Peugeot 306

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Peugeot 306
Peugeot 306
Peugeot 306 Phase II Berline

Marque Drapeau : France Peugeot
Années de production 1993 — 2002 :
Phase 1 : 1993 — 1997
Phase 2 : 1997 — 1999
Phase 3 : 1999 — 2002
Production <3 000 000 exemplaires
Classe Compacte
Usine(s) d’assemblage Drapeau de la France Poissy
Drapeau du Royaume-Uni Ryton
Drapeau de l’Argentine El Palomar
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence
1,1i 60 ch
1,4i 75 ch
1,6i 89/98 ch
1,8i 103/112 ch
2,0i 123/135 ch
2,0i S16 150/167 ch

Diesel
1,9 64/70/75 ch
1.9TD/2.0HDI 90 ch
Position du moteur Avant
Cylindrée De 1 124 à 1 998 cm3
Puissance maximale De 60 à 167 ch ch
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 5/6 rapports
Automatique 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide De 982 à 1 345 kg
Émission de CO2 De 141 à 198[1] g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline bicorps 5 portes, 5 places
Break 5 portes, 5 places
Coupé 3 portes, 5 places
Berline tricorps 4 portes, 5 places
Cabriolet 2 portes, 4 places
Châssis Citroën Elysée
Peugeot 306
Citroën Berlingo
Peugeot Partner
Citroën ZX
Citroën Xsara
Freins Avants disques ventilés / Arrières disques ou Tambours selon la motorisation
Dimensions
Longueur Berl. 5p : 4 030 mm
Berl. 3p : 4 030 mm
Berl. 4p : 4 267 mm
Break : 4 338 mm
Cabriolet : 4 179 mm
Largeur 1 680
Break : 1 680 mm
Hauteur 1 380
Break : 1 415 mm
Empattement 2 580
Break : 2 580 mm
Volume du coffre 338
Break : De 442 à 1 512 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Peugeot 309 Peugeot 307 Suivant

La Peugeot 306 est une automobile compacte du constructeur français Peugeot, commercialisée de 1993 à 2001 (2002 pour le break et le cabriolet). Elle a été produite à près de 3 millions d'exemplaires[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Peugeot 306 Phase II Berline

Remplaçante de la Peugeot 309, elle est vendue en 5 portes dès le 18 février 1993, ainsi qu'en 3 portes et en version diesel dès l'automne 1993. Elle sera ensuite disponible en 4 portes et cabriolet en 1994, puis en break en 1997, jusqu'à l'arrêt de la production en 2001 (2002 pour le break et le cabriolet). La 306 hérite de la plate-forme et de beaucoup d'organes de la Citroën ZX. Curieusement, la filiation Talbot fait encore son apparition sur cette voiture : les tôles comportent un T inscrit dans un cercle embouti à côté du lion Peugeot. La 306 a en effet été fabriquée en premier à l'usine de Poissy, fief de Talbot-simca. La 306 est une descendante de la Talbot Horizon. L'usine de Ryton (Royaume-Uni) a aussi produit le modèle par la suite. La conception et la production du cabriolet fut pour sa part confiée à Pininfarina, faisant de la 306 la dernière cabriolet Peugeot assemblée en Italie, en jouxtant pour l'occasion une chaîne d'assemblage consacrée à Ferrari.

Les motorisations disponibles en essence sont de cylindrées 1,1, 1,4, 1,6, 1,8, et 2,0 L. Le moteur 1,1 est apparu sur certaines versions bas de gamme. Les versions 16 soupapes apparaissent en 1993 sur les 2,0 l et 1997 sur les 1,8 l. Il y a également des versions au GPL. Côté diesel, on trouve deux versions atmosphériques (1 868 et 1 905 cm3), ainsi qu'un turbo-diesel à échangeur de 1,9 l de cylindrée, tous issus de la famille XUD. En 1999, le 1,9 l turbo-diesel sera remplacé par un 2,0 l turbo-diesel HDi à injection directe à rampes communes.

