Peugeot 404

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 404 (homonymie).
Peugeot 404
Peugeot 404

Marque Drapeau : France Peugeot
Années de production Berline : 1960 - 1975
(1989 au Kenya)
Coupé et cabriolet : 1962 - 1969
Familiale : 1962 - 1971
Utilitaire : 1967 - 1988
Production 2 885 377 exemplaires
Classe Routière
Usine(s) d’assemblage Sochaux
Moteur et transmission
Moteur(s) 4 cylindres en ligne,
1 468 cm³, 1 618 cm³ carburateur ou à injection, 1 948 cm³ diesel
Transmission Propulsion, BV4 et BVA.
Poids et performances
Poids à vide 1 060 - 1 250 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline
Break
Coupé
Cabriolet
Camionnette
Dimensions
Longueur Berline : 4 442 mm,
Break : 4 580  mm,
Coupé et cabriolet :
4 492 mm
Largeur Berline et break :
1 620 mm
Coupé et cabriolet :
1 680 mm
Hauteur Berline : 1 450 mm,
Break : 1 490  mm,
Coupé et cabriolet :
1 300 mm
Chronologie des modèles
Précédent Peugeot 403 Peugeot 504 Suivant

La Peugeot 404 est une automobile de la marque Peugeot produite à partir de mai 1960. C'est la première berline française de série équipée d'un moteur à injection.

La 404 a été retirée du catalogue français en octobre 1975, à l'exception de la camionnette qui fut commercialisée en France jusqu'en 1979. La production s'est prolongée pendant plusieurs années à l'étranger : les dernières 404 étaient des utilitaires assemblés en 1989[1]à l'usine de Mombassa (Kenya).

De 1960 à 1975, 2 885 377 exemplaires (toutes versions confondues) sont sortis des chaînes de montage.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La 404 était déclinée en toutes carrosseries : berline, break (5 places, familiale 7 places ou commerciale), coupé, cabriolet et camionnette (benne ou bâchée) et fut équipée de différentes motorisations : carburateur, injection d'essence ou de gas-oil. En gagnant à plusieurs reprises l'East African Safari Rallye grâce à sa grande robustesse, la 404 a contribué à la renommée de la marque et pas seulement sur le continent africain (voir palmarès plus bas).

Si la 404 reste, à l'instar des précédentes Peugeot 203 et 403, une propulsion à essieu arrière rigide et levier de vitesse au volant, elle adopte désormais des ressorts de suspensions avant hélicoïdaux (ressorts en spirale) à la place du traditionnel ressort transversal à lames présent depuis la 201.

Le style élégant et rectiligne de la 404, dessiné par Pininfarina, s'oppose aux rondeurs de la massive 403, s'inspire de ceux des Austin A55 Cambridge/Morris Oxford et Fiat 1800/2100[2] de 1959, elles aussi dessinées par Pininfarina. La carrosserie de la 404 intègre les derniers éléments de style en vogue aux États-Unis : le pare-brise panoramique (avec retour sur les côtés) et l'aileron arrière, tous deux traités avec une grande sobriété par le designer italien. Les vitres latérales sont encore plates (elles ne deviendront bombées que sur la 504) et la surface vitrée totale est privilégiée grâce aux fins entourages plats des vitres (que l'on retrouvera sur toutes les futures Peugeot jusqu'à la 305) et grâce à la suppression des déflecteurs de portes avant avantageusement remplacés par de nouveaux aérateurs latéraux découpés de part et d'autre dans la planche de bord. Les aménagements intérieurs seront régulièrement revus afin d'améliorer sensiblement la sécurité passive (celle en cas d'accident).

Hors un surprenant rouge tango, couleur de lancement, les premiers modèles se reconnaissent à des entourages de vitres chromés et à des jantes peintes à l'unisson de la carrosserie. Comme d'autres autos de cette période, les butoirs de pare-chocs inox se garniront par la suite de caoutchouc. La trappe à essence est astucieusement dissimulée derrière la plaque de police arrière. L'équipement diffère selon mode et variantes : les premières commerciales se passent de lave-glace tandis que les derniers cabriolets reçoivent sellerie cuir, projecteurs additionnels.

Une Peugeot 404 Diesel de 1972.

