Landelino Lavilla

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Landelino Lavilla
Image illustrative de l'article Landelino Lavilla
Fonctions
2e président du Congrès des députés espagnol
23 mars 197931 août 1982
Prédécesseur Fernando Álvarez de Miranda
Successeur Gregorio Peces-Barba
Ministre de la Justice
5 juillet 19776 avril 1979
Président du gouvernement Adolfo Suárez
Prédécesseur Lui-même
Successeur Íñigo Cavero
Président de l'Union du centre démocratique
13 juillet 198218 février 1983
Prédécesseur Leopoldo Calvo-Sotelo
Successeur Aucun
Biographie
Date de naissance 6 août 1934 (80 ans)
Lieu de naissance Lérida, Espagne
Nationalité Espagnole
Parti politique UCD
Diplômé de Université centrale de Madrid
Profession Avocat

Landelino Lavilla

Landelino Lavilla Alsina (né à Lérida le 6 août 1934) est un homme politique et juriste espagnol qui préside actuellement l'Académie royale de jurisprudence et de la législation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Catalan de naissance, il débute ses études de droit à l'Université de Saragosse et les termine à l'Université centrale de Madrid.

Il embrasse ensuite une carrière d'avocat (letrado), qui démarre en 1958 au Tribunal des comptes, et qui se poursuit au Conseil d'État l'année suivante.

En 1983, il est nommé conseiller permanent du Conseil d'État, dont il a présidé diverses sections. Il refuse de devenir membre du Tribunal constitutionnel en 1992, puis Défenseur du peuple en 1994.

Élu à l'Académie royale de la jurisprudence et de la législation en juin 1997, il prend possession de son fauteuil deux ans plus tard. En 2003, il en est élu président, et se voit réélu en janvier 2008.

Activité politique[modifier | modifier le code]

Membre de l'Union du centre démocratique (UCD) d'Adolfo Suárez, il est nommé ministre de la Justice dans le second gouvernement pré-constitutionnel, le 5 juillet 1976.

Le 4 juillet 1977, il est reconduit dans ses fonctions dans le premier gouvernement démocratique. Dix-huit jours plus tard, il entre au Sénat par désignation royale.

À son poste, il fait approuver plusieurs lois de rupture totale avec l'idéologie conservatrice et autoritaire du franquisme, comme la dépénalisation de l'adultère et la reconnaissance des couples de fait, l'inscription du délit de torture dans le Code pénal, ou encore la protection juridictionnelle des droits fondamentaux.

Il est élu député de la province de Jaén lors des législatives du 1er mars 1979, puis président du Congrès des députés le 23. C'est sous mandat que la chambre basse des Cortes Generales adopte son règlement intérieur.

Le 13 juillet 1982, Landelino Lavilla est élu président de l'Union du centre démocratique au pouvoir, en remplacement du président du gouvernement, Leopoldo Calvo-Sotelo[1].

Candidat de l'UCD à la présidence du gouvernement et tête de liste dans la Communauté de Madrid aux élections législatives anticipées du 28 octobre 1982, il n'obtient que 11 sièges sur 350, contre 168 sous la précédente législature.

Il devient porte-parole du groupe Centriste le 23 novembre, mais démissionne le 28 juillet 1983, abandonnant par la même son mandat de député, qui revient alors au premier non élu sur la liste, Leopoldo Calvo-Sotelo.

Le 18 février précédent, il avait démissionné de la présidence de l'UCD[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Lavilla élu président centriste avec d'importants pouvoirs et dans une grande contestation - El País
  2. (es) La crise à l'UCD prend fin par une décision de dissolution comme parti politique - El País

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]