La 306 a été longtemps une vedette des ventes Peugeot. La longévité de la fabrication a vu logiquement s'étoffer l'équipement, et la fabrication a suivi l'évolution des techniques. Les moteurs à essence (sauf quelques rares versions de 1993 à carburateur) étaient à injection et catalysés dès l'origine, alors que les catalyseurs sont apparus sur les versions diesel lors du restylage d'avril 1997. L'antiblocage de roue à 3 capteurs ABS et le coussin gonflable de sécurité se sont généralisés dans l'équipement de série au fil des années. L'évolution des composants et des services associés aux véhicules a vu l'intervalle entre vidanges passer de 7 500 km sur les premiers modèles à 30 000 sur les plus récents, le remplacement de courroie de distribution de 80 000 km ou 5 ans sur les premiers diesel à 160 000 km ou 10 ans sur les HDi. La 306 illustre bien son rôle de charnière des années 95 : première à ne recourir à (presque) aucun carburateur ou allumeur encore courants à sa naissance, elle termine sa carrière avec un accélérateur à potentiomètre, un calculateur de gestion moteur et un calculateur de caisse sur ses dernières versions. Au final, le peu de pièces communes entre une version de début de fabrication en 1993 et un des derniers modèles de 2002 pourrait conduire à penser qu'il s'agit de modèles différents. Les versions restylées ont inauguré le capteur de pluie Valeo pour la commande automatique des essuie-glace.

Au niveau du châssis, la 306 a toujours fait figure de référence : en effet, son comportement est très sain, les suspensions sont bien équilibrées et le tout est homogène. La tendance au sous-virage des voitures à traction est contrée par l'utilisation d'un essieu arrière auto-directionnel fixé sur des cales élastiques, qui incline légèrement les roues vers l'intérieur des virages serrés mais qui entraîne du survirage sur chaussée humide[réf. nécessaire]. De plus, cette voiture vire avec très peu de roulis, ce qui augmente l'agrément en conduite appuyée. La compacité et le centre de gravité bas contribuent à une maniabilité qui a fait de la S16 une vraie voiture de sport au point de donner des idées aux conducteurs des autres modèles moins bien dotés, la D Turbo a par exemple donné une apparence flatteuse aux versions diesel. Le freinage est aussi un point fort des 306[réf. nécessaire], avec des équipements adaptés aux performances de chaque modèle : gros tambours à l'arrière sur les breaks et versions société, disques à l'arrière sur les S16 et HDi, disques ventilés à l'avant sur les turbo diesel et essence performantes, la banque d'organes Peugeot a joué à plein, le moteur turbo Diesel s'est par exemple retrouvé aussi sous le capot des 405, 406, Citroën Xsara, Xantia et même jusqu'au 806/Evasion.

Motorisations[modifier | modifier le code]

Moteur Cylindrée
en cm³
Puissance maxi
en ch DIN (kW) à tr/min
Couple maxi
Nm à (tr/min)
Vitesse maxi
en km/h
0 à 100 km/h
en secondes
Consommation
mixte L/100 km
Rejet de CO2
g/km
Essence
1.1 1124 60 ch à 6200 87.5 Nm à 3 800 156 18.4 7.8 173
1.4 1360 75 ch à 5800 111 Nm à 3400 165 14.9 6.9 173
1.6 1587 90 ch à 5600 135 Nm à 3000 175 12.9 7.3 189
1.6 1587 100 ch à 5750 140 Nm à 3250 178 7.1
1.8 8s 1761 103 ch à 6000 153 Nm à 3000 185 (BVM5)

175 (BVA4)

12.2 (BVM5)

13.6 (BVA4)

7.7
1.8 16s 1761 112 ch à 6000 161 Nm à 4250 195 9.6 8.3
2.0 8s 1998 123 ch à 5750 176 Nm à 2750 197 (BVM5)

193 (BVA4)

10.4 (BVM5)

12.7 (BVA4)

8.3
2.0 16s 1998 135 ch à 5500 184 Nm à 4200 200 9.8 9.2
2.0 16s ACAV 1998 155 / 150 ch à 6500 190 / 186 Nm à 3500 215 9.1 9.3
2.0 16s BV6 1998 167 ch à 6500 200 Nm à 5500 220 8.5 9.4
Diesel
1.9 1905 64 ch à 4600 120 Nm à 2000 162 16.9 6.2
1.9 1905 70 ch à 4600 120 Nm à 2000 162 16.9 6.2
1.9 1905 75 ch à 4600 120 Nm à 2000 162 16.9 6.2
1.9 Turbo 1905 90 ch à 4000 196 Nm à 2250 180 12.4 6.1 184
1.9 Turbo 1905 92 ch à 4000 196 Nm à 2250 180 12.4 6.1 173
2.0 HDi 1997 90 ch à 4000 214 Nm à 1 900 180 12.5 5.5

Carosseries[modifier | modifier le code]

306 sedan[modifier | modifier le code]

