Miguel Amorós

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Miguel Amorós

Activités Essayiste
Historien du mouvement anarchiste
Naissance 1949
Valence (Espagne)
Langue d'écriture Espagnol
Genres Critique sociale et histoire

Œuvres principales

  • Durruti dans le labyrinthe
  • Les Situationnistes et l'anarchie
  • Le gouvernement par la peur au temps des catastrophes
  • La lampe hors de l'horloge. Éléments de critique anti-industrielle
  • La véritable histoire de Los Amigos de Durruti

Miguel Amorós, aussi appelé Miquel Amorós, né en 1949, est un historien, théoricien et activiste libertaire espagnol proche de la critique situationniste et des courants anti-industriels.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils et petit-fils d'anarchistes, Miguel Amorós devient lui-même anarchiste en 1968 alors que la dictature du général Franco est encore en place. Au cours des années 1970, il participe à la création de plusieurs groupes anarchistes tels que Bandera Negra (Drapeau Noir), Tierra Libre (Terre Libre), Barricada ou Los Incontrolados. Il connaît les geôles franquistes et doit s'exiler en France. En collaboration avec Jaime Semprun, il a édité trois brochures sous la signature de Los Incontrolados, traduit en espagnol La Nucléarisation du monde et le n° 4 (janvier 1981) de la revue L'Assommoir consacré à la Pologne.

L'anarchisme prôné par Miguel Amorós puise son inspiration dans l'autogestion, la subversion de la vie quotidienne, l'histoire des conseils ouvriers, ainsi que dans les mobilisations dénonçant le syndicalisme comme étant une forme de lutte dépassée et la morale ouvrière comme réactionnaire. Il est proche des idées situationnistes. Miguel Amorós a d'ailleurs fréquenté Guy Debord au début des années 80. En 1980, ils diffusent les Appels de la prison de Ségovie (éd. Champ libre) dont Debord a écrit un des textes (« Aux libertaires »). La mobilisation qui s'ensuit permet de faire libérer plusieurs activistes anarchistes emprisonnés par le régime post-franquiste. Pendant la "Transition démocratique espagnole", Amorós défend des positions conseillistes et en faveur de l'autonomie ouvrière. Il publie avec Jaime Semprun en 1977 Manuscrito encontrado en Vitoria qui critique vivement le processus de la transition.

Entre 1984 et 1992, Miguel Amorós participe à la rédaction de la revue post-situationniste Encyclopédie des Nuisances.

Amorós a écrit un grand nombre d'articles pour la presse libertaire. Il a également prononcé des conférences sur les questions sociales, en particulier sur l'idéologie du progrès et des nuisances qu'elle engendre. Ses principaux livres sont Durruti dans le labyrinthe (Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances) et La Revolución traicionada : La verdadera historia de Balius y Los Amigos de Durruti (à paraître en français aux éditions de la Roue sous le titre La véritable histoire de Los Amigos de Durruti).

En 2009, il publie une biographie de l'anarchiste espagnol José Pellicer, fondateur de la fameuse Colonne de fer pendant la Révolution sociale espagnole de 1936. Amorós écrit en 2010 la préface des écrits complets de la section italienne de l'I.S. (Brève histoire de la section italienne de l'I.S.). En 2011, il publie un essai sur Francisco Maroto et l'anarchisme en Andalousie ainsi qu'un recueil d'articles contre le développement industriel (Perspectivas antidesarrollistas).

En 2012, Miguel Amorós publie Salida de emergencia (Sortie d'urgence), essai sur la situation sociale actuelle et la crise profonde de la société industrielle. En février 2014, il publie une nouvelle édition de Manuscrito encontrado en Vitoria (Manuscrit trouvé à Vitoria) écrit en collaboration avec Jaime Semprun. Il s'agit de deux textes classiques du mouvement ouvrier autonome espagnol, publiés une première fois en 1977, qui proposent une critique radicale de la "Transition démocratique" espagnole. Le livre est agrémenté d'une préface inédite où sont évoquées les figures de Jaime Semprun et Guy Debord, La revolución ahora y siempre (La révolution maintenant et toujours).

Depuis 2013, il participe à la revue Argelaga.

