François Chérèque

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François Chérèque
François Chérèque à une manifestation contre le contrat première embauche à Paris, le 7 mars 2006.
François Chérèque à une manifestation contre le contrat première embauche à Paris, le 7 mars 2006.
Fonctions
Secrétaire général de la CFDT
200228 novembre 2012
Prédécesseur Nicole Notat
Successeur Laurent Berger
Biographie
Date de naissance 1er juin 1956 (58 ans)
Lieu de naissance Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Nationalité Française
Profession Éducateur spécialisé
Syndicaliste

François Chérèque né le 1er juin 1956 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un syndicaliste français, secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012. Il est aujourd'hui président du conseil d'administration du think tank de gauche Terra Nova et de l'Agence du service civique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père Jacques Chérèque était au début des années 1980 un des principaux responsables de la Confédération avant de devenir ministre du gouvernement Rocard. Son frère Philippe Chérèque a été vice-président exécutif commercial du groupe Amadeus de 2009 à 2011, son autre frère Marc est l'actuel président du Football club de Grenoble rugby, club professionnel de rugby à XV à Grenoble.

Né à Nancy, il fait ses études au lycée Notre-Dame Saint-Sigisbert (Nancy) où il obtient son baccalauréat en 1975. Il intègre ensuite l'école d'éducateurs spécialisés de Neuilly-sur-Marne en Seine-Saint-Denis. Il commence à travailler à l'hôpital de Jour du Centre Jean Wier à Puteaux, puis deviendra éducateur spécialisé dans le centre hospitalier de Digne-les-Bains, service pédo-psychiatrie.

Action syndicale à la CFDT[modifier | modifier le code]

François Chérèque au salon du livre de Paris, le 14 mars 2009.

Il adhère à la CFDT en 1978 et y prend des responsabilités. En 1986, il devient secrétaire général de l'union départementale CFDT des Alpes-de-Haute-Provence et entre au bureau régional interprofessionnel CFDT de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). En 1996, il devient secrétaire général de la fédération CFDT des services et établissements de la santé et du social (CFDT santé-sociaux), première fédération de la confédération en nombre d'adhérents. En octobre 2001, il entre au bureau national de la CFDT et à la commission exécutive[1].

Depuis 2002, il est secrétaire général de la CFDT, où il a succédé à Nicole Notat, après avoir été à la tête de la Fédération Santé-Sociaux. Il est réélu au Congrès de Grenoble le 16 juin 2006, puis à celui de Tours le 10 juin 2010, pour un dernier mandat de quatre ans. Syndicaliste cherchant à dépasser certains clivages, il a donné à la revue Le Meilleur des Mondes un entretien sur sa vision du libéralisme intitulé: « En France, on n’évoque la mondialisation qu’à travers ses effets négatifs »[2].
Après avoir obtenu en 2003, lors de la réforme des retraites, des concessions du gouvernement comme le dispositif pour carrière longue, il fut surnommé le traître, collabo ou complice par ses opposants[3]. Il est l'un des dirigeants des grèves contre la réforme française des retraites de 2010. Le 28 novembre 2012, il quitte le secrétariat général et laisse la place à son successeur, Laurent Berger[4].

Après la CFDT[modifier | modifier le code]

Le 3 janvier 2013, il est nommé inspecteur général des affaires sociales (5e tour) en conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut fonctionnaire[5]. Dans le cadre de ces fonctions, il est également chargé du suivi du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté[6] et rémunéré 7257 € net par mois[7] . Il est également élu président du think-tank Terra Nova le 12 janvier 2013[8]. Le 6 décembre 2013, il succède à Martin Hirsch à la présidence de l'Agence du service civique[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Réformiste et impatient !, Seuil, mars 2005 ;
  • Qu'est-ce que la CFDT ?, L'Archipel, août 2005.
  • Si on me cherche…, Albin Michel, septembre 2008[10]
  • Patricia, Romain, Nabila et les autres. Le travail entre souffrance et fierté, Albin Michel, septembre 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]