Peugeot 306 sedan
Image illustrative de l'article Peugeot 306

Marque Drapeau : France Peugeot
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence
1,6i 89/98 ch
1,8i 112 ch
Diesel
1,9 70 ch
2.0HDI 90 ch
Boîte de vitesses BVM5
BVA4
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) tricorps
Dimensions
Volume du coffre 368 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Peugeot 305 (indirectement) Peugeot 307 Sedan Suivant

Les différentes finitions disponibles sont les suivantes : XA (société 2 places), XR, XT, ST (Sedan uniquement), XS (finition sport), XSI, S16, puis Equinoxe, Symbio, Cashmere (depuis le restylage d'avril 1997), avant de revenir aux XR, XT, XT Pack de 1999 à 2002. On trouve également des intérieurs « Roland Garros » (tons verts), Eden Park (cuir beige avec appuie-tête en forme de ballon de rugby) et de nombreuses séries spéciales aux complexes variations d'équipement. Ces deux séries limitées et néanmoins haut de gamme de par leurs équipements étaient motorisées en 1,9 L TD avec jantes aluminiums et tapis de sol de séries, griffés de la marque sponsor du véhicule. Les blasons Roland Garros et Eden Park apparaissent à côté du logo 306 arrière sur le hayon et le coupé et sur les côtés à l'avant uniquement pour les breaks et hayons Eden Park. Dotés d'une climatisation manuelle ainsi que de détecteurs de pluie, ce sont les dernières 306 turbo Diesel produites en Europe aux alentours des années 99 avant l'avènement des 306 break et hayon à motorisation HDi.

306 Cabriolet[modifier | modifier le code]

Peugeot 306 Cabriolet
Peugeot 306
Peugeot 306 Cabriolet

Marque Drapeau : France Peugeot
Années de production 1994 - 2002
Production 77 500 exemplaires
Classe Compacte
Moteur et transmission
Énergie Essence
Cylindrée De 1 587 cm3 à 1 998 cm3
Puissance maximale 90 à 135ch ch
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports
Automatique 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1 220 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Cabriolet 2 portes
Direction Assistée
Freins Avants disques ventilés / Arrières disques ou Tambours versions 1.6l & 1.8L8s
Dimensions
Longueur 4 180 mm
Largeur 1 690 mm
Hauteur 1 380 mm
Chronologie des modèles
Précédent Peugeot 304 Cabriolet
Peugeot 504 Cabriolet
Peugeot 307 CC Suivant

Présentation[modifier | modifier le code]

La Peugeot 306 Cabriolet est une automobile du constructeur Peugeot présentée au salon de Francfort à l'automne 1993 et commercialisée de mars 1994 à 2002. Son design est dû au célèbre carrossier italien Pininfarina. Cabriolet traditionnel, avec toit souple en toile, doté d'un coffre à capote séparé et donc d'un coffre à bagages avec un volume fixe et relativement important pour un véhicule de ce type. Une large majorité des modèles a été assemblée dans les usines Pininfarina dans la banlieue de Turin.

La 306 cabriolet a obtenu en 1994 le titre du plus beau cabriolet de l'année et au salon de Genève en 1998 le prix du cabriolet de l'année[3].

Le 31 août 1998, le 50 000e exemplaire a été assemblé à Turin[3].

Les options disponibles étaient entre autres : (de série sur les motorisations 2.0 sauf mention contraire)

  • Le hard top, (12 000 FF) rendant le 306 cabriolet plus agréable pour l'hiver.
  • La capote électrique (série sur phase 3),
  • L'ABS,
  • La climatisation,
  • Les jantes alliage (série sur Roland Garros),
  • La sellerie cuir,
  • La capote de couleur bleue, rouge, ou verte sur les versions restylées (option non payante).

Hors de France, il existe des versions spéciales telles que platinum (Allemagne) ou suisse (Suisse) équipées de série avec les sièges chauffants en cuir et les lave-phares, la climatisation est également de série. Ces versions ne sont disponibles qu'avec le moteur 2.0 16V 135 ch, cependant quelques rares exemplaires existent en 1.8 16V.

De nombreux conseils concernant le choix d'un cabriolet 306 d'occasion sont disponibles sur le site du club www.306cabriolet.fr

Motorisations[modifier | modifier le code]

La 306 cabriolet a été déclinée avec 3 principales cylindrées 1,8 litre et 2 litres (8 soupapes en phase 1 et 16 en phase 2 & 3), 1,6 litre 8 soupapes (phases 2 & 3 seulement).

