Mikhaïl W. Ramseier

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Mikhaïl Wadimovitch Ramseier est un poète et écrivain d'origine russe émigrée (branches familiales Kibardine "Кибардин" et Kalinine "Калинин" de Viatka), né à Genève (Suisse) en 1964.

Parcours[modifier | modifier le code]

Il a publié son premier recueil de poèmes à l'âge de 17 ans et fut journaliste et secrétaire de rédaction dans la presse quotidienne suisse durant dix ans (Le Courrier, La Suisse, Le Nouveau Quotidien, Le Journal de Genève), ainsi que chroniqueur régulier dans plusieurs publications, dont l'hebdomadaire Dimanche.ch, ainsi que directeur et rédacteur en chef du mensuel d’information franco-russe L'Ours blanc.

Il fut invité à représenter la Suisse à la Biennale Internationale de Poésie de Liège, en 1996, et au 2e Festival International des Poètes de Moscou en 2001.

En dehors de ses publications poétiques, ses écrits se situent généralement dans une tendance anarcho-individualiste, qu'il expose dans son essai historique La Voile noire, à travers lequel il s'est penché sur la filiation qui peut exister entre anarchie et piraterie. Après deux romans sortis en 2008, son dernier essai propose toute l'histoire des Cosaques et des révoltes libertaires qui y sont associées.

Ramseier est lauréat 2011 du Prix littéraire de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon pour son roman Otchi Tchornya[1].

En 2014, Mikhaïl W. Ramseier entame la publication d'un triptyque intitulé Les Particules réfractaires. Les trois romans, qui chacun propose une intrigue indépendante malgré un suivi dans le temps et quelques personnages récurrents, se nomment: Catacombes, Hooligans et Marges. Selon l'éditeur, «cette trilogie dépeint une contre-société se développant en marge d'un système qu'elle rejette. Un réseau de marginaux qui rappelle la Marge de Jacques Lesage; un monde aussi secret que le Pellucidar de Burroughs; une société qui se protège à la manière des Assassins d’Alamut

Publications[modifier | modifier le code]

Contributions[modifier | modifier le code]

  • Regards sur la Bretagne, éd. Isoète, Rennes, 1989
  • Célébrations des nourritures, éd. Ouverture, Lausanne, 1990
  • Regards sur Coppet, éd. Cabédita, Morges, 1995
  • Revue Omnibus, éd. Nemo, Genève, 1990 à 1995

Citations[modifier | modifier le code]

  • On dit que l’homme se bat pour ce qui lui manque le plus. Pour le pirate, c'était la liberté. Mais une liberté absolue, en totale désaccord avec le consensus inacceptable proposé par Rousseau dans son Contrat social. Non, la liberté ne peut pas se limiter ; non, elle ne peut pas se restreindre, sous peine de disparaître. La liberté doit être totale et pour tout le monde. La Voile noire (2006).
  • L’arme absolue du pouvoir, dans ce magnifique système, c’est le suffrage universel. C’est-à-dire quand la majorité décide pour les andouilles qu’ont le malheur d’être en moins grand nombre. Si la majorité passe son temps à regarder des feuilletons débiles en se goinfrant de pop-corn, on voit le tableau ! Pas trop difficile, dans ce cas-là, de lui faire faire ce qu’on a envie, à la majorité… Pulpa negra (2008).
  • De toute façon, si quelqu’un a aujourd’hui le malheur de ne pas adhérer au modèle de démocratie reconnu comme le seul viable au monde, il est liquidé propre en ordre. Tu parles d’une démocratie ! C’est démocratique jusqu’au jour où ça ne l’est plus, comme disait l’autre… Pulpa negra (2008).
  • Le seul but d’un État, quel qu’il soit, c’est de garder le pouvoir. À partir de là, la liberté individuelle ne peut que foutre la merde. Donc faut s’en débarrasser. Mais c’est pas facile parce que les gens ne se laissent pas toujours faire. Si le pouvoir est assez fort, il peut se passer de la démocratie et s’imposera à coups de trique. C’est une dictature. S’il est un peu plus faiblard, par exemple quand les gens ont trop de libertés, alors il met en avant la démocratie pour pouvoir faire passer ses trucs en douceur, avec bien de la vaseline pour que personne ne sente passer le zob. Pulpa negra (2008).
  • Le reste du temps, c'est de la grosse boustifaille, pas même raffinée, juste histoire de se faire péter le bide avant d'envoyer la sauce à ces d'moiselles, souvent presque mineures. Pulpa negra (2008).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Critique K-Libre

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

(ru)Вятские фамилии