Première année commune aux études de santé

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En France, la première année commune aux études de santé (PACES) se déroule à l’université et s’achève par un concours sélectif. Elle permet notamment d’accéder aux diplômes de docteurs d’État en médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique.

Historique[modifier | modifier le code]

La première année commune aux études de santé est créée par la loi du 7 juillet 2009, entrée en vigueur à compter de l’année universitaire 2010-2011[1]. Elle remplace entre autres la première année du premier cycle d’études médicales.

Les études de santé[modifier | modifier le code]

Les études de santé en France

En France, les études de santé se déroulent à l’université.

La première année des études de santé est commune aux études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et maïeutiques[2]. Dans certaines facultés, la PACES permet également d'intégrer des écoles de kinésithérapie[3] et des écoles d'ergothérapie[4].

C’est la première année du diplôme de formation générale en sciences médicales[5], du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques[6], du diplôme de formation générale en sciences odontologiques[7] et du diplôme de formation générale en sciences maïeutiques[8] ; chacun comprend six semestres de formation validés par l'obtention de 180 crédits européens, correspondant au niveau licence.

Programme[modifier | modifier le code]

Pour être admis à s’inscrire en première année des études de santé, les candidats doivent justifier d'un des diplômes suivants :

Comme pour toute formation du système LMD, l’année est découpée en deux semestres et en « unités d’enseignement » (UE) qui se voient attribuer un certain nombre de crédits ECTS.

Au premier semestre, les enseignements sont communs à toutes les filières[10]. Des épreuves sont organisées à la fin de celui-ci; les étudiants mal classés peuvent être réorientés dans d’autres filières de l’université[11].

Au second semestre, les étudiants ajoutent une UE spécifique à une filière, en plus de la formation commune. Les étudiants passent un concours à la fin de l’année débouchant sur quatre classements[12].

Les unités d’enseignement communes représentent 50 crédits (sur 60), et ont un programme fixé nationalement[13] :

  1. Atomes, biomolécules, génome, bioénergétique, métabolisme
  2. La cellule et les tissus
  3. Organisation des appareils et des systèmes -1- : Bases physiques des méthodes d'exploration - aspects fonctionnels
  4. Évaluation des méthodes d'analyse appliquées aux sciences de la vie et de la santé
  5. Organisation des appareils et des systèmes -2- : Aspects morphologiques et fonctionnels
  6. Initiation à la connaissance du médicament
  7. Santé, société, humanité
  8. Démarche expérimentale

Le concours de fin de première année reste très sélectif en PACES : 16 % des étudiants en moyenne accèdent à la deuxième année. Pour la rentrée 2012, 7 492 étudiants de PACES ont accès au PCEM2[14]. Le nombre d'étudiants admis à passer en seconde année est fixé par un numerus clausus.
À l'issue du concours, les étudiants obtiennent un classement, avec un classement propre à chacune des filières. Ils émettent alors leurs vœux d'affectation et cette affectation est réalisée au moyen d'un algorithme adapté.

Réactions[modifier | modifier le code]

La PACES a suscité les critiques de nombreuses organisations représentatives des étudiants des filières concernées (l'ANEMF, l'ANEPF, l’ANESF, la FNEK, l’UNECD, la FAGE) tant sur le fond que sur la manière de procéder ce qui semble être la cause du report de l'entrée en vigueur de la réforme[15],[16],[17]. Officiellement, ce report est dû à un amendement déposé lors de l'étude du texte au Sénat, alors que les lycéens devaient en parallèle choisir leurs vœux d'orientation. Une mise en application si rapide sans aucune information préalable n'aurait pas été très opportune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]