Églises évangéliques

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Ne doit pas être confondu avec évangélisation.

Les Églises évangéliques font partie du christianisme évangélique. Le terme « évangélique » est au départ un simple adjectif découlant du mot évangile. La plupart des églises évangéliques sont pour l'essentiel issues de la Réforme radicale anabaptiste à partir du XVIe siècle et de la doctrine de l’Église de professants. Les principaux mouvements d’églises évangéliques sont le baptisme, le pentecôtisme et le mouvement charismatique. D’une façon plus large, certaines églises protestantes multitudinistes se positionnent comme églises évangéliques. Les églises évangéliques sont affiliées à des dénominations chrétiennes évangéliques, qui sont affiliées à des alliances nationales évangéliques regroupées dans l'Alliance évangélique mondiale.

Définition[modifier | modifier le code]

Une définition commune est celle du sociologue britannique David Bebbington, qui résume de la foi évangélique en quatre points[1],[2]:

  1. Biblicisme : la Bible est la référence de la foi évangélique ;
  2. Nouvelle naissance (conversion personnelle) : reconnaître l'œuvre du Christ par repentance et faire la démarche d'un choix personnel de donner sa vie à Jésus pour « recevoir » le « don » du salut qui correspond à une nouvelle naissance (ou « régénération » en langage théologique). Le baptême du croyant est souvent l'expression de cette décision ;
  3. Témoignage : l'Évangile est la Bonne Nouvelle (trad. du grec) que les chrétiens évangéliques se doivent de partager avec leur famille, leurs amis, leurs voisins, leurs collègues, toutes les personnes qu'ils peuvent rencontrer, aussi bien dans leur vie quotidienne qu'en tant que missionnaires à l'étranger.
  4. Crucicentrisme : le caractère central de la crucifixion de Jésus, thème rémanent dans les prédications évangéliques et vu comme un tournant dans l'histoire de l'humanité.

L’adhésion à la doctrine de l’Église de professants comme caractéristique particulière d’une église évangélique est également commune[3],[4]. Cette doctrine enseigne que l’on devient membre de l'Église par Nouvelle naissance et profession de foi [5]. Le baptême est ainsi réservé aux croyants adolescents ou adultes (baptême du croyant) [6],[7]. Cette doctrine a son origine dans la réforme radicale au sein de l’Anabaptisme [6].

Diversité des Églises évangéliques[modifier | modifier le code]

Les principaux mouvements d'églises évangéliques se retrouvent dans le baptisme, le pentecôtisme, le mouvement charismatique évangélique, le mouvement néo-charismatique et le christianisme non dénominationnel [8].

Différents courants théologiques sont présents, dont les principaux sont fondamentaliste, conservateur, modéré, libéral [9],[10].

La Réforme[modifier | modifier le code]

À l'origine, la Réforme n'est pas une question d'ecclésiologie ou de politique, mais une expérience spirituelle. La justification par la foi est l'expérience spirituelle de Luther (1483-1546) qui s'enracine dans un « terreau » déjà préparé par Pierre Valdo (fin XIIe siècle) en France, Italie et Suisse, John Wyclif (1320-1384) en Angleterre et Jan Hus (vers 1369-1415) à Prague et en Bohême. Excommunié par le pape, Luther constitue avec ses disciples ce qui devient l'« Église évangélique luthérienne ».

L'expérience de Luther se répand en Europe et en particulier en Suisse, où Zwingli (1484-1531), le réformateur de Zurich, suit la même ligne que Luther mais de façon plus radicale. Il fonde la tradition « réformée » qui s'épanouit avec Calvin. Il épure le culte, réforme le fonctionnement de l'Église catholique et la conception qu'il en a, en se fondant sur la Parole de Dieu (c'est le Sola scriptura de Luther).

Zwingli est plus radical dans ses idées mais il relie la Réforme au politique : pour qu'elle puisse s'installer à Zurich, il convient de ne pas contrarier les autorités. Il faut l'accord et le soutien de ses édiles. Il tempère donc sa volonté de Réforme pour ne pas choquer.

