Juan Negrín

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Juan Negrín López
Fonctions
140e Président
du Conseil des Ministres espagnol

8e de la Seconde République espagnole
Président Manuel Azaña
Prédécesseur Francisco Largo Caballero
Successeur Francisco Franco
Biographie
Date de naissance 3 février 1892
Lieu de naissance Las Palmas de Gran Canaria
Date de décès 12 novembre 1956 (à 64 ans)
Flag of France.svg Paris
Nationalité espagnole
Parti politique PSOE
Profession Physiologiste

Juan Negrín
Présidents du Gouvernement espagnol

Juan Negrín (Las Palmas de Gran Canaria, - Paris, ) est un physiologue et homme politique espagnol. De 1937 à 1945, il fut chef du gouvernement de la Seconde République espagnole, puis du gouvernement en exil.

Son parcours fut atypique. Il entra tardivement en politique et ce après une carrière de chercheur et de professeur de physiologie. Il s'affilia au PSOE en 1929 et abandonna la recherche. Il parlait plusieurs langues étrangères, ce qui est assez inhabituel pour un homme politique espagnol.

Président du gouvernement de la République de 1937 à 1939, Juan Negrín fut un des personnages les plus controversés de la guerre civile espagnole. Selon l'historien Stanley G. Payne, personne n'était plus détesté que lui. Le camp franquiste le considérait comme un «traitre rouge », tandis que dans le camp républicain, une partie de ses correligionaires lui reprochait la prolongation inutile de la guerre, les atrocités commises par les chekas et la subordination aux plans de l'Union soviétique. Le PSOE, dominé par Indalecio Prieto décida de son expulsion en 1946, l'accusant de subordination au Parti communiste d'Espagne et à l'Union soviétique. En juillet 2008, cependant, le PSOE décida la réhabilitation de Juan Negrín, considérant les accusations portées contre lui sans aucun fondement.

Vie privée, famille et études[modifier | modifier le code]

Il est le fils aîné de Juan Negrín Cabrera, homme d'affaires prospère, et de Dolores López Marrero, née à San Mateo. Sa famille était très conservatrice et catholique convaincue. Son frère fut clarétain et sa sœur prononça les vœux séculiers. Sa mère terminera sa vie à Lourdes après la guerre[1].

Negrín entama ses études dans sa ville natale au collège privé La Soledad et obtint son baccalauréat à quatorze ans. En 1906, son père l'envoie étudier la médecine en Allemagne. Il entama ses études à quinze ans à l'université de Kiel et poursuivit Leipzig (1908). Là, il travailla au célèbre Institut de physiologie et se lia à la prestigieuse figure de Ewald Hering. Le 21 août 1912 il obtint le grade de docteur avec une thèse sur Zur Frage nach der Genese der Piqûre-glycosurie[2]. Durant les deux années suivantes, il publia diverses recherches en physiologie dans des revues allemandes, il travailla comme assistant à l'université de Leipzig. À cause de la mobilisation de ses supérieurs lors de la Première Guerre mondiale, il endossa de nouvelles responsabilités professorales. Il refusa toutefois le poste de Privat-Dozent qu'on lui offrit, préférant retourner en Espagne[3]. En Allemagne, il termina presque un cursus de chimie et apprit l'anglais, l'allemand et le français. Il traduisit L'Anaphylaxie de Charles Richet du français vers l'allemand. Peu après, il apprit également l'italien et le russe. En tout, il connaitra dix langues.

Le il épousa María Mijailova Fidelman, issue d'une famille russe originaire d'Iekaterinbourg qui étudiait également à Leipzig. Des cinq enfants issus de cette union, deux filles décédèrent jeunes. Ces malheurs provoquèrent une distanciation dans le couple et l'entrée dans la vie de Negrín de Feliciana López de Dom Pablo, une de ses assistantes qui deviendra sa compagne[4].

Ses fils Juan, Rómulo y Miguel Negrín Fidelman ne revinrent pas d'exil. Le fils aîné Juan (né à Leipzig en novembre 1914) fut neuro-chirurgien et exerça à New York[5]. Il épousa l'actrice Rosita Díaz Gimeno (es) et représenta ses frères dans les procédures intentées contre l'État espagnol en raison de la confiscation de tous les biens de leur grand-père paternel, procédures qui se clôturèrent en 1995[6]. Rómulo (né à Madrid le 8 mai 1917) fut aviateur durant la guerre civile, fit des études d'ingénieur à New York et vécut au Mexique jusqu'à sa mort en 2004. En raison de la grave maladie de sa femme, leurs enfants Juan Román et Carmen furent élevés à Paris par leur grand-père paternel jusqu'à la mort de ce dernier[7]. Le troisième fils de Negrín réside au New Jersey.