  • Le 1,6 litre (8 soupapes) de la phase 2 développe 90 ch, le 1,6 litre sur phase 3 (8 soupapes) développe 100 ch. On peut différencier les deux grâce à la sonde lambda placée différemment sur le collecteur d’échappement.
  • Le 1,8 litre 8 soupapes (phase 1) développe 103 ch et la version 16 soupapes (phases 2 seulement) développe 112 ch (nota : le 1.8 avec boîte automatique n'était disponible qu'en 8 soupapes).
  • Le 2 litres 8 soupapes (phase 1) développe 123 ch et le 2 litres 16 soupapes (phases 2 & 3) développe 135 ch.

Phases[modifier | modifier le code]

La 306 cabriolet fut déclinée en 3 "Phases".

La Phase 1 fut commercialisée de 1994 à 1997. Elle se caractérisait principalement par l'avant assez carré et des phares antibrouillard (lorsqu'ils étaient installés) de forme rectangulaires. Au niveau du coffre, le bouton d'ouverture est rectangulaire et sans le logo Peugeot.

La Phase 2 (2.1) fut commercialisée de 1997 à septembre 2000. Elle a pris la forme plus arrondie des 306, et les phares antibrouillards, (lorsqu'ils sont installés) sont ronds. Au niveau du coffre, le logo Peugeot fait son apparition sur le bouton d'ouverture du coffre.

La Phase 3 également appelée phase 2.2 fut commercialisée à partir de septembre 2000 jusqu'à l'arrêt de la production en 2002. Cet ultime restylage reprend celui de la berline et adopte la face avant de la S16 2.1 (avec feux et anti-brouillards à glace lisse.....) et apporte un meilleur confort et une finition accrue. Les bandeaux de pare-chocs et les baguettes sont peint couleur caisse, les baguettes et bandeaux de pare-chocs noir mat sont conservées sur le cabriolet étirant la belle ligne .

À l’extérieur :

  • Les baguettes de portes plus fines ;
  • Les phares et antibrouillard à glaces lisses (striées sur les phase 2.1) ;
  • Les coques de rétroviseurs et poignées peintes couleur caisse (disponible uniquement sur les versions 2.0L en phase 2) ;
  • La lame de S16 sous le pare-chocs avant disparaît sur la phase 3 ;
  • Le capot phase 3 est légèrement plus bombé.

À l'intérieur :

  • Le compteur et la console centrale gris (noirs sur phases 1 et 2 ; imitation ronce de noyer sur 2.0L) ;
  • Le lion sur le volant chromé (noir sur phase 2) ;
  • Pastille de levier de vitesse en aluminium ;
  • La version velours de l'intérieur phase 2 est remplacée par un tissu noir avec des motifs et les dossiers des sièges avant intègrent un coussin gonflable de sécurité (« airbag ») latéral.

306 Roland Garros[modifier | modifier le code]

Peugeot 306 Roland Garros

La 306 série Roland Garros a été appliquée sur tous les modèles 306 ( berline, break, cabriolet). Elle sera renouvelée jusqu'en 2000 (2002 pour le cabriolet et le break). Cette série spéciale a un équipement prémium. Celle-ci dispose d'un toit ouvrant électrique, une couleur verte exclusive, un intérieur semi-cuir de couleur blanc avec médaillons en tissu aux couleurs de la voiture, ainsi que des ceintures de sécurité rouge rappelant les couleurs de la terre battue de Roland Garros[4]. (uniquement sur les 1ers modèles phases 1 & 2), les phases 3 adopteront un cuir beige & vert siglés Roland Garros, les ceintures seront elles aussi assorties aux couleurs de la sellerie (beige) une condamnation centralisée avec télécommande, un volant sport en cuir à 3 branches.

Version sportive[modifier | modifier le code]

306 XSI[modifier | modifier le code]

Peugeot 306 XSI

La 306 XSI est un modèle sportif de la 306 qui est plutot méconnu, disponible en 3 et 5 portes, elle est resté dans l'ombre de la grande soeur S16. Equipée de semi baquet velour (sur Ph1 et tissus sur Ph2), jantes en 15 pouces LAZER, antibrouillard, aileron et bas de caisse (sur Ph1), elle avait pourtant tout pour plaire. Equipé de freins a disques avant (266mm x 20mm) et freins a disques arrière (247mm x 8mm), elle dispose aussi des barres anti-devers de la S16. La version XSI a été proposé en deux motorisations, le 2l 8S (XU10J2) de 123 ch pour les premières phases (1.1 et 1.2) et le 2l 16S (XU10J4R) de 135 ch pour les phases 2.1 (pour les phases 2.2 l'appellation XSI à disparue). Certaines version export étaient ausssi proposées avec le 1.8l 16S (XU7JP4) de 118 ch.