Anabaptisme[modifier | modifier le code]

Certains disciples de Zwingli, dont Conrad Grebel, contestent cette attitude : ils n'ont pas extirpé l'autorité du pape pour placer l'église sous l'autorité d'un conseil municipal sans compétence doctrinale. Ils veulent aller plus loin dans la Réforme. Le 21 janvier 1525, Conrad Grebel réunit un groupe d'anabaptistes à la maison de Felix Manz en Suisse, malgré l'interdiction, et exerce le premier baptême du croyant du mouvement [11]. Cette date est généralement considérée comme celle de la fondation de l'anabaptisme.

Lorsque catholiques et luthériens s'accordent en Allemagne pour dire que l’Église est l'expression religieuse d'un espace politique, et que la religion du prince doit obligatoirement être celle de ses sujets (Cujus regio, ejus religio), les disciples dissidents de Zwingli affirment que l’Église n'est pas conditionnée par la politique mais est communauté des disciples de Jésus. On n'entre pas dans L’Église au hasard de sa naissance. On entre dans l’Église parce qu'on confesse sa foi en Jésus-Christ.

Comme le concept de séparation de l'Église et de l'État, fondamental dans cette vision, est parfaitement utopique pour l'époque, il s'ensuit des persécutions, plus pour des raisons politiques que théologiques, parce que pour la première fois on dissocie l'État de l'Église. Selon l'interprétation du Nouveau Testament que professent les radicaux anabaptistes ou mennonites, le baptême ne saurait être donné à un enfant ; il doit l'être à celui qui est capable de profession de foi et d'engagement à suivre Jésus de Nazareth en le reconnaissant comme le Christ. L'Église est donc la communauté des croyants et on y entre en confessant sa foi. Le 21 janvier 1525, une nouvelle communauté nait à Zurich dans la maison de Felix Manz où les membres se baptisent entre eux en confessant leur foi : c'est la première église « libre », la première église de « professants » dont on devient membre, non par la naissance mais par la profession de foi.

La répression est brutale. Les membres de cette église se cachent en Suisse, dans la vallée du Rhin et l'Europe de l'Est. La persécution n'empêche pas le développement en nombre de croyants fugitifs non violents. Ils doivent en effet être distingués des anabaptistes conduits par Thomas Müntzer qui annonçait la proximité d'un millénaire qui s'établirait par une révolte des pauvres.

Michael Sattler se joint au cercle de Grebel et propose une confession de foi, la première de la Réforme, appelée entente de Schleitheim : « Seuls seront baptisés les croyants qui marchent dans la résurrection ». Ils lisent le Sermon sur la montagne de manière totale. Ils forment la première communauté radicalement non violente. Les membres ne prêtent jamais serment, n'utilisent jamais la force, ni la violence et ne font jamais la guerre.

C'est une communauté radicalement évangélique qui fait penser aux frères de Saint-François. Pour cette communauté la particularité de l'Église est d'être, sur cette Terre, le signe d'une réalité spirituelle, le signe du Royaume de Dieu. Un ancien prêtre catholique hollandais originaire de Frise, Menno Simons (1496-1561), va prendre le relais de David Joris et rassembler, apaiser, organiser, structurer ces communautés qui s'appelleront, en hommage à Menno Simons « mennonites ». Les mennonites, issus du mouvement anabaptiste non violent antérieur au protestantisme, vont être universellement persécutés. Les joristes (ou davidistes) quant à eux vont entièrement être rayés de la carte du monde.

Baptisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baptisme.
Culte à l'Igreja Batista da Lagoinha, affiliée à la Convenção Batista Nacional (Convention baptiste nationale), en 2016, à Belo Horizonte, au Brésil

Le baptisme est une confession chrétienne évangélique issus d'un réveil lancé par le pasteur anglais John Smyth en Hollande en 1609[12],[13]. Ce mouvement se caractérise par l'importance donnée à la Bible, à la nouvelle naissance, au baptême du croyant en tant que témoignage volontaire, un esprit missionnaire, un engagement moral de vie ainsi que par l’autonomie locale des églises, la séparation de l’Église et de l’État, et finalement l’autorité de la congrégation (congrégationaliste). En 2010, le baptisme compterait 100 millions de croyants[14]. Une certaine proportion des baptistes dans le monde est regroupée dans l'Alliance baptiste mondiale[15], [16].

