Lockheed P-3 Orion

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Lockheed P-3C Orion Update III
Un P-3 Orion en vol
Un P-3 Orion en vol

Constructeur Drapeau : États-Unis Lockheed
Rôle Avion de patrouille maritime
Statut En service
Premier vol
Mise en service Août 1962
Nombre construits 757
Équipage
10
Motorisation
Moteur Allison T-56-A-14
Nombre 4
Type Turbopropulseurs, hélices 4 pales Ratier/Hamilton Sunstrand
Puissance unitaire 4 910 ch
Dimensions
Envergure 30,37 m
Longueur 35,61 m
Hauteur 10,27 m
Surface alaire 120,8 m2
Masses
À vide 27 892 kg
Maximale 64 410 kg
Performances
Vitesse maximale 761 km/h
Plafond 10 500 m
Rayon d'action 8 940 km
Armement
Externe 9 100 kg de bombes

Le Lockheed P-3 Orion est un avion de patrouille maritime quadrimoteur à hélices mis en œuvre dans le monde entier. Le P-3 Orion est un dérivé militaire du projet d'avion civil Lockheed L-188 Electra qui est abandonné.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1957, US Navy exprime son besoin de remplacer ses P2V Neptune vieillissants, dotés de moteurs à pistons. Lockheed est sélectionné pour le développement de l'appareil et obtient l'autorisation d'utiliser la cellule de son modèle civil L-188 Electra qui est un quadriturbopropulseur.

Basé sur la troisième cellule de l'Electra, un premier prototype, désigné YP3V-1, est construit. Il effectue son premier vol le . Par rapport au modèle civil, dont il est issu, il est plus court de 2,24 m et est modifié pour accueillir une soute à bombes.

Ses essais effectués, il reçut la désignation de P3V-1 et fut mis en service pour la première fois dans la marine des États-Unis en 1962. Équipés de propulseurs Allison T56-A-10W de 4 500 chevaux et du même système tactique que le P2V-7, cent cinquante sept appareils de ce type furent construits. À partir du 109e appareil, le système tactique fut remplacé par un système Deltic plus moderne tandis que les avions déjà en service furent rétrofités avec ce système. Les P-3A furent retirés du service en 1979.

Une seconde version vit le jour sous le nom de P-3B et fut construite à 145 exemplaires. Les différences avec le P-3A résidaient dans une nouvelle motorisation, des Allison T56-A-14, et la possibilité d'emporter des missiles AGM-12 Bullpup.

La version finale, P-3C, conserva la cellule et la motorisation de la précédente mais fut équipée d'un nouveau système de lutte anti-sous-marine et d'un Air Tactical Data System. Entre 1975 et 1984, trois modernisations furent effectuées. La dernière permet à l'Orion d'emporter diverses armes dont des missiles AGM-84 Harpoon sur des points de charges externes, 4 torpilles Mk.46 ou 2 bombes sous-marines Mk.101 en soute et peut aussi utiliser des bouées acoustiques.

Le dernier P-3C Orion construit quitta l'usine en 1990. En tout 649 appareils furent produits, dont 110 par la firme japonaise Kawasaki.

Il reste cependant en service actif dans diverses marines dans les années 2010, l'Allemagne prévoit par exemple de les gardé en service jusqu'en 2035[1]. Aux États-Unis, les plus de 225 appareils en service sont remplacés à partir des années 2010 par 108 exemplaires d'une version militaire du Boeing 737, le Boeing P-8 Poseidon.

Le , lors de l'incident de l'île de Haïnan, un patrouilleur EP-3E Aries II de la US Navy a dû atterrir en Chine, sur l'île de Haïnan en Chine à la suite d'une collision avec un chasseur chinois au-dessus des eaux territoriales chinoises.

