Virecourt

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Virecourt
L'église Saint-Servan.
L'église Saint-Servan.
Blason de Virecourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Bayon
Intercommunalité Communauté de communes du Bayonnais
Maire
Mandat
Yves Thiébaut
2014-2020
Code postal 54290
Code commune 54585
Démographie
Population
municipale
467 hab. (2012)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 46″ N 6° 19′ 14″ E / 48.4628, 6.320648° 27′ 46″ Nord 6° 19′ 14″ Est / 48.4628, 6.3206  
Altitude Min. 244 m – Max. 336 m
Superficie 5,06 km2
Localisation

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Virecourt

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Virecourt

Virecourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Virecourt se situe sur la rive droite de la Moselle entre Bayon et Chamagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Virecourt fut autrefois nommée Werecort, Vourecourt ou encore Woyrecourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Longtemps située sur la seule route longeant la Moselle (la route par Roville et Mangoville n'ayant été tracée que plus tard), Roville occupait une place de choix dans les échanges avec le Sud par Charmes.

Son histoire est intimement liée à celle de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et de Malte. A Virecourt se trouvait une commanderie (maison seigneuriale), une chapelle, des granges et des étables ainsi qu'un colombier.

1203 : un clerc nommé Arnulphe et sa soeur Gesla de Nancy font don de leur alleu de Virecourt aux Templiers.

1311-1312 au concile de Vienne présidé par le Pape Clément V, l'ordre du Temple est dissous et la plus grande partie de ses biens est donnée à l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Virecourt passe ainsi des Templiers aux Hospitaliers.

Le Commandeur était seul seigneur et haut-justicier dans le village. Cependant, en 1480, les habitants formèrent le projet de se donner au Duché de Lorraine. Cette volonté d'indépendance fut sévèrement réprimée et pour que personne n'oublie, les Commandeurs firent inscrire le procès-verbal de répression dans les Papiers Terriers.

1710 : après avoir été rattachée à la commanderie de Lorraine puis à celle de Saint Jean du Vieil Aître, Virecourt est érigée en commanderie particulière, le premier commandeur nommé en 1723 est Jacques de Chambray

1789-90 : suppression de la féodalité puis des ordres réguliers et confiscation des biens du clergé

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Gérard Lamoise    
mars 2008 mars 2014 Vincent Grabowski    
avril 2013 2014 Alain Amet    
2014 en cours Yves Thiébaut    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 467 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
139 131 173 224 248 257 295 286 287
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
318 350 312 327 376 358 324 344 336
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
329 303 318 309 301 290 277 261 309
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2012
285 280 393 400 453 446 434 460 467
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le « château », qui abrite actuellement la mairie et des logements locatifs. Importante ferme jusqu'au deuxième tiers du XIXe siècle (et déjà dotée de l'appellation de « château » sur les cartes postales de l'époque), l'édifice devient après la guerre de 1870 la propriété d'un optant, M. Coume, qui se lance dans la production de chicorées. Il transforme profondément l'immeuble, l'exhausse, l'agrandit, etc. Il recrée dans les salons et la salle-à-manger une "atmosphère" alsacienne : boiseries en sapin sombres, balustres, plafond boisé, cigogne sur les vitraux. Il agrémente le jardin d'une importante serre reliée à la maison par un jardin d'hiver. Celle-ci abritait palmiers et autres plantes exotiques.

Après avoir été propriété de la ville de Nancy, les lieux sont rachetés par la municipalité de Virecourt qui y transfère le siège de la mairie au tout début des années 2000.

  • Église Saint-Servan : de dimensions modestes, l'église se compose d'une nef unique à trois travées; la dernière, à fond plat, formant le cœur. La tour-clocher, peu élevée, empiète largement sur la première travée. Une chapelle, au nord, dédiée à saint Jean-Baptiste, ouvre complètement sur la travée du cœur. La clef de sa voûte en ogive est ornée d'un blason difficile à déchiffrer (dû à l'absence [?] de polychromie). Cette chapelle est un ajout des Chevaliers de Malte qui agrandit de manière importante l'espace intérieur. La construction du premier édifice daterait de 999. La tour est romane. Le chevet date du XIIIe siècle. La nef a été remaniée au 16ème. Cinq éléments remarquables sont à signaler :
    • Dans le cœur, placée à environ deux mètres du sol dans le mur de chevet, se trouve une remarquable niche ornée et grillagée gothique formant réserve eucharistique. La cavité est encadrée d'un ornement ogival agrémenté de choux frisés. Le fronton présente un motif sculpté important.
    • Toujours dans le cœur, sur le mur sud, se trouve un intéressant lavabo liturgique gothique.
    • La clef de voûte de la travée médiane porte une croix de Malte, rare témoignage actuel de la présence des Hospitaliers autrefois.
    • La tour-clocher est soutenue dans la première travée par une colonne romane dont le chapiteau est orné de deux têtes humaines sculptées. Une cavité creusée à hauteur de main accueille un bénitier.
    • L'église de Virecourt possédait autrefois une intéressante cuve baptismale aujourd'hui conservée au musée d'Épinal, réemploi tardif d'un autel gallo-romain. De forme presque cubique, celle-ci présentait, en ronde-bosse, sur chacune de ses faces, des groupes de figures.

Il convient enfin de citer un chemin de croix exécuté en 1935 par Pierre-Dié Mallet.

  • Site de la Moselle Sauvage : Virecourt se trouve sur le site de la Moselle Sauvage qui s'étend de Chamagne à Tonnoy. Il s'agit de l'un des derniers tronçons de rivière à lit mobile du Nord-Est de la France, ce qui en fait un espace privilégié à l'échelle nationale. Depuis 2002, le Conseil Régional a été à l'initiative du classement de cette partie de la Moselle (entre Bayon et Charmes) en Réserve Naturelle Régionale, confortant l'intérêt patrimonial majeur de ce site (présence de castors sur la commune...).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Virecourt Blason Blasonnement : d’argent à la croix de Malte de gueules entourée d’une cordelette de sable mise en orle[pertinence contestée].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012