Piétisme, libéralisme et Moraves[modifier | modifier le code]

En Allemagne, au XVIIe siècle, la réforme devient plus orthodoxe. Dans l'Église luthérienne, deux courants apparaissent : le « libéralisme » (revendication de la liberté de l'intelligence par rapport à l'orthodoxie) et le « piétisme », source du mouvement évangélique. Le pasteur luthérien Spener (1635-1705) revient à l'expérience du salut par la foi, à une expérience proche de Dieu et à une relation communautaire. C'est le retour à la prière, à la vie spirituelle. Ce réveil spirituel allie enseignement et œuvres missionnaires.

Une nouvelle impulsion est donnée au XVIIIe par l'arrivée de descendants des disciples de Jan Hus chassés par la persécution de leur pays, la Moravie. La piété des « frères Moraves » a un caractère joyeux, romantique et sentimental, la « religion du cœur » étant centrée sur le sacrifice expiatoire du Christ, avec un culte pour son sang et ses blessures, que certains jugeaient morbide. Après quelques années hasardeuses, les Moraves établiront leur théologie, qui sera orthodoxe et acceptable par toutes les confessions protestantes. De nouvelles communautés essaiment en Europe et en Amérique, et l'activité missionnaire fut importante.

C'est encore en Allemagne qu'est né en 1708 le groupe des Frères de Schwarzenau, inspiré de l'anabaptisme et du piétisme, et qui va se développer notamment en Amérique du Nord, sous le nom de Brethren, après l'émigration des Frères persécutés en Europe.

Pentecôtisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pentecôtisme.
Culte à Dream City Church, affiliée aux Assemblées de Dieu, en 2007, à Phoenix, aux États-Unis

Le pentecôtisme a des racines dans le mouvement de sanctification et le piétisme [17]. Le Grand Réveil de pentecôte commence avec le pasteur américain Charles Fox Parham, à Topeka (Kansas) en 1901. Après une première expérience de "parler en langue", il théorise le fait que la glossolalie était un signe du baptême du Saint-Esprit, doctrine essentielle du pentecôtisme. Il est aussi à l'origine du "Mouvement de la Foi Apostolique", qui deviendra les Assemblées de Dieu après avoir fusionné avec d'autres groupes pentecôtistes. Il se poursuit avec le Réveil gallois de 1904-1905 et surtout par celui d'Azusa Street dans le centre-ville de Los Angeles (en 1906-1908) sous la conduite du pasteur William Joseph Seymour[18].

Ce mouvement se caractérise par la redécouverte de la dimension charismatique, c'est-à-dire du baptême du Saint-Esprit et des dons spirituels (1 Corinthiens 12 v 9 à 11) , comme au jour de la Pentecôte, selon le récit du Nouveau Testament (Actes 2).

En 1914, de nombreux ministres et laïcs ont commencé à prendre conscience de l'importance de l'implantation du réveil pentecôtiste. Les dirigeants ont senti le besoin de protéger et de préserver les résultats du réveil en unissant le mouvement en une communauté unie. En avril 1914, environ 300 pasteurs et laïcs ont été invités venant de 20 pays pour assister à une assemblée Générale à Hot Springs, en Arkansas, pour discuter et prendre des mesures sur ces questions et d'autres besoins pressants.

La communauté restante qui a émergé de la réunion a constitué la Conférence Générale des Assemblées de Dieu aux États-Unis d'Amérique (General Council of the Assemblies of God in the United States of America).