Carrière académique en Espagne[modifier | modifier le code]

Negrín rentra en Espagne en octobre 1915 et le 22 février 1916 et il sollicita une bourse d'études pour poursuivre ses recherches à New York et Harvard. Santiago Ramón y Cajal lui proposa plutôt la direction du nouveau laboratoire de physiologie Générale à Madrid qui par manque de place à l'Institut national des sciences, se trouvait dans les caves de la résidence universitaire Negrín accepta[8].

En 1919, il passa un examen d'équivalence et son titre allemand de licencié en médecine et chirurgie fut confirmé. L'année suivante, il présenta une thèse de doctorat El tono vascular y el mecanismo de la acción vasotónica del esplácnico. En 1922, il inaugura une chaire de physiologie à l'université centrale de Madrid. Il organisa alors un laboratoire d'application au sein de la faculté de médecine, tandis qu'il orientait celui de la résidence universitaire vers la recherche.

Negrín s'attacha surtout à créer une école de physiologie de renommée internationale. Il fut le maître de Severo Ochoa (qui obtint le prix Nobel de médecine), de José María García-Valdecasas et de Francisco Grande Covián (es). Ses élèves purent bénéficier de l'abondante bibliothèque de physiologie que Negrín avait ramené d'Allemagne et qu'il compléta au long des années. Malgré ses connaissances et selon le témoignage de ses élèves comme Severo Ochoa, il « expliquait mal » et « se dédisait beaucoup »[9].

Après ces années fécondes d'enseignement et de recherches scientifiques de première qualité, il abandonna cette carrière et entra en politique. Un des hôpitaux les plus importants des îles Canaries situé Las Palmas de Gran Canaria porte le nom de Hospital Dr. Negrín.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il entra au Parti socialiste ouvrier espagnol en 1929 et en 1931, il fut élu député de la province de Las Palmas. Il le resta jusqu'à sa démission en 1934. Negrín ne porta pas grand intérêt aux théories marxistes. Il ne se lia jamais aux syndicats et appartenait à l'aile « prietiste » du parti. Il professait un socialisme modéré et était convaincu de la nécessité de l'enseignement laïc pour faire progresser le pays.

Le 4 janvier 1934, en raison de la loi sur l'incompatibilité, il démissionna de son poste de professeur et on lui concéda deux tiers de son traitement. Quelques jours plus tard, le 10 janvier, le ministre de l'instruction publique Marcelino Domingo (es) l'autorisa à poursuivre son enseignement.

Il fut soupçonné de participation à la révolution de 1934 mais l'affaire fut classée. Il resta donc vice-président du groupe socialiste, faisant fonction de président suite à l'emprisonnement de Largo Caballero pour sa participation au coup d'état[10].

Guerre civile[modifier | modifier le code]

Ministère de l'Économie et des Finances[modifier | modifier le code]

En septembre 1936, il est nommé ministre de l'Économie et des Finances dans le gouvernement de Largo Caballero. Il y représentait le PSOE et l'aile priétiste du parti.

En tant que ministre des Finances, il mit en place les carabineros, une force de 20 000 hommes[11] dans le but de reprendre le contrôle des postes de frontière avec la France qui étaient aux mains de la CNT[12],[13].

Il fit également approuver et supervisa le transfert secret de la plus grande part des réserves d'or de la Banque d'Espagne. 460 tonnes (sur 635) d'or fin furent transportées jusque Carthagène puis jusqu'à Moscou (le fameux Or de Moscou). Ce transfert eut lieu afin de payer les équipements militaires que la République acheta à l'Union soviétique, qui exigeait d'être payée d'avance. Cette mesure était la seule alternative possible au refus des puissances démocratiques de vendre des armes à l'Espagne, refus qui reposait sur un Pacte de non-agression dont l'Allemagne et l'Italie, assez paradoxalement, étaient également signataires tout en soutenant activement les nationalistes espagnols. Certains critiques pensent que cette décision plaça le gouvernement républicain sous le contrôle de Staline[14].

Présidence du conseil des ministres[modifier | modifier le code]

Au printemps 1937, il joua un rôle crucial dans la vie politique de l'Espagne républicaine. À ce moment-là, le gouvernement de Largo Caballero vacillait devant le mécontentement des communistes, des priétistes et des républicains de gauche. Ce mécontentement était dû au manque d'intégration du gouvernement et à la mauvaise gestion de l'effort de guerre (Largo Caballero était également ministre de la guerre). Ses opposants l'accusait d'inefficacité, de manque de centralisation et de condescendance envers les forces de la gauche républicaine (anarchistes, caballeristes et trotskistes du POUM). Les communistes provoquèrent un crise du gouvernement en demandant son remplacement au ministère de la guerre. Le président de la République Azaña accepta et il nomma Negrín président du gouvernement.

