Confédération nationale du travail - Association internationale des travailleurs
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La CNT-AIT (Confédération nationale du travail - Association internationale des travailleurs) est une fédération syndicale française de type anarcho-syndicaliste et dont a scissionné la CNT.
| la Confédération nationale du travail | |
|---|---|
| Contexte général | |
| Zone d’influence | |
| Fiche d’identité | |
| Fondation | 1946 |
| Structure | Confédération |
| Affiliation internationale |
Association internationale des travailleurs (anarcho-syndicaliste) |
| Présomption de représentativité |
non représentatif |
| Slogan | anarchosyndicalisme ! Pour l'autonomie populaire, A bas l'Etat et les patrons ! De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! Solidarité sans frontière ! |
| Site web | http:// www.cnt-ait-fr.org |
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Sommaire |
[modifier] Moyens de luttes
La CNT-AIT reste sur la ligne de refus de la représentation (qu'elle soit électorale ou médiatique), au profit de l'action directe (c'est-à-dire l'action sans intermédiaire, sans élu, sans média ni médiateur). Elle estime que l'approche par branche d'industrie voire syndicats de métiers n'est pas fidèle à l'unité des travailleurs et tend à un certain corporatisme.
Par ailleurs, la stratégie choisie par la CNT pour tenter de s'implanter dans les entreprises, par le biais des élections de représentants du personnel tels que les délégués du personnel ou les comités d'entreprises, est pour les militants anarchistes de la CNT-AIT en contradiction avec leur refus de la délégation de pouvoir.
La CNT-AIT privilégie en pratique la structuration de ses syndicats sur le mode intercorporatif, ce qui correspond à sa réalité locale (nombre de militants réduits et dans des secteurs très différents) et à son anticorporatisme. Cela ne l'empêche pas d'intervenir aussi dans les entreprises, où elle promeut l'organisation autonome des travailleurs sous forme de conseils ou de comités de base (mairie de Blagnac, Louisiane Plasturgie, Newells Métallurgie, maisons de retraite La Providence, etc.).
La position de la CNT-AIT, opposée au système représentatif électoral, au-delà d'être une position de principe est surtout le bilan de décennies de participations aux instances représentatives du personnels (charpentiers réunis à Toulouse dans les années 1960, usine Mazda de Bordeaux dans les années 1970, transports du Havre dans les années 1980, clinique des Orangers et cinémas de Bordeaux dans les années 1985-88), participations qui ont toutes montré qu'elles ne permettaient pas de développer l'autonomie ouvrière. Si ces expériences ont démontré que la CNT pouvait finalement faire le même syndicalisme de service que toutes les autres organisations syndicales - voire les concurrencer sur leur propre terrain, le terrain électoral -, cette tactique n'amène pas à un développement de l'autogestion des luttes par les salariés. Au contraire, ces expériences ont montré que la participation aux instances de cogestion (délégué du personnel, comité d'entreprise) ne fait que renforcer la délégation de pouvoir et donc le mécanisme même d'un système que pourtant - parce que révolutionnaire - les militants anarcho-syndicalistes souhaitent abattre[1].
De même, l'expérience de luttes accumulées depuis la scission l'amène à un processus de réflexion sur l'anarcho-syndicalisme, à la lumières d'autres expériences du mouvement révolutionnaire (situationnisme, communisme de conseil, autonomie populaire) pour actualiser les principes et les tactiques, et les mettre en phase avec la situation politique et sociale de notre époque[2].
[modifier] Développement
Misant sur la radicalité, mais aussi sur une certaine cohérence théorique, l'organisation ne connaît pas le même essor numérique que la CNT, n'en faisant pas un enjeu fondamental.
Avant tout section locale de l'AIT, elle essaie de montrer la nécessité de l'internationalisation des luttes (grève chez Mercadona ou reprise en autogestion de la production de vélos Strike Bike par exemple).
[modifier] Internationalisme
La CNT-AIT, rejetant les luttes parcellaires, préfère développer une démarche globaliste, cherchant à relier les luttes entre elles et à les étendre. Cela l'amène à redécouvrir l'expérience historique de la FORA Argentine, méconnue dans les pays occidentaux[3].
Ainsi, elle se bat contre les nationalismes, préférant œuvrer pour la liberté de tous les exploités, hommes et femmes, et pas seulement ceux d'une région en particulier ni pour des alliances inter-classes avec une bourgeoisie locale nationaliste.
Pendant la lutte contre le CPE, elle a participé à la tendance Ni CPE Ni CDI, contribuant à essayer de mettre la question de l'exploitation contractuelle salariale au centre du débat.
[modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Confédération nationale du travail (France)
- Association internationale des travailleurs (anarcho-syndicaliste)
[modifier] Liens externes
- Actualité de l'anarcho-syndicalisme (site d'information de la CNT AIT Paris - Nord)
- Lettre publique d'information de la CNT-AIT Paris - Nord (par mail)
- La CNT-AIT en Mai 68
- Site de la CNT-AIT
- Forum public de la CNT-AIT Caen
- Histoire de la CNT-AIT, de 1946 à 1993
- LA FORA : ORGANISATION OUVRIERE ANARCHISTE