Réforme radicale

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L'appellation générique de Réforme radicale s'applique à de nombreux courants chrétiens évangéliques hétérogènes qui se sont développés en marge de et après la réforme protestante.

Histoire[modifier | modifier le code]

La plupart de ces mouvements radicaux ont émergé dans les premières années suivant la Réforme (juin 1514-1530). Représentée, pour la plupart du temps, par des penseurs solitaires ou des groupuscules limités, la Réforme radicale propose une remise en cause non seulement de la conception religieuse mais encore de la société du XVIe siècle.[1], [2]

La réforme radicale va plus loin que la réforme protestante avec une vision qui remet en cause la gestion des églises proche des pouvoirs poltiques, ce qui leur attirera les foudres des autorités.[3] Seul l’anabaptisme pacifique a réellement survécu aux diverses répressions orchestrées par les institutions tout au long du XVIe siècle.[4]

Selon la typologie de Williams, on peut considérer que trois grandes tendances peuvent être distinguées parmi les groupuscules radicaux :

  • les radicaux révolutionnaires. Liés aux actes iconoclastes et à la Guerre des paysans, ces courants se manifestent essentiellement en Allemagne ;
  • les anabaptistes pacifiques. Ce courant apparaît d'abord en Suisse sous l'action de Grebel et Mantz. Puis, il se développe dans le Tyrol avec les huttérites. Enfin, Menno Simons donne un nouveau souffle à ce courant en l'homogénéisant quelque peu. Ce courant est devenu le mennonitisme ;
  • les spiritualistes. Influencés aussi bien par l'ascétisme médiéval que par l'humanisme, ce sont souvent des penseurs esseulés qui envisagent la foi comme un acte individuel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Neal Blough, « Jésus-Christ aux marges de la Réforme », 257 p. – Éd. Desclée. 1995.
  • Beno aka Profetyk, Christocrate, la logique de l'anarchisme chrétien, TheBookEdition, 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, pages 71-72
  2. William A. Dyrness, Veli-Matti Kärkkäinen, Global Dictionary of Theology: A Resource for the Worldwide Church, InterVarsity Press, USA, 2009, page 727
  3. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, pages 477-478
  4. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006 , pages 321-322

Voir aussi[modifier | modifier le code]