Il ne fut pas au courant de l'assassinat de Andreu Nin et des projets du POUM avant les faits[15]. De nombreux crimes furent commis par les communistes et les anarchistes sous gouvernement. Le conflit entre ces deux courants politiques se mua en vrai guerre civile à l'intérieur de la Guerre civile, surtout en Catalogne

Le premier acte politique important du nouveau gouvernement Negrín fut la publication des Treize points (30 avril 1938) qui établirent et concrétisèrent les objectifs de la guerre civile et sur lesquels il prétendait établir un accord de principe avec les « nationaux ».

« 

  1. Assurer l'indépendance absolue et la totale intégrité de l'Espagne
  2. Départ des troupes étrangères
  3. République démocratique avec un gouvernement jouissant de toute l'autorité
  4. Référendum pour déterminer la structure juridique et sociale de la République espagnole
  5. Libertés régionales sans nuire à l'unité espagnole.
  6. Liberté de conscience et de culte garantie par l'état
  7. Garantie de la propriété légitime et protection des moyens de production
  8. Démocratie paysanne et abrogation de la propriété semi-féodale
  9. Législation sociale qui garantit les droits du travailleur
  10. Amélioration culturelle, physique et morale de la race
  11. Armée au service de la nation, sans l'influence des partis
  12. La guerre n'est plus considée comme instrument de la politique nationale
  13. Amnistie large pour les Espagnols qui veulent reconstruire et fortifier l'Espagne »

L'offre fut rejetée par Franco qui exigeait une reddition inconditionnelle. Frustré dans son désir de rétablir la paix, Negrín renforça ses pouvoirs et lança une nouvelle et grande offensive qui fut un désastre pour les républicains. À son entrée en fonction en mai 1937, une victoire du front populaire était encore concevable. Les opérations militaires menées par la suite ne sont qu'une suite lamentable de défaites. Avaient été perdues les batailles de Brunete, de Belchite, tout le nord, Teruel, Alcañiz, Lérida, Tortosa et Vinaròs. L'Espagne républicaine était alors coupée en deux.

Il transféra le gouvernement à Barcelone (octobre 1937) et en avril 1938, il réorganisa son gouvernement (au sein duquel il cumula le porte-feuille de la défense, précédemment occupé par Prieto) avec l'appui de la CNT et de l'UGT. Negrín tenta de renforcer le pouvoir central face aux syndicats et anarchistes, en s'alliant à la bourgeoisie et aux classes moyennes, en essayant de limiter le mouvement révolutionnaire et en établissant une économie de guerre. Il lança une politique de renforcement de l'armée et du pouvoir gouvernemental, plaça l'industrie sous le contrôle de l'État et essaya d'organiser la retraite. Désapprouvant son centralisme, les ministres Irujo et Ayguadé démissionnèrent le 16 août 1938. Le 21 septembre il annonça le rappel des Brigades internationales, espérant qu'en contrepartie, les volontaires italiens du camp national feraient de même. Il avait en fait l'intention de lier le conflit espagnol à la Deuxième Guerre mondiale qu'il croyait imminente. Les accords de Munich firent s'évanouir tout espoir d'aide extérieure.

Antony Beevor affirme que « Negrín trató de restringir la actividad política por medio de la censura, destierros y detenciones de modo parecido a como lo hacía la maquinaria estatal franquista. Sin embargo, la mayoría de los simpatizantes de la República en el exterior, que habían defendido su causa porque era la causa de la libertad y la democracia, callaron ante los desmanes de las policías secretas »[16].

Avant la chute de la Catalogne, lors de la réunion des Cortes à Figueres, il proposa la reddition avec pour seule condition la vie sauve pour les vaincus. Il ne parvint pas à trouver un accord et il se rendit dans le centre de l'Espagne en février 1939 avec le but d'organiser l'évacuation comme il l'avait fait en Catalogne. La rébellion du Conseil national de Défense rejointe par des personnalités de premier plan du camp républicain comme le général José Miaja, le colonel Segismundo Casado ou Julián Besteiro réduisit ses espoirs à néant.

