Lannemezan

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Lannemezan

Eglise St Jean-Baptiste de Lannemezan
Eglise St Jean-Baptiste de Lannemezan

#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Canton de Lannemezan
Code Insee abr. 65258
Code postal 65300
Maire
Mandat en cours
Bernard Plano
2001-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Lannemezan
Site internet http://www.lannemezan.com
Démographie
Population 6 018 hab. (2007)
Densité 316 hab./km²
Gentilé Lannemezanais, Lannemezanaises
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 07′ 30″ Nord
         0° 23′ 08″ Est
/ 43.125, 0.385555555556
Altitudes mini. 442 m — maxi. 647 m
Superficie 19,03 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Lannemezan est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en la région Midi-Pyrénées. Son nom occitan gascon est Lanamesa (« Lande du milieu ») et ses habitants sont appelés les Lannemezanais (-aises).

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Géologie

Il y a 50 millions d’années, poussé par des mouvements de compression, le faible relief qui constitue les pré-Pyrénées s’élève de nouveau. Les glaciers et les torrents qui dévalent ses pentes soumettent la montagne à une érosion qui se déverse aux pieds de celle-ci. Tout en continuant de s’élever, la montagne érige l’amas de ses dépôts et forme ainsi le plateau de Lannemezan. Haut perché et soumis aux quatre vents, le site s’attribue déjà une identité propre qui allait aider à son histoire et à sa renommée.

[modifier] Hydrographie

18 rivières prennent leur source sur le Plateau de Lannemezan. Parmi celles-ci, la Save, le Gers, la Baïse, la Baïse-Darré et l'Arrats traversent la ville.

[modifier] Situation

[modifier] Localisation

Localisation générale :

Lannemezan est une bastide située au centre du plateau de Lannemezan entre Tarbes et Toulouse sur la Petite Baïse. Entre Atlantique et Méditerranée, au débouché des vallées pyrénéennes, Lannemezan s'impose comme une cité stratégique par sa position géographique privilégiée.

Lannemezan se situe à l'est du département des Hautes-Pyrénées, à :

  • 12 km de la frontière avec la Haute-Garonne (31) à l'est,
  • 40 km de la frontière avec le Gers (32) au nord,
  • 75 km de la frontière avec l'Espagne au sud (tunnel Aragnouet/Bielsa).

Communes limitrophes de Lannemezan :

Rose des vents Campistrous (vers Mont-de-Marsan, Bordeaux) Galan (vers Auch, Agen) Clarens (vers Toulouse) Rose des vents
Capvern (vers Tarbes, Pau, Bayonne) N Pinas (vers Saint-Gaudens, Foix)
O    Lannemezan    E
S
Avezac-Prat-Lahitte (vers Les Baronnies) La Barthe-de-Neste (vers Arreau, Saint-Lary, Espagne) Escala (vers Saint-Laurent-de-Neste)
Enclave:

[modifier] Superficie

La ville de Lannemezan a une superficie 1903 hectares, ce qui la classe :

Rang Superficie
France 8 732e
Midi-Pyrénées 687e
Hautes-Pyrénées 41e
Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre 20e
Canton de Lannemezan 2e

[modifier] Distance à quelques grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Lannemezan par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant [1]

Ville Tarbes (65) Toulouse (31) Bayonne (64) Bordeaux (33) Montpellier (34) Marseille (13) Nantes (44) Lyon (69) Nice (06) Paris (75) Brest (29) Lille (59) Strasbourg (67)
Distance 37 km 126 km 190 km 268 km 359 km 524 km 609 km 656 km 688 km 801 km 907 km 1017 km 1147 km
Orientation (W) (NE) (W) (NW) (E-NE) (E-NE) (N-NW) (NE) (E) (N-NE) (N-NW) (N) (NE)

[modifier] Climat

  • Les " normales " de la station de Tarbes-Ossun révèle un climat plutôt frais et pluvieux l'hiver et chaud et orageux l'été. La température moyenne annuelle (12°) est relativement basse pour une telle latitude, avec une amplitude saisonnière assez faible, 6° en moyenne l'hiver et 19° l'été. Mais n'oublions pas que l'hiver la température a déjà atteint -21°C en janvier 1985 et qu'elle peut aussi dépasser 39°C en plein été. Ces coups de fortes chaleurs sont typiques de l'effet de foehn, dû au relief des Pyrénées.
  • A Tarbes les brouillards sont rares, les vents forts aussi. Ces caractéristiques Tarbaises du climat se retrouvent sur le nord du département, mais avec des brouillards plus nombreux en hiver, et des températures diurnes plus élevées et des précipitations moindres en été. À l'inverse en se rapprochant du relief les quantités moyennes de précipitations augmentent. Elles varient fortement en fonction de l'exposition et des versants mais deviennent abondantes à proximité des crêtes frontières. La zone entre plaine et montagne possède un climat plus humide et moins ensoleillé que le reste du département. En montagne le soleil brille fréquemment au dessus d'une mer de nuages et le vent souffle plus fort et plus souvent qu'en plaine (brises, vents de sud parfois très forts).
  • Le climat des Hautes-Pyrénées se caractérise par un printemps pluvieux et frais et particulierement neigeux en altitude;les flux de nord-ouest se bloquent contre le relief et un phénomène de précipitations orographiques s'organise avec pour conséquence de forts cumuls de neige jusqu'à la mi-mai en altitude. L' été est tempéré mais orageux, un automne généralement bien ensoleillé et agréable, et un hiver relativement doux dans les plaines et froid dès que l'on sélève au dessus de 300-400 mètres. [2]

[modifier] Accès

[modifier] Par la route

  • Axe Est/Ouest (Toulouse/Bayonne) :
  1. A64E80 : autoroute La Pyrénéenne. 2 sorties : sortie 15 Capvern à l'ouest de la ville (5km du centre ville) et sortie 16 Lannemezan au sud de la ville (3km du centre ville).
  2. D817 (ex N117) (Axe Toulouse / Bayonne)


  • Axe Nord/Sud (Gers/Espagne)
  1. D929 : Axe Auch / Arreau
  2. D939 : Axe Galan / Lannemezan
  3. D 24 : Axe Boulogne-sur-Gesse / Lannemezan

