Université Toulouse III - Paul Sabatier

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Université Toulouse III — Paul Sabatier
Image illustrative de l'article Université Toulouse III - Paul Sabatier
Informations
Fondation 1969 (1229)
Type Université publique (EPSCP)
Régime linguistique Français
Budget 328 M€[1]
Localisation
Coordonnées 43° 33′ 43″ N 1° 28′ 06″ E / 43.561859, 1.46840943° 33′ 43″ Nord 1° 28′ 06″ Est / 43.561859, 1.468409  
Ville Toulouse
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Campus Rangueil
Direction
Président Bertrand Monthubert
Chiffres clés
Personnel 1 500
Enseignants 2 350
Étudiants 31 987
Niveau Bac+1 à Bac+8 (Doctorat)
Divers
Affiliation Université de Toulouse, ISSAT, Aerospace Valley[2]
Site web www.univ-tlse3.fr/

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
Université Toulouse III — Paul Sabatier

L’Université Toulouse III — Paul Sabatier, (nom d’usage : Université Paul Sabatier ; abréviation : UPS) est une université française, située à Toulouse.

Elle a été constituée en 1969, à la suite de la loi Faure, par le regroupement des facultés de sciences et les facultés médicales de l’ancienne université de Toulouse, elle-même fondée en 1229. Depuis 2007, elle fait partie du PRES Université de Toulouse en tant que membre fondateur.

Spécialisée dans les sciences, les technologies, les disciplines de la santé et les sports, elle compte aujourd’hui plus de 30000 étudiants.

L'université Toulouse III a été classé 1re parmi les meilleures universités françaises pour trouver un emploi. Cette étude a été publié le 18 décembre 2013 par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et interprétée par le journal Le Monde [3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’ancienne université de Toulouse fut créée en 1229. Elle a été supprimée, comme toutes les autres universités, par la Convention en 1793 et fut recrée en 1896. À la suite de Mai 68 et de la Loi Faure, celle-ci fut partagée en trois nouvelles universités et un institut national polytechnique.

Historique[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1950, Émile Durand le doyen de la faculté des sciences de Toulouse lance l’idée de la création d’un campus, à l’américaine, pour héberger la faculté des sciences ; à la même époque, il est décidé de créer à Toulouse un institut national des sciences appliquées rattaché à la faculté des sciences. L’INSA de Toulouse est ouvert en 1962 dans le quartier de Rangueil. Dans les années qui suivent, de nombreux enseignements de la faculté des sciences sont transférés des locaux des allées Jules Guesde vers les nouvelles installations, grands amphithéâtres, nombreuses salles de cours. Il devient aussi possible de créer des bureaux pour les enseignants et des laboratoires de recherche.

En même temps que le campus de la faculté des sciences se constitue ce que l’on nomme le complexe scientifique de Rangueil, dans lequel s’installent des écoles comme l’école nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (connue sous le nom de « Supaéro » et devenue l’ISAE dans le cadre d'un regroupement avec l’ENSICA) ou l’ENAC, mais aussi des laboratoires de recherche, comme le LAAS, ou le CESR.

Le déplacement des enseignements médicaux est plus tardif et postérieur à la création de l’université, le nouvel hôpital qui a le statut de CHU n’est ouvert qu’en 1975, il prend le nom de Rangueil bien que situé sur le sommet de la colline de Pech David, éloignée du lieu-dit Rangueil. L'hôpital de Purpan situé au nord-ouest de Toulouse sert de CHU pour la moitié des étudiants en médecine de Toulouse, les cours théoriques et l'administration de l’UFR médicale de Purpan sont dans les locaux de l’ancienne faculté de médecine au 37 allées Jules Guesde.

Les déplacements des facultés vers le quartier de Rangueil se sont produits dans une période de forte croissance du nombre d'étudiants, de nombreux logements ont été construits pour héberger les étudiants, notamment des cités universitaires gérées par le CROUS, celle de Rangueil et celle de Ponsan, il y aussi trois restaurants universitaires dépendant du CROUS.

