Bayon (Meurthe-et-Moselle)

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Bayon
Bayon (Meurthe-et-Moselle)
Vue aérienne du centre.
Blason de Bayon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes Meurthe, Mortagne, Moselle
Maire
Mandat
Nicole Charrois
2020-2026
Code postal 54290
Code commune 54054
Démographie
Gentilé Bayonnais [1]
Population
municipale
1 557 hab. (2019 en diminution de 4,01 % par rapport à 2013)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 32″ nord, 6° 18′ 57″ est
Altitude Min. 242 m
Max. 397 m
Superficie 6,05 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lunéville-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Bayon

Bayon est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Bayonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le site géographique dans lequel la ville de Bayon s'est élevée a la forme d'une falaise dominant la rive droite de la Moselle. Un affluent de cette dernière, l'Euron, borde la cité historique à l'est, lui offrant une seconde protection naturelle. Il conflue un peu en aval, à Lorey.

Bayon est un carrefour routier important qui dessert les directions de Nancy, Lunéville, Haroué, Vézelise, Charmes, Rambervillers et Épinal. L'arrivée du chemin de fer en 1860 entraînera une extension de la ville vers la gare. Aujourd'hui cette gare, implantée en fait sur le territoire de Virecourt, est très bien desservie.

De nouvelles constructions sur la rive droite de l'Euron composent le quartier des Évelottes. Vers le nord-est, l'altitude croît rapidement, atteignant 397 mètres à Autreval. La départementale 9 vers Lunéville prend cependant cette direction, mettant le chef-lieu d'arrondissement à 20 km. Pour les autres directions, il est rapide de rejoindre le nouveau tracé à quatre voies de la RN 57, 6 km vers l'ouest, à Laneuveville-devant-Bayon. Ainsi, Nancy est à 33 km, Charmes à 13 km et Épinal à 48 km.

La cité, adossée à des collines boisées, nichée dans la verdure, a préservé un patrimoine architectural intéressant. Le développement ne s'y est pas effectué de façon anarchique. Les différentes époques ont chacune leur quartier mais l'ensemble est homogène. C'est la diversité dans l'unité.

Bayon et la Moselle vus par Jean-Baptiste Claudot (~1800).
Communes limitrophes de Bayon
Lorey
Roville-devant-Bayon Bayon Haigneville
Virecourt Froville

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bayon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (33,1 %), terres arables (21,4 %), zones urbanisées (13,9 %), cultures permanentes (9,6 %), forêts (9,1 %), zones agricoles hétérogènes (6,8 %), eaux continentales[Note 3] (6,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce site privilégié, appelé autrefois "La Côte Lebel", fut un camp fortifié de l'Âge du fer. Défendu d'un côté par la Moselle et de l'autre par l'Euron, ce camp fut longuement occupé comme en témoignent les nombreuses monnaies et débris de poteries.

Au XIIIe siècle Henri le Lombard, fils du duc Ferry Ier de Lorraine, prend le nom de Bayon dont il est seigneur. Il y construit un château entouré de solides murailles flanquées de fortes tours dont on voyait encore les vestiges à la fin du XIXe siècle. La famille de Bayon s'éteint rapidement et, après un partage en 1422, la seigneurie passe entre les mains de la Maison de Haraucourt. Profitant de sa position, la ville s'enrichit aux dépens des voyageurs.

Un moment alliée aux Bourguignons, la forteresse va subir les assauts des comtes de Vaudémont, des ducs de Lorraine, pour finir comme la plupart des forteresses lorraines, démantelée par les Français en 1636, sur ordre de Louis XIII et Richelieu. Seules les trois portes (de Moselle, de Lunéville, de Charmes) ont subsisté jusqu'au dernier tiers du XIXe siècle (cadastre de 1824).

Bayon est érigé en marquisat en 1720 en faveur de Marie Isabelle de Ludres, et devient la propriété de Chaumont de la Galaizière en 1757.

À la Révolution, Bayon devient chef-lieu de canton dans le district puis l'arrondissement de Lunéville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Bayon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1971 Joseph Najean    
1971 mars 1983 Pierre Goetzmann    
mars 1983 mars 1995 Jean-Paul Moog SE  
mars 1995 mars 2002 Louis Uhlrich SE  
mars 2002 mars 2008 Jean-Daniel Blot SE  
mars 2008 mars 2014 Michel Claire SE  
mars 2014 juin 2020 Jacques Baudoin SE  
juin 2020 En cours Nicole CHARROIS [9] SE  

Jumelage[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Straelen (Allemagne) depuis le (2e ville de Meurthe-et-Moselle à avoir été jumelée avec l'Allemagne, après Nancy).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2019, la commune comptait 1 557 habitants[Note 4], en diminution de 4,01 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
708793757779812911910913924
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
9609569701 0041 0231 0531 1711 2511 187
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2561 2491 2261 3171 2431 2111 1611 2171 343
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
1 4211 5151 5301 4641 4041 4081 4441 5661 593
2019 - - - - - - - -
1 557--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château XIXe néo-Renaissance
  • Château début XIIIe siècle disparu au XVIIe siècle, démantelé par les Français en 1636, sur ordre de Richelieu, remplacé en 1874 par une maison de maître de style néo-Renaissance, détruite au cours de la seconde Guerre mondiale, elle a été reconstruite à un emplacement légèrement différent.
  • Cimetière militaire
  • Canal de l'Est : port.
  • Réserve naturelle régionale de la Moselle sauvage
  • Église Saint-Martin, de style néo-Renaissance, du XIXe siècle : sépulcre XVe siècle[14]; statues; grand orgue et orgue de chœur. L'église est inscrite en totalité au titre des monuments historiques par arrêté du [15]. L'église a été construite en 1881-1883, consacrée le , sur les plans de l'architecte Léopold Gigout. (Il construira par ailleurs une église jumelle (identique) à Laheycourt (Meuse), qui s'est écroulée dans la nuit du 7 au ). Dimensions : 44,25 mètres de long, 18,25 mètres de large, une hauteur sous voûte de 15 mètres et sous la coupole de 18 mètres. La flèche s'élance à 54 mètres de hauteur[16].
  • Chapelle de la résidence Saint-Charles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Badel, né en 1861, érudit lorrain, mort à Bayon en 1936.
  • Jean Masson, né en 1907 à Bayon, homme politique mort en 1964.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la croix de gueules, au franc-quartier d'argent chargé d'un lion de sable armé lampassé de gueules, couronné d'or, sur le tout, d'argent à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Commentaires : Ces armoiries figurent sur un sceau de la seigneurie de Bayon de 1556, conservé aux archives départementales de Meurthe et Moselle. Henri le Lombard brisa les armes ducales en inversant les émaux du champ et des alérions. La terre de Bayon passa par mariage dans la famille de Haraucourt. La seigneurie prit alors les armes de Haraucourt chargées en abîme de celles de ses anciens seigneurs, cadets de Lorraine [17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. « La Mise au tombeau », notice no PM54000047, base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Église Saint-Martin », notice no PA54000073, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Mairie de Bayon, « Église Saint-Martin », sur http://www.bayon.mairie54.fr/ (consulté le ).
  17. Site de l'UCGL