[modifier] Par le train

SNCF TER Midi-Pyrénées Gare de Lannemezan - Avenue de la Gare, sur la ligne Toulouse-Bayonne, située à 1,7 km du centre-ville

[modifier] Par l'avion

[modifier] Histoire

[modifier] De la préhistoire à l’invasion romaine

Dessins rupestres dans les Grottes de Gargas

Les grottes décorées de dessins rupestres à Gargas, Labastide et Lortet témoignent d’une présence humaine proche de Lannemezan, ceci dès le Paléolithique. Les dessins de mains sur les parois de Gargas datent d’environ 26 000 ans. L’homme chasse le renne, le bouquetin, le bison, côtoie les ours des cavernes, les rhinocéros, les mammouths. Les vestiges exhumés du sous-sol (pierres polies, outils en bronze) montrent que, à travers les âges, les hommes exercent une forte activité sur et autour du plateau. Enfin, une multitude de nécropoles, sépultures à incinération appelées tumuli (dont le nombre a été estimé à plus de 130 au XXe siècle), essentiellement réparties sur le plateau de Lannemezan, permettent d’affirmer que l’homme fréquentait les lieux assidûment à l’âge de fer entre 800 ans et 500 ans avant J.-C.

Ces hommes nomades ou semi-nomades satisfont leurs besoins par des échanges pour obtenir du sel et des minerais. Ce commerce donne lieu à une véritable route le long des Pyrénées, que parcourent des marchands. Il y a la voie du sel allant de la Méditerranée à l'Atlantique mais aussi venant des mines de la Haute-Navarre. Il y a la voie du fer qui s’y superpose et plus tard celle d’autres minerais comme notamment le cuivre et le plomb venant de la péninsule ibérique. Toutes sont jalonnées par des nécropoles. Elles passent inévitablement par le plateau de Lannemezan. Il est probable que les landes du plateau restent désertes de toute habitation et servent plutôt aux pâturages de populations environnantes, autochtones ou venues s’installer, comme notamment les Ibères.

[modifier] La conquête romaine

Vient ensuite la conquête romaine. La période fructueuse qu’apporte la paix romaine incite les peuplades à de plus nombreux échanges, ainsi qu’à quitter leurs villages fortifiés. L’importance donnée aux bains fait mettre en valeur des sources chaudes à vocation thermales. Fleurissent alors, sur le plateau de Lannemezan, les thermes de Capvern. Le plateau de Lannemezan est pleinement marqué de l’empreinte romaine car il est un passage incontournable pour relier l’est et l’ouest ou pour aller vers la vallée d'Aure. Ainsi une voie, celle déjà ancienne du sel et du fer, est pavée. Rendue carrossable, et connue sous le nom de « Ténarèze », elle permet de favoriser le passage des marchands et des légions aidant en cela le commerce, l’industrie et l’extension de l’Empire romain. La sécurité des habitants et des voyageurs est assurée par des postes de guet disséminés tout le long de ces voies. Ils sont positionnés sur des points hauts qui dominent les alentours ; des sites stratégiques qui laisseront bien plus tard place à de futures mottes castrales, point d’ancrage de nouvelles cités.

[modifier] Le Moyen Âge

Le mode de vie apporté par l’Empire romain est bouleversé par les invasions de peuples germaniques qui s’installent sur tout le territoire. Les seigneurs s’imposent comme maîtres des terres. C’est le Moyen Âge. Ces terres sont mises en valeur par la création de nouveaux villages. C’est en 1274 que le seigneur qui règne sur le plateau de Lannemezan, Géraud d'Aure-Larboust, fonde le village fortifié de Lannemezan dans la lande de Boc où se trouve une tour de guet, probablement sur un tertre élevé des siècles auparavant par les hommes de l’âge du fer. Une élévation de terre dans la partie nord de la place actuelle dite « du Foirail » qui ne disparaît qu’à la fin du XIXe siècle.

À la fondation du village de Lannemezan, il est difficile de définir l’aspect exact des lieux mais il s’y trouve au moins une motte de défense comprenant probablement une tour de guet et une enceinte avec fossé puisque le site a tout pour être une position militaire défensive. Une enceinte où doit exister aussi une maison « seigneuriale ». Pour peupler le lieu, Géraud Ier d'Aure Larboust attire des poblants au travers de privilèges qui sont énoncés dans une charte de franchise datée du 27 avril 1274. Il est notamment octroyé une place pour la maison, grange, enclos et un journal pour le verger et un arpent pour le pré. Il y est énoncé aussi les noms des 14 premiers Lannemezanais.

L’expression « lana de(th) Boc » signifie littéralement « la lande du Bouc ». L’origine de cette expression n’est pas connue mais pourrait répondre à la réputation des lieux. Le plateau, ouvert à tous vents et haut perché en surplomb du piémont, en fait un lieu austère. Les températures sont froides, les marécages nombreux, la végétation est faite de fougères, d’ajoncs et de thuie, la fameuse brande où les arbres n’arrivent à pousser que difficilement, le tout sur une étendue à perte de vue. Voilà donc un terreau idéal pour favoriser de nombreuses légendes et persuader les populations environnantes, déjà rassemblées dans des villages aux conditions moins rudes, comme par exemple Avezac, Capvern, La Barthe, que les sorciers et les sorcières de Gascogne ont plaisir à se réunir en un tel lieu pour exercer leur sabbat et accueillir le diable. Un diable qui se plaît à apparaître sous forme de bouc. Il est vrai que Dieu et le Diable sont entrés dans tous les foyers, s’entremêlant avec les anciennes croyances païennes. Et s’il est de nécessité pastorale à venir faire paître les bêtes sur le plateau le jour, les habitants alentours ne devaient pas s’y attarder la nuit. Une crainte qui perdurera car si la création de Lannemezan qui signifie en gascon « la lande du milieu » (lana mesan), a changé la dénomination de l’endroit où le village a été implanté, certaines dénominations ont persisté encore jusqu’à nos jours comme celle par exemple du « pont des brouches » au bas de la côte de Pinaouet.