La nouvelle Peugeot 404 a été présentée à la presse automobile, le 9 mai 1960, celle-ci loue son confort de la suspension et sa tenue de route. Elle sera plus sévère sur le freinage constitué de quatre économiques tambours, qui plus est sans assistance, ce qui est courant à l'époque. Peugeot endormira la critique avec des tambours assistés dits thermostables 1964 (quand même en option dans un premier temps) assortis de jantes ajourées. Ces freins sont d'une très grande efficacité (2 maitres-cylindres avec un rapport d'assistance de 7 pour 3 à 4 actuellement) mais d'un entretien pointilleux, ils seront finalement remplacés (avec une assistance plus faible) en 1968 seulement, par des freins avant à disques déjà utilisés par la plupart des constructeurs. Par contre, l'innovation déjà entamée avec la 403 de commercialiser un moteur diesel Indenor, largement utilisé comme taxi, n'aura jamais droit aux améliorations de freinage. Non seulement berlines comme breaks ou camionnettes diesel conservent des freins à tambours non assistés, mais plus étrangement encore les jantes non ventillées[3]d'origine pourtant abandonnées quelques années auparavant…

La 404 Diesel des records.

En 1965, un prototype basé sur le cabriolet est développé pour battre des records du monde avec un moteur diesel. La voiture enchaînera quarante records sur l'anneau de vitesse de Montlhéry. Peugeot concurrencera ainsi Mercedes Benz avec une motorisation alors peu connue du grand public et non-usitée en Europe sinon par ces deux seuls constructeurs. Aujourd'hui cet exemplaire unique est conservé au musée de l'Aventure Peugeot à Sochaux. Principaux records :

  • 5 000 km en 31 heures à 160 km/h de moyenne en juin (moteur 2 163 cm³).
  • 11 000 km en 72 heures à 161 km/h de moyenne en juillet (moteur 1 948 cm³).

Selon les habitudes de la marque, la 404 en fin de carrière perdurera pendant plus de cinq ans dans des versions restreintes cherchant ainsi à favoriser les ventes des nouvelles 304 et 504.

Technique[modifier | modifier le code]

Puissance fiscale : 8 ou 9 CV

Moteur : série XC de 1 618 cm³ alésage 84 mm course 73 mm, dit super-carré (assez rare à l'époque pour des moteurs de grande série) culasse en aluminum

Puissance : pour les modèles à carburateur (72 ch SAE = moteur XC 7) ou à système d'injection Kugelfischer XCKF/XCKF1 (85 ch SAE à 5 500 tr/min) et XCKF 2 (96 CH SAE à 5 700 tr/min). 1 468 cm³ (60 ch SAE) pour la 404-8 fabriquée en 1968 et 69, ou diesel Indenor 1 948 cm³ XD85 et XD88. Certains de ces moteurs ont été montés sur l'utilitaire J7.

Transmission : par embrayage à disque, et boite de vitesse type C3 à 4 vitesses avant synchronisées, puis boite BA7 à partir du modèle 1968 (grille dite Européenne). ou semi-automatique (coupleur électromagnétique) Jaeger ou automatique (convertisseur de couple et train épicycloïdal) ZF.

Suspensions : ressorts hélicoïdaux avec amortisseurs hydrauliques à l'avant (montage inédit à l'époque, dérivé du modèle Mac Pherson) et essieu rigide avec barre Panhard à l'arrière. Les breaks ont 2 ressorts hélicoïdaux de chaque côté du train arrière.

Poids : 1 100 kg.

Empattement : 2 650 mm.

Vitesse maxi : 167 km/h (404C injection KF2)

Consommation : environ 9-10 l/100 km.

Recensement 404 Coupé et Cabriolet et autres versions[modifier | modifier le code]

Le Club 404 (France) fait actuellement un recensement de tous les modèles 404. Au 5 février 2014, 1 861 coupés et cabriolets 404 ont été recensés, soit 10,7 % de la production totale des coupés et cabriolets (17 223 exemplaires). Sur 2,8 millions de 404 produites, seulement 2 760 sont dans nos fichiers. Voir la section « liens externes » ci-dessous pour recenser votre 404 (berline, break, coupé, cabriolet et camionnette).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Une 404 en compétition au Gran Premio Tourismo de Buenos Aires, entre les mains de José Migliore en 1965 (4e).

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'argus, 1er juin 1989.
  2. selon Paul Perrin, directeur général de Peugeot S.A., Jean-Louis Loubet, automobiles Peugeot, une réussite industrielle 1945-1974, Économica, 1990, p. 119.
  3. Automobilia, toutes les voitures françaises 1969, hors-série no 30.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Pagneux, La 404 de mon père, éditions E.T.A.I., 2000. (ISBN 2-7268-8499-7)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]