Contre-gouvernement en France

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En France, un contre-gouvernement est une équipe formée par l'opposition parlementaire afin de surveiller et critiquer les membres du gouvernement. Cette pratique s'inspire de celle des cabinets fantômes du système de Westminster, mais elle n'a été que ponctuellement utilisée dans la vie politique française.

Contre-gouvernement Mitterrand de 1966-1968[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

À la suite de l'élection présidentielle française de 1965François Mitterrand obtient un score de 45 % des votants au second tour face au Général de Gaulle, l'opposition parlementaire, qui comprend, la Fédération de la gauche démocrate et socialiste nouvellement créée, la SFIO, le Parti radical et la Convention des institutions républicaines, décide le 13 mars 1966 d'établir un contre-gouvernement qui se réunit pour la première fois le 12 mai 1966. Composé d'un conseil central de douze membres, appelés « ministres du contre-gouvernement » ou « contre-ministres », issus des différentes composantes politiques de la FGDS, à quoi s'ajoutent un certain nombre d'experts chargés d'autres dossiers, il est présidé par François Mitterrand et est censé se réunir tous les jeudis matins au lendemain du Conseil des ministres. Cette décision sera peu appliquée. Très critiqué par la majorité et par le Parti communiste français, il ne se réunit plus que de manière sporadique après les élections législatives de 1967 et disparaît à la suite de l'échec de la gauche aux élections législatives de .

Composition du conseil central du contre-gouvernement[modifier | modifier le code]

Liste des membres du contre-gouvernement :

Contre-gouvernement du FN de 1998[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Contre-gouvernement du RPR de 2000 à 2002[modifier | modifier le code]

Élue à la tête du Rassemblement pour la République (RPR) en 1999, Michèle Alliot-Marie tente de structurer une opposition jusqu'ici dispersée et divisée et de la rendre plus combative à l'encontre du gouvernement de Gauche plurielle de Lionel Jospin dans l'optique de l'élection présidentielle française de 2002. Elle nomme ainsi le 17 février 2000 un « cabinet fantôme ». Toutefois, ce contre-gouvernement, coordonné par Patrick Devedjian et composé de 12 autres membres se limite au seul RPR, les autres forces de l'opposition (Démocratie libérale et l'UDF) refusant d'y participer.

Composition[modifier | modifier le code]

Liste des membres du contre-gouvernement[2] :

Contre-gouvernement Ayrault de 2007[modifier | modifier le code]

Après l'élection présidentielle française qui voit l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française et les élections législatives qui donnent une majorité à l'UMP, le président du nouveau groupe parlementaire d'opposition Socialiste, radical et citoyen (SRC), Jean-Marc Ayrault, décide de former un contre-gouvernement composé d'une quinzaine de responsables « désignés pour suivre les grands domaines de l'action gouvernementale ». Sa composition est rendue publique le 27 juin 2007.

Composition[modifier | modifier le code]

Liste des membres du contre-gouvernement :

Sitôt formé, le contre-gouvernement socialiste est remanié. Les membres socialistes de la commission des finances récusent Jérôme Cahuzac, décidant à l'unanimité de choisir Jean-Louis Idiart.

Contre-gouvernement du MoDem de 2010[modifier | modifier le code]

Le 21 septembre 2010, le Mouvement démocrate annonce la création d'un « shadow cabinet » de vingt-deux personnalités du parti[3], animé par François Bayrou.

Contre-gouvernement de l'UDI de 2013[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Borloo annonce la création d'un contre-gouvernement à l'UDI. Sa composition est officialisée le lors du premier conseil national du parti[4].

Équipe resserrée

Équipe large

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]