À partir de 1345, Lannemezan change de Maison. Gaston Fébus de Foix-Béarn, tout juste âgé de 14 ans, achète à Géraud II d'Aure-Larboust, pour la somme de 1 700 livres tournois, le village fortifié de Lannemezan, avec les lieux d’Escala, Tuzaguet et Pinas. C’est à Fébus que nous devons le rattachement des terres de la Lana de(th) Boc à sa vicomté du Nébouzan.

En 1388, Jehan Froissart, chanoine originaire du comté de Hainaut mais surtout le plus grand chroniqueur de son temps, traverse le plateau de Lannemezan. Il raconte ce moment : « après dîner nous montâmes à cheval et partîmes et prîmes le chemin de Lourdes et de Mauvoisin (Mauvezin) et chevauchâmes parmi unes landes qui durent en allant devers Toulouse bien quinze lieues, et appelle-t-on ces landes Landes-bourg (Lana de(th) Boc) et y a moult périlleux passages pour gens qui seroient avisés. En-mi (au milieu) les Landes-bourg siéd le châtel de Lamesen (Lannemezan) qui est au comte de Foix, et une grosse lieue en sus la ville de Tournay dessous Mauvoisin... »[3]

Une femme marque aussi de son empreinte Lannemezan. C’est Catherine de Navarre, vicomtesse du Nébouzan par le fait de successions (la passation dans les Pyrénées n’est pas touchée par la loi salique comme pour le royaume de France et les femmes peuvent donc hériter des titres de leurs parents). En 1500, elle accorde à Lannemezan le droit de tenir un marché chaque mercredi ainsi qu’une foire quatre fois dans l’année. Cela affirme le petit village dans sa vocation de centre d’échange. Ce marché subsiste encore de nos jours. Tout juste 200 ans après sa création, Lannemezan est déjà devenu un petit village où aubergistes et marchands ont pignons sur rue.

[modifier] Le XVIe siècle

Puis viennent les guerres de religion qui sévissent sur le royaume de France et auxquelles Lannemezan n’échappe pas. En 1569, Jeanne d'Albret, vicomtesse de Nébouzan, charge Gabriel de Corges, comte de Montgomery, de reconquérir ses terres confisquée par le roi de France. À la tête d’une armée protestante de 3 000 hommes en armes, il met en coupe réglée les Pyrénées, d’est en ouest, de Foix à Navarrenx où les catholiques siègent. Lannemezan n’échappe pas aux razzias. L’église Saint Jean-Baptiste et les maisons des prêtres sont brûlées.

[modifier] Le XVIIe siècle

C’est le fils de Jeanne d'Albret qui met fin à ces guerres incessantes en devenant par faits de succession, après extinction des Valois, le roi de France sous le nom d’Henri IV. En juillet 1607, il rattache ses possessions dont la vicomté du Nébouzan, au royaume de France. Ainsi, la seigneurie de Lannemezan devient possession française. Un plan du plateau a été établi par Jean Gaye le 10 octobre 1603. Il y a fait figurer une partie des landes ainsi qu’une illustration du village de Lannemezan où apparaissent un château et hors enceinte une maison, une église, une croix et quelques arbres. Ce périmètre fortifié vraisemblablement en très mauvais état laisse place, dans la seconde moitié du siècle, à une chapelle appelée Notre-Dame du château. Construite sur les vestiges de la motte castrale, elle sera touchée par la foudre le 11 avril 1887 et démolie en 1892. Quant à la population, elle peut être estimée entre 400 et 500 habitants puisqu’en 1614, 130 feux y sont comptés. Une population essentiellement rurale, qui peut jouir d’activités commerciales incitées par son marché hebdomadaire, et qui vit dans des maisons aux toits de chaume, ce qui favorise l’embrasement d’une partie de la commune en février 1691.

[modifier] Le XVIIIe siècle

La Révolution française de 1789 a mis fin au système féodal. La France est redécoupée en de nouveaux territoires : les départements. La Bigorre et les Quatre-vallées forment celui des Hautes-Pyrénées, et pour mieux le définir d’autres terres lui sont rattachés. C’est le cas d’une partie du Nébouzan, celle qui comprend le village de Lannemezan. Les communes sont dorénavant dirigées par un maire et un conseil municipal. Le premier maire de Lannemezan, Dominique Lagleize, est nommé le 8 mars 1790. À l’effort de reconstruction du royaume qu’a engendré la révolution, suit la Terreur. Le 21 septembre 1792, la monarchie est renversée au profit de la république. De nombreuses têtes tombent dont celle du dernier seigneur de Lannemezan, Marc II Bertrand François de Lassus, conseiller au parlement de Toulouse. Condamné à mort par jugement du tribunal révolutionnaire de Paris le 18 messidor an II (6 juillet 1794), il est guillotiné.

[modifier] Le XIXe siècle

À la république succède l’empire. Napoléon Ier confirme Lannemezan comme centre de commerce au travers d’un décret impérial daté du 16 septembre 1806 qui autorise le petit village à tenir sept foires par an. Petit village car au 1er juillet 1793, la population de Lannemezan n’est que de 767 habitants, des chiffres en dessous de ceux de Monléon-Magnoac (1 263 habitants) ou de Castelnau-Magnoac (1 152 habitants) qui vivent aussi des revenus basés en grande partie sur les marchés et les foires. Le village de Lannemezan vit sous le coup d’une mobilisation d’hommes tirés au sort et sur celui des réquisitions d’armes et de nourritures pour les armées françaises engagées dans des combats un peu partout en Europe. L’empire ne dure qu’un temps, pressé de toutes parts par les autres nations européennes menées par l’Angleterre. Les Pyrénées ne sont pas épargnées. Le 3 avril 1814, alors que Napoléon Ier perd son trône, les Anglais qui campent dans une prairie voisine d’une source en plein bourg de Lannemezan, à l’angle de la rue de la Baïsole et de la rue Voltaire, s’abreuvent à celle-ci après avoir fait tester par des voisins que son eau n’est pas empoisonnée. Les Anglais ne stationnent pas bien longtemps car, selon leurs souhaits, la monarchie a été rétablie en France.

