Salvador de Madariaga

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Salvador de Madariaga.

Salvador de Madariaga y Rojo (La Corogne 23 juillet 1886 - Locarno (Suisse), 14 décembre 1978) est un ingénieur, journaliste, diplomate, écrivain, homme d'État espagnol et pacifiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à La Corogne le 23 juillet 1886, Salvador de Madariaga fait ses études à l’Institut Cardenal Cisneros puis au collège Chaptal de Paris. En 1906 il entre à l’École polytechnique (X 1906)[1]. puis à l’École des Mines où il obtient son diplôme d’ingénieur. En 1921, il préside la Commission du désarmement de la Société des Nations à Genève[2]. Pendant la République, il sera brièvement ministre de l'Instruction publique (1931-1934) et de Justice (1934), puis ambassadeur à Washington et à Paris. Après la défaite de la République, Madariaga s’exile et devient enseignant à Oxford, au Mexique, aux États-Unis. En 1948 il participe en tant que président de la Commission culturelle aux Congrès de la Haye et en 1949 il est cofondateur du Collège d'Europe. Il ne revient en Espagne qu’en 1976 après la mort de Franco.

Dans l'après-guerre, il préside le Collège d'Europe de Bruges, institution du Mouvement européen. Il meurt à Locarno en 1978.

Le Collège d'Europe est le plus ancien institut de formation postuniversitaire spécialisé dans les études européennes. Il demeure unique et innovateur dans son domaine. Sa création remonte au congrès de La Haye de 1948, au cours duquel Salvador de Madariaga proposa de fonder un Collège où de jeunes diplômés universitaires issus de différents pays pourraient venir étudier et vivre ensemble.

Madariaga a écrit plusieurs ouvrages sur l’Espagne et son empire colonial. De ses œuvres de critique littéraire se détachent une série d’essais sur la littérature moderne, et le Guide pour lire le Quichotte (1926), une ample analyse du chef-d’œuvre de Cervantes. Les écrits politiques et philosophiques de Madariaga traitent du militarisme européen et de la conception de la démocratie. Il étudie notamment dans son ouvrage Anarchie ou hiérarchie, cité par Raymond Aron dans l'Introduction à la Philosophie politique la dégradation naturelle du suffrage universel direct, condamné par la combinaison de ces deux caractéristiques.

En 1973, il est lauréat du Prix International Charlemagne.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • L’Amérique latine entre l’ours et l’aigle
  • L’essor de l’empire espagnol d’Amérique
  • Le déclin de l’empire espagnol d’Amérique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Lesourne (dir.) et Philippe Saint-Gil, Les polytechniciens dans le siècle : 1894-1994,‎ 1994 (ISBN 2-10-002338-1), « Les vocations singulières ou le miracle des « X anormaux » », p. 411-430
  2. Cf.Salvador De Madariaga : la conscience de la Société des Nations

Liens externes[modifier | modifier le code]