Résurrection de Jésus

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La Résurrection du Christ : les Saintes Femmes au tombeau, icône russe du XXe siècle.
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La résurrection de Jésus est l'un des dogmes fondamentaux de la théologie chrétienne et de la christologie qui en forme le centre. Dans l'un des plus anciens écrits du christianisme, la Première épître aux Corinthiens, l'apôtre Paul déclare : « Et si le Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est vaine, et vaine aussi est votre foi (1Cor 15:14). »

Ce dogme affirme que Jésus de Nazareth est vraiment ressuscité d'entre les morts au troisième jour suivant sa crucifixion. Il est énoncé notamment dans le symbole de Nicée.

Selon les Évangiles, après la crucifixion de Jésus ordonnée par Ponce Pilate et sa mort sur la croix, Jésus est mis au tombeau, mais Dieu le ressuscite. Il apparaît à plusieurs de ses disciples, d'abord à des femmes puis à d'autres, dont les apôtres[1], durant une période de quarante jours au terme de laquelle il s’élève dans les cieux en une ascension vers le Père.

Les chrétiens célèbrent la résurrection de Jésus lors du dimanche de Pâques, soit le troisième jour après le Vendredi saint, qui correspond au jour anniversaire de sa crucifixion. Ils perçoivent cette résurrection comme un élément essentiel de la Rédemption.

Parce qu'elle est au cœur de la foi chrétienne, la résurrection de Jésus est un sujet abondamment traité dans le domaine artistique, en Orient comme en Occident.

La résurrection de Jésus a-t-elle un caractère historique ?[modifier | modifier le code]

La Résurrection, Francesco Buoneri, 1619–20

Pour l'Eglise Catholique et de nombreux chrétiens, la Résurrection de Jésus est un "événement historique constatable par le signe du tombeau vide et par la réalité des rencontres des apôtres avec le Christ ressuscité, la Résurrection n’en demeure pas moins, en ce qu’elle transcende et dépasse l’histoire, au cœur du mystère de la foi."[2]. Pour Frédéric Guillaud, il s'agit d' "un événement historique crédible, à propos duquel on peut réfléchir de manière purement rationnelle."[3] Depuis les années 1980, la thèse de la probabilité historique de la Résurrection a été revalorisée, principalement dans la communauté académique anglo-saxonne par Gary Habermas[4],[5], N.T. Wright[6],[7], William Lane Craig[8] et Michael Licona[9].

Pour certains historiens, la Résurrection ne relève pas de faits vérifiables mais exclusivement de l'ordre de la croyance, elle ne relève donc pas de la science historique[10]. "Les exégètes ont toujours été extrêmement partagés sur la question de la résurrection de Jésus. Hermann S. Reimarus a été un des premiers, au XVIIIe siècle à chercher à voir dans la résurrection une fraude des apôtres. [...] D. Strauss, qu'E. Renan popularisera en France, en a fait un mythe né spontanément dans les premières communautés chrétiennes, du fait essentiellement de l'inconsolable frustration des disciples de Jésus après sa mort. Depuis Rudolf Bultmann [au début du XXe siècle] il est courant de distinguer la foi dans la Résurrection - aux yeux de laquelle la résurrection de Jésus est bien un événement réel — de ce qui est historique au sens strict[11]". Les historiens ne peuvent se prononcer sur cette question ni de manière négative ni positive mais peuvent constater que les disciples de Jésus croient que « Dieu l'a ressuscité »[12].

L'historien Geza Vermes considère que la Résurrection de Jésus constitue un concept à la fois fondamental et fascinant du christianisme. Il estime qu'entre deux positions extrêmes — d'une part la véracité du phénomène physique, de l'autre son refus le plus total — il existe six théories possibles pour expliquer les témoignages de la Résurrection, dont le vol du corps, la sortie du coma, des hallucinations, ou une résurrection dite spirituelle, c'est-à-dire docète.