Lannemezan qui compte 1 604 âmes, cherche à s’épanouir un peu plus comme en témoigne, en février 1852, une demande du conseil municipal au gouvernement. Les Lannemezanais veulent que leur village devienne chef-lieu d’arrondissement à la place de Bagnères car le site est le point le plus central : « car ceux des cantons les plus éloignés ont besoin de trois jours pour l’aller et le retour [à Bagnères] et faire leurs affaires, ce qui leur occasionne des dépenses considérables »[4]. Le village est définit comme un lieu de passage régulièrement fréquenté par un grand nombre d’étrangers ainsi que comme un carrefour de communications important puisque Lannemezan constitue une gare pour plusieurs diligences qui desservent chaque jour la région. Les Lannemezanais obtiennent gain de cause, mais doivent attendre jusqu'en mars 1877. Le village commence à prendre forme. Au Lannemezan-carrefour des voies de communication, s’ajoute le Lannemezan-terre de sources car le plateau est à l’origine des rivières qui drainent la Gascogne. Pourtant, à la formation du plateau, les eaux pyrénéennes ont été détournées vers l’est pour former la Garonne et vers l’ouest pour former l’Adour. Le territoire du plateau ne bénéficiait donc plus des eaux de montagne mais seulement des eaux de pluie qui viennent alimenter par ruissellement de faibles cours d’eau. Entre 1848 et 1862, le canal est construit pour amener par une faible pente, l’eau de la Neste prise à Sarrancolin. Ainsi, sur une longueur de 28 km, le canal de la Neste dessert 17 rivières sur l’ensemble du plateau et donne un peu plus de vie à Lannemezan notamment au travers de l’installation de moulins tout au long de la Baïse.

Au début du Second Empire, avec l’avènement du chemin de fer, le projet d'une voie ferrée Bayonne-Toulouse est soulevé par le Préfet et le Conseil Général des Hautes-Pyrénées. Bien qu’il apparaisse intéressant de construire un chemin de fer le long des Pyrénées, la montée sur le plateau pour relier Montréjeau à Tarbes, représente une difficulté non négligeable. Il se trouve en compétition avec un autre trajet, moins direct mais moins difficile, par la vallée de l’Adour et le Gers en passant par Auch. En 1856, le prince Napoléon, malgré les grandes difficultés signalées sur les rapports des experts ferroviaires, tranche en faveur du tracé franchissant le plateau de Lannemezan. Le projet définitif aboutit en 1863. De plus, le village est doté d’une gare car les vastes landes favorisent la création d’un camp militaire. La ligne Toulouse-Bayonne est ouverte à la circulation en 1867.

Le 16 septembre 1868, Napoléon III vient visiter le camp d’instruction où les hussards de Tarbes s’exercent régulièrement. Le train impérial entre en gare un mercredi et le marché a été annulé. Napoléon III se rend au centre du village et apparaît à une fenêtre de la Maison commune où est tenue un banquet de quarante couverts offert par l’empereur avec à sa droite, le Maréchal Niel, ministre de la guerre et fondateur du camp de Lannemezan.

Malgré tous ces développements, la vie semble encore très difficile à Lannemezan comme en témoigne l’instituteur Thou dans sa monographie de 1887. Des conditions dans lesquelles une population a su malgré tout perdurer. L’instituteur décrit le plateau comme inculte et stérile, parsemé de bois, de taillis, coupé de marécages et indique qu’« il n’y a pas de curiosités naturelles. Si l’on s’éloigne d’une trentaine de mètres de la ligne du chemin de fer qui contourne la ville, on ne rencontre plus de maisons. Le sol ne produit que des arbres rabougris, de la fangue et quelque peu d’herbe vers le nord. Il y a à peine trente hectares ensemencés en céréales … [aucune rivière] n’a un débit d’eau considérable. […] Les eaux sont malsaines parce qu’elles renferment des quantités de bicarbonate de chaux en dissolution. […] Le passage resté ouvert aux vents qui soufflent du nord en font une région froide. […] C’est un climat peu salubre à cause des marais, de l’altitude de la mauvaise tenue des rues et des maisons. Le grand air qui y règne assainit tout mais met à une rude épreuve les tempéraments affaiblis. D’après le dernier recensement la population de Lannemezan est de 1 924 habitants. Ce chiffre tend à s’accroître grâce aux nombreuses voies de communication qui mettent Lannemezan en relations faciles avec le chef-lieu du département, le Gers et la Haute-Garonne, grâce aux foires et marchés très importants dans cette ville. […] Les maisons sont mal bâties, pavées, pour la plupart, malpropres. […]

Comme animaux, on élève des moutons de petite taille, des bœufs et des vaches de travail, quelques mules et mulets, peu de chevaux. On y tue les veaux de bonne heure, à 2 mois, trois mois au plus : ce qui a fait une réputation au veau de Lannemezan. Le dindon, les canards, les oies, les poules forment le revenu de la basse-cour. […] Malgré la situation qui semble réellement privilégiée Lannemezan n’a pas d'industrie, moins de commerce réel. À peine quelques scieries et moulins sur la Baïse. C’est une population essentiellement agricole. [...] Les mœurs des habitants sont un peu sauvages […] Ils vont nu-pieds aussi bien que chaussés. […] L’instruction est très restreinte et peu goûtée à Lannemezan. Le mauvais état des locaux explique l’abandon dans lequel on laisse le personnel […] ». Une situation qui va en s’arrangeant avec la construction de l'école Paul Bert et de l'école Michelet.

[modifier] Le XXe siècle

À la veille du XXe siècle la population augmente et malgré la rudesse des lieux, le gros village va s’ouvrir à tout ce qu’il lui manque pour devenir une vraie ville : une capacité commerciale importante et des industries, tout en sachant garder son caractère agricole. Pourtant, ce XXe siècle commence mal avec notamment dans la nuit du 6 au 7 novembre 1906, un incendie qui détruit la mairie, patrimoine architectural local. Une nouvelle mairie, celle qui existe actuellement, va être reconstruite sur les ruines de la première avec un ton plus austère emprunté au style des châteaux de la Loire.