Pendant les derniers jours de la guerre, il assembla un important trésor à partir de biens réquisitionnés. Il espérait ainsi soutenir les républicains en exil et transporta ce trésor à Mexico dans un yacht de luxe le Vita, qui était auparavant le yacht royal d'Alphonse XIII[17]. À l'arrivée du Vita à Verglacé, Prieto prit possession du navire et entama une polémique avec Negrín[18]. La gauche comme la droite accusèrent Negrín d'utiliser ses fonds dans son propre intérêt. Negrín indiqua que son intention était d'utiliser cet argent pour financer le transfert des exilés républicains à Mexico. Dans ce but, il fonda le SERE (Servicio de Evacuación de Refugiados Españoles). Prieto pensait qu'il était plus utile d'utiliser cet argent pour une aide directe aux réfugiés (nourriture...) et créa la JARE (Junta de Auxilio a los Republicanos Españoles)[19].

Polémiques autour du personnage[modifier | modifier le code]

Juan Negrín fut un des personnages les plus controversés de la guerre civile espagnole. Au moment des faits, Negrín fut l'objet de critiques acerbes de la part des ses ennemis politiques. Ce n'est que récemment que des auteurs comme Ricardo Miralles ou Enrique Moradiellos firent des efforts pour le rétablir en tant qu'« homme d'État de grande envergure ».

Exil[modifier | modifier le code]

Un décret ministériel de février 1939 organisa l'épuration dans l'enseignement universitaire, sans aucun procès contradictoire. Il toucha plusieurs universitaires :

« ...Sont relevés de leur fonction les professeurs d'université sous-mentionnés pour désaffection publique et notoire au nouveau régime implanté en Espagne, non seulement pour leurs actions dans les zones qui ont souffert et souffrent de la domination marxiste, mais aussi pour leur rôle politique anti-nationaliste et anti-espagnol dans les périodes précédents le Glorieux Mouvement National. L'évidence de leur conduite pernicieuse pour le pays rend totalement inutile les garanties juridiques qui en d'autres cas sont la base des procès. Pour cela, le ministère se sépare définitivement de Luis Jiménez de Asúa (es), Fernando de los Ríos Urruti (es), Felipe Sánchez Román (es) et José Castillejo Duarte, professeurs de droit ; José Giral Pereira, professeur de pharmacie ; Gustavo Pittaluga Fattorini (es) et Juan Negrín López, professeurs de médecine ; Blas Cabrera, professeur de sciences ; Julián Besteiro Fernández (es), José Gaos González Pola (en) et Domingo Barnés Salinas (en), professeurs de philosophie et lettres, tous de l'université de Madrid. Pablo Azcárate Flórez, Demófilo de Buen Lozano (es), Mariano Gómez González (es) et Wenceslao Roces Suárez (es), professeurs excédentaires de droit. »

— Décret du 3 février 1939, Ministère espagnol de l'enseignementl[20].

À la fin du conflit, Negrín s'installa en France, puis à Londres d'où il continua à présider le gouvernement de la République espagnole en exil. Cependant, la majorité des partis politiques et des députés ne reconnaissait pas la légalité d'un gouvernement en exil en juillet 1939[21].

Il s'installa au Mexique à la fin de la guerre mondiale. Ses divergences avec Indalecio Prieto et Diego Martínez Barrio entrainèrent sa démission des Cortes en exil. Negrín et une trentaine de socialistes furent rayés du PSOE le 23 avril 1946, même s'ils furent réhabilités lors du congrès fédéral socialiste de 2008. Après quelque temps au Royaume-Uni, il fixa sa résidence définitive en France. Il mourut à Paris à l'âge de 64 d'une maladie cardiaque[22]. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Il avait stipulé que sa mort devait être annoncée avec deux jours de retard et que sa pierre tombale ne mentionnerait que ses initiales : "J.N.L."[23].

Les archives privées de Negrín et le futur musée[modifier | modifier le code]

La petite-fille du scientifique et de l'homme politique, Carmen Negrín Fetter, révéla en novembre 2008 des informations sur les Mémoires autographes, incomplètes, que laissa Negrín et sur une grande quantité des documents officiels, correspondances personnelles, photographies et livres qui composaient ses archives privées et en bon état de conservation malgré les divers déménagements. Ces archives qui n'ont été utilisées qu'en partie par quelques historiens comme Gabriel Jackson (en) pour sa monographie (octobre 2008) et pour l'exposition consacrée à Negrín en 2006 à l'occasion du cinquantenaire de sa mort[24]. Ces archives sont en cours de numérisation dans l'intention de la présenter dans le futur musée dédié à la mémoire de Negrín. Ce musée devrait se loger dans une ancienne caserne de Grande Canarie cédée par la mairie[25]. L'exploitation détaillée de ces archives contribuera sans doute à clarifier certaines zones d'ombre.

