Armand Cambon

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Armand Cambon
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Montauban - Vision de Marguerite-Marie, religieuse de la Visitation par Armand Cambon PM82000424.jpg

Vision de Marguerite-Marie, religieuse de la Visitation Cathédrale de Montauban

Naissance
Décès
(à 65 ans)
Montauban
Nom de naissance
Henri-Joseph-Armand Cambon
Nationalité
Activités
Autres activités
Directeur du Musée de Montauban
Maître
Mouvement

Armand Cambon, est un peintre français, né le à Montauban, et mort le à Montauban. Exécuteur testamentaire d'Ingres, il a organisé la présentation de ses œuvres dans le musée Ingres de Montauban.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Armand cambon est un cousin éloigné d'Ingres. Son père qui était notaire a accepté qu'il suive des cours de peinture mais exigea qu'il fasse aussi des études de droit. En 1842, après avoir obtenu sa licence de droit, il monte à Paris avec son père et se présente à l'atelier d'Ingres et demande à être son élève. Mais ce dernier travaillant sur un projet hors de Paris l'a adressé à Paul Delaroche. Son père l'a aussi présenté à Mme de Saint-Yon dont le mari, le général de Saint-Yon a été ministre de la guerre.

Au retour d'Ingres à Paris, en 1843, il a été son élève sans abandonner l'atelier de Delaroche. Il a aussi fréquenté l'atelier de Picot. Il s'est lié d'amitié avec les peintres Gérôme, Millet, Yvon, les Flandrin, Hippolyte et Paul, Nazon, Toulmouche, Harpignies.

Le peintre[modifier | modifier le code]

Il s'est présenté au concours du prix de Rome, mais a échoué. Ayant de la facilité à peindre, il a eu le défaut de ne pas travailler son art et de choisir de réaliser des œuvres pleines de charme, agréables et gracieuses, mais sans profondeur.

Armand Cambon a participé à presque tous les Salons de 1846 à 1884. Il y a obtenu deux médailles en 1863 et 1873. Il était mis hors concours en 1874. La peinture exposée au Salon de 1866, Les Saints anges portant à Dieu les prières des hommes, a été acheté par la préfecture de la Seine pour l'église Saint-Eustache de Paris. Un tableau exposé au Salon de 1848 a été choisi par le gouvernement pour être déposé dans l'église Saint-Étienne-de-Tulmont[1].

Le tableau L’apparition du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie qu'il a peint se trouve dans le bras sud du transept de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Montauban.

Un concours est lancé en mars 1848 pour représenter l’image de la République et doit être « reproduite et placée dans les salles des assemblées publiques et municipalités [...]». Le jury se réunit. Il choisit une vingtaine d’esquisses, dont celle d’Henri Cambon[2]. Les Journées de Juin vont entraîner l'annulation du concours.

Le musée Ingres[modifier | modifier le code]

Armand Cambon a été un fidèle ami d'Ingres. Il a joué un rôle très important dans la décision d'Ingres de léguer à sa ville natale des objets d'art et quelques tableaux. En effet, si Armand Cambon faisait de nombreux voyages entre Montauban et Paris, Ingres n’est revenu qu’une fois à Montauban, pour un bref séjour d’une dizaine de jours, pour mettre en place Le Vœu de Louis XIII, peint pour la cathédrale[3].

À partir de 1854, Armand Cambon s'est consacré à l'organisation du premier musée Ingres qui était encore limité à une salle du palais épiscopal. À la mort d'Ingres, il a été désigné comme son exécuteur testamentaire. Armand Cambon a alors eu la charge de dresser l'inventaire et du classement des objets et des dessins qui font partie des collections du musée Ingres.

Le musée Ingres conserve un bon nombre de ses tableaux qui ont été légués par son frère, Gustave Cambon[1].

Il est mort dans la maison paternelle, à Montauban, en 1885, à 66 ans[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lespinasse, « Armand Cambon, peintre d'histoire », dans Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne, Ministère de l'instruction publique, coll. « Section des beaux-arts », ([%5Bhttp://gallica.bnf.fr/ark:/12148/12148/bpt6k2062257%20disponible%5D%20sur%20%5B%5BGallica%5D%5D lire en ligne]), p. 208-214
  • Marie-Jeanne Ternois, Armand Cambon et l'organisation du Musée Ingres, Société des Amis du Musée Ingres, Montauban, 1961

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]