Pendant la première guerre mondiale, entre 1916 et 1920, s’installe sur la zone militaire du quartier Peyrehitte l’usine hydroélectrochimique construite par la Poudrerie nationale de Toulouse. Cette usine devient en 1921 la Société des Produits Azotés (SPA). Cette usine, en étendant ses activités, se développe rapidement et s’agrandit en surface et en main d’œuvre. Elle incite à créer à ses côtés en 1939 une autre usine pour fabriquer de l’aluminium, l’Électro-chimie.

Lannemezan, grâce à ses deux grosses usines, se retrouve en plein cœur de l’effervescence industrielle de la première moitié du XXe siècle. Pour autant, la population n’augmente pas rapidement. Elle passe de 2 069 habitants en 1906 à 2 529 habitants en 1936. Les hommes du plateau qui fournissent la grande majorité de la main d’œuvre des usines gardent pour beaucoup leur attachement à la terre et ont un double emploi. Mais il y a aussi des étrangers qui viennent pour travailler. Cela nécessite la construction d’un camp de travail. Des cantonnements sont créés à proximité des usines. Cette cité ouvrière dortoir, véritable ville dans la ville, est faite de maisons alignées en bois et en briques. L’activité y est telle que sont édifiés un réfectoire, une chapelle, une école, une boulangerie, un hôpital, une piscine et même une prison pour les problèmes internes de ce monde cosmopolite d’ouvriers estimé à 570 personnes en 1943. Quant aux ingénieurs, ils ont droit à des villas à quelques pas des usines aussi mais sur la commune de La Barthe-de-Neste. La vaste lande lannemezanaise laisse encore du champ libre pour son aménagement. C’est sur 140 hectares du quartier de la Demi-Lune, que s’installe l'hôpital psychiatrique, de 1936 à 1938. De plus, l’avant guerre voit la construction d’une caserne et d’une cité pour une unité de gardes mobiles. S’implante aussi un arsenal qui se construit de 1938 à 1939 sur le quartier de la Hitolle, là où se trouvait un hippodrome avec tribunes en dur et une piste de 2 000 mètres. L’arsenal est destiné à la fabrication et au chargement d’obus à gaz. La Seconde Guerre mondiale arrête net cette affectation. Lannemezan se retrouve principalement concerné par les conséquences de cette guerre. La débâcle entraîne des familles venant du nord et de l’est de la France. Une population qui se rajoute à celle des réfugiés espagnols qui ont fui la guerre civile chez eux quelques années auparavant. Lannemezan double pratiquement sa population en l’espace de quelques années et compte 4 800 âmes en 1942. En raison de son fort potentiel industriel et de toutes les infrastructures qui s’y trouvent, les Allemands sont présents sur les lieux. Les usines fournissent l’ennemi à raison d’un train complet chaque jour qui part pour l’Allemagne ou la zone occupée. Une résistance intérieure naît dans les usines, entraînée par Jean Puyau pour ce qui devient le Corps franc de libération lannemezanais et par les communistes pour le mouvement de Francs tireurs partisans d’Esparros-Nistos. L’engagement des enfants de Lannemezan est tel que la commune reçoit la croix de guerre en récompense de ses actes et de ses sacrifices. C’est après cette guerre que Lannemezan atteint son apogée, bénéficiant de l’essor économique de la reconstruction. Le centre ville profite d’une animation jamais égalée grâce à l’intensité de ses marchés et de ses foires, l’importance de ses commerces (jusqu’à compter plus de 30 cafés). Aux usines, la demande en main d’œuvre est telle que la population s’accroît. Ce sont principalement des Espagnols, des Portugais, des Italiens, des Algériens. Les usines vont compter plus de 1 200 employés.

En ce qui concerne l’hôpital, il est confié au docteur Henri Ueberschlag. Pendant 20 ans, il va exercer en appliquant une psychiatrie moderne où un soin particulier est apporté aux malades, notamment par leur réinsertion par le travail. L’hôpital se dote donc du parc de loisir et du golf. L’ergothérapie et l’ouverture vers le monde extérieur prennent toute leur signification et confèrent à l’hôpital psychiatrique de Lannemezan une renommée nationale. Lannemezan compte alors jusqu’à 1 400 patients, venus de tout l’hexagone. L’Arsenal, laissé un temps à l’abandon, est repris par l’armée en 1948 pour servir de dépôt. Durant les années 1950 et 1960, il ne cesse de s’agrandir au travers de la construction de nombreux hangars et devient ensuite un centre de stockage. En son sein, se trouve aussi depuis 1951, un centre mobilisateur : le CM10. Quant à la caserne des gardes mobiles, elle devient celle d’une compagnie républicaine de sécurité, la CRS 29 avec une cité des familles attenante. Dynamisée par tous ces centres de vie, la population lannemezanaise gonfle pour atteindre 8 673 habitants en 1968.

Mais à partir des années 1970, la France est entraînée dans une rigueur économique qui provoque une régression des activités et donc des effectifs. Les usines voient leurs activités décliner. L’arsenal ne résiste pas à la réforme des armées et est fermé. La cité des familles ne correspond plus aux besoins actuels. Seul l’hôpital psychiatrique arrive à se renouveler par le biais de restructurations. Il se transforme en hôpital général qui se dote d’un service d’urgences et d’une maternité. L’hôpital de Lannemezan compte aujourd’hui près de 1 200 employés. Seule nouveauté d’importance, un centre pénitentiaire ouvre en 1987. Il accueille des détenus hommes condamnés à de lourdes peines et provenant de toute la France. Inexorablement, la population diminue pour n’être plus que de 6 500 habitants à l’arrivée du second millénaire. Pourtant, l’histoire nous montre que depuis l’origine de ce petit village qui est venu se percher sur le plateau et faire front aux dures conditions auquel il est soumis, Lannemezan n’a jamais cessé de chercher à s’accroître et de se démarquer, avec toujours dans sa population une volonté qui ne peut avoir disparu et qui laisse croire que tout semble possible, surtout le meilleur.