La Résurrection du Christ selon le retable d'Issenheim, c. 1515

Le théologien E. P. Sanders considère qu'un complot pour promouvoir la croyance en la Résurrection aurait probablement conduit au développement d'une histoire plus cohérente et ne permettrait pas d'expliquer pourquoi certains auraient accepté de mourir pour ce qu'ils savaient être une tromperie. Les théologiens N. T. Wright ou Michael Licona estiment que la résurrection de Jésus est l'hypothèse la plus probable pour expliquer toutes les sources et les événements. Le théologien James D.G. Dunn pense que l'expérience de Paul aurait eu un caractère visionnaire et non physique, non matériel, tandis qu'il en irait différemment des écrits des Évangiles. Helmut Koester pense quant à lui que ces récits sont originellement des épiphanies qui ont été développées plus tard pour aboutir aux témoignages de la résurrection.

Origines de la croyance juive dans la résurrection[modifier | modifier le code]

"Au Ier siècle de notre ère, les pharisiens et les esséniens acceptent l'idée de la résurrection, mais non en principe les prêtres et les notables dits sadducéens. Jésus et ses disciples reprennent le motif (Mc 12, 26 ; Ac 4, 1-2)", écrit Simon Mimouni. Dans Jn 3, 13, il est question d'"ascension" ou de "descente" : "Nul n'est monté au ciel hormis celui qui est descendu du ciel". "La notion de résurrection, tout comme d'ailleurs celle d'ascension, a été intégrée dans la pensée judéenne à une époque antérieure d'un ou deux siècles à la naissance de Jésus : il s'agit de la récompense offerte aux justes, qui sont morts en martyrs lors de l' insurrection maccabéenne[13]" (révolte des Juifs pieux contre la dynastie grecque des Séleucides) au IIe siècle avant l'ère chrétienne.

Sources néo-testamentaires[modifier | modifier le code]

Les lettres de Paul, les prêches et les lettres de Pierre dans les Actes des apôtres mentionnent le fait que Jésus est mort, fut ressuscité par Dieu et que les apôtres et de nombreuses autres personnes, y compris des opposants, furent des témoins oculaires des apparitions de Jésus. Les premiers chrétiens peuvent être définis comme ces disciples de Jésus qui, après la crucifixion, l'ont proclamé comme étant le Seigneur ressuscité.

Épîtres pauliniennes[modifier | modifier le code]

Les sources que la majorité des exégètes[réf. souhaitée] s'accorde à considérer comme les premières parlant de la résurrection de Jésus se trouvent dans les lettres de Paul écrites dans les années 50 et 60 : l'épître aux Romains, l'épître aux Corinthiens et, si on en accepte l'authenticité, la première épître à Timothée.

La source la plus ancienne se trouve dans la première épître aux Corinthiens qui aurait été composée au milieu des années 50. Dans cette épître, Paul mentionne un kérygme, c'est-à-dire une profession de foi fondamentale, répandu parmi les premiers partisans de la résurrection, qui donne des éléments centraux de la future doctrine chrétienne : « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu'il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. » (1 Corinthiens, ch. 15 v. 3-7). Dans le verset suivant, Paul indique que Jésus lui est aussi apparu.

Un fort consensus [réf. souhaitée]se dégage parmi les spécialistes pour dire que Paul a retranscrit ici une tradition orale datant de quelques années seulement après la crucifixion au cours des années 30[14]. La plupart des spécialistes font remarquer qu'une telle série d'apparitions ne peut se dérouler en 40 jours. Ce n'est que dans les années 80-90 qu'un des trois rédacteurs des Actes des Apôtres a décidé de limiter la durée des apparitions de Jésus à 40 jours.

