La Prisonnière espagnole

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La Prisonnière espagnole (The Spanish Prisoner) est un film de David Mamet sorti en 1997.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un jeune ingénieur, Joe Ross, vient d'inventer un procédé censé permettre à sa société de conquérir tout le marché en quelques années. Il est convié à un voyage de motivation à Saint-Estèphe dans les Caraïbes où, dans un cadre luxueux, il rencontre les actionnaires de la société pour leur en exposer le principe. Joe aborde la question de son bonus pour ses travaux susceptibles de rapporter énormément d'argent à la société, mais Klein, son directeur, reste évasif à ce sujet.

Joe sympathise avec Susan Ricci, une secrétaire de l'entreprise qui participe aussi au voyage. Ils se prennent respectivement en photo sur la plage. Remarquant avoir été pris en photo avec la femme qui l'accompagne, Julian « Jimmy » Dell demande à Joe s'il peut acheter son appareil photo jetable pour mille dollars. Joe, interloqué, lui donne l'appareil sans prendre l'argent. Dans la soirée, il fait rapidement la connaissance de Pat McCune qui discute avec Susan, elle se présente comme agente du FBI.

Jimmy retrouve Joe plus tard, et lui explique la raison qui l'a poussé à récupérer l'appareil photo : la femme qui était avec lui est une princesse qui n'était pas censée se trouver ici, et il voulait éviter qu'une preuve subsiste. Ils sympathise, au point que Jimmy confie à Joe sur le départ un colis à donner à sa sœur, et conviennent de se revoir à New York.

Dans l'avion, Susan aborde le sujet des « mules », les personnes qui transportent des paquets pour le compte d'organisations criminelles. Joe est alors pris d'un doute, et se rend aux toilettes pour vérifier le contenu du colis. Il y trouve un livre dont la couverture est en mauvais état.

Arrivé à New York, il achète le même livre d'occasion en meilleur état, qu'il emballe à la place de l'autre et remet au concierge de l'adresse indiquée. Il reprend contact avec Jimmy et se rend chez lui. Par amusement, Jimmy crée un compte bancaire en Suisse et met Joe comme titulaire, ainsi Joe pourra se vanter de posséder un compte en Suisse. Ils se rendent ensuite dans un club que Jimmy fréquente pour diner, mais un serveur à cheval sur les règles refuse de laisser Joe entrer : ce jour est en effet réservé aux membres. Jimmy insiste pour pouvoir diner, et finit par demander un formulaire d'adhésion, que Joe signe.

Jimmy s'intéresse au travail de Joe, et l'avertit que son employeur pourrait chercher à le spolier. Jimmy lui propose de vérifier le contrat qui le lie à la société. Joe refuse.

De retour à son travail, Joe est convoqué par Klein, qui lui présente un nouveau contrat. Joe refuse, et joint Jimmy pour prendre rendez-vous. Il tente entre temps de voir la sœur de Jimmy, et se rend compte que Jimmy a menti à son sujet. Il comprend alors que Jimmy tente de lui soutirer le procédé qu'il a inventé. En colère d'avoir été trompé, il prend contact avec Pat McCune du FBI. Une opération est mise en place, Joe est charger d'exécuter exactement ce que Jimmy lui demande. Il sort alors du coffre fort le précieux livre qui contient le procédé. Peu avant la rencontre avec Jimmy, il est équipé d'un microphone. Il se rend enfin au lieu du rendez-vous, mais Jimmy ne vient pas. Il tente de joindre Pat mais n'y arrive pas. Pris d'un doute, il ouvre le livre, et se rend compte que le véritable livre a été échangé : les pages sont vides.

Catastrophé, il contact le véritable FBI cette fois. Il fait le tour des lieux où il est allé avec Jimmy : son appartement qui semblait spacieux n'était en fait qu'une pièce, le club n'était qu'un restaurant, le bureau du club un vestiaire. Le FBI se met à douter de la version des faits donné par Joe : il possède en effet un compte en Suisse, il est à l'origine d'une demande d'asile politique au Vénézuela… Joe se rend compte que la signature sur la demande a été forgée à partir de celle qu'il a faite sur le formulaire d'adhésion. Pour finir, il ne peut mettre en accusation Jimmy, ne disposant ni de sa photos, ni de ses empreintes digitales.

La seul personne qui pourrait corroborer sa défense est un collègue. Il va le voir, mais le trouve mort, poignardé avec son propre couteau. Paniqué, il se réfugie chez Susan. Il se souvient alors que l'hôtel à Saint-Estèphe disposait de caméras de surveillance. Il décide d'aller là-bas les récupérer.

Susan lui offre un billet pour le retour, et lui prête son appareil photo rangé dans un étui. Joe passe le portique de sécurité, et réalise qu'il a encore le livre original que lui a donné Jimmy, avec les empreintes dessus. Il fait demi tour alors que l'appareil photo passe au scanner : mais en réalité c'est un pistolet qui est dans l'étui. L'alerte est donnée, mais Joe est déjà sorti de l'aéroport, sans remarquer ce qu'il a déclenché. Il prend le bus avec Susan et la met au courant de ce retournement de situation. Susan suggère d'appeler Klein pour mettre immédiatement le livre en sécurité. Elle s'éloigne pour téléphoner. Joe se rend alors compte que le billet de retour donné par Susan est en fait un billet aller pour le Vénézuela. Il comprend qu'elle fait partie de la machination. Il tente de s'échapper, mais Jimmy surgit, et s'apprête à le tuer quand le FBI intervient pour arrêter la bande : Joe portait à son insu un microphone mis en place par le FBI.

Commentaires[modifier | modifier le code]

La Prisonnière espagnole est un type d'escroquerie. Comme expliqué dans le film, l'arnaque consiste à faire croire que l'on a dû fuir précipitamment un pays étranger en y laissant sa jolie sœur ainsi qu'une confortable somme d'argent, et que l'on cherche une personne capable de financer le voyage de la sœur, en échange d'une forte somme d'argent et des faveurs de la sœur. Bien évidemment, le « financement » finit dans la poche de l'escroc qui disparaît aussitôt.

Le film se caractérise par une musique obsédante qui marque le renfermement du piège autour de Joe Ross.

Distribution[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]