[modifier] Héraldique

Blason de Lannemezan

"Ecartelé :

au premier et au quatrième d'or aux trois pals alésés de gueules,

au deuxième d'azur à la vache passante

accolée et clarinée d'argent,

au troisième d'argent au lévrier

rampant et contourné de sable" [5]

[modifier] Administration

[modifier] Liste des maires successifs depuis 1790

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 2014 Bernard Plano PS
  • Né en 1944
  • Ingénieur diplômé de l'Ecole nationale supérieure de l'Electronique et ses Applications (ENSEA)
  • Diplômé d'un Master Business Administration HEC
  • Maire de Lannemezan et président de la communauté de communes du Plateau de Lannemezan
1977 2001 Pierre Bleuler UDF
  • Né en 1929, mort en 2002
  • Médecin
  • Conseiller général
  • Député de 1986 à 1988
1966 1977 François Sarrat Radical / Socialiste
  • Né en 1911, mort en 1999
  • Etudes à l'école normale
  • Chef d'entreprise de travaux publics
  • Sénateur et président du Conseil Général
1939 1966 Paul Baratgin Radical / Socialiste

RGR

  • Né en 1890, mort en 1966
  • Président du Conseil général
  • Sénateur de 1946 à 1958


[modifier] Constitution du conseil municipal actuel

L'élection municipale de 2008 ne s'est déroulée qu'en un seul tour. 4 listes étaient présentes :

  • celle du maire sortant Bernard Plano (PS-UG) qui a obtenu 58,95 % des voix (soit 1710 sur 2901)
  • celle de Marie-Françoise Couput (DVD) qui a obtenu 21,17 % des voix (soit 614)
  • celle de Laurent Lages (DVG) qui a obtenu 14,82 % des voix (soit 430)
  • celle de Michel Duprat qui a obtenu 5,07 % des voix (soit 147)

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Lannemezan depuis les dernières élections municipales de 2008 :[6].


Groupe Président Effectif Statut
UG Bernard Plano 24 Majorité
DVD Marie-Françoise Couput 3 Opposition
DVG Laurent Lages 2 Opposition

[modifier] Communauté d'agglomérations

La ville de Lannemezan fait partie de la communauté de communes du plateau de Lannemezan. Elle fut créée en 2003 et réunit les communes d' Arné, Campistrous, Clarens, Lagrange, Lannemezan, Pinas, Réjaumont et Tajan ; soit une population totale de 8 510 habitants. Lannemezan représente à elle seule 76 % de cette population.[7]

[modifier] Démographie

[modifier] Evolution démographique depuis 1793

Lannemezan est la cinquième ville (en nombre d'habitants) des Hautes-Pyrénées, derrière Tarbes, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre et Aureilhan.

Année de recensement 1793 1852 1887 1906 1936 1942 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
Population (habitants) 767 1 604 1 924 2 069 2 529 4 800 7 378 8 680 8 385 7 362 6 704 6 138 6 018 6 446


Histogramme représentant l'évolution de la population de Lannemezan depuis 1793

[modifier] Répartition hommes/femmes et pyramide des âges

On note les proportions suivantes entre hommes et femmes : on constate une équité presque parfaite entre ces proportions. Malgré tout, on note une inversion du sexe majoritaire entre 1990 et 1999.

Année Sexe Population Proportion
Recensement de 1990 Hommes 3 360 habitants 50,13 % de la population totale
Femmes 3 343 habitants 49,87 % de la population totale
Recensement de 1999 Hommes 3 035 habitants 49,45 % de la population totale
Femmes 3 103 habitants 50,55 % de la population totale

Voici ci-dessous, l'évolution de la pyramide des âges de la commune de Lannemezan, entre 1990 et 1999 [8]. Cette population apparaît globalement vieillissante.

Pyramide des âges en 1990 (valeurs en %).
Hommes Classe d'âge Femmes
Plus de 95  0,2
6,1  75 à 95  11
14,5  60 à 74  16,3
18,1  45 à 59  19,1
27,1  30 à 44  21,4
20,9  15 à 29  18,7
13,4  0 à 14  13,3
Pyramide des âges en 1999 (valeurs en %).
Hommes Classe d'âge Femmes
Plus de 95  0,4
8,7  75 à 95  13,7
16,7  60 à 74  19,9
19,9  45 à 59  18,8
24,3  30 à 44  21
16,4  15 à 29  13,8
13,9  0 à 14  12,2

[modifier] Comparaisons démographiques

Rang Population totale Densité de population
France 1 748e 2 731e
Midi-Pyrénées 65e 97e
Hautes-Pyrénées 5e 14e
Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre 2de 2de
Canton de Lannemezan 1er 1er

[modifier] Économie

[modifier] Emploi

Les statistiques concernant l'emploi et l'économie de la ville sont regroupées dans le tableau suivant[9] :

Critère Lannemezan Moyenne nationale
Taux de chômage (1999) 12,8% 12,9%
Taux de chômage (2005) 6,5% 9,6%
Revenu moyen par ménage (2004) 12 696 € / an 15 027 € / an
Taux d'activité entre 20 et 59 ans 76% 82,2%
Actifs 41,1% 45,2%
Retraités 23,3% 18,2%
Jeunes scolarisés 17,3% 25%
Autres personnes sans activité 18,3% 11,6%

[modifier] Industrie

La Zone industrielle de Peyrehitte et la Zone industrielle Sud sont constituées d'industries variées :

  • Knauf Insulation : isolation thermique et acoustique (reconversion de l'ancien site d'Alcan, ouverture en 2009-2010).
  • Arkéma (groupe Total) : chimie fine, fabrication d'hydrate d'hydrazine (le seul en france) et dérivés.
  • P.S.I. : environnement, gestion des déchets, transport et location.
  • Carbone Savoie : fabrication des cathodes en carbone et en graphite.
  • Frans Bonhomme : canalisation, assainissement, travaux publics.
  • F-Tech : aérostructures, en collaboration avec Daher-Socata (Tarbes).
  • Socorem : électricité, automatismes et climatisation.
  • FlexiLoc : matériel de chantier, location outillage et vente.
  • E.S.L. (énergies services Lannemezan) : distributeur public local d'électricité, de gaz et d'eau et entretien éclairage public.
  • Prugent SAS : agencement de boutiques haut de gamme.
  • Taboada (hors de la Z.I. Peyrehitte) : travaux publics.

