Cauvigny

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Cauvigny
Mairie de Cauvigny.
Mairie de Cauvigny.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Noailles
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Thelle
Maire
Mandat
Michel Vereecke
2008-2014
Code postal 60730
Code commune 60135
Démographie
Gentilé Mavais
Population
municipale
1 458 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 06″ N 2° 14′ 58″ E / 49.3017, 2.2494 ()49° 18′ 06″ Nord 2° 14′ 58″ Est / 49.3017, 2.2494 ()  
Altitude Min. 67 m – Max. 208 m
Superficie 17,5 km2
Localisation

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Cauvigny
Liens
Site web http://cauvigny.fr/

Cauvigny est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Mavais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cauvigny[1]
Noailles Berthecourt Mouchy-le-Châtel
Sainte-Geneviève Cauvigny[1] Mouy
Novillers Lachapelle-Saint-Pierre Ully-Saint-Georges

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Cauvignacum en 1070[2].

Homonymie avec Cauvigny à Trefcon (Aisne), Calviniacus en 899[3].

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romane en (-i)-acum, suffixe de localisation, puis de propriété d'origine gauloise. Il est précédé du nom de personne de basse latinité Calvinu(s)[4] ou Calvinius (+ -acum)[3], littéralement Chauvin « le chauve ». Il s'agit d'une forme normano-picarde avec maintien du [ka] (ca) initial.

*Calviniacum a donné selon les dialectes et les langues : Chauvigny, Chauvigné, Chalvignac, Cauvignac, Calviac, etc. répertoriés par Albert Dauzat et Charles Rostaing[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Michel Vereecke    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 458 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822 940 1 046 1 009 1 025 1 009 1 031 1 010 1 039
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 011 962 961 967 1 026 935 916 892 972
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
931 1 007 932 846 899 866 701 766 739
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
808 759 743 933 1 107 1 199 1 349 1 377 1 439
2011 - - - - - - - -
1 458 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,9 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 13,6 %) ;
  • 49 % de femmes (0 à 14 ans = 23 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 25,7 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 15,4 %).
Pyramide des âges à Cauvigny en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,3 
3,9 
75 à 89 ans
5,1 
9,6 
60 à 74 ans
10,0 
21,8 
45 à 59 ans
21,5 
22,7 
30 à 44 ans
25,7 
17,0 
15 à 29 ans
14,4 
24,9 
0 à 14 ans
23,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église de Cauvigny.
Chapelle de Château-Rouge.

