Ricardo Flores Magón

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Ricardo Flores Magón, né le 16 septembre 1873 à San Antonio Eloxochitlán (État d'Oaxaca) et mort le 21 novembre 1922 au pénitencier de Leavenworth (Kansas, États-Unis), est un réformateur du Mexique et anarchiste, considéré comme l'un des précurseurs intellectuels de la Révolution mexicaine[1].

Il est à l'origine du mouvement le plus radical de la Révolution mexicaine, le magonisme. A la tête du Parti libéral mexicain (PLM), il est l'un de l'opposition au régime de Porfirio Díaz. Durant son exil aux États-Unis, où il fuit la répression, il manifeste son adhésion à l'idéal libertaire. Ennemi acharné de l'Autorité, du capitalisme et de l'Église, il consacre sa vie à la lutte contre ce qu'il pense être l'oppression du peuple mexicain et, par extension, de l'humanité dans son ensemble[2].

En 1900, il fonde avec ses frères Enrique et Jesús, le journal Regeneración.

En juillet 1906, il s'exile aux États-Unis, il participe à la création du Parti libéral mexicain.

En janvier 1911, il organise l'invasion de la Basse-Californie, dans l'objectif d'en faire une république socialiste libertaire indépendante du Mexique et des États-Unis.

Le 16 mars 1918, il publie, un manifeste contre la guerre. Inculpé pour « défaitisme », accusé de saboter l'effort de guerre des États-Unis engagés dans la Première Guerre mondiale, il est condamné à 20 ans de bagne.

Incarcéré et gravement malade, il meurt le 21 novembre 1922, « dans des conditions suspectes »[3].

Sa dépouille mortelle repose à Mexico, à la Rotonda de los Hombres Ilustres, équivalent du Panthéon français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Protestation dans les locaux d'El hijo de El Ahuizote en 1903.

Son père, Teodoro Flores est d'origine indigène, a fait une carrière militaire, sa mère, Margarita Magón, est une métisse[4],[1].

Le 16 mai 1892, étudiant en droit à Mexico, il participe à une manifestation contre la dictature du président Díaz. Il est arrêté et condamné à cinq mois de prison[4],[1]

Il contribue à la publication d'opposition Le Démocrate.

En 1895, il est admis au barreau comme avocat[4],[5].

Regeneración[modifier | modifier le code]

Regeneración, n°1, 7 août 1900.
Article détaillé : Regeneración (journal mexicain).

Il rejoint un petit groupe de réformateurs libéraux (dont ses frères Enrique et Jesús), avec qui il fonde, le 7 août 1900, Regeneración[1].

Le 22 mai 1901, il est condamné à un an de prison pour « insulte au président »[5].

En 1901, il participe au premier congrès des Clubs libéraux à San Luis Potosí, où il attaque rudement le gouvernement en place. S'ensuit l'interdiction du journal et une deuxième incarcération[1].

En 1902, il reprend avec son frère Enrique le journal satirique El Hijo del Ahuizote (es) fondé en 1885 par Daniel Cabrera et Manuel Pérez Bibbins.. Il est à nouveau condamné.

En 1903, après une troisième arrestation pour s'être opposé le gouvernement Díaz, avec plusieurs autres radicaux, il fuit aux États-Unis[1].

Parti libéral mexicain[modifier | modifier le code]

Flores Magón en 1906.
Article détaillé : Parti libéral mexicain.

En 1904, il s'exile à Laredo au Texas. Après avoir survécu à une tentative d'assassinat commanditée par Porfirio Diaz[6],[7] (qui met sa tête à prix 20000 dollars[8]), il s'installe, avec le reste du groupe, à Saint-Louis (Missouri), où il reprend la publication de Regeneración[1] dont la diffusion au Mexique est faite clandestinement.

En 1906, il est parmi les fondateurs du Parti libéral mexicain (Partido Liberal Mexicano - PLM).

En septembre 1906, les premières insurrections du PLM éclatent dans plusieurs villes du Mexique. À Los Angeles, il fait paraître clandestinement le journal Revolución, mais est arrêté, le 23 août 1907, avec Librado Rivera et Villarreal. Il n'est libéré que le 3 août 1910. Il reprend alors la parution de Regeneración (avec une page en anglais). La devise en devient « Tierra y Libertad »[4].