Par ailleurs, il convient de souligner que les assemblées de Dieu de France n'ont pas été fondées par des Américains (contrairement à une croyance répandue) mais se sont développées à partir d'une église baptiste indépendante (créée en 1890) et d'un restaurant de tempérance le Ruban bleu (dirigée par Mlle Biolley et de M. Gallice). C'est avec l'arrivée d'un missionnaire anglais d'origine anglicane (Douglas Scott arrivé en 1930), d'un prédicateur baptiste français (Félix Gallice), d'un Danois d'origine luthérienne (Ove Falg) et d'un prédicateur roumain d'origine orthodoxe (Cristo Doumoutchiev) que le mouvement va prendre de l'ampleur ! Notons aussi que le premier président des assemblées de Dieu de France sera aussi un pasteur français d'origine baptiste (Pierre Nicolle).

La Communauté pentecôtiste mondiale est fondée en 1947 à Zurich, en Suisse lors d’une conférence de dirigeants pentecôtistes[19].

En 2014, le mouvement regroupait quelque 67 millions de membres répartis dans 212 pays au sein de l’Association mondiale des Assemblées de Dieu (World Assemblies of God Fellowship) [20].

Mouvement charismatique évangélique[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, après le début du mouvement charismatique, certaines églises évangéliques ont décidé de suivre les enseignements de ce mouvement et de quitter leurs dénominations chrétiennes pentecôtistes [21]. Bien que proche de certains éléments théologiques du pentecôtisme, le mouvement charismatique évangélique ne fait pas du parler en langues (glossolalie) une preuve nécessaire du baptême du Saint-Esprit, puisqu'il est considéré comme un don spirituel parmi les neufs autres, sans supériorité [22] , [23]. Il insiste davantage sur la diversité des 9 dons du Saint-Esprit énoncés en 1 Corinthiens 12 versets 8-10, à savoir; la Sagesse, Connaissance, Foi, Guérison, Miracle, Prophétie, Discernement, Parler en langues, Interprétation [24],[25].

Mouvement néo-charismatique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement néo-charismatique.
Culte à Faith Tabernacle, affiliée à Living Faith Church Worldwide, en 2005, à Lagos, au Nigeria

Le mouvement néo-charismatique a commencé aux États-Unis, dans le début des années 1980 [26]. Le baptême du Saint-Esprit, annoncé par Jésus et les neuf dons du Saint-Esprit sont des éléments centraux du courant[27]. Les églises néo-charismatiques ont souvent recours aux moyens de communications modernes[28]. La théologie du mouvement charismatique évangélique est reprise par le mouvement néo-charismatique avec plus d'ampleur et avec quelques aspects théologiques supplémentaires, tels le combat spirituel, la parole de foi et le renouvellement structurel[29]. En 2011, le mouvement (regroupé avec le mouvement charismatique), compterait 305 millions de personnes[30].

Christianisme non-dénominationnel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Christianisme non dénominationnel.
Culte à Christ's Commission Fellowship de Pasig, affiliée à Christ's Commission Fellowship, en 2014, à Pasig, aux Philippines

Les premières églises non dénominationnelles sont apparues aux États-Unis dans le courant du XXe siècle, sous la forme d’églises indépendantes[31]. Elles ont connu une croissance significative qui continue au XXIe siècle, particulièrement aux États-Unis où elles représentaient la troisième confession chrétienne comptant le plus d'adeptes en 2010[32],[33] , [34]. En Asie, notamment à Singapour et en Malaisie, ces églises sont également de plus en plus nombreuses, depuis les années 1990[35]. Les églises non dénominationnelles se revendiquent du mouvement évangélique, même si elles sont autonomes et n'ont pas d'autres étiquettes formelles[36],[37],[38]. Le mouvement est particulièrement visible dans les megachurches[39],[40].

Les églises non dénominationnelles se revendiquent du mouvement évangélique, même si elles sont autonomes et n'ont pas d'autre étiquette formelle[36],[37],[38]. Le mouvement est particulièrement visible dans les megachurches[39],[40].

Les églises du mouvement néo-charismatique utilisent souvent le terme non dénominationnel pour se définir[41].

