Thomas Helwys

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Thomas Helwys
Généralités
Nom Thomas Helwys
Date de naissance 1550
Lieu de naissance Gainsborough, Angleterre
Date de décès (à 66 ans)
Nationalité Anglais
Pays de résidence Hollande, Angleterre
Diplôme Droit
Spiritualité
Religion Christianisme évangélique
Courant Baptisme
Fonctions
Service Pasteur
Vie personnelle
Conjoint(e) Joan Ashmore, en 1595

Thomas Helwys, né en 1550 à Gainsborough, Angleterre, mort en 1616, est l'un des principaux fondateurs du courant baptiste au XVIIe siècle et un défenseur de la liberté religieuse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Helwys nait en 1550 à Gainsborough, en Angleterre, d'Edmund et Margaret Helwys qui étaient des descendants d'une ancienne famille normande qui possédait des terres [1]. Edmund avait vendu ses propriétés dans le Lincolnshire et Northamptonshire et avait pris un bail à Broxtowe Hall. En 1590, quand son père est mort, Helwys prend le contrôle de la succession. En 1593, il laisse le soin de la succession à un des amis de son père et commence des études de droit à Gray's Inn, l'une des quatre écoles de droit (Inns of Court) de Londres. Après avoir terminé ses études en 1593, Thomas a passé quelque temps dans la capitale.

Helwys épouse Joan Ashmore à l’Eglise St-Martin de Bilborough, en 1595. Ils ont eu sept enfants au cours des douze prochaines années et vivent au Broxtowe Hall. Pendant ce temps, la maison de Helwys est devenue un refuge pour les premiers puritains, l'un des nombreux groupes de dissidents anglais de l’Église anglicane. Helwys développe un lien étroit avec des dissidents, comme John Smyth. Helwys et sa femme deviennent des membres engagés de la congrégation de Smyth dans Gainsborough. Les soixante ou soixante-dix séparatistes de Gainsborough ont été autorisés à se réunir en secret à Gainsborough Old Hall, par le propriétaire de l'hôtel de Sir William Hickman. Les autorités de l'Église d’Angleterre ne tolèrent plus les puritains. En 1607, la Haute Cour de la Commission ecclésiastique a décidé de sévir contre le groupe dissident de Gainsborough et une autre à Scrooby.

Ministère[modifier | modifier le code]

En 1608, il émigre à Amsterdam avec un groupe dissident de John Smyth [2]. Helwys et d'autres croyants se séparent de Smyth après que ce dernier eut rejeté le baptême des croyants. Il retourne en Angleterre en 1612, pour fonder une église baptiste générale à Spitalfields, à l’est de Londres [3]. Cette même année, il publie Une courte déclaration sur le Mystère de l'iniquité, une critique du brownisme, du puritanisme et de la papauté [4]. Cet ouvrage est un des premiers plaidoyers pour la liberté religieuse en Angleterre et au Pays de Galles. Pour Helwys, la liberté religieuse est un droit pour tous. Dans cet ouvrage, il affirme que même le pouvoir de la monarchie dépend de Dieu. H. Leon McBeth relate dans ouvrage The Baptist Heritage: Four Centuries of Baptist Witness que : « Apparemment Helwys tenta de présenter une copie des Mystères à Jacques Ier d'Angleterre en personne. Échouant, il envoya au roi une copie autographiée... ». Il rappela à Jacques Ier qu'il était lui aussi mortel, « poussière et cendres » comme le reste d'entre nous, sans aucun pouvoir sur les âmes immortelles de ses sujets. Jacques Ier d'Angleterre réagit en l'envoyant en prison, où il demeura jusqu'à sa mort, en 1616[5].

Thomas Helwys a été honoré avec l'Helwys Hall au collège Regent's Park (Oxford).

Citations importantes[modifier | modifier le code]

« Si les sujets du roi sont de bons et obéissants sujets, obéissant à toutes les lois humaines produites par le roi, notre majesté ne peut en demander plus: en ce qui concerne la croyance des hommes en Dieu cela ne se passe qu'entre Dieu et eux-mêmes; le roi ne devrait pas répondre de ceci, ni le roi non plus être le juge entre Dieu et l'homme. » - Mystère de l'iniquité

« Si notre majesté le roi par son jugement subtil a remarqué que comme la reine Marie par son épée de justice n'avait pas de pouvoir sur la conscience de ses sujets (car elle tenta de faire d'eux tous des papistes, et tous ceux qui lui résistèrent dans leurs souffrances le firent à bon droit comme de maléfiques agents) notre majesté non plus n'a de pouvoir par cette épée de justice sur la conscience de ses sujets: pour tous, ses pouvoirs terrestres sont uniques et les mêmes dans de nombreuses dominations » - Mystère de l'iniquité

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Everett Early, "The Life and Writings of Thomas Helwys ", Mercer University Press, Angleterre, 2009, pages 14-16
  2. McBeth, H. Leon, The Baptist Heritage: Four Centuries of Baptist Witness, Broadman and Holman Publishing group, USA, 1987, p.101 et suivantes.
  3. Bernard ROUSSEL, Encyclopædia Universalis, HELWYS THOMAS, France (consulté le 02/01/2016)
  4. Stephen R. Holmes, "Baptist Theology", Éditions A&C Black, Angleterre, 2012, pages 112-120
  5. Encyclopédie Britannica, THOMAS HELWYS, Site web officiel, Angleterre (consulté le 02/01/2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • McBeth, H. Leon, The Baptist Heritage: Four Centuries of Baptist Witness, Broadman and Holman Publishing group, USA, 1987