Durruti dans le labyrinthe[modifier | modifier le code]

Durruti dans le labyrinthe

Dans son ouvrage Durruti dans le labyrinthe (traduit en français par Jaime Semprun), Miguel Amorós raconte avec précision le rôle primordial de l'anarcho-syndicaliste Buenaventura Durruti dans le déroulement de la Révolution sociale espagnole de 1936. Amorós montre comment et pourquoi Durruti et ses partisans de la Colonne Durruti furent trahis par les diverses bureaucraties du camp républicain (Gouvernement central, gouvernement catalan, Parti communiste), y compris la bureaucratie de la CNT emmenée par Juan García Oliver, Federica Montseny et Diego Abad de Santillán qui avaient accepté d'être ministres de la République pendant la Guerre civile et semèrent d'embuches les menées révolutionnaires de Durruti jusqu'à l'attirer dans le guêpier où il perdrait la vie.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage collectif, La lampe hors de l'horloge. Éléments de critique anti-industrielle, Éditions de la Roue, 2014.
  • Ouvrage collectif, Le gouvernement par la peur au temps des catastrophes. Réflexions anti-industrielles sur les possibilités de résistance, Éditions de la Roue, 2013.
  • Les Situationnistes et l'Anarchie, Éditions de la Roue, 2012. (ISBN 978-2-9541154-0-5)
  • Durruti dans le labyrinthe, traduit de l'espagnol par Jaime Semprun, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2007. (ISBN 978-2910386252)
    Miguel Amorós retrace dans ce livre le parcours de Buenaventura Durruti lors de la Révolution sociale de 1936.
  • Les Amis de Ludd, Bulletin d'information anti-industriel, Éditions la Lenteur, 2009.
    Sommaire : Les hackers et l'esprit du parasitisme, L'anti-machinisme rural et la mécanisation de l'agriculture sous le franquisme, George Orwell critique du machinisme, Notes sur la société du travail mort, Le mythe du progrès, L'abondance et la technologie dans le mouvement anarchiste, L'Etat social hydrogéné, Du progrès dans la domestication, Michael Seidman et la Guerre civile, Contre la production d'euphémismes

En espagnol[modifier | modifier le code]

  • Rock para principiantes, El Salmón/Argelaga, 2014.
  • Manuscrito encontrado en Vitoria, avec une préface inédite La revolución ahora y siempre, Pepitas de calabaza, 2014. [1]
  • Francisco Carreño y los arduos caminos de la anarquía, Asociación Isaac Puente, 2013.
  • Salida de emergencia, Pepitas de calabaza, 2012.
  • Maroto, el héroe, una biografía del anarquismo andaluz, Virus editorial, 2011. (ISBN 978-84-92559312)
  • Perspectivas antidesarrollistas, editorial Germinal, 2011.
  • José Pellicer. El anarquista íntegro, vida y obra del fundador de la heroica Columna de hierro, Virus editorial, Barcelone, 2009. (ISBN 978-84-92559-02-2)
  • A carne viva. Exabruptos anticapitalistas, ed. Corsárias, 2009.
  • Los Situacionistas y la anarquía, éditions Muturreko Burutazioak, Bilbao, 2008. (ISBN 978-84-88455-98-7)
  • Desde abajo y desde afuera, ediciones Brulot, 2007.
  • Registro de catástrofes, éditions Anagal, 2007.
  • Durruti en el laberinto, Muturreko Burutazioak, Bilbao, 2006. (ISBN 9788496044739)
  • José Peidro de la CNT. Retazos del movimiento obrero y la Guerra civil en Alcoi y Vila-real (en collaboration avec Andreu Amorós), Likiniano Elkartea, Bilbao, 2005.
    Évocation du grand-père de Miguel Amorós, dans le contexte du mouvement ouvrier et de la Guerre civile, écrite par Miguel Amorós en collaboration avec son frère Andreu.
  • Golpes y contragolpes, editorial Pepitas de Calabaza, Logrogne, 2005. (ISBN 84-96044-63-7)
    Recueil d'articles.
  • Las Armas de la crítica, Muturreko Burutazioak, Bilbao, 2004. (ISBN 84-96044-45-9)
    Recueil d'articles.
  • La Revolución traicionada. La verdadera historia de Balius y los Amigos de Durruti, Virus editorial, Barcelone, 2003, (ISBN 84-96044-15-7), note critique.

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Internazionale situazionista, préface aux écrits complets de la section italienne de l'I.S. (1969-1972), Pepitas de calabaza, 2010. [2]

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Jaime Semprun, La nuclearización del mundo, traduit du français par Miguel Amorós, Pepitas de calabaza, 2007.
  • Encyclopédie des Nuisances, Contra el despotismo de la velocidad, traduit du français par Miquel Amorós, Virus editorial, 2003.
  • Comité Irradiés, Fisuras en el consenso. Antología de escritos del Comité Irradiés de tous les pays, unissons-nous! 1987-1994, traduit du français par Miguel Amorós, Muturreko Burutazioak, 2013.

Correspondance[modifier | modifier le code]

  • Guy Debord, Correspondance, volume 6, Fayard, 2007.
    Les lettres de Guy Debord à Miguel Amorós sont réunies dans ce volume.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]