Les églises concentrées sur les « gens en recherche spirituelle » (seeker churches) sont plus enclines à se qualifier de non dénominationnelles[42].

Le « fondamentalisme »[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle[43], aux États-Unis l'industrialisation et l'urbanisation entraineront un grand courant de sécularisation, de déchristianisation générale de la société. Face à cela, les églises traditionnelles adoptent une attitude très libérale, affirmant une théologie qui s'écarte du protestantisme originel. Les églises évangéliques vont avoir une réaction forte et opérer un retour à une stricte orthodoxie protestante, qui sera réaffirmée, confessée à nouveau et consignée dans des écrits qui seront appelés « fondamentaux ». D'où le terme « fondamentalisme » qui est appliqué à ce mouvement, symbole d'une réaction plutôt conservatrice face au libéralisme : on revient à une orthodoxie et à une lecture plus littérale de l'Écriture, développant en particulier la notion de créationnisme en opposition à l'évolutionnisme darwinien qui avait gagné la faveur des protestants libéraux.

Culte[modifier | modifier le code]

Le culte dans les églises évangéliques est vu comme un acte d'adoration de Dieu[44]. Il n'y a pas de liturgie, la conception du culte est plus informelle[45]. Il contient généralement deux parties principales, la louange (musique chrétienne) et la prédication, avec périodiquement la Sainte-Cène[46], [47] , [48] ,[49].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Bâtiment de Yoido Full Gospel Church, affiliée aux Assemblées de Dieu, en 2015, à Séoul, en Corée du Sud

Les lieux de cultes sont généralement appelés "temple" ou simplement "bâtiment (d'église)"[50],[51],[52],[53]. Dans certaines megachurches, on parle de "campus"[54],[55]. Pour les chrétiens évangéliques, le bâtiment n'a pas de caractère sacré [56]. Certains cultes ont lieu dans des auditoriums ou des salles polyvalentes avec peu de signes religieux[57],[58], [59]. En raison de leur compréhension du deuxième des dix commandements, les évangéliques n’ont pas de représentation matérielle religieuse comme des statues, des icônes ou des tableaux dans leurs lieux de culte[60]. La croix christique est l’un des seuls symboles spirituels qui peut généralement être retrouvé sur un bâtiment ou dans l’auditorium d’une église évangélique [61]. Il y a généralement un baptistère sur la scène de l’auditorium (aussi appelée sanctuaire) ou dans une salle distincte, pour les baptêmes par immersion[62],[63].

Musique[modifier | modifier le code]

Dans les églises évangéliques (baptistes, pentecôtistes, charismatiques), les chants en commun (musique chrétienne) occupent une place très importante; souvent la moitié du temps dans un culte [47] ,[64], [49], [65]. Pour les évangéliques, la louange à travers la musique chrétienne est une des composantes de la foi, qui est présente dans la vie de tous les jours [66].

Les évangéliques ont également leur propre cérémonie de récompense musicale : les GMA Dove Awards.

Humanitaire[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'organisations évangéliques ont investi les terrains de l'aide humanitaire mondiale. Parmi les plus importantes il y a International Justice Mission, Prison Fellowship International, Bourse du Samaritain, Mercy Ships, World Vision International [67].

Megachurch[modifier | modifier le code]

Les cultes prennent des proportions impressionnantes dans les megachurches (églises où plus de 2 000 personnes se réunissent chaque dimanche) [68] , [69] , [70]. Dans certaines de ces mégaéglises, plus de 10 000 personnes se rassemblent en même temps. On parle alors de Gigachurch[71] ,[72],[73]. C'est le cas, par exemple, des églises Yoido Full Gospel Church à Seoul en Corée du Sud avec 12 200 places [74], Lakewood Church à Houston, aux États-Unis avec 16 000 places [75] ou de Faith Tabernacle à Lagos au Nigeria avec 50 000 places [76].

