Prophétie

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Représentation du prophète Jérémie par Michel-Ange.

Dans les religions abrahamiques, une prophétie consiste en des paroles ou des écrits divinement inspirés qu'une personne reçoit par révélation.

Pour les chrétiens, le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie (Apocalypse 19:10). Une prophétie peut avoir trait au passé, au présent ou à l'avenir. Quand une personne prophétise, elle dit ou écrit ce que Dieu veut qu'elle sache, pour son propre bien ou pour le bien des autres. La prophétie n'est pas l'apanage des prophètes. Une personne peut recevoir une prophétie ou une révélation pour sa vie personnelle.

La prophétie chrétienne[modifier | modifier le code]

Dans la 1re lettre aux Corinthiens, la prophétie est un don du Saint-Esprit.

« À chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun. À l'un, c'est un discours de sagesse qui est donné par l'Esprit ; à tel autre un discours de science, selon le même Esprit ; à un autre la foi, dans le même Esprit ; à tel autre les dons de guérisons, dans l'unique Esprit ; à tel autre la puissance d'opérer des miracles ; à tel autre la prophétie ; à tel autre le discernement des esprits ; à un autre les diversités de langues, à tel autre le don de les interpréter. »

— 1 Co 12,7-10, traduction de la Bible de Jérusalem

La prophétie est traitée par les théologiens du Moyen Âge tel que saint Thomas d'Aquin.

« La prophétie est premièrement et principalement un acte de connaissance; en effet les prophètes connaissent les réalités qui échappent à la connaissance ordinaire des hommes. Aussi peut-on dire que le nom de " prophète " est composé de pro, c'est-à-dire « loin » et de phanos qui signifie « apparition », parce que les prophètes voient apparaître ce qui est éloigné. »

— Somme Théologique, IIa IIae, Qu.171, art.1

Une connaissance de l'avenir[modifier | modifier le code]

Annonce d'événements futurs par voyance, pressentiment ou conjecture[modifier | modifier le code]

La parole oraculaire se présente très souvent, mais pas toujours, sous l'aspect d'une prédiction. En ce sens, on peut considérer comme prophétie prédictive, par exemple, les oracles chaldéens et surtout les oracles sibyllins, notamment ceux de la pythie de Delphes. Telle est l'opinion de Hans van Kasteel dans : Oracles et prophétie, et l'auteur ajoute : "Dans le monde greco-romain, ils étaient généralement rendus en vers épiques. [...] les oracles chaldéens contiennent des indications précieuses sur la première matière des alchimistes, tout en donnant des précisions sur l'expérience prophétique."[1]

À côté des prophètes de l’Ancien Testament et des autres religions, il y a des personnages qui sont appelés « prophètes » dans le langage courant et dont leurs visions sur l’avenir ne sont pas à proprement parler des prophéties, mais plutôt des prédictions, des supputations, des conjectures, des maximes ou y ressemblant mais qui ne renvoient pas directement à une entité divine. Ils font alors plutôt appel à l’astrologie ou à des sources mystiques particulières ou à tout autre source ésotérique. Exemples :

  • oracle du Tibet ;
  • Vegoia ;
  • Pythie ;
  • Cassandre ;
  • Tiresias ;
  • Alois Irlmaier ;
  • Nostradamus (Prophétie des jours heureux : Jamais TNTTSNTM ; Pronostications et Almanachs (1550-1567)) ;
  • Jean de Vézelay[2] (ou Jean de Jérusalem) est un personnage connu uniquement au travers d’un ouvrage[3] édité en France en 1994 et ne contenant aucune source. Jean de Vézelay aurait été un des croisés qui participèrent à la prise de Jérusalem en 1099, aurait été lié avec les Templiers[4] et aurait écrit sept manuscrits. Seuls, des commentaires du sixième, retrouvés dans le monastère de Zagorsk en 1992[5] et le septième récupéré en 1941 par les SS en Pologne et gardé ensuite dans les archives du KGB[5] auraient permis la transmission de prophéties concernant le troisième millénaire ;
  • Hélène Wallraff ;
  • Billy Meier et la prophétie d'Hénoch, publiée en anglais dans le livre And still they fly ! de Guido Moosbrugger en février 2004[6], dans le magazine américain Nexus[7] en août/septembre 2004 et traduite dans la version française du magazine en novembre/décembre 2004. Une traduction non officielle se trouve sur internet[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Prophéties et oracles, t. I : Dans le Proche-Orient ancien, t. II : En Égypte et en Grèce, Cerf, 1994, 132 et 116 p.
  • Oracles et Prophétie (Hans van Kasteel ed;) Editions Beya, Grez-Doiceau 2011 (ISBN 978-2-9600575-4-6), 305 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hans van Kasteel, Oracles et prophétie, Grez Doiceau, Éditions Beya, , 305 p. (ISBN 978-2-9600575-4-6), p. 9
  2. Il existe un homonyme : Jean de Vézelay, chirurgien de Robert II, duc de Bourgogne
  3. M. Galvieski, Jean de Jérusalem, Le Livre des Prophéties. Éditeur : Lattès, Paris 1994. (ISBN 2709614677). Autre ouvrage : Jean de Mareuil, Les Prophéties de Jean de Jérusalem. Éditeur : Grancher (1998). Collection : Grancher Depot. (ISBN 2733907751)
  4. Aucune source historique
  5. a et b évènement cité dans l’ouvrage susnommé
  6. (en) Guido Moosbrugger, And still they fly ! (ISBN 978-0971152311)
  7. (en) « NEXUS vol. 11, no. 5 - August-September 2004 » (consulté le 22 novembre 2017)
  8. « La Prophétie d'Hénoch délivrée à Billy Meier par Quetzal. » (consulté le 22 novembre 2017)
  9. [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]