Radicalisés par la répression, c’est à ce moment qu’il prend contact avec des membres de l'Industrial Workers of the World (IWW, Travailleurs Industriels du monde, syndicat révolutionnaire américain fondé en 1905)[9]. Il restera lié aux anarcho-syndicalistes des IWW[10].

Il devient alors la figure de proue du PLM[1].

La Révolution mexicaine[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Révolution mexicaine et Anarchisme au Mexique.
Le drapeau Tierra y Libertad flotte sur la bourgade Tijuana, qui comptait alors 100 habitants, prise par les combattants du Parti libéral mexicain, le 8 mai 1911.

Ricardo Flores Magón est souvent considéré comme un précurseur de la Révolution mexicaine[11]

Au début de la Révolution mexicaine, Francisco I. Madero l'invite à entrer dans le mouvement, mais Ricardo Flores Magón rejette l'offre : il considère que la lutte dirigée par Madero est une rébellion de de la bourgeoisie et des classes moyennes, sans propositions de changement social.

Lors de la guerre civile entre révolutionnaires qui suit la chute de Díaz, Ricardo a quelques contacts infructueux avec Francisco Villa et Emiliano Zapata, sans pouvoir finaliser d'alliance avec eux. Zapata se méfie des « lettrés » et de ceux qui cherchent à l'endoctriner. Villa se méfie des intellectuels et déteste les soutiens anarchistes américains de Ricardo. Villa n'a aucune sympathie pour lui et est un fidèle partisan de Madero[12].

C'est Ricardo Flores Magón qui popularise le slogan « Tierra y Libertad » (Terre et Liberté), inspiré de l’œuvre d'Alexandre Herzen, et souvent attribué à tort à Emiliano Zapata.

La Commune de Basse-Californie[modifier | modifier le code]

Regeneración du 23 septembre 1911.

Le 29 janvier 1911, il planifie l'invasion de la Basse-Californie pour en faire une base opérationnelle du PLM dans la guerre révolutionnaire.

Après plusieurs escarmouches, les rebelles prennent Mexicali (300 habitants) et Tijuana (100 habitants) qui n'étaient que peu ou pas défendues[13], soutenus par des anarchistes de diverses nationalités, dont une centaine d'internationalistes de l'Industrial Workers of the World. C'est le principal reproche que lui font les autres révolutionnaires qui sont très nationalistes. Le gouvernement les considère comme des « flibustiers» (voir les Constitutions de 1824, 1857 et 1917).

Durant cinq mois, ils vont cependant faire vivre la Commune de Basse-Californie expérience de communisme libertaire : abolition de la propriété, travail collectif de la terre, formation de groupes de producteurs, etc. avant d'être battus militairement, ce qui marque la fin de leur rêve d'établir une république socialiste libertaire.

Incarcération aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Ricardo et Enrique Flores Magón en 1917 à la prison du Comté de Los Angeles.

Réfugié aux États-Unis, le 23 septembre 1911, il cosigne un « Manifeste de la junte du PLM au peuple du Mexique » qui affirme la nécessité pour la révolution de socialiser les terres et les industries, et confirme son tournant communiste libertaire de la junte du PLM[14].

Le 25 juin 1912, il est à nouveau condamnés à deux ans de prison aux États-Unis. A sa libération, il s’installe dans une communauté près de Los Angeles[4].

Le 16 mars 1918, il publie dans Regeneración, avec Librado Rivera[15], un manifeste contre la guerre. Inculpés pour « défaitisme », accusés de saboter l'effort de guerre des États-Unis engagés dans la Première Guerre mondiale, il est condamné à 20 ans de bagne[16] (15 ans pour Librado Rivera)[17].

Mort suspecte au bagne de Leavenworth[modifier | modifier le code]

Le cercueil à la prison de de Leavenworth en 1922.

Ricardo est conduit à la prison de McNeil Island, dans l'État de Washington puis, gravement malade, transféré à celle de Leavenworth au Kansas, où il meurt le 21 novembre 1922.

Les causes de la mort de Flores Magon ont été contestées. Certains pensent qu'il a été délibérément tué par des gardiens de la prison. D'autres affirment qu'il est mort à la suite de la détérioration de sa santé causé par sa longue détention, peut-être accentuée par la négligence médicale des autorités pénitentiaire de Leavenworth. Magón a écrit plusieurs lettres à des amis pour se plaindre de ses problèmes de santé qu'il percevait comme une négligence délibérée du personnel de la prison[18].

