Armada espagnole

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la tentative d'invasion d'Angleterre en 1588, voir Invincible Armada.

Marine espagnole
Armada Española
Image illustrative de l’article Armada espagnole
Emblème de la marine espagnole.

Création XVe siècle
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Type Marine militaire
Effectif 22 630 (2 011)
Fait partie de l'armée espagnole
Équipement ~ 100 navires
Commandant Général Amiral Teodoro Esteban López Calderón (es)
Pavillon Flag of Spain.svg
Pavillon de beaupré Naval Jack of Spain.svg

La marine espagnole (en espagnol, Armada Española) est la force maritime de l'armée espagnole. Il s'agit de l'une des plus anciennes forces navales encore en service, dont la création remonte au XVe siècle.

Au , ses effectifs était 20 608 personnels[1] dont 4 680 fusiliers-marins et près de cent navires.

En 2011, ses effectifs était de 22 630 personnels dont 3 220 officiers et 6 000 fusiliers-marins contre 32 700 personnels dont 6 950 fusiliers-marins en 2001

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine d'une armée maritime espagnole provient de la découverte des Amériques par Christophe Colomb. La jeune Espagne doit ravitailler et protéger ses provinces d'outre-mer. Commence ainsi un siècle de domination maritime des célèbres galions espagnols sur l'Atlantique, le Pacifique (le lac espagnol), découvert par les Espagnols, et la Méditerranée.

En 1571, l'Empire ottoman tente de prendre le contrôle de la Méditerranée mais une flotte chrétienne se coalisa et la bataille de Lépante permit à l'Espagne de rester la nation dominante. En 1588, Philippe II d'Espagne décida l'invasion de l'Angleterre. Mais la déroute de l'Invincible Armada combinée à l'usure de la guerre de Quatre-Vingts Ans limita l'Empire colonial espagnol dans ses prétentions territoriales.

Au XVIIIe siècle, l'Espagne reçut l'aide de son allié la France pour moderniser ses navires. Bien que l'Espagne n'avait plus la plus grosse flotte de guerre d'Europe (elle disposait de 64 vaisseaux en 1779 mais de seulement 48 armés, ce qui la mettait presque au niveau de la marine française de l'époque), elle conserva un rôle important jusqu'à la bataille de Trafalgar. À la fin du XIXe siècle, l'Espagne tenta de conserver ses colonies d'Amérique centrale mais la guerre hispano-américaine déboucha sur l'indépendance de Cuba et la perte de nombreuses possessions au profit des États-Unis.

Le LPD Galicia
Le porte-aéronef Príncipe de Asturias (R11)
La frégate AEGIS F-102 Almirante Juan de Borbón de la Classe Álvaro de Bazán

Commandement[modifier | modifier le code]

Actuellement l’organisation de la force navale espagnole est regroupée en quatre régions sous le commandement général de l'Amirauté, L'Armada d'Almirante Jefe del Estado Mayor de la Armada (AJEMA) et Almirante de Acción Marítima (ALMART). Ces régions sont les îles Canaries, Cadix, Ferrol et les îles Baléares. Sa principale base navale se situe à Rota.

Navires[modifier | modifier le code]

La marine espagnole s'organise dans les années 2010 autour d'un groupe aéronaval et de quatre bâtiments de débarquement. En 2017, onze frégates (5 de la classe Álvaro de Bazán et 6 de la classe Santa María) et trois sous-marins de la classe Agosta en fin de vie[2] servent pour leur escorte[3]. Le porte-aéronef Príncipe de Asturias retiré en 2013 a été rejoint en 2010 par un navire mixte porte-aéronef/bâtiment de débarquement, le Juan Carlos I, qui a commencé ses essais en 2009 et la depuis remplacé emportant une douzaine de AV-8B Harrier II qui arrivent théoriquement en fin de vie en 2025[4]. Les Agosta seront remplacés à partir de la fin des années 2010 par 4 sous-marins de la classe S-80.

Aéronefs embarqués[modifier | modifier le code]

Le AV-8B Harrier

Avions:

  • Avions d'attaque au sol AV-8B/AV-8B+ (désignation locale VA 2)

Hélicoptères :

Drones :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Defensa », sur Palais de La Moncloa, (consulté le 8 mars 2018).
  2. « Vers une prolongation des vieux Agosta espagnols ? », sur Mer et Marine (consulté le 13 janvier 2016)
  3. Jean Duboc, « La marine Espagnole aura des difficultés à l’avenir pour remplacer ses avions Harrier II », sur www.surplus-militaire.com, (consulté le 26 novembre 2016).
  4. Jérôme Pellistrandi, « L'Espagne renonce... temporairement au F-35 », (consulté le 26 novembre 2017).
  5. (es) « Scan Eagle - 11ª Escuadrilla Aérea », sur http://www.armada.mde.es, (consulté le 17 janvier 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]