Ottignies
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Cet article est une ébauche concernant une localité de Belgique située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.
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| Ottignies | ||
La maison communale |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Province | ||
| Arrondissement | Nivelles | |
| Commune | Ottignies-Louvain-la-Neuve | |
| Code postal | 1340 | |
| Zone téléphonique | 010 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Ottintois(e)[1] | |
| Population | 9 557 hab. (31/12/2007) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Localisation | ||
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Ottignies (en wallon Ocgniye) est une section de la ville belge d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Sommaire |
Étymologie[modifier]
Le nom Otengnies est attesté en 1213[2].
Il dériverait d'un étymon Ottiniacas désignant les terres (suffixe germano-roman -iniacas) d'un seigneur ou d'une famille germanique[2] :
- propriétés de Otto (Otton ou Othon)
- propriétés des Uhto ou Otta
Otton aurait été un colon-soldat franc de l'époque carolingienne qui obtint un vaste domaine chevauchant la Dyle en échange de ses services.
Un autre étymon possible serait le substantif germanique otter, la loutre.
Histoire[modifier]
Les origines[modifier]
En 1197, un Godefroid d'Otenies, seigneur de Gentines, époux de Beatrice de Limale est attesté.
En 1213, la paroisse dédiée à saint Remi est mentionnée et un relevé de 1260 signale un château, un marché, un moulin, une brasserie et une franche taverne.
Au XIVe siècle, Ottignies appartient à la famille de Sombreffe. Elle passe ensuite, avec Mousty, à la famille de Virnembourg.
De 1602 à 1731, les Spangen, famille dont le château était érigé sur le territoire actuel de Rotterdam, furent seigneurs d'Ottignies. La famille vendit en 1731 la seigneurie d'Ottignies à la famille Palma-Carillo qui la conserva jusqu'à la fin du régime féodal, en 1809.
La commune d'Ottignies fut alors créée. Elle faisait partie du canton de Wavre, de l'arrondissement de Nivelles, du département de la Dyle.
En 1819, le premier bourgmestre d'Ottignies est le baron P. de Marcq de Tiège.
La période industrielle[modifier]
Le village s'est développé à partir de 1850 avec l'ouverture d'une chaussée pavée et la construction du chemin de fer, qui attirèrent de nombreuses usines, des ouvriers et des cheminots. En 1850, Ottignies est choisie au détriment de Wavre comme nœud ferroviaire important, à l'intersection de la ligne Bruxelles-Luxembourg et de la ligne Louvain-Charleroi. À l'ouverture de la section La Hulpe-Gembloux, un arrêt est prévu à Ottignies. Un bâtiment de gare provisoire est installé en 1858, avant que ne soit construite, en 1884, une gare de style néo-classique, due à Charles Licot.
La ville d'Ottignies – surtout sa gare – fut bombardée par les Alliés en avril et mai 1944.
Lieux et monuments[modifier]
Architecture rurale[modifier]
Architecture médiévale[modifier]
- Le château d'Ottignies est un château d'origine médiévale établi sur une hauteur qui domine l'église Saint-Rémy d'Ottignies
Architecture classique[modifier]
- L'église Saint-Rémy d'Ottignies est une église de style classique qui se distingue par l'utilisation de superbes blocs de grès ferrugineux au niveau du soubassement, des chaînages d'angle et de l'encadrement des baies.
Architecture éclectique[modifier]
- La maison communale est un édifice de style éclectique résultant de la fusion d'une école de filles et d'une école de garçons construites en 1881. Chacune des ailes comporte une tour carrée surmontée d'une toiture en forme de bulbe.
Patrimoine Art nouveau[modifier]
Ottignies présente plusieurs témoins de l'architecture et des arts décoratifs Art nouveau :
- maisons à fenêtre circulaire typique de l'Art nouveau géométrique :
- chaussée de la Croix, 16 et 22
- sgraffites :
- chaussée de la Croix n° 13 (sgraffites de Paul Cauchie ?; fort abîmés)
- menuiseries d'inspiration Art nouveau :
- « Villa Marie » avenue du Roi Albert n° 7 (1912)
- « Villa Les Rochettes » avenue du Roi Albert n° 9 (1912)
- avenue des Combattants, 9 et 17
Patrimoine Art déco[modifier]
Ottignies présente également l'une ou l'autre façade en cimorné, caractéristique de l'Art déco rural :
- place des Déportés, 1
Patrimoine industriel[modifier]
- Gare d'Ottignies
- Bâtiment de la Tannerie
- Entrepôts Decoux
- Ancienne clinique Saint-Pierre
- Hôtels de la Gare et Duchêne
- Cabine de transformateur électrique
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Patrimoine funéraire[modifier]
- Le cimetière du centre d'Ottignies
- Le cimetière des Coquerées
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Sépulture du soldat E. Thomaz (1886-1915) mort dans le naufrage du Lusitania en 1915. -
Souvenirs du combat des soldats algériens[3] en mai 1940
Notes et références[modifier]
- Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, 2008 [lire en ligne], p. 25.
- Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, éditions Racine, p.460
- À Chastres, non loin d'Ottignies, un cimetière militaire honore les soldats d'Afrique du Nord morts durant la campagne de mai 1940.