Le 18 décembre 1969, l’université de Toulouse-III prend le nom d’usage de Paul Sabatier, prix Nobel de Chimie en 1912, qui enseigna dans la faculté des sciences de Toulouse, l’université comprenant à peu près autant de scientifiques que de médecins, il avait été souhaité de trouver un nom lié simultanément à la science et à la médecine. Le nom du professeur de médecine Ducuing avait été proposé face à celui de Paul Sabatier.

En janvier 2010, l’université accède aux « compétences élargies » (applications de la LRU) [4].


Présidents de l'université[modifier | modifier le code]

Titre et nom Date début de mandature Date de fin de mandature
Pr Louis Lareng juin 1970 juin 1976
Pr Jean Claude Martin juillet 1976 juillet 1981
Pr D. Bancel mars 1982 octobre 1984
Pr J. J. Conte janvier 1986 janvier 1991
Pr Jean Claude Martin janvier 1991 février 1996
Pr G. Larrouy février 1996 août 1997
Pr R. Bastide décembre 1997 décembre 2002
Pr J. F. Sautereau décembre 2002 décembre 2007
Pr Gilles Fourtanier mai 2008 mai 2012
Pr Bertrand Monthubert mai 2012[5] mai 2016

(source : "salle des présidents" du bâtiment de l'administration centrale de l'Université Paul Sabatier, informations affichées sous les photographies des différents présidents de l'UPS)

Structure[modifier | modifier le code]

Unités de formation et de recherche[modifier | modifier le code]

L’université est structurée en UFR :

  • Faculté des Sciences et de l'Ingénierie (FSI);
  • Faculté de Médecine Rangueil;
  • Faculté de Médecine Purpan;
  • Faculté des Sciences Pharmaceutiques;
  • Faculté de Chirurgie Dentaire;
  • Faculté des Sciences du Sport et du Mouvement Humain (F2SMH).

en 2011, une vaste restructuration a été opérée : les UFR MIG (Mathématiques Informatique Gestion), PCA (Physique Chimie Automatique), SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) et Langues vivantes, par leur fusion en une seule UFR, ont laissé la place à la FSI (Faculté des Sciences et de l'Ingénierie). L'UFR STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) a changé de nom pour devenir la F2SMH (Faculté des Sciences du Sport et du Mouvement Humain).

Instituts et autres structures rattachées[modifier | modifier le code]

Les autres composantes sont :

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Licence[modifier | modifier le code]

L’université Toulouse-III délivre la licence dans trois domaines qui se déclinent en mentions :

  • Sciences, technologies, santé
    • Mathématiques et applications
    • Informatique
    • Physique
    • Chimie
    • Électronique, électrotechnique, automatique
    • Mécanique et ingénierie
    • Chimie, biologie, physique, santé
    • Sciences de la vie et de la santé
    • Écologie
    • Sciences de la Terre et de l'environnement
  • Droit, économie, gestion
    • Information - Communication
    • Gestion
  • Sciences et techniques des activités physiques et sportives
    • Activité physique adaptée
    • Éducation et motricité
    • Entraînement sportif
    • Management du sport

Master[modifier | modifier le code]

L’université délivre le master dans les domaines et mentions suivants :

  • Sciences, technologies, santé
    • Biochimie et biotechnologies
    • Biologie, santé
    • Chimie
    • Écologie
    • Électronique, électrotechnique, automatique
    • Génie mécanique, génie civil, génie de l'habitat
    • Informatique
    • Informatique des organisations
    • Matériaux
    • Mathématiques et applications
    • Mécanique, énergétique, procédés
    • Microbiologie - Agrobiosciences
    • Physique et astrophysique
    • Santé publique
    • Sciences de la Terre et de l'environnement
  • Droit, économie, gestion
    • Management des organisations
  • Sciences humaines et sociales
    • Information - Communication
  • Sciences, technologies, santé
    • Sciences du sport et du mouvement humain