D'après Librado Rivera, il aurait été assassiné le 21 novembre dans sa cellule[5],[4]. Il aurait été étranglé[16],[19] par un geôlier dans le pénitencier de Leavenworth. Son assassin, « El Toro », aurait été exécuté par les compagnons de cellule de Ricardo[9].

Rotonda de los Hombres Ilustres[modifier | modifier le code]

Le 22 novembre 1922, la Chambre des députés du Mexique adopte une résolution demandant le rapatriement du corps de Magón [20].

Les autorités américaines rejettent la demande et Magón est enterré à Los Angeles.

Ses restes sont finalement rapatriés en 1945 et reposent à la Rotonda de los Hombres Ilustres, l'équivalent du Panthéon français à Mexico[21].

Auteur dramatique[modifier | modifier le code]

Dans son œuvre d'éducation populaire, Ricardo Flores Magón a également utilisé le théâtre pour dénoncer les travers de la société et exposer les grandes lignes du « programme » libertaire. Il est l'auteur de deux pièces : « Verdugos et victimas » et « Tierra y Libertad »[22]. Il est aussi l'auteur de nombreux contes, publiés dans le journal Regeneración[2].

Ricardo Flores Magón et le « magonisme »[modifier | modifier le code]

Un monde sans frontières, affiche à New-York en 2006.

« Apôtre et martyr de la révolution mexicaine »[23], chantre de la révolte, anti-autoritaire, illégaliste, révolutionnaire, critique du mendiant acceptant sa misère contre le voleur qui veut renverser le système, adepte d'une théorie de la barricade, Flores Magon est avant-tout un révolutionnaire en acte plutôt qu'un penseur en fait[16].

Contre sa volonté, le terme de magonisme, est utilisé d’abord par la presse et les services de police, puis repris ensuite par les études qui lui sont consacrées. Désormais, même les anarchistes désignent ainsi l’organisation et le courant politique dont il est à l’origine[3].

L’une des particularités du magonisme réside dans son évolution politique. Avant de se déclarer partisan du communisme libertaire d’influence « kropotkinienne », il connaît de nombreuses mutations. D’idéologie libérale dans un premier temps, dans la continuité de la « Réforme » mexicaine du XIXe siècle, il intègre progressivement un certain nombre de concepts socialistes, avant de prôner l’instauration du communisme libertaire. À la liberté politique revendiquée par le libéralisme, il ajoute l’émancipation économique et sociale du prolétariat. Ainsi le Parti libéral mexicain, au départ parti politique classique et légaliste, se transforme, peu à peu sous son impulsion, en organisation révolutionnaire adepte de la lutte armée. D’abord opposant démocratique à la dictature de Porfirio Díaz, il devient ensuite la faction la plus radicale de la Révolution mexicaine[3].

Cette évolution politique et idéologique n'est pas sans conséquences. De nombreux libertaires mettent en doute le fait que Flores Magón soit un véritable « anarchiste »[24]. Nombreux sont également ceux qui pendant la révolution mexicaine l’accusent de « flibusterie » et de connivence avec les États-Unis, en particulier pendant l’invasion de la Basse-Californie.

Le magonisme connut des problèmes d’interprétation, de dénigrement, d’oubli ou de récupération, suivant les tendances et les époques, tant de la part de ses opposants que de ses « alliés ». Parfois les critiques les plus dures viennent de son propre camp[25].

En réalité, plus qu’une idéologie, le magonisme représente avant tout une attitude de révolte et de résistance face à l’oppression, tout comme un espoir de libération : « Le Ricardo qui se revendiqua anarchiste resta le même Ricardo qu’auparavant : la même abnégation, le même patriotisme, la même absence d’ambitions personnelles [...]. Il n’a changé en rien, mis à part sur le point de l’expérience. En effet, le Ricardo de 1893, celui de 1901, celui de 1906 et du programme de Saint Louis, Missouri, celui de Regeneración, celui de sa correspondance, révolutionnaire et intime, reste identique : toujours la même conduite, toujours la même éthique, toujours la même disposition à montrer à son peuple le chemin de l’émancipation, de son droit à une vie de bien-être, de dignité et de progrès »[3].