Un mouvement en croissance[modifier | modifier le code]

En 1960, plus de la moitié des missionnaires américains protestants sont chrétiens évangéliques[77]. Les missions américaines et européennes pentecôtistes sont également nombreuses, mais le pentecôtisme, un mouvement d'églises évangéliques, va surtout se développer de façon autonome, par des résidents non-étrangers, dans diverses régions du monde, notamment en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie [78]. En 2007, il y avait plus 10 000 missionnaires baptistes dans des missions outremer dans le monde [79].

Selon certains chercheurs, le christianisme évangélique est le mouvement spirituel qui progresse le plus rapidement au monde dans le courant du 21e siècle, principalement par des expériences de conversion religieuse (nouvelle naissance) [80], [81].

En 2004, la Corée du Sud devient la deuxième source de missionnaires dans le monde, après les États-Unis et devant l’Angleterre [82],[83].

Ministères[modifier | modifier le code]

Dans le christianisme évangélique, le ministère s'adresse à tout croyant né de nouveau qui a un appel de Dieu. Il y a les ministères instituées du pasteur, du diacre, du chantre et de l’évangéliste [84]. D’autres ministères peuvent également être présents, tel que celui d’ancien avec des fonctions similaires à celles du pasteur [85]. Le ministère d’évêque avec des fonctions de surveillance sur un groupe de pasteurs est présent dans certaines dénominations chrétiennes évangéliques [86]. Dans certaines églises du mouvement de la nouvelle réforme apostolique, il y a la présence de cinq ministères; ceux d'apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, enseignant [87].

La formation des ministres s’effectue dans un institut de théologie évangélique pour une durée d’une année (certificat) à quatre années (licence, master) en théologie évangélique [88]. Les ministres peuvent se marier et avoir des enfants[89].

Ministères féminins[modifier | modifier le code]

Certaines dénominations évangéliques autorisent officiellement le ministère des femmes dans les églises[90]. La première femme baptiste qui a été consacrée pasteur est l’américaine Clarissa Danforth dans la dénomination Free Will Baptist en 1815[91]. En 1882, dans la Convention baptiste nationale, USA [92]. Dans les Assemblées de Dieu des États-Unis, depuis 1927 [93]. En 1961, dans la Convention baptiste nationale progressiste [94]. En 1975, dans l’International Church of the Foursquare Gospel [95].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

La gouvernance dans les églises évangéliques est majoritairement congrégationaliste et plus rarement de type épiscopalien dans certaines dénominations [96]. De nombreuses églises sont affiliées à des dénominations chrétiennes évangéliques et sont ainsi redevables à l’organisation pour certains règlements, malgré l’autonomie de l’église[97].

Organisations[modifier | modifier le code]

En 1951, l’Alliance évangélique mondiale est fondée par 21 pays lors de la première assemblée générale à Woudschoten (Zeist) aux Pays-Bas [98], [99],[100],[101]. Elle est représentée dans chaque pays par une Alliance évangélique nationale qui regroupe des dénominations chrétiennes évangéliques.

Dialogues œcuméniques[modifier | modifier le code]

L’oecuménisme évangélique est représenté dans l’affiliation d’églises évangéliques à des dénominations chrétiennes évangéliques, qui sont membres d’alliances nationales évangéliques rattachées à l’Alliance évangélique mondiale [102]. Certaines dénominations chrétiennes évangéliques sont membres du Conseil œcuménique des Églises [103].

Dialogue évangélique-catholique[modifier | modifier le code]

Le dialogue entre l'Église catholique romaine et les églises évangéliques s’est fait de façon progressive. Il a débuté avec les églises pentecôtistes en 1972, sous la direction de David du Plessis, ancien secrétaire général de la Communauté pentecôtiste mondiale[104]. Il s’est poursuivi avec l'Alliance évangélique mondiale en 1977[105]. Il a débuté avec l’Alliance baptiste mondiale en 1984[106].