Sources évangéliques[modifier | modifier le code]

Aucun des 4 évangiles canoniques ne relate la résurrection de Jésus, seul l'évangile de Pierre dont seulement un extrait a été retrouvé effectue cette relation :

  • Marc: au chapitre 16, 1-8 : « Marie la Magdaléenne, Marie, mère de Jacques et Salomé » se rendent au tombeau, Jésus n'y est plus, à l'intérieur se trouve « un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche » qui leur annonce la résurrection et leur demande de dire à ses disciples d'aller en Galilée où ils le verront. Initialement l'Évangile attribué à Marc ne comportait pas d'apparitions de Jésus. Le texte s'arrêtait après que « Marie la Magdaléenne, Marie, mère de Jacques, et Salomé » sur la phrase « Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. » Les auteurs de l'évangile attribué à Marc tablant visiblement sur le fait que ces apparitions étaient suffisamment célèbres pour leurs lecteurs lisant le grec. Le texte que l'on lit maintenant a été ajouté au Ve siècle, après avoir utilisé trois autres versions. Chronologiquement, après la lettre de Paul de Tarse, le récit suivant apparaît dans les années 80-90, c'est celui qui se trouve dans l'évangile selon Matthieu.
  • Matthieu, au chapitre 28, 1-10 : Marie de Magdala et l'autre Marie se rendent au tombeau, un ange roule la pierre qui en ferme l'entrée, endort les gardes et annonce la résurrection. Puis Jésus leur apparaît et leur demande de dire à ses frères d'aller en Galillée où ils le verront.
  • Luc, au chapitre 24, 1-12 : Marie de Magdala et Jeanne et Marie mère de Jacques et d'autres femmes se rendent au tombeau qu'elles trouvent ouvert. Deux hommes s'y trouvent qui annoncent la résurrection, elles vont l'annoncer aux disciples qui doutent. Pierre se rend lui aussi au tombeau et constate qu'il est vide;
  • Jean, au chapitre 20, 1-17 : Marie de Magdala se rend au tombeau, le trouve vide et prévient Pierre et le disciple que Jésus aimait. Ceux-ci courent au tombeau et le trouvent vide et s'en retournent. Marie de Magdala pleure et voit deux messagers qui lui demandent pourquoi elle pleure, puis Jésus qu'elle confond avec un jardinier et à qui elle demande de restituer le corps. Jésus l'appelle par son prénom, elle le reconnait et il lui annonce qu'il retourne vers son père.

Les apparitions du Christ ressuscité[modifier | modifier le code]

Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Selon l'historien S. Mimouni, les récits d'apparitions dans les évangiles sont des ajouts tardifs, qui remontent au IIe siècle. "On est frappé par les divergences que l'on rencontre dans les récits d'apparitions, ce qui montre qu'ils relèvent plus ou moins de traditions multiples[15]".

C'est le deuxième rédacteur des Actes des Apôtres qui dans les années 80-90 a ajouté que Jésus serait apparu à ses disciples pendant 40 jours après sa résurrection avant de faire son ascension au ciel. Cette indication qui figure uniquement dans les Actes des Apôtres, alors que le témoignage de Paul de Tarse parlent d'apparitions qui s'étalent sur plusieurs années, a néanmoins été reprise par la tradition chrétienne. Ses disciples restés au pied du mont des oliviers, situé à l'est de Jérusalem, le voient disparaître dans les nuées. La tradition a toutefois eu d'importantes difficultés à s'établir, puisque l'on compte pas moins de six versions des apparitions dans les différents textes du Nouveau testament. Dans les évangiles, certaines apparitions se déroulent devant le tombeau de Jésus (apparition à Marie la Magdaléenne), d'autres dans la ville même de Jérusalem, d'autres sur une montagne en Galilée, une autre sur le chemin d'Emmaüs. Dans l'évangile attribué à Jean, Jésus apparaît d'abord à Jérusalem et notamment dans la maison où les disciples avaient l'habitude de se réunir, puis alors que certains disciples ont repris leur activité de pêcheurs après un temps indéterminé, il apparaît à certains d'entre eux au bord du lac de Tibériade, en Galilée. Il faut aussi tenir compte que les premières versions des évangiles — au moins jusqu'aux années 80 — ne comportaient pas d'épisodes narrant les apparitions, alors qu'il est certain que l'annonce de la résurrection de Jésus, commence dès les années 40. En effet, l'évangile attribué à Thomas ne mentionne ni la crucifixion, ni la résurrection de Jésus et les récits d'apparitions de Jésus que nous lisons aujourd'hui à la fin de l'évangile attribué à Marc ont été ajoutés au IVe siècle. Le premier évangile comportant des récits d'apparitions de Jésus est l'évangile attribué à Matthieu écrit dans les années 80-90.