Jusqu'à l'époque contemporaine, des collectifs libertaires mexicains se revendiquent de son héritage politique[26].

Ricardo Flores Magón et Emiliano Zapata[modifier | modifier le code]

Un exemple de l'association, par la propagande, de Emiliano Zapata et du slogan magoniste « Tierra y libertad » (peut-être éditée par El Taller de Grafica Popular après 1937)[27].

Les partisans de Florés Magón avaient une vue très idéalisée de l'action d'Emiliano Zapata, action qui se limitait très exactement au Plan de Ayala (es). La restitution des terres prises par les hacendados à son village natal, San Miguel Anenecuilco au Morelos, est l'objectif de sa rébellion. Il ne cherchait pas de changements pour tout le pays et n'avait pas d'idéaux abstraits : démocratie, liberté, etc. son but concret était la restitution des terres, et uniquement celles qui selon les titres de propriété obtenus du temps de la colonisation espagnole appartenaient a son village.

Cependant, sur la base du Plan d'Ayala, rédigé par son conseiller Otilio E. Montaño (qu'il fit fusiller en 1917 car accusé d'être un anarchiste et de vouloir l'assassiner) certains l'identifient comme un précurseur de la réforme agraire (qui fut mise en pratique principalement sous les gouvernements de Plutarco Elías Calles et de Lázaro Cárdenas del Río)[28].

Flores Magón adopte une attitude très critique vis-à-vis des autres factions engagées dans la lutte. Une seule, celle d’Emiliano Zapata, attire son attention et suscite son estime. L’Armée du Sud (entendre armée du sud de la ville de Mexico où se situe l'état de Morelos et non de tout le sud du pays) est d’ailleurs la seule avec qui les libertaires du PLM aient envoyé des émissaires.[réf. nécessaire] Zapata a rencontré des gens et des négociateurs de tous les partis et factions, les émissaires magonistes n’aboutissent à aucun accord concret avec lui. Malgré les différences idéologiques et les buts poursuivis qui les séparent, Ricardo Flores Magón perçoit Zapata comme un vrai révolutionnaire. Selon lui, ses partisans, « même s’ils ne sont pas anarchistes, agissent comme des anarchistes, car ils exproprient les richesses. La preuve en est que, dans tout le territoire où opèrent les forces révolutionnaires du Sud, les travailleurs prennent possession de la terre, des maisons, des forêts et de tout ce qui est nécessaire pour produire les richesses. Ils travaillent pour leur propre compte, sans maîtres qui leur dérobent le fruit de leur labeur. Les révolutionnaires du Sud méritent toute notre sympathie et notre soutien. »[29],[3]. La correspondance complète (de 1904 à 1922) de Ricardo Flores Magón a été publiée par l'Université autonome de Puebla, on n'y trouve aucune trace de correspondance avec les partisans de Zapata.

Ricardo Flores Magón et Voltairine de Cleyre[modifier | modifier le code]

Au printemps 1911, Voltairine de Cleyre soutient l'action de Ricardo Flores Magón, « l'anarchiste mexicain le plus important de l'époque », selon Paul Avrich. Elle rassemble des fonds pour aider la Révolution mexicaine et commence à donner des conférences pour expliquer ce qui se passe et l'importance de la solidarité internationale. Elle devient la correspondante et la distributrice du journal Regeneración à Chicago[30].

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Je ne suis pas magoniste, je suis anarchiste. Un anarchiste n’a pas d’idole. »[3],[31]
  • « Le gouvernement n'est rien d'autre que le gendarme du Capital, l'épouvantable flic qui garde les coffres forts des vautours des banques, du commerce et de l'industrie. Pour le Capital il a du respect et lui est entièrement soumis; pour le peuple, il a les prisons, les casernes et le gibet. » - Regeneración, 11 février 1911[5]
  • « Instinctivement, le peuple mexicain exècre l’autorité et la bourgeoisie [...]. L’entraide mutuelle était la règle dans ces communautés [...], il n’y avait ni juges, ni maires, ni gardiens de prisons, ni aucun être nuisible de cette espèce. Tous avaient droit à la terre, à l’eau pour l’irrigation, aux forêts pour se procurer du bois pour se chauffer et pour construire les huttes. [...] Il est donc évident que le peuple mexicain est capable de parvenir au communisme car il a fonctionné sur ce mode, tout du moins en partie, depuis des siècles. » - Regeneración, 2 septembre 1911[3]
  • « Je dois avant tout souligner que tous les gouvernements, sans exception, me répugnent. Je suis fermement convaincu qu’il n’y a, ni ne peut y avoir, de bon gouvernement. Ils sont tous nuisibles, qu’ils se nomment monarchies absolues ou constitutionnelles, ou encore républiques. Tout gouvernement est tyrannique, par essence parce qu’il s’oppose à la libre initiative de l’individu et ne sert qu’à maintenir un état social impropre à la réalisation totale de l’être humain. Les gouvernements sont des chiens de garde des classes possédantes, nanties et instruites, et les bourreaux des droits intangibles du prolétariat. » - Regeneración, 25 février 1911[32]