306 S16[modifier | modifier le code]

Peugeot 306 S16 BV6

Le côté sportif est assuré par la S16[5] (aussi appelée GTI en Belgique, Espagne et Suisse, et GTI6 au Royaume-Uni), possédant au départ un 2,0 l 16s, avec un système d'admission à caractéristiques acoustiques variable (ACAV), qui développe 155 ch la première année (1993) puis 150 ch a partir de 1994 (à cause des normes antipollution) et d'une boite 5 rapports. En 1993, Peugeot sort la 306 « Le Mans », édition limitée de la S16 à quelque 400 exemplaires à peine, pour fêter les victoires de Peugeot aux 24 Heures du Mans. Une nouvelle version de la S16 est développée un peu avant le restylage de Juin 97 et commercialisée dès octobre 1996. Elle est munie d'un nouveau bloc 2,0 l 16v développant 167 ch, ainsi qu'une boîte 6 vitesses. La S16 boîte 6 est proposée en deux finitions a partir de 98 : Confort (bon marché, plus légère) et Premium (mieux équipée : climatisation automatique, rétroviseurs motorisés, lève-vitres électriques, detecteur de pluie, antibrouillard, cuir/tissus(ou alcantara en option), toit ouvrant(en option)). La Peugeot 306 S16 servira de base à la 306 Maxi, destinée au rallye.

Version compétition[modifier | modifier le code]

306 Maxi[modifier | modifier le code]

Peugeot 306 Maxi[6]
Peugeot 306 Rallye.jpg
Constructeur Drapeau : France Peugeot
Classe A7
Années de présence en WRC 1996 - 1998
Structure Peugeot 306 S16
Numéro d'homologation: A5510
Carrosserie 3 portes
Moteur(s) 4 cylindres en ligne XU10J4 atmosphérique de 1 998 cm3
Puissance 308 ch à environ 8 000 tr/min
Boîte de vitesses 7 vitesses de type séquentielle
Transmission Traction
Longueur 3 995 mm
Largeur 1 835 mm
Hauteur 1 330 mm
Empattement 2 600 mm
Poids 960 kg
Prédécesseur Peugeot 205 Turbo 16
Successeur Peugeot 206 WRC

La Peugeot 306 Maxi est une voiture de compétition, destinée au rallye, et basée sur la 306 S16. Elle marqua le vrai retour de Peugeot au premier plan des rallyes, après l'ère des groupes B et de la mythique 205 Turbo 16.

Présentation[modifier | modifier le code]

La 306 Maxi fut la reine des Kit-cars avant l'arrivée de la Xsara. Aux mains de Gilles Panizzi et François Delecour, elle gagna plusieurs rallyes de championnat de France et permit à Panizzi de remporter deux titres de Champion de France des rallyes en 1996 et 1997. Elle fut plus évoluée et plus compétitive que la Maxi Mégane, avant de céder sa place en championnat de France à la Xsara Kit-car de l'autre constructeur du groupe PSA. La Peugeot 306 Maxi fit aussi quelques apparitions officielles en championnat du monde des rallyes, de 1996 à 1998, sur les rallyes asphaltes, où elle termina à plusieurs reprises dans le top 6, avec comme meilleur résultat, la deuxième place obtenue par François Delecour au Tour de Corse 1998[7], face à des World Rally Cars plus puissantes, dotées d'une transmission intégrale, mais aussi plus lourdes. La 306 Maxi fut conçue exclusivement pour les rallyes asphalte mais un pilote privé portugais, Adruzilo Lopes, engagea une version modifiée pour la terre au rallye du Portugal, remportant sa classe (A7) en 1998[8]. La 306 Maxi connaitra ses derniers succès internationaux en 2004, en permettant au pilote privé italien, Luca Pedersoli, de terminer deuxième du championnat d'Europe des rallyes 2004[9], en offrant une certaine résistance aux Super 1600 moins puissantes, mais beaucoup plus récentes.

Si la 306 Maxi n'est plus homologuée pour participer aux grands rallyes internationaux, elle continue à faire le bonheur de pilotes privés dans le championnat de France des rallyes, mais également dans les épreuves régionales et nationales.

Pilotes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Ademe
  2. Peugeot 306 VS Citroën Xsara : Sœurs ennemies
  3. a et b Pininfarina, Art et Industrie 1930 - 2000, Antoine Prunet, Editions Giorgio Nada
  4. Présentation de la Peugeot 306 Roland Garros
  5. Peugeot 306 S16
  6. Peugeot 306 Maxi
  7. Tour de Corse 1998
  8. Rallye du Portugal 1998
  9. Championnat d'Europe des rallyes