[modifier] Santé

  • Centre Hospitalier : c'est l'un des plus gros employeurs du département, qui disposent les services suivants :
  1. Médecine, chirurgie et urgences ;
  2. Santé mentale (adulte et pédopsychiatrie) ;
  3. Service gériatrie et personnes âgées ;
  4. Médico-social, réhabilitation handicap ;
  5. Plateau médico-technique.

L’Établissement dénommé alors "Hôpital Psychiatrique de Lannemezan" (H.P.L.) a été construit en 1937 sur le site de Lannemezan. Parallèlement, en 1975, une Clinique locale du Plateau, située à Lannemezan, a été intégrée à l’Hôpital. Puis les services médecine - chirurgie et urgences ont été installés sur le site hospitalier de Lannemezan dans des locaux très modernes construits en 1991, dénommés "Centre Médico-Chirurgical"

  • Centre d'alcoologie : Les chemins de la lande, ouvert en 1999.

[modifier] Autres

  • La Zone Commerciale Peyrehitte est développée depuis 2006 au sud de la ville.

[modifier] Vie locale

[modifier] Les quartiers de la ville

  • Le centre ville : bâti autour de l'hôtel de ville et de l'église Saint Jean Baptiste, le centre ville est le cœur historique de la ville et fut rénové depuis une dizaine d'années. Ainsi, la nouvelle Place des Droits de l'Homme et du Citoyen où siège l'Office du Tourisme et qui fait face au récent kiosque est le lieu des animations et des manifestations de la ville. La rue Thiers, rue centrale, est la plus commerçante de la commune et présente l'entrée de la galerie commerciale Paul Bert, où se situe la salle du Renouveau du Plateau. De même, la place de la Poste, récemment rénovée, permet un agréable repos grâce à ses deux fontaines et ses massifs floraux.
  • Las Moulias et les Bans : au nord, le quartier des moulins (ou de las moulias) autour de la cité des bans, du collège, est en pleine mutation grâce à la construction de nouveaux lotissements et d'un centre médico-social.
  • Les Bourtoulets, la Galavette et l'Hippodrome : autour du boulevard des Tilleuls et près de la gare S.N.C.F., le quartier se situe en hauteur par rapport au centre ville et se déploie autour d'un large boulevard agréable pour les promenades.
  • Le Guérissa, la Lande et les Saligues : quartier le plus récent, se situe en bordure du bois de la Plantade et du canal de la Neste. Il est grandement constitué de pavillons bordant de nombreux espaces verts assurant calme à leurs habitants.
  • La Demi-Lune : à l'écart de la ville, ce quartier est bâti autour du grand Parc de Loisirs de la Demi-Lune, bordant le canal de la Neste, le Golf et le complexe hospitalier de Lannemezan.

[modifier] Habitat

Les statistiques concernant le logement dans la ville sont regroupées dans le tableau suivant[10] :

Critère Lannemezan Moyenne nationale
Résidences principales 85,5% 83%
Résidences secondaires 3,5% 10,1%
Logements vacants 11% 8%
Maisons individuelles 57,4% 56,8%
Appartements 38,4% 40,4%
Autres types de logements 4,2% 2,8%
Propriétaires 50,9% 55,3%
Locataires 42,8% 39,8%
Personnes logées gratuitement 6,3% 4,9%

[modifier] Éducation

Ecoles maternelles et primaires :

  • Groupe Scolaire Paul-Baratgin, rue des Ecoles.
  • Groupe Scolaire Las Moulias, cité des Bans.
  • Groupe Scolaire des Bourtoulets, boulevard des Tilleuls.
  • Groupe Scolaire du Guérissa, rue de la Lande de Boc.

Collège et Lycée :

  • Collège Gaston-Fébus, rue de la cité scolaire. Il bénéficie d'un internat et propose un enseignement général et Segpa.
  • Lycée d’enseignement général Michelet, rue du Stade. Sections S, ES et L, le lycée dispose d'un internat et de sections sports spécialisées : Snowboard et Ski

Enseignement spécialisé :

  • Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (C.F.P.P.A.), chemin du Bidalet, Enseignement agricole.

[modifier] Culture et manifestations

Lannemezan est le siège de nombreuses manifestations et événements tout au long de l'année [11] :

[modifier] Les fêtes de la Saint Jean

Les fêtes de la Saint Jean, se déroulant fin juin durant 6 jours (du vendredi au mercredi) attirent chaque année beaucoup de monde, et permettent l'animation de la ville entière, grâce aux nombreuses manifestations proposées. Feu d'artifice, nombreux concerts dans tous les coins de la ville, animations disco ou musette suivant le soir, nombreux manèges pour les enfants ou à sensations fortes pour les plus grands, animations proposées par les différentes associations, telles que les courses hippiques ou la démonstration des pompiers du plateau. Cette fête annuelle est lancée grâce au célèbre feu de la Saint Jean, qui se déroule dans un quartier différent chaque année.

[modifier] Les marchés

  • Le marché hebdomadaire se déroule tous les mercredis matin jusqu'en début d'après-midi et attirent de nombreux marchands venant parfois de très loin pour venir a Lannemezan. Ce marché ce situe dans les rue du centre ville, autour de l'église et de la place du château, ainsi que dans les halles aux légumes et du Nébouzan.
  • Durant l'été, des marchés de nuit sont organisés par la ville. Ceux ci permettent aux touristes et habitants de découvrir l'artisanat local et les nombreuses spécialités gastronomiques typiques de la région.

[modifier] Le festival annuel de théâtre

Créées en 2003 par la Mairie, les Rencontres inter-pyrénéennes de théâtre constituent le temps fort de l'année culturelle Lannemezanaise. Bénéficiant du prestigieux parrainage de Marcel Maréchal, le Fondateur des Tréteaux de France, elles ont pour but tout à la fois d'enrichir l'offre de théâtre proposée toute l'année aux Lannemezanais, d'encourager la création locale et régionale et de participer à l'animation estivale de la Commune. Initialement programmées en juillet, ces rencontres sont, depuis 2006, organisées en septembre de façon à mieux associer les scolaires et les lannemezanais de retour de vacances.

