoi démissionner ? » », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  33. lefigaro.fr et AFP, AP, Reuters Agences, « Brésil : le processus de destitution de Dilma Rousseff entre dans une phase décisive », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  34. a et b « En continu » (consulté le 25 août 2016).
  35. Approches du Brésil. 1. Attendu au tournant : le retour de Lula. Par Gérard Wormser. Sens Public, 20 mars 2016.
  36. « Brésil : une commission du Sénat recommande d'écarter Rousseff de la présidence » (consulté le 25 août 2016).
  37. [4].
  38. http://www.lefigaro.fr/international/2016/04/12/01003-20160412ARTFIG00058-la-destitution-de-dilma-roussef-recommandee-par-une-commission.php.
  39. https://www.ladepeche.fr/article/2016/04/13/2324415-bresil-presidente-rousseff-perd-terrain-avant-vote-destitution.html.
  40. « Brésil : le compte n'y est pas pour sauver Dilma Rousseff », sur rfi.fr, .
  41. « Eduardo Cunha, un accusateur très suspect », sur letemps.ch, (consulté le 25 août 2016).
  42. a et b Armelle Enders, « Destitution de Dilma Rousseff : le jour de la honte au Brésil », sur marianne.net, (consulté le 25 août 2016).
  43. « Au Brésil, le processus de destitution de Dilma Rousseff a commencé », sur lemonde.fr (consulté le 12 avril 2016).
  44. « Brésil : la commission spéciale est en faveur de la destitution de Dilma Rousseff - Amériques - RFI », sur rfi.fr, (consulté le 25 août 2016).
  45. « Dilma Rousseff échoue à bloquer sa procédure de destitution », sur france24.com, .
  46. Claire Gatinois (Sao Paulo correspondante), « Au Brésil, le processus de destitution de Dilma Rousseff a commencé », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  47. « Dilma Rousseff : sa procédure de mise en accusation en 267 mots - Express [FR] », sur Express [FR], (consulté le 25 août 2016).
  48. « EN IMAGES. Brésil : la descente aux enfers de Dilma Rousseff » (consulté le 25 août 2016).
  49. « Brésil : une commission du Sénat recommande la suspension de la présidente Dilma Rousseff », sur euronews, (consulté le 25 août 2016).
  50. « Brésil : une commission du Sénat recommande la suspension de Dilma Rousseff », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  51. « Brésil : le président de la Chambre des députés demande l’annulation du vote sur la destitution de Rousseff », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  52. « Brésil : voie ouverte au processus de destitution de Dilma Rousseff », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  53. « Brésil : Dilma Rousseff saisit la Cour suprême pour stopper la procédure de destitution - France 24 », (consulté le 25 août 2016).
  54. « Brésil : la cour suprême rejette le dernier recours de Dilma Rousseff contre le processus de destitution - France 24 », (consulté le 25 août 2016).
  55. (en-GB) « Brazil's Dilma Rousseff to face impeachment trial - BBC News » (consulté le 25 août 2016).
  56. Brésil : écartée du pouvoir, Dilma Rousseff, appelle les Brésiliens à « se mobiliser », Le Figaro.
  57. « Dilma Rousseff promet un référendum si elle parvient à demeurer présidente du Brésil », sur radio-canada.ca (consulté le 14 juin 2016).
  58. « Les allégations contre Rousseff s’émoussent », .
  59. Prisma Media, « Les sénateurs brésiliens décident de juger Dilma Rousseff », sur capital.fr (consulté le 25 août 2016).
  60. « Dilma Rousseff fait un pas de plus vers la destitution », sur euronews (consulté le 8 août 2016).
  61. ome, « Brésil : le Sénat décide de juger Dilma Rousseff », sur Le Figaro, (consulté le 11 août 2016).
  62. « Brésil : Dilma Rousseff se dit « innocente » », sur Le Monde, (consulté le 17 août 2016).
  63. BFMTV, « Brésil : coup d'envoi du procès en destitution de Dilma Rousseff », sur BFMTV (consulté le 25 août 2016).
  64. ome, « Brésil : séance houleuse au procès de Rousseff », sur Le Figaro (consulté le 26 août 2016).
  65. « Brésil : Dilma Rousseff dénonce « un coup d’État » à son procès en destitution », sur Le Monde, (consulté le 29 août 2016).
  66. « Brésil : la présidente Dilma Rousseff est destituée », sur Directmatin.fr, (consulté le 31 août 2016).
  67. Le Point, magazine, « Brésil : Dilma Rousseff dénonce un « coup d'État parlementaire » », sur Le Point, (consulté le 31 août 2016).
  68. Raphaël Godet, « Brésil : les sénateurs votent la destitution de la présidente Dilma Rousseff », sur France Bleu (consulté le 31 août 2016).
  69. a et b « Brésil : Dilma Rousseff fait appel de sa destitution », sur Le Monde, (consulté le 1er septembre 2016).
  70. (pt) Correio Braziliense, « Cardozo afirma que Dilma pode ser candidata em 2018 e vai recorrer ao STF », sur Correio Braziliense (consulté le 1er septembre 2016).
  71. « Brésil : Dilma Rousseff a perdu son palais, mais reste combative » [archive du ], sur liberation.fr (consulté le 1er septembre 2016).
  72. Jérôme Vermelin, « Sur les marches de Cannes, l’équipe d’« Aquarius » dénonce un « coup d’État » au Brésil », sur metronews, (consulté le 18 mai 2016).
  73. Prisma Media, « Tensions au Brésil après la destitution de Dilma Rousseff », sur capital.fr (consulté le 1er septembre 2016).
  74. « Dilma Rousseff innocentée par un tribunal international », .
  75. ome, « Le Venezuela gèle ses relations avec le Brésil », sur Le Figaro (consulté le 31 août 2016).
  76. « Brésil : Michel Temer rappelle ses ambassadeurs au Venezuela, en Bolivie et en Équateur », sur 20minutes.fr (consulté le 1er septembre 2016).
  77. « Guerre sournoise en Équateur, guerre totale au Venezuela - Mémoire des luttes », sur www.medelu.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :