Jacques Ruffié
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Jacques Ruffié, né le 22 novembre 1921 à Limoux et décédé le 1er juillet 2004, est un hématologue, généticien et anthropologue français. Il fonda une discipline, l'hémotypologie qui permet par étude des caractéristiques sanguines de retrouver l'historique des populations, leurs migrations et de leurs métissages successifs.
Il fut membre de l'Académie des sciences dans la section de biologie humaine et de sciences médicales. Il fut également professeur honoraire au Collège de France, où il occupait la chaire d'anthropologie physique.
Il avait été aussi membre de la Résistance.
Il fut membre du conseil d'administration du Centre Royaumont pour une Science de l’Homme.
Sommaire |
Parcours [modifier]
- collège Saint-Stanislas de Carcassonne,
- facultés de médecine de Toulouse, Montpellier et Paris puis faculté des sciences de Toulouse
- Docteur en médecine[1], docteur ès sciences[2], professeur agrégé de l'université
- professeur titulaire de la chaire d'hématologie à la faculté de médecine de Toulouse de 1965 à 1972
- directeur général du Centre régional de transfusion sanguine de la région Midi-Pyrénées.
- professeur d'anthropologie physique au Collège de France en 1972
- fonde à Toulouse le centre d'hémotypologie du CNRS, qu'il dirige parallèlement.
- Research Professor à l'université de New York
- Membre de l'Académie nationale de médecine.
Il approfondit de front toute sa vie trois disciplines : hématologie, génétique et anthropologie. Il crée en 1960 l'hémotypologie, qui permet de retrouver un individu par ses caractéristiques sanguines et constitue un apport à la police scientifique qui se généralisera plus tard avec les tests ADN. Cette technique permet également des études sur les parentés des populations humaines, ainsi que sur le mouvement des populations.
Il va à l'encontre de plusieurs idées reçues de son époque en établissant par cette méthode de traçage deux faits en anthropologie :
- La notion de race a eu un sens dans l'humanité primitive
- Une convergence s'établit dans l'espèce humaine depuis environ six mille ans, probablement liée au développement du commerce à grande distance
Cette influence à long terme du culturel sur le biologique influencera jusqu'à Stephen Jay Gould, qui la citera dans ses ouvrages grand public (Ever Since Darwin et The Panda's Thumb). Elle illustre un codéveloppement de l'hominisation et de l'humanisation déjà mentionné par Pierre Teilhard de Chardin.
Distinctions [modifier]
- Titulaire de la Médaille militaire[3]
- Grand officier de la Légion d'honneur[3]
Œuvres [modifier]
- De la biologie à la culture
- Le traité du vivant
- Le sexe et la mort (en collaboration avec Jean Charles Sournia)
- Le vivant et l’humain
- Les épidémies dans l’histoire de l’homme
- Hématologie géographique (en collaboration avec Jean Bernard).
La louve
Notes et références [modifier]
- Thèse : Les groupes sanguins chez l'homme : étude sérologique et génétique
- Thèse : Séro-anthropologie des populations autochtones du Nord des Pyrénées
- [PDF] « Éloge de Jacques Ruffié (22 novembre 1921-1er juillet 2004) par Jacques Caen, Correspondant de l'Académie des sciences », p. 4
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Universitaire français
- Médecin français
- Médecin du XXe siècle
- Résistant français
- Étudiant de la faculté de médecine de Paris
- Enseignant à l'université de Toulouse
- Professeur au Collège de France
- Membre de l'Académie des sciences (France)
- Membre de l'Académie de Médecine
- Académie des Jeux floraux
- Lauréat du Grand Prix de Philosophie
- Titulaire de la médaille militaire
- Grand officier de la Légion d'honneur
- Naissance à Limoux
- Naissance en 1921
- Décès en 2004