[modifier] Fleurissement de la ville

Les floralies, au mois de mai. Celles-ci permettent d'encourager le fleurissement des propriétaires, en parallèle de celui de la municipalité. En effet, Lannemezan se met au vert. La Mairie a fait du fleurissement des espaces publics une de ses priorités, concrétisée par l'augmentation continue du nombre de plants achetés (32 000 en 2006 contre 14 000 en 2001) et l'installation d'une serre municipale sur le site des services techniques. Les résultats ne se sont pas fait attendre comme en atteste le classement régulier de Lannemezan parmi les villes les plus fleuries du département. Chaque année, le Service des espaces verts (9 agents) rivalise d'imagination pour végétaliser de nouveaux espaces et renouveler massifs et jardinières. Un concours, organisé par l'Office de Tourisme, associe les habitants à cet effort.

[modifier] Autres manifestations

  • Le festival de l'humour.
  • De nombreuses foires et brocantes sont organisées tout au long de l'année, des pièces de théâtre ainsi que des concerts de plein air ou en salle, en particulier de l'Harmonie municipale de Lannemezan, reconnue nationalement.

[modifier] Sports

[modifier] Les équipements sportifs

  • Stade François-Sarrat (Rugby, Tennis, Pelote basque, Athlétisme), rue du stade. Il est constitué de 2 terrains, un possédant une grande tribune (lieu de réception du C.A.L.) et entouré d'une piste d'athlétisme, et un autre permettant l'entraînement des équipes ; 4 courts de tennis ; 1 fronton permettant la pratique de la palaa et de la pelote basque.
  • Stade des Bourtoulets (Football), boulevard des Tilleuls, avec grande tribune et 2 stades d'entraînement.
  • Complexe sportif du Nébouzan (Judo, Aikido, Basket-ball, Gymnastique, Pétanque, Skate-board), espace du Nébouzan, rue Montaigne. Constitué d'un boulodrome, d'une salle d'art martial avec tatamis, d'une salle pour la gymnastique, d'une salle avec marquage au sol pour le Basket Ball et d'un street park.
  • Gymnase municipal (Handball), rue du 4 septembre
  • Piscine municipale (Natation, Aquadanse), rue des moulins. Bassin de 25m, d'une profondeur progressive de 80 cm à 2 m, 4 couloirs.
  • Centre équestre et Hippodrome (Equitation), route d'Auch.
  • Golf de Lannemezan (Golf), rue du Dr H. Ueberschalag. Parcours de 18 trous au cœur de la forêt de Pinas Lannemezan, en bordure du canal de la Neste, du Gers et de la Save.

[modifier] Le sport dans la ville

Les différents sports présents dans la ville :

  • Rugby : C.A.L. Cercle amical lannemezanais : Pro D2
  • Football : F.C.P. Football Club du Plateau
  • Basket ball : L.B.C. Lannemezan Basket Club
  • Handball : P.N.H. Pays des Nestes Handball (fusion du club de Lannemezan, LHB, et de Loures Barousse, NBHB)
  • Judo : Judojo Lannemezan
  • Volley ball : Volley Lannemezan
  • Karaté : Lannemezan karaté club
  • Pelote basque : Eskualduna
  • Aïkido : Dojo du plateau

Organisation d'événements sportifs :

Lannemezan ville de départ d'étape du Tour de France :

Lannemezan a aussi été plusieurs fois ville étape du Tour des Pyrénées.

[modifier] Lieux et monuments

Église Saint-Jean-Baptiste de Lannemezan
Le château de Mauvezin et la chaîne pyrénéenne en arrière plan

[modifier] Patrimoine religieux

  • L' église Saint-Jean-Baptiste est une église gothique avec nef romane élargie (XIXe s.), abside (XVe s.), portail (XIIIe s.) (classé aux Monuments historiques), chapiteaux historiés, clocher (XIXe s.) inachevé, retable.

Adresse : Rue de Strasbourg - 65 300 Lannemezan

  • La Chapelle des Bourtoulets

Adresse : Boulevard des Tilleuls - 65 300 Lannemezan

[modifier] Patrimoine civil

  • Les tumulus T1 et T2 situés au lieu-dit Puzo Pelat, propriété de la commune, datent de l'âge du fer 1 et de l'âge du bronze. Ce site archéologique a été inscrit monument historique le 6 janvier 1971[12]

Adresse : lieu-dit Puzo Pelat - 65 300 Lannemezan

  • Le Parc de Loisirs de la Demi-Lune est constitué de dix-huit hectares bordés de forêts dans un cadre exceptionnel où coulent des canaux dérivés du Gers avec le pic du Midi de Bigorre à portée de regards.

Adresse : rue du docteur Ueberschalag - 65 300 Lannemezan

  • Le Bois de la Plantade situé au lieu-dit «Le Guérissa», sur une superficie de huit hectares, longtemps laissé à l'abandon revit aujourd'hui grâce à un important programme de réhabilitation mené entre 2004 et 2006 par la ville avec le concours de l'ONF et des Pêcheurs du Plateau de Lannemezan.

Adresse : rue des résistants - 65 300 Lannemezan

[modifier] Aux alentours

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Jumelages

Portugal Tondela (Portugal) depuis 1995. Tondela est situé dans le centre du Portugal, et est constitué de 26 paroisses. Sa population est de 31 026 habitants au dernier recensement.

Localisation des villes jumelées avec Lannemezan
Image:City locator 14.svg
Lannemezan

[modifier] Notes et références

  1. Site de Viamichelin : [www.viamichelin.fr/viamichelin/fra/tpl/hme/MaHomePage.htm]
  2. Source : http://www.lourde.com/climat.html
  3. Extrait des Chroniques de Jehan Froissart.
  4. Extrait d’une délibération du conseil municipal de Lannemezan.
  5. La banque du blason
  6. Ministère de l'Intérieur Résultats des élections municipales 2008 à Lannemezan
  7. Site de la communauté de communes du plateau de Lannemezan http://www.plateau-lannemezan.fr
  8. INSEE - pyramide des âges en 1999
  9. http://www.linternaute.com/ville/ville/accueil/19884/lannemezan.shtml
  10. http://www.linternaute.com/ville/ville/accueil/19884/lannemezan.shtml
  11. Site de Lannemezan : http://www.lannemezan.com
  12. Base Mérimée

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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