Francisco Fernández Ordóñez

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Francisco Fernández Ordóñez
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères d'Espagne
5 juillet 198524 juin 1992
Président du gouvernement Felipe González
Prédécesseur Fernando Morán López
Successeur Javier Solana
Ministre de la Justice
9 septembre 19801er septembre 1981
Président du gouvernement Adolfo Suárez
Leopoldo Calvo-Sotelo
Prédécesseur Íñigo Cavero
Successeur Pío Cabanillas Gallas
Ministre des Finances
5 juillet 19776 avril 1979
Président du gouvernement Adolfo Suárez
Prédécesseur Eduardo Carriles
Successeur Jaime García Añoveros
Biographie
Nom de naissance Francisco José Fernández Ordóñez
Date de naissance 1930
Lieu de naissance Drapeau de l'Espagne Madrid, Espagne
Date de décès 7 août 1992
Lieu de décès Drapeau de l'Espagne Madrid, Espagne
Nationalité Espagnole
Parti politique UCD
PSOE
Diplômé de Université Complutense de Madrid
Profession Procureur
Inspecteur des finances

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Francisco « Paco » José Fernández Ordóñez (Madrid, 1930 - Idem, 7 août 1992) est un homme politique espagnol.

Sommaire

[modifier] Éléments biographiques

Après avoir obtenu une licence en droit, avec mention spéciale, de l'Université Complutense de Madrid, il devient, par concours, procureur et inspecteur des finances. Diplômé de l'International Tax Program de l'Université Harvard, il fut successivement chef de la délégation espagnole auprès de l'OCDE, secrétaire général technique du ministère des Finances et président de l'Institut national de l'industrie (INI), ayant démissionné pour des raisons politiques.

De 1982 à 1985, il fut président de la Banque extérieure d'Espagne.

Francisco Fernández Ordóñez est mort d'un cancer le 7 août 1992 à Madrid.

Son petit frère, Miguel Ángel Fernández Ordóñez, est l'actuel gouverneur de la Banque d'Espagne.

[modifier] Carrière politique

Membre de la Commission des neuf, qui représentait l'opposition démocratique sous le franquisme, Francisco Fernández Ordóñez fonda le Parti social-démocrate (PSD), qui s'intégra dans l'Union du centre démocratique, le parti centriste au pouvoir entre 1977 et 1982.

[modifier] La Transition

Il est élu député pour Madrid le 15 juin 1977 et est nommé ministre des Finances dans le premier gouvernement d'Adolfo Suárez le 5 juillet suivant. À ce poste, il entreprend, avec le ministre des Affaires économiques Enrique Fuentes Quintana, de réformer et moderniser la fiscalité espagnole en s'alignant sur le modèle occidental. Ce grand succès politique lui permet de gagner la confiance de Suárez, qui choisira pourtant de le remplacer le 6 avril 1979, au moment de la formation de son second gouvernement.

Il y sera cependant appelé, le 9 septembre 1980, comme ministre de la Justice. Maintenu dans le gouvernement de Leopoldo Calvo-Sotelo, formé le 26 février 1981, il impulse la loi sur le divorce et la réforme du droit de la famille mais démissionne le 1er septembre 1981. En janvier 1982, il perçoit que l'UCD est inexorablement engagée sur la voie de la désintégration et crée le Parti d'action démocratique (PAD) tout en conservant son siège de député pour Saragosse, ce que lui reprochent ses anciens collègues centristes.

Réélu député pour Madrid mais sur la liste du Parti socialiste ouvrier espagnol, Francisco Fernández Ordóñez poursuit donc son activité en tant que nouveau président de la Banque extérieure d'Espagne. Mais le 5 juillet 1985, huit ans jour pour jour après son premier portefeuille ministériel, sa vie politique connaît un tournant avec sa nomination au ministère des Affaires étrangères dans le premier gouvernement de Felipe González.

À la tête de la diplomatie espagnole, il put ainsi mettre en œuvre la politique d'ouverture internationale de l'Espagne entreprise dans les années 1980 par Felipe González.

[modifier] Ministre des Affaires étrangères

En tant que chef de la diplomatie, Francisco Fernández Ordóñez eut notamment à piloter les relations bilatérales avec les États-Unis, non exemptes de tensions, les négociations sur la réduction de la présence militaire américaine en Espagne, l'ouverture de relations diplomatiques avec Israël ou encore l'intégration au sein de l'Union de l'Europe occidentale. Au premier semestre de 1989, il conduisit avec succès la première présidence semestrielle espagnole de la Communauté économique européenne, ayant dirigé l'intégration de l'Espagne dans l'actuelle Union européenne.

De plus, son influence, et celles d'autres diplomates et politiciens espagnols, a permis à l'UE de se rapprocher de l'Amérique latine, jusque là ignorée. Ainsi, l'Espagne appuya activement la tenue des sommets latino-américains des chefs d'État et de gouvernement.

Mais le succès le plus remarquable obtenu par la diplomatie espagnole sous la direction de Francisco Fernández Ordóñez fut sans aucun doute la Conférence internationale de paix de Madrid entre les pays arabes et Israël en 1991.

Très malade, il démissionna le 24 juin 1992, étant remplacé par Javier Solana. Son décès intervint quarante-cinq jours plus tard. Aujourd'hui encore, Francisco Fernández Ordóñez est considéré comme l'incarnation vivante de la Transition démocratique et de l'intégration européenne de l'Espagne.

Il est le seul homme politique à avoir participé à tous les gouvernements du début de la Transition à sa mort. Il détient également le record de longévité à la tête du ministère des Affaires étrangères avec un mandat six ans et demi.


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