Réforme radicale

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L'appellation générique de Réforme radicale s'applique à de nombreux courants chrétiens hétérogènes qui se sont développés en marge de la réforme protestante.

Histoire[modifier | modifier le code]

La plupart de ces mouvements radicaux ont émergé dans les premières années de la Réforme (1520-1530) et n'ont guère perduré. Représentée, pour la plupart du temps, par des penseurs solitaires ou des groupuscules limités, la Réforme radicale propose une remise en cause non seulement de la conception religieuse mais encore de la société du XVIe siècle. Ce mouvement a également contribué au Christianisme évangélique[1].

Elle s'inscrit d'une certaine manière dans la continuité de la Réforme magistérielle, zwinglienne ou luthérienne. D'ailleurs, de nombreux radicaux furent d'abord des acteurs importants aux côtés des grands réformateurs (pour Luther : Carlstadt, Müntzer ; pour Zwingli : Grebel, Mantz)[2]. Néanmoins, leurs idées sont nettement plus extrémistes, ce qui leur attirera les foudres des autorités. Seul l’anabaptisme pacifique a réellement survécu aux diverses répressions orchestrées par les institutions tout au long du XVIe siècle[3].

Selon la typologie de Williams, on peut considérer que trois grandes tendances peuvent être distinguées parmi les groupuscules radicaux :

  • les radicaux révolutionnaires. Liés aux actes iconoclastes et à la Guerre des paysans, ces courants se manifestent essentiellement en Allemagne ;
  • les anabaptistes pacifiques. Ce courant apparaît d'abord en Suisse sous l'action de Grebel et Mantz[4]. Puis, il se développe dans le Tyrol avec les huttérites. Enfin, Menno Simons donne un nouveau souffle à ce courant en l'homogénéisant quelque peu. Ce courant est devenu le mennonitisme ;
  • les spiritualistes. Influencés aussi bien par l'ascétisme médiéval que par l'humanisme, ce sont souvent des penseurs esseulés qui envisagent la foi comme un acte individuel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Neal Blough, « Jésus-Christ aux marges de la Réforme », 257 p. – Éd. Desclée. 1995.
  • Beno aka Profetyk, Christocrate, la logique de l'anarchisme chrétien, TheBookEdition, 2016.
  • Mario Biagioni et Lucia Felici (trad. Liliane Mizzi), La Réforme radicale en Europe au XVIe siècle, Droz, coll. « Varia », , 168 p., 152 x 222 cm (ISBN 978-2-600-04729-6)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006 , p. 67
  2. André Gounelle, La Réforme radicale au XVIe siècle, Musée Virtuel du protestantisme (consulté le 28 février 2017)
  3. William A. Dyrness, Veli-Matti Kärkkäinen, Global Dictionary of Theology: A Resource for the Worldwide Church, InterVarsity Press, USA, 2009, p. 728
  4. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, p. 54

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]