Hommage[modifier | modifier le code]

Tombe de Ricardo Flores Magón à la Rotonda de las Personas Ilustres (Mexico).

Dans le cadre du programme de commémoration 1810-1910-2010 (guerre d'indépendance 1810 et Révolution 1910), le gouvernement mexicain a fait frapper, entre 2008 et 2010, une série de 37 pièces de monnaie de 5 pesos de circulation courante dont une est à l'effigie de Ricardo Flores Magón[33].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Ricardo Flores-Magon et la révolution mexicaine, Éditions Rupture, 2004, texte intégral.
  • (es) Diego Abad de Santillán, Ricardo Flores Magón, el apóstol de la revolución social mexicana, Mexico D. F., Ediciones del grupo cultural « Ricardo Flores Magón », 1925, 131 p.
  • (es) Diego Abad de Santillán, Ricardo Flores Magón, el apostol de la Revolución social mexicana, Mexico, Grupo cultural Ricardo Flores Magón, 1925 ; Mexico, éditions Antorcha, 1988, 144 p.
  • (es) Javier Torres Parés, La Revolución sin frontera, Mexico, Unam, Ediciones Hispánicas, 1990.

Revues[modifier | modifier le code]

  • Ricardo Flores Magón, Itinéraire, Une vie une pensée, n°9/10, 1er semestre 1992, 104 pages illustrées, couverture en ligne, texte intégral.
  • Ricardo Flores Magón, À contretemps, n°34, mai 2009, sommaire.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Cucuel, Théatre et discours politiques, Tierra y Libertad de Ricardo Flores Magón, Rouen, Cahiers du Centre de recherches ibériques et ibéro-américaines, n°1, 1981, texte intégral.
  • David Doillon, Ricardo Flores Magón et le magonisme : itinéraire et trajectoire, À contretemps, n°22, janvier 2006, texte intégral.
  • Americo Nunes, « Ricardo Flores Magón : utopie et mythe du communisme au Mexique (1908-1922) », L'Echaudée, no 2, hiver 2012. [lire en ligne]
  • Israël Renov, Les anarchistes et la révolution mexicaine, Noir & Rouge, n°24, mai-juin 1963, texte intégral.
  • David Doillon, Portrait de l'anarchiste dans l’œuvre littéraire de Ricardo Flores Magón, Belphégor, Littérature populaire et culture médiatique, vol. VI, n°2, juin 2007, texte intégral.

