Femme au foyer

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"La femme au foyer hollandaise", par Gerrit Dou

L'expression femme au foyer désigne l'un des statuts attribué à une femme au sein du couple. Il correspond à la femme qui réalise la majeure partie des tâches qualifiées de ménagères, telles que : l'entretien du logis, les achats de consommation courante, la préparation des repas, la surveillance et l'éducation des enfants, à titre d'exemples.

La répugnance pour ce terme est telle que beaucoup de femmes préfèrent s'identifier avec leur profession, même lorsque les heures effectuées de tâches ménagères dépassent largement celles du travail dans leur métier. Pour cette raison l'expression tombe en désuétude. Elle va de pair avec l'expression de "chef de famille", qui peut désigner celui des deux membres du couple qui perçoit le revenu le plus élevé. Cette expression n'est plus employée en droit de la famille; elle peut subsister encore dans les faits. La femme au foyer perd souvent cette appellation en tant que veuve, femme divorcée ou parent isolé, ainsi qu'en l'absence d'enfants au foyer. Il existe donc une complémentarité entre la femme au foyer et l'autre membre du couple.

Sans profession[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Augusta Moll-Weiss directrice de l'école des Mères ou Paulette Bernège appliquèrent les principes scientifiques à l'étude des arts ménagers. Administrativement la femme au foyer est sans profession, dans la mesure où la notion de profession s'applique à un métier procurant une rémunération. Si la femme au foyer exerce par ailleurs une activité professionnelle rémunérée, elle peut être considérée comme exerçant la profession pour laquelle elle perçoit ce salaire.

En conséquence, la femme au foyer, étant dépourvue de profession, n'entre pas dans le comptage de la population active. Pourtant, au cours des dernières décennies, elle a obtenu une reconnaissance partielle de son activité comme conjointe d'un artisan, commerçant ou d'une personne exerçant une activité libérale ou comme conjoint d'un agriculteur[1],[2].

Santé[modifier | modifier le code]

Bien qu'étant considérée comme sans activité professionnelle, la femme au foyer (en particulier, évoluant dans des familles nombreuses, en présence de plusieurs enfants) assume souvent une forte charge de travail. Du fait de la structure familiale, elle peut parfois se sentir isolée. Une étude américaine récente (2011)[citation nécessaire] a conclu que les mères au foyer sont plus fréquemment victimes de dépression, tout comme les « supermamans », par rapport aux femmes en emploi acceptant mieux le constat qu’elles ne peuvent pas tout faire[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Publié au Journal Officiel du 3 août 2006, ce nouveau statut concerne près de 200 000 conjoints de dirigeants de TPE. Il vise à sécuriser leur situation en leur ouvrant des droits en matière de protection juridique, de retraite ou de formation professionnelle. (journal-officiel.gouv.fr)•
  2. conjoint du chef d'entreprise (entreprise familiale) L'option pour un statut est désormais obligatoire. La loi Dutreil du 2 août 2005 oblige (Art. L. 121-4 du Code de commerce.- Loi. no 2005-882, 2 août 2005, art. 12, II)
  3. istnf.fr | 23.08.2011, Institut de santé au travail du nord de la France

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • (en) Catharine E. Beecher, The American Woman's Home : or, principles of domestic science, J. B. Ford and Company, New York, 1869, 500 p.
  • Lucie Félix-Faure Goyau, La femme au foyer et dans la cité : l'évolution féminine, Perrin, Paris, 1917, 367 p.
  • Louise Foulon-Lefranc, La femme au foyer : la femme dans la famille, hygiène, enseignement ménager, conduite à tenir en cas d'accidents, puériculture, le jardin et la basse-cour, la politesse et l'éducation, les Éditions de l'École, Paris, 1954 (12e éd.), 380 p.
  • La Mère au foyer, ouvrière de progrès humain : documents d'études extraits du Congrès international de la Mère au foyer, ouvrière de progrès humain, Paris, 21-26 juin 1937, Union féminine civique et sociale, Paris, 1937, 327 p.
  • Joseph-Marie Tissier (Mgr), La femme au foyer, Tequi, Paris, 1915, 322 p.

Ouvrages contemporains[modifier | modifier le code]

  • Liliane Fiori-Astier, Les femmes au foyer : objectivation et subjectivation d'une invisibilité sociale, Université de Metz, 2006, 345 p. (thèse de doctorat de Sociologie)
  • Anne Larue, La femme est-elle soluble dans l'eau de vaisselle ?, Chifflet & Cie, Paris, 2008, 122 p. (ISBN 978-2-35164-050-0)
  • Cécile Margain, La femme au foyer est-elle l'avenir du féminisme ?, Éd. N° 1, Paris, 2007, 168 p. (ISBN 978-2-84612-217-7)
  • Dominique Maison, Grandeurs et servitudes domestiques : expériences sociales de femmes au foyer, Université Victor Segalen-Bordeaux II, 2006, 447 p. (thèse de doctorat de Sociologie)
  • (en) Pamela Stone, Opting out ? : why women really quit careers and head home, University of California press, Berkeley, 2007, 295 p. (ISBN 978-0-520-25657-6)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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