Doctorat[modifier | modifier le code]

L'UPS est établissement coaccrédité pour 11 des 15 écoles doctorales du site Midi-Pyrénées (et l'établissement support de six d'entre elles) :

9 écoles doctorales du domaine Science-Technologie-Santé :

  • Biologie, santé, biotechnologies
  • Génie électrique, électronique, télécommunications
  • Mathématiques, informatique, télécommunications de Toulouse
  • Sciences de la matière
  • Sciences de l'Univers, de l'environnement et de l'espace
  • Sciences écologiques, vétérinaires, agronomiques et bioingenieries
  • Aéronautique, astronautique
  • Mécanique, énergetique, génie civil, procédés
  • Systèmes

2 écoles doctorales du domaine Sciences Humaines et Sociales :

  • Comportement, langages, éducation, socialisation, cognition
  • Lettres, langue, cultures

Études de santé[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques, Diplôme universitaire de technologie, Licence professionnelle, formation continue ...

Relations internationales[modifier | modifier le code]

L'Amérique hispanique et le Brésil font partie des axes géographiques privilégiés avec lesquels l'Université développent de nombreux liens au niveau de l'enseignement et de le recherche scientifique. Ces activités sont fédérées par le bureau Amérique hispanique et Brésil (http://www.math.univ-toulouse.fr/UPS_A_Hispa_Brasil/index.php?id=index)


Recherche[modifier | modifier le code]

Scientométrie[modifier | modifier le code]

L’université de Toulouse-III est classée 292e au classement académique des universités mondiales par l'université Jiao Tong de Shanghai pour l’année 2008. Dans ce classement, elle se situe dans la fourchette 80-124 des meilleures universités européennes et 8-14 des meilleures universités françaises.

Localisation[modifier | modifier le code]

L’essentiel de l’université est situé sur la commune de Toulouse cependant certaines filières d’enseignement sont à Tarbes, Auch, ou Castres et des laboratoires de recherche rattachés à l’université peuvent se trouver à Auzeville-Tolosane ou au Pic du Midi.

Le campus se déploie sur une superficie de 124 hectares, essentiellement dans le quartier de Rangueil, dans le sud de la ville de Toulouse, au bord du canal du Midi. Il est composé de 390 472 m2 de locaux dont 147 000 m2 pour la recherche, et de 99 laboratoires de recherche.

Depuis le 30 juin 2007, le campus est desservi par la ligne B du métro toulousain, et se trouve à proximité de trois stations: Faculté de Pharmacie, Université Paul Sabatier et Ramonville. Les allées Jules Guesde où se trouvent des laboratoires et des enseignements de l'université se situent à proximité de la station Palais-de-Justice.

Le campus est en cours d'extension sur la ZAC de Montaudran Aerospace, située sur l'ancien aérodrome éponyme.

Aujourd'hui, l'Université Paul-Sabatier est au cœur du pôle de compétitivité Aerospace Valley.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Associations étudiantes[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
28 184[6] 27 946[7] 27 674[8] 27 790[9] 27 588[10] 28 056[11] 28 254[12] 27 865[13]
2008 2009 2010 2011 - - - -
26 378[14] 26 912[15] 27 432[16] 27 653[17] - - - -

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dotations des universités en 2009, université Toulouse-III », sur Ministère de l’enseignement supérieur (consulté le 9 octobre 2009)
  2. UNIVERSITE PAUL SABATIER, consulté sur site www.aerospace-valley.com le 30 octobre 2011
  3. Nathalie Brafman et Isabelle Rey-Lefebvre, L’université française, un tremplin pour l’entreprise, Le Monde, 18 décembre 2013
  4. Dossier de presse du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour la rentrée 2009 (lire en ligne)
  5. Polémique. Le scientifique toulousain répond aux frères Bogdanov,La Dépêche, 9 mai 2012
  6. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  7. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  8. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  9. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  16. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  17. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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