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Hélène, Ricardo Flores Magon et Emiliano Zapata : la communauté indienne comme base d'une société future, L'Affranchi, n°14, printemps-été 1997, texte intégral.
  • OLT, « Ricardo Flores Magón », sur labouchedefer.free.fr,‎ 10 octobre 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Encyclopædia Britannica : Ricardo Flores Magón.
  2. a et b David Doillon, Portrait de l'anarchiste dans l’œuvre littéraire de Ricardo Flores Magón, Belphégor, Littérature populaire et culture médiatique, vol. VI, n°2, juin 2007, texte intégral.
  3. a, b, c, d, e, f et g David Doillon, Ricardo Flores Magón et le magonisme : itinéraire et trajectoire, À contretemps, n°22, janvier 2006, texte intégral.
  4. a, b, c, d, e et f Anarlivres : notice biographique.
  5. a, b, c et d L'Éphéméride anarchiste : notice biographique.
  6. Chronologie, Ricardo Flores-Magon et la révolution mexicaine, Éditions Rupture, 2004, page 21.
  7. B. Cano Ruiz, La révolution mexicaine 1910-1920, Tierra y Libertad, novembre 1973, lire en ligne.
  8. Magon, Ricardo Flores, 1873-1922, Libcom, lire en ligne.
  9. a et b OLT, « Ricardo Flores Magón », sur labouchedefer.free.fr,‎ 10 octobre 2007.
  10. Alain Rouquié, Le Mexique : Un État nord-américain (Biographies Historiques), Fayard, 2013, lire en ligne.
  11. Nicole Fourtané, Michèle Guiraud, L'identité culturelle dans le monde luso-hispanophone, Presses Universitaires de Nancy, 2006, page 274.
  12. Jésus Silva Herzog, La révolution mexicaine, Maspero, 1977, chapitres 9-10-11.
  13. Chronologie et cartographie de la campagne de Basse-Californie, Alternative libertaire, n°201, décembre 2010, texte intégral.
  14. Manifeste du 23 septembre 1911, texte intégral en français.
  15. L'Éphéméride anarchiste : Librado Rivera.
  16. a, b et c Florent Schoumacher, Ricardo Flores Magón. Propos d'un agitateur, Revue électronique Dissidences, Bibliothèque de comptes rendus, 2011, texte intégral.
  17. Chronologie, Ricardo Flores-Magon et la révolution mexicaine, Éditions Rupture, 2004, page 23.
  18. Librado Rivera, « Lettre à Raul Palma », sur Anarchist Archives,‎ 25 novembre 1922.
  19. Michel Ragon, Dictionnaire de l'Anarchie, Albin Michel, 2008, lire en ligne.
  20. Mexico's Martyr, The Nation, Vol. CV N°2998, 18 décembre 1922, p. 702.
  21. Ricardo Flores Magón, Dictionary of Hispanic Biography, Gale, Detroit, 1996.
  22. Madeleine Cucuel, Théatre et discours politiques, Tierra y Libertad de Ricardo Flores Magón, Rouen, Cahiers du Centre de recherches ibériques et ibéro-américaines, n°1, 1981, texte intégral.
  23. Robert Paris, Claudie Weill, Pèlerins et missionnaires : les militants itinérants, Matériaux pour l’histoire de notre temps, 4/ 2006, n° 84, pp. 12-17, note 1.
  24. Au sujet de cette polémique, dont Jean Grave, directeur des Temps nouveaux, est l’un des protagonistes, voir Heiner Becker, Les Temps nouveaux, controverses et débats, in Itinéraire, Ricardo Flores Magón, Paris, n° 9-10, 1er semestre 1992, pp. 59-67.
  25. Diego Abad de Santillán, Ricardo Flores Magón, el apóstol de la revolución social mexicana, Mexico D. F, Centro de estudios históricos del movimiento obrero mexicano (Cehsmo), 1978, pp. 58-83-92.
  26. Groupe de recherche "Culture et histoire dans le monde luso-hispanophone", Mémoire et culture dans le monde luso-hispanophone : Espagne, Portugal (Vol.1) et Amerique Latine, Université de Nancy II, Presses universitaires de Nancy, 2008, page 113.
  27. « Tierra y libertad », sur Central University Librairies, Mexico.
  28. Luis Pazos, História sinóptica de México de los Olmecas a Salinas, page 112, (ISBN 968-13-2560-5).
  29. Dans Biografía de Enrique Flores Magón, Jenaro Amezcua affirme qu'à travers José María Rangel (magnoniste) et Genovevo de la O (zapatiste), Flores Magón et Zapata était en correspondance, selon les déclarations de Flores Magón en 1943. Historia Obrera n°17, Centro de Estudios Históricos del Movimiento Obrero Mexicano, Segunda Época, Vol. 5, 17 septembre 1979.
  30. Chris Crass, Courte biographie de Voltairine de Cleyre, suivi de Traditions américaines et défi anarchiste, traduit par Yves Coleman, lire en ligne.
  31. Ricardo Flores Magón, Verdugos y víctimas, México D. F., Ediciones del Grupo Cultural « Ricardo Flores Magón », 1924, p. 25.
  32. Michel Antony, Utopie : anarchistes et libertaires, 1995, 377 pages, texte intégral, lire en ligne.
  33. Harry Miller & Thomas Michael, North American Coins & prices, David C. Harper, Editor, 21 st. edition, Iola, WI, (ISBN 978-1-4402-1725-8).