Réhabilitation par le PSOE[modifier | modifier le code]

Le Parti socialiste ouvrier espagnol lui a rendu à titre posthume et 63 ans après sa destitution, sa carte de membre du parti. L'ex-vice-président Alfonso Guerra parla d'« une réparation d'une injustice ».

Pour l'historien Ángel Viñas les principales accusations à l'encontre de Negrín sont réfutables[26].

  • Negrín n'envoya pas de bon gré l'or de la Banque d'Espagne à Moscou.
  • Il n'intrigua pas avec les autorités soviétiques pour que Manuel Azaña renvoie Francisco Largo Caballero
  • Il tenta d'empêcher l'enlèvement et l'assassinat de Andrés Nin[27].
  • Il démit Indalecio Prieto de sa propre initiative sans prendre en compte les pressions soviétiques
  • Les dirigeants du PCE laissèrent à Negrín le soin de résoudre la crise gouvernementale d'avril 1938 et oublièrent leur campagne antérieure contre Prieto.
  • Malgré la démission de Prieto, ses relations avec Negrín ne se rompirent jamais
  • Sa volonté de prolonger la guerre n'avait rien à voir avec les intérêts de l'Union soviétique.
  • Il ne fut pas l'homme de Moscou en Espagne
  • Il ne prolongea pas la guerre inutilement
  • Personne ne réagit à la volonté du gouvernement républicain en exil de fournir au gouvernement de Franco leur documentation en rapport avec l'or de Moscou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diario El País: Negrín=Ciencia + Democracia. Publicado el 12/11/2006
  2. Publicada en el Pflügers Archiv für gesamte Physiologie des Menschen und der Tiere nº 145, 1912, 314 ss.
  3. J. Corbella, La relació de Juan Negrín amb l’Institut de Fisiologia de Barcelona, Revista de la Real Academia de Medicina de Catalunya, 22, 2007, 99-100, en lire en ligne
  4. Resumen de la biografía por E. Moradiellos, 2006
  5. Cf. “Médicos españoles en el exilio”
  6. Cf. el Real Decreto de 1995
  7. http://www.laprovincia.es/secciones/noticia.jsp?pRef=2008072700_15_166902__Cultura-anonimo-ciudadano-Juan La Provincia. Diario de Las Palmas: El anónimo ciudadano Negría. Publicado el 27/7/2008
  8. E. Garcia Camarero: Negrín, Ciencia y Exilio. Biblioteca digital del Ateneo de Madrid
  9. Perez Peña (2005: 182-3).
  10. Moradiellos (2006: 144-5)
  11. Jackson, Gabriel. The Spanish Republic and the Civil War,1931-939. Princenton University Press. Princenton. 1967. p. 339
  12. Beevor, Antony. The battle for Spain. The spanish civil war. Penguin Books. 2006. Londres. p. 263
  13. , Hugh. The Spanish Civil War. Penguin Books. Londres. 2003. p. 647-648
  14. Beevor, Antony. The battle for Spain. The spanish civil war. Penguin Books. 2006. Londres. p. 303
  15. "La última palabra de Juan Negrín", El País ().
  16. (Beevor 2004: 452).
  17. Selon Moradiellos, le gouvernement en exil de la République réussit à sortir d'Espagne presque six millions de livres (p. 472)
  18. Selon Moradiellos, l'exil républicain fut le théâtre de divisions, discussions, pourvois, croisades basées sur ce que chacun avait fait dans le passé et d'une dissension telle que les deux principaux leaders du socialisme n'eurent plus aucun contact sérieux.
  19. Ocatavio Cabezas, p. 458 seqq.
  20. Luis Enrique Otero Carvajal: La destrucción de la ciencia en España : depuración universitaria en el franquismo. Universidad Complutense de Madrid, Editorial Complutense, 2006 ISBN 84-7491-808-1, p. 74 y ss.
  21. (Olaya Morales 2004b).
  22. Juan Negrín, el estadista desconocido de la república española
  23. Diario El País: La ultima palabra de Juan Negrín
  24. Cf. "Memoria del doctor Negrín y Exposición "Juan Negrín. Médico y jefe de Gobierno (1892-1956)"
  25. "La última palabra de Juan Negrín", en El País de 16 novembre 2008
  26. Negrín y 35 viejos militantes socialistas · ELPAÍS.com
  27. Andreu Nin, un esqueleto incómodo en Abc, Madrid 8 de marzo de 2008.

Article connexe[modifier | modifier le code]