Controverses[modifier | modifier le code]

Une doctrine particulièrement controversée dans les églises évangéliques est celle de la théologie de la prospérité, qui s’est répandue dans les années 1970 et 1980 aux États-Unis, principalement par le télévangélisme[107]. Cette doctrine est centrée sur l’enseignement de la foi chrétienne comme un moyen de s’enrichir financièrement et matériellement, par une « confession positive » et une contribution aux ministères chrétiens[108]. Des promesses de guérison divine et de prospérité sont garanties en échanges de certains montants de dons [109] ,[110], [111]. La fidélité dans la dîme permettrait de s’éviter les malédictions de Dieu, les attaques du diable et la pauvreté [112],[113], [114]. Les offrandes et la dîme occupent ainsi beaucoup de temps dans certains cultes[115]. Souvent associée avec la dîme obligatoire, cette doctrine est parfois comparée à un business religieux [116],[117],[118],[113]. Elle est critiquée par des pasteurs et des unions d’église, comme le CNEF, en France [119],[120].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, p. 75
  2. Timothy J. Demy Ph.D., Paul R. Shockley Ph.D., Evangelical America: An Encyclopedia of Contemporary American Religious Culture, ABC-CLIO, USA, 2017, p. 466
  3. Religioscope et Sébastien Fath, À propos de l’évangélisme et des Églises évangéliques en France – Entretien avec Sébastien Fath, Journal religion.info, France, 3 mars 2002
  4. Donald W. Dayton, Robert K Johnston, The Variety of American Evangelicalism, Wipf and Stock Publishers, USA, 1997, p. 155
  5. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 366
  6. a et b Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 378
  7. Donald M. Lewis, Richard V. Pierard, Global Evangelicalism: Theology, History & Culture in Regional Perspective, InterVarsity Press, USA, 2014, p. 297
  8. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 28, 90
  9. Roger E. Olson, The Westminster Handbook to Evangelical Theology, Westminster John Knox Press , UK, 2004, p. 172
  10. Peter Beyer, Religion in the Process of Globalization, Ergon, Germany, 2001, p. 261
  11. Donald B. Kraybill, Concise Encyclopedia of Amish, Brethren, Hutterites, and Mennonites, JHU Press, USA, 2010, p. 12
  12. J. Gordon Melton and Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 298
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  14. J. Gordon Melton and Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 299
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  16. Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism: Revised and expanded edition, Baylor University Press, USA, 2004, p. 58
  17. Cecil M. Robeck, Jr, Amos Yong, The Cambridge Companion to Pentecostalism, Cambridge University Press, UK, 2014, p. 14
  18. Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism: Revised and expanded edition, Baylor University Press, USA, 2004, p. 47
  19. J. Gordon Melton, Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 2223
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  21. Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism, Baylor University Press, USA, 2004, p.149
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  23. Benjamin G. McNair Scott, Apostles Today: Making Sense of Contemporary Charismatic Apostolates: A Historical and Theological Appraisal, Wipf and Stock Publishers, USA, 2014, p. 7
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  25. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 219-220
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Linda Caille, Soldats de Jésus, les évangéliques à la conquête de la France, Paris, Fayard, 2013
  • Patrice de Plunkett, Les évangéliques à la conquête du monde, Paris, Perrin, 2009
  • Jean Duchesne, Jesus Revolution: made in U.S.A., Paris, Édition du Cerf, 1972, 135 p. N.B.: En dépit du titre anglais de ce livre, son texte est en français; la trad. espagnole, portant le même titre, a été publiée par Ediciones Marova, Madrid, en 1973, 196 p., dans la coll. « Nuevas fronteras ».
  • Sébastien Fath (dir.), Le protestantisme évangélique, un christianisme de conversion, Turnhout, Brépols, 2004 (actes d'un colloque en Sorbonne)
  • Sébastien Fath, Du ghetto au réseau, Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Genève, Labor et Fides, 2005
  • Yannick Fer, L'offensive évangélique. Voyage au cœur des réseaux militants de Jeunesse en mission, Genève, Labor et Fides, 2010
  • Jörg Stolz, Olivier Favre, Caroline Gachet, Emmanuelle Buchard, Le phénomène évangélique. Analyses d’un milieu compétitif, Labor et Fides, 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]