Ferdinand Domela Nieuwenhuis
|
|
Cet article est une ébauche concernant l’anarchisme.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Ferdinand Domela Nieuwenhuis (Amsterdam, 31 décembre 1846 - Hilversum, 18 novembre 1919) est un militant anarchiste et antimilitariste, une figure importante de l'anarchisme néerlandais[1]. En juin 1904, il organise le Congrès antimilitarisme d'Amsterdam qui donnera naissance à l'Association Internationale Antimilitariste. Il défend le principe de la « grève générale » mais reste très critique vis-à-vis du syndicalisme[1]. Il est considéré comme un des fondateurs du mouvement socialiste aux Pays-Bas. Il a également été le fondateur du périodique De Vrije Socialist.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Il était le fils Ferdinand Jacobus Domela Nieuwenhuis, un pasteur luthérien, et de Henriette Frances Berry. Il devient lui même un pasteur luthérien après ses études théologiques et a servi dans différentes villes hollandaises. Il a peu à peu perdu sa foi et a arrêté de prêcher en 1879.
Il a été marié 4 fois, trois de ses conjointes sont mortes durant le post-partum. En 1870, il se marie avec Johanna Lulofs, avec qui il aura 2 fils ; elle est morte en 1872. Il se remarie en 1874 avec Johanna Adriana Verhagen, avec qui il aura deux filles ; elle est décédée en 1877. Il se remarie ensuite avec Johanna Frederika Schingen Hagen, avec qui il aura un fils ; elle est décédée en 1884. Il se remarie une dernière fois en 1891 avec Johanna Egberta Godthelp, avec qui il aura une fille et deux fils.
En 1881, Nieuwenhuis devient l'homme fort de la Ligue sociale-démocrate (SDB). La SDB combattait pour le suffrage universel et soutenait les actions des travailleurs socialistes, tel que la grève. Sous le leadership de Nieuwenhuis le parti devient de plus en plus important. En 1887, il fut condamné à une peine de prison pour avoir critiqué la royauté dans un article, bien qu'il ne soit pas certain qu'il ait effectivement écrit cet article. En 1888, il a été élu à la Tweede Kamer, une des deux chambres composant le parlement des Pays-Bas. Il a été le premier et à l'époque le seul socialiste élu au parlement. Il y a siégé jusqu'en 1891.
Œuvres[modifier]
- L'éducation libertaire : conférence, Paris, Les Temps nouveaux, 1900 [lire en ligne]
- Le militarisme et l'attitude des anarchistes et socialistes révolutionnaires devant la guerre, Paris, Les Temps nouveaux, 1901 [lire en ligne]
Bibliographie[modifier]
- Léo Campion, Le drapeau noir, l'équerre et le compas, Éditions Alternative Libertaire (Bruxelles), 1996, lire en ligne.
Article connexe[modifier]
Notes[modifier]
- Alain Accardo, Albert Libertad, Gaetano Manfredonia, Le culte de la charogne, Marseille, Agone, coll. « Mémoires Sociales », 2006 (ISBN 2748900227)