Le témoignage de saint Paul serait (suivant la majorité des exégètes) antérieur de plus de quinze ans au début de l'écriture des évangiles. De plus, le genre littéraire des écrits de Paul n'a rien à voir avec les évangiles, qui sont des textes apologétiques et contradictoires ayant pour but de démontrer que Jésus est le Messie. Paul écrit des lettres à des interlocuteurs, ce qui donne une valeur historienne très supérieure à ses écrits par rapport aux évangiles. Concernant les apparitions, outre qu'il mentionne que Jacques le Juste, le frère de Jésus, a bénéficié d'une apparition, il indique que Jésus est aussi apparu à 500 disciples simultanément, un fait qui n'est pas retenu par la tradition chrétienne aujourd'hui. Par ailleurs, Paul bénéficie d'une apparition de Jésus à proximité de Damas, plus d'un an après sa résurrection. Ce serait aussi dans la province romaine de Syrie que certains auteurs ont situé, l'épisode rapporté par le Romain Sossionus Hierocles.[réf. nécessaire] Celui-ci, dans un texte "Aux Chrétiens" cité par Lactance (250-325) indique que Jésus s'était replié avec neuf cents de ses partisans « après avoir été rejeté par les Juifs ». Sur la base de cette dernière indication, certains critiques ont émis l'hypothèse que cet événement pouvait avoir lieu après la crucifixion.[réf. nécessaire] C'est aussi dans la province de Syrie — plus précisément à Kokaba (15 km. au sud-est de Damas) — que les pères de l'Église situent au IVe siècle la famille de Jésus.

Théologie chrétienne[modifier | modifier le code]

Pour l'Église catholique, la résurrection du Christ :

  • révèle la puissance de Dieu[16]
  • accomplit les promesses de l'ancien Testament et de la prédication de Jésus 651
  • confirme le divinité de Jésus
  • annonce la résurrection des hommes[17]

Points de vue non chrétiens[modifier | modifier le code]

Point de vue islamique[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs interprétations des versets traitant de Jésus dans le Coran :

Verset 4:157-158, Sourate An Nisa (les femmes)[modifier | modifier le code]

« "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah"... Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu’un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué, mais Allah l’a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage »

L'une des interprétations possibles est que Dieu aurait donné l'apparence de Jésus à un autre qui aurait été crucifié à sa place (un chef juif nommé Josué pour certains[18]). Ainsi, Jésus ne serait pas mort, il n'y aurait donc pas de résurrection.

Autre interprétation, Dieu aurait créé une illusion collective afin de faire croire à la crucifixion de Jésus. Mais n'aurait pas permis qu'on fasse subir un tel sort à l'un de ses prophètes[19].

Enfin, une interprétation différente considère que l'expression "ils ne l'ont ni tué, ni crucifié" exprime simplement le fait que Jésus reste présent par son message au sein de l'humanité[20].

Quoi qu'il en soit, l'Islam reconnait par le verset 4:55 (Sourate Al Imran) que la vie terrestre de Jésus a pris fin :

«(Rappelle-toi) quand Allah dit : "Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas…"»

Verset 19:33, Sourate Maryam (Marie)[modifier | modifier le code]

« Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant ! »

Ce passage (paroles de Jésus), est interprété parfois comme l'annonce d'une résurrection future et non de la résurrection cité par la bible. Notamment du fait de sa mise en relation avec le verset 4:55 (voir section précédente) qui annonce le Jour de la Résurrection. La présence dans la même sourate du verset 19:15, reprenant les mêmes termes mais au compte de Jean-Baptiste, accrédite l'hypothèse selon laquelle la notion de résurrection est liée à un évènement futur :

« Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant ! »

Généralement, en Islam, on considère que Jésus n'est pas ressuscité mais que ce sera le cas le jour du jugement dernier. Mais les multiples interprétations possibles des textes laissent la place à de nombreux avis.