Variantes[modifier | modifier le code]

2 WP-3D Orions de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis : les chasseurs de cyclones.
  • YP3V-1 : Prototype aérodynamique issus du L-188 Electra (1 exemplaire)
  • P3V-1 renommé P-3A : Première version de série pour la patrouille maritime (157 exemplaires)
    • EP-3A : Version destinée aux essais de radars
    • NP-3A : Version aménagée en laboratoire
      • NP-3D : Version aménagée en laboratoire (3 exemplaires en 2010 à la VXS-1)
    • RP-3A : Version servant à la reconnaissance photo
    • TP-3A : Version destinée à l'entraînement
    • UP-3A : Version de transport
    • VP-3A : Version de transport V.I.P.
    • WP-3A : Version de reconnaissance météorologique
      • WP-3D : Version de reconnaissance météorologique (2 en 2009 à la NOAA)
  • P-3B : Seconde version de série doté d'une nouvelle motorisation (144 exemplaires)
    • EP-3B : Version de reconnaissance électronique
    • UP-3B : Version de transport
  • YP-3C : Prototype doté de nouveaux équipements électroniques
  • P-3C : Troisième version de série (348 exemplaires)
  • AP-3C : Version modernisée des P-3C australiens
  • RP-3D : Version de surveillance électronique (3 exemplaires)
  • EP-3E Aries: Version de reconnaissance électronique
  • EP-3J : Version de brouillage radar
  • P-3K : Version modernisée des P-3B néo-zélandais
  • P-3N : Version modernisée des P-3B norvégiens
  • P-3P : Version modifiée de P-3B australienne pour le Portugal
  • P-3T : Version modernisée de P-3A thaïlandais
  • UP-3A : Version modernisée de UP-3A thaïlandais
  • P-3 AEW & C : Version AWACS destinée aux douanes américaines

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

P-3C japonais.
CP-140 Aurora, variante utilisée par l'aviation royale canadienne, servant pour la patrouille maritime.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Développement lié

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modernisation des P-3 « Orion » allemands ! », sur http://psk.blog.24heures.ch/, (consulté le 8 novembre 2017).
  2. (en) « Brazilian Minister of Defence welcomes first P-3 Orion modernised by Airbus Military into the Brazilian Air Force fleet », sur Airbus, (consulté le 10 septembre 2011)
  3. Air et Cosmos, hors série aviation militaire, 25H, Espagne, p.21
  4. (en) « Securing America’s Borders: CBP Fiscal Year 2009 in Review Fact Sheet », United States Customs, 24 novembre2009 (consulté le 27 janvier 2011)
  5. Frédéric Marsaly, « La mission impossible des pompiers du ciel américains », Air & Cosmos, no 2322 S,‎

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "AP-3C Orion maritime patrol aircraft." Royal Australian Air Force, 28 November 2008. Retrieved: 14 July 2010.
  • (en) Andrew Brookes, Destination disaster : aviation accidents in the modern age, Hersham, Ian Allan, , 160 p. (ISBN 978-0-711-02862-3, OCLC 51194888).
  • (en) Paul Eden (éditeur), The Encyclopedia of Modern Military Aircraft, London, Amber Books, 2004, , 512 p. (ISBN 978-1904687849).
  • McCaughlin, Andrew. "Quiet Achiever." Australian Aviation, December 2007.
  • (en) Norman Polmar, The Naval Institute guide to the ships and aircraft of the U.S. fleet, Annapolis, Md, Naval Institute, , 592 p. (ISBN 978-1-591-14685-8, OCLC 56876111).
  • (en) David Reade, The age of Orion : Lockheed P-3, an illustrated history, Atglen, PA, Shiffer, coll. « military history », , 222 p. (ISBN 978-0-764-30478-1 et 0-764-30478-X, OCLC 39310747).
  • [0642808678] (en) Anton Müller, Brad McDonald et Colin Cronin, Upgrade of the Orion maritime patrol aircraft fleet : Department of Defence, Defence Materiel Organisation, Canberra, Australian National Audit Office, , 68 p. (ISBN 978-0-642-80867-7, OCLC 225372548, lire en ligne).
  • (en) Jim Winchester, Military aircraft of the Cold War, Hoo, Grange Books, coll. « The Aviation Factfile », , 256 p. (ISBN 978-1-840-13929-7, OCLC 77540443), « Lockheed P-3 Orion. ».
  • Christian Muguet et al., L'encyclopédie des avions civils et militaires, Nov'Edit, , 446 p. (ISBN 978-2915363173).
  • Pierre Gaillard, Avions et hélicoptères militaires d'aujourd'hui, Clichy, éditions Larivière, coll. « Docavia » (no 39), , 304 p. (ISBN 2-907051-24-5 et 978-2-907-05124-8).

Lien externe[modifier | modifier le code]