Birao (République centrafricaine)

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Birao
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Préfecture Vakaga
Démographie
Population 6 019 hab. (2003[1])
Géographie
Coordonnées 10° 17′ 42″ nord, 22° 47′ 01″ est
Altitude 464 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Birao

Birao est une ville de République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de Vakaga ainsi que de l'une de ses deux sous-préfectures.

Géographie[modifier | modifier le code]

Birao est situé dans le nord-est du pays en zone semi-désertique, tout près de la frontière du Soudan et du Tchad (45 km de la frontière avec le Soudan et 60 km de celle du Tchad). La ville est située par ailleurs à 150 km au nord de Ouanda Djallé et surtout à 300 km de Nyala, la ville importante de loin la plus proche (Birao est en effet par ailleurs à 1 000 kilomètres de la capitale Bangui, autant de N'Djamena et à 1 600 km de Khartoum).

Histoire[modifier | modifier le code]

Birao après les combats de mars 2007.
Article détaillé : Guerre civile de Centrafrique.

Sous le régime de Jean-Bedel Bokassa, Birao avait été choisie comme lieu de bannissement[2], comme cela arriva à la la femme d'Alexandre Banza et leurs neuf enfants en 1969[3].

Le 30 octobre 2006, la ville est attaquée et occupée par l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) hostiles au gouvernement de François Bozizé et l'armée régulière centrafricaine. L'intervention de l'armée de l'air française le à Birao a stoppé l'avancée des rebelles[4] sur la ville et entrainé des négociations entre les parties belligérants, sous l'égide sécuritaire de l'armée tchadienne et d'une force africaine internationale mandatée par l'ONU et autorisées par la République centrafricaine à se déployer dans la ville.

Une nouvelle offensive du groupe rebelle détruit la ville en mars 2007 jusqu'à l'intervention de la 13e demi-brigade de Légion étrangère soutenue par des Mirage F1.

Le , un traité de paix est signé à Birao entre les forces gouvernementales et l'UFDR[5].

En 2007 est créée la MINURCAT.

Des épisodes de combat ont lieu en juin 2009.

Le , la ville repasse sous le contrôle de l'armée centrafricaine mais est immédiatement reprise par un mouvement nouveau armé nommé Convention des patriotes pour la justice et la paix[6]. Le , l'armée tchadienne réintervient une nouvelle fois pour reprendre la ville aux rebelles au nom du gouvernement centrafricain[7],[8].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est particulièrement isolée du reste du pays. Elle possède toutefois un aéroport.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]