Juan García Oliver

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Juan García Oliver (1901 Reus, Espagne - 1980 Guadalajara, Mexique) est un anarcho-syndicaliste espagnol.

Los Solidarios[modifier | modifier le code]

Au cours de la grève générale de 1917, García Oliver est arrivé à Barcelone et s'est impliqué dans les activités syndicales.

Avec Buenaventura Durruti, Francisco Ascaso et Ricardo Sanz, il a fondé Los Solidarios, un groupe anarchiste responsables des divers assassinats, y compris une tentative sur le roi Alphonse XIII.

En 1920, il rejoint la Confederación Nacional del Trabajo (Confédération nationale du travail, CNT).

Ministre anarchiste[modifier | modifier le code]

Après la Révolution sociale espagnole de 1936, lorsque la CNT a décidé, à regret, d'entrer dans le gouvernement du Front populaire pendant la guerre civile espagnole de 1936 - 1939, García Oliver fut ministre de la Justice du gouvernement de Francisco Largo Caballero (1936-1937). Il a encouragé les travailleurs à désarmer au cours des journées de mai 1937 à Barcelone, demandant un cessez-le-feu. Certains le considérant traitre à la Révolution par sa volonté de compromis avec le gouvernement, tandis que pour d'autres justifiant ses concessions compréhensibles compte tenu de la nécessité de vaincre le franquisme.

Il a quitté le gouvernement le 17 mai 1937 (gouvernement de Juan Negrín), mais est resté actif jusqu'à la chute de Barcelone le 26 janvier 1939.

Réfugié en France, puis en Suède, et enfin au Mexique (jusqu'à sa mort, le 17 juillet 1980).

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Le 20 juillet [1936] fut une très longue journée. Elle avait débuté le 18. Ce fut le temps de la grande victoire. Ce fut le temps où commença la grande défaite. » Juan García Oliver, El eco de los pasos.
  • « L’anarchisme est une arme inefficace pour libérer l’humanité. » Juan García Oliver, lettre à Cipriano Mera, 7 septembre 1939.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Juan García Oliver, L'écho des pas, Toulouse, Le Coquelicot, 2014.
  • (es) Juan García Oliver, El eco de los pasos, Planeta, 2008.
    Il s'agit des Mémoires de García Oliver.
  • Miguel Amoros, Durruti dans le labyrinthe, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2007.
    Nombreux passages sur le rôle de García Oliver durant la Guerre d'Espagne.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Freddy Gomez, Un entretien avec Juan García Oliver, juin 1977, À contretemps, n°17, juillet 2004, texte intégral.
  • José Fergo, García Oliver : échos et contre-échos, À contretemps, n°17, juillet 2004, texte intégral.

Articles connexes[modifier | modifier le code]