Numa Pompilius
| Numa Pompilius | |
| Titre | |
|---|---|
| 2e roi légendaire de Rome | |
| 715 – 673 av. J.-C. (~42 ans) | |
| Prédécesseur | Romulus |
| Successeur | Tullus Hostilius |
| Biographie | |
| Dynastie | Sabin |
| Date de naissance | c.753 av. J.-C. (Cures Sabini ?) |
| Date de décès | 673 av. J.-C. (Rome) |
| Père | Pomponius |
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| Liste des rois de Rome Série Rome antique |
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Numa Pompilius est le deuxième roi légendaire de Rome (-715, -673).
Sommaire |
[modifier] Accession au trône
Après la disparition de Romulus, le fondateur de Rome, et un interrègne de plus d'un an, les Romains appelèrent au pouvoir le gendre du roi Titus Tatius, un Sabin réputé pour ses vertus : Numa Pompilius. Ce faisant, ils se dotaient d'un roi qui serait loyal aux deux tribus qui habitaient maintenant Rome.
Selon les récits de Plutarque, Numa était le cadet des quatre fils de Pomponius, né le jour de la fondation de Rome. Il mena une vie de discipline stricte et bannit toute forme de luxe de sa maison. Titus Tatius, roi des Sabins et collègue de Romulus, lui donna sa fille unique Tatia en mariage. Après treize années de vie commune, la princesse mourut. Cet événement tragique poussa Numa à se retirer à la campagne.
Numa était âgé de près de quarante ans lorsqu'on lui offrit de devenir roi. Il vivait « dans une ville sabine célèbre que l'on appelait Cures et d'après laquelle Romains et Sabins s'étaient donnés le nom conjoint de Quirites[1] ». Bien qu'il refusât tout d’abord l'offre, son père et Marcius Ier le convainquirent d'accepter.
Lorsqu'il mourut de vieillesse en -673, il y eut un nouvel interrègne, puis le peuple romain choisit pour roi Tullus Hostilius.
[modifier] Descendance
Plutarque nous enseigne que les historiographes discutaient du nombre d'épouses et d'enfants de Numa Pompilius[2].
Suivant les uns, Numa Pompilius n'aurait épousé d'autre femme que Tatia, dont il n'aurait eu qu'une fille, Pompilia[3].
Suivant d'autres, Numa Pompilius et Tatia auraient eu, outre Pompilia, quatre fils : Pompo, Pinus, Calpus et Mamercus[4]. Quatre gentes prétendaient descendre de Numa Pompilius par les mâles : les Pomponii, ou gens Pomponia, de Pompo ; les Aemilii, ou gens Aemilia, de Mamercus ; les Calpurnii, ou gens Calpurnia, de Calpus ; et les Pinarii, ou gens Pinaria, de Pinus.
D'autres, enfin, considéraient que Pompilia n'était pas la fille de Tatia mais celle de Lucrèce que Numa Pompolius aurait épousé après avoir accédé au trône[5].
Numa aurait eu quatre fils, Pompo, Mamercus, Calpus et Pinus, et une fille, Pompolia. Sous la République, quatre gentes prétendaient descendre de Numa par les mâles : les Pomponii, ou gens Pomponia, de Pompo ; les Aemilii, ou gens Aemilia, de Mamercus ; les Calpurnii, ou gens Calpurnia, de Calpus ; et les Pinarii, ou gens Pinaria, de Pinus. Les Marcii, ou gens Marcia, prétendaient descendre de Pompolia, la mère d'Ancus Marcius, le quatrième roi de Rome.[réf. souhaitée]
[modifier] Réalisations
Pieux et pacifique, Numa fut longtemps admiré pour sa sagesse et sa dévotion naturelle ; la légende veut qu'il ait eu pour conseiller politique la nymphe Égérie et que, souhaitant lui démontrer sa faveur, Jupiter fit tomber sur le mont Palatin un bouclier portant des inscriptions prophétiques pour Rome (selon d'autres écrivains classiques, le bouclier serait apparu dans la Regia et proviendrait du dieu Mars). Reconnaissant l'importance de ce bouclier divin, le roi Numa en fit produire onze répliques. Ces objets devinrent les ancilia, les boucliers sacrés qui faisaient l'objet d'une procession annuelle par les prêtres Saliens. Numa serait aussi le fondateur du temple de Vesta et de ses Vestales.
Selon la tradition, Numa promulgua une réforme du calendrier dans le but d'ajuster les années solaires et lunaires, et il établit la constitution originelle des prêtres, appelés pontifes. On attribue aussi à ce roi la division du territoire romain immédiat en pagi et l'établissement des guildes de métiers traditionnels de Rome.
Dans toutes les institutions créées par Numa, Plutarque disait détecter une influence laconique possiblement attribuable à sa culture sabine. Plutarque explique que les Sabins prétendaient être une ancienne colonie de Lacédémone.
[modifier] Légende
Son histoire est considérée comme une légende à cause du grand nombre de données historiques divergentes ou invraisemblables écrites à son sujet. La plus célèbre d'entre elles voulait qu'il ait été un disciple ou un ami de Pythagore, qui est probablement mort autour de l'an -500.
[modifier] Note
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Numa Pompilius » (voir la liste des auteurs)
- Plutarque
- « Περὶ δὲ παίδων αὐτοῦ καὶ γάμων ἀντιλογίαι γεγόνασι τοῖς ἱστορικοῖς ».
- « Οἱ μὲν γὰρ οὔτε γάμον ἄλλον ἢ τὸν Τατίας λαβεῖν αὐτὸν οὔτε παιδὸς ἑτέρου γενέσθαι πατέρα πλὴν μιᾶς θυγατρὸς Πομπιλίας λέγουσιν ».
- « Οἱ δὲ πρὸς ταύτῃ τέσσαρας υἱοὺς ἀναγράφουσιν αὐτοῦ, Πόμπωνα, Πῖνον, Κάλπον, Μάμερκον ».
- « τὴν δὲ Πομπιλίαν οὐκ ἐκ Τατίας γεγονέναι λέγοντες, ἀλλ´ ἐξ ἑτέρας γυναικός, ἣν ἤδη βασιλεύων ἔγημε, Λουκρητίας ».
[modifier] Lien externe
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|---|---|---|
| Romulus (avec Titus Tatius) (753 à 716 av. J.-C.) |
Numa Pompilius (715 à 673 av. J.-C.) |
Tullus Hostilius (673 à 641 av. J.-C.) |