Autres[modifier | modifier le code]

La résurrection de Jésus dans les arts[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Durant toute l'Antiquité et les deux premiers tiers du Moyen-Âge, la Résurrection est représentée par des images fidèlement inspirées du texte même de l'Évangile : soldats endormis près d'un tombeau ouvert, saintes femmes myrrhophores arrivées en présence d'un ange qui leur montre le linceul et le suaire plié à part, Thomas (apôtre) avançant le doigt vers le côté blessé de Jésus, le Christ apparaissant à Marie de Magdala (Noli me tangere !).

À partir de la fin du XIIIe siècle, et probablement sous l'influence profane et non liturgique des mystères (représentations théâtrales), les artistes d'Occident commencent à laisser aller leur imagination et conçoivent des scènes qu'aucun témoin n'est censé avoir jamais vues : le Christ sortant triomphalement du tombeau, Jésus élevé dans les airs au-dessus de soldats endormis. En Orient, Jésus est représenté descendant aux enfers pour y délivrer Adam, Ève et les justes de l'Ancien Testament et de l'Antiquité païenne[21].


Musique[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. 1Co 15. 5-6.
  2. Cathéchisme de l'Eglise Catholique (lire en ligne), paragraphe 647
  3. Frédéric Guillaud, Catholix Reloaded, Essai sur la vérité du christianisme, Paris, Cerf, , p. 127
  4. (en) Gary Habermas, Antony Flew, Did Jesus Rise from the Dead? The Resurrection Debate, Harper and Row,
  5. (en) Gary Habermas, « Resurrection Research from 1975 to the Present: What Are Critical Scholars Saying? », Journal for the Study of the Historical Jesus,‎ , p. 135-153
  6. N.T. Wright, The Resurrection of the Son of God, Fortress Press,
  7. (en) John Dominic Crossan, N.T. Wright, (Robert Stewart ed.), The Resurrection of Jesus, John Dominic Crossan and N.T. Wright in Dialogue, SPCK,
  8. (en) William Lane Craig, Assessing the New Testament evidence for the historicity of the Resurrection of Jesus, Toronto, E. Mellen Press,
  9. (en) Michael R. Licona, The Resurrection of Jesus: A New Historiographical Approach, IVP Academic,
  10. Camille Focant, « La Résurrection », in Michel Quesnel et Philippe Gruson (dir.), La Bible et sa culture, éd. Desclée de Brouwer, 2011, vol. II, p. 145.
  11. Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, Paris, éd. P.U.F., 2006, p. 128-129.
  12. suivant Paul de Tarse dans l'Épître aux romains, Rm 10. 9, cité par Simon Claude Mimouni, op. cit., p. 129.
  13. Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, Paris, P.U.F., 2006, p.129.
  14. Gary Habermas, "Resurrection Research: What Are Critical Scholars Saying", Journal for the Study of the Historical Jesus, 3, 2 (2005), article.
  15. Simon Claude Mimouni et Pierre Marval, Le Christianisme des origines à Constantin, PUF, 2006, p.130.
  16. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Bayard / Cerf / Mame / Librairie Editrice Vaticane, (ISBN 9782718908533), §272.
  17. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Bayard / Cerf / Mame / Librairie Editrice Vaticane, (ISBN 9782718908533), §651-655.
  18. Tabarî, La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides, Éditions Actes Sud, p. 114.
  19. Partie 2 §4.
  20. Partie 1 §4.
  21. André Grabar, Les Voies de la création en iconographie chrétienne, Antiquité-Moyen-Âge, Flammarion, Paris 1972 et 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) N. T. Wright, The Resurrection of the Son of God (Christians Origins and the Question of God), Fortress Pr., 2003.
  • (en) Dale Allison, Resurrecting Jesus: The Earliest Christian Tradition and Its Interpreters. T. & T. Clark International., 2005. ISBN 056702900X.
  • (en) Geza Vermes, The Resurrection: History and Myth, Doubleday Books, 2008 ISBN 0-385-52242-8.
  • (en) Michael Licona, The Resurrection of Jesus: A New Historiographical Approach, IVP Academic, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]