Cauvigny compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Martin, rue de Senlis et rue de Mouy (classée monument historique par arrêté du 20 octobre 1920[9]) : D'un plan irrégulier, cette église est issue du remaniement et de l'extension d'une église romane au XVIe siècle, dans le style gothique flamboyant. Le chœur représente la partie la plus remarquable laissée par cette transformation. Sinon, l'église de Cauvigny est réputée pour posséder l'un des rares clochers octogonaux, identique par ailleurs à celui de l'église de Cambronne, sauf que ce dernier comporte deux étages. L'église Saint-Martin renferme également l'une des voûtes d'ogives les plus anciennes du département, celle au nord de la base du clocher, mais plusieurs autres églises du pays sont dans le même cas, le Beauvaisis étant, avec la Normandie, la première région sur le continent où ce type de voûtement soit apparu vers 1100. — L'élément le plus ancien de l'église est le mur sud de la nef, qu'une petite baie à simple ébrasement aujourd'hui bouchée permet de dater du XIe siècle. Vers 1140, la nef est dotée d'un bas-côté de trois travées, moins long que la nef mais se prolongeant au nord du clocher. Ce bas-côté est justement voûté d'ogives dès l'origine. Dix à vingt ans plus tard, une seconde extension a lieu avec la construction d'un croisillon sud, qui est de plan trapézoïdal, le maître d'œuvre voulant le relier à la nef par un étroit passage, et non seulement à la base du clocher. La corniche de modillons de la nef et le clocher datent de la même campagne. Ce dernier présente une baie plein cintre par face, cantonnée de deux paires de colonnettes à chapiteaux et surmontée d'une double archivolte torique. Les tailloirs des chapiteaux extérieurs se continuent sur les murs et servent également aux colonnettes qui agrémentent les huit angles du clocher. Les murs se terminent par une corniche beauvaisine, et l'ensemble est coiffé d'une flèche en pierre. Le clocher repose sur une base carrée, et la transition vers le plan octogonal moyennant quatre glacis est par ailleurs bien visible depuis l'extérieur. Quant au croisillon, il est d'une esthétique moins réussie, avec deux contreforts disproportionnés au sud au lieu des deux contreforts par angle habituels. La fenêtre occidentale date d'autour de 1300 et constitue la seule expression du style gothique rayonnant à Cauvigny. L'intérieur est presque exclusivement flamboyant. Les derniers éléments romans qui subsistent sont un faisceau de colonnettes à chapiteaux de l'arcade ouest de la base du clocher, les ogives des voûtes du bas-côté de 1140, ainsi que les voûtains pour la travée au nord du clocher. Les voûtains des deux autres voûtes et les supports des deux autres voûtes ont été entièrement refaites au XVIe siècle, de même que la base du clocher, qui est portée à la même hauteur que le chœur construit à cette époque. La nef et le bas-côté prolongé vers l'ouest reçoivent une nouvelle façade à l'ouest et au nord ; la nef est voûtée d'ogives, avec des nervures pénétrantes, et les fenêtres au sud de la nef sont repercées. Le chœur à pans coupés se distingue par ses hautes fenêtres au réseau flamboyant, et par la voûte de l'abside à liernes et tiercerons. Un magnifique vitrail représentant saint Pierre et saint Paul posé en 1528 est parti pour la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais en 1551. Démonté à l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, il n'a plus été retrouvé depuis[10],[11].
  • Chapelle Sainte-Restitute de Châteaurouge, au hameau de ce nom (classée monument historique par arrêté du 2 octobre 1961[12]) : Le nom du hameau est celui d'une forteresse ayant joué un rôle important pendant la guerre de Cent ans et les guerres de Religion de la fin du XVIe siècle. La chapelle est tristement célèbre pour avoir été le théâtre d'un massacre d'innocents lors de la Seconde Guerre mondiale, et elle en porte encore les traces (impacts de balles). Elle représente aussi l'un des rares édifices religieux que le XVIIe siècle a donné dans le département. Il s'agit d'une chapelle seigneuriale, édifiée en 1625 pour le compte Gilles de Fay, seigneur de Fercourt, peu après le démantèlement de la forteresse. L'architecture baroque règne à cette époque, mais elle n'a pas connu une diffusion notable dans l'Oise, et la chapelle puise ses références dans le style flamboyant et dans la Renaissance. Son décor sculpté était très soigné et d'une belle facture, mais il a été en partie abîmé tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. De l'extérieur, c'est surtout la façade qui est remarquable, flanquée par une tourelle à lanternon à sa gauche, dont les baies sont flanquées par des pilastres cannelés. Le portail est encadré par deux paires de colonnettes doriques, qui supportent un entablement dont la frise est décorée de six rosaces. L'ensemble est couronné par un fronton en arc de cercle entre deux anges. L'intérieur comporte trois travées droites et une abside à pans coupés, l'ensemble étant voûté d'ogives avec liernes et tiercerons, et les clés de voûte pendantes sont richement décorées. Comme particularité, les culots sur lesquels retombent les nervures des voûtes représentent des aigles aux ailes déployées dans la nef, et des anges tenant des banderoles ou des écussons dans le chœur. Sous chaque culot, se trouve une niche à statue au fronton triangulaire. Un petit autel est ménagé dans l'épaisseur du mur du chœur, bénéficiant lui aussi d'une décoration d'un grand raffinement. La chapelle est toujours restée propriété privée. Entre 1661 et 1712, trois messes y sont dites chaque semaine par un chapelain, grâce à une fondation par Anne du Fay, dame de Châteaurouge. La chapelle est désaffectée au culte à la Révolution, et le culte n'y est rétabli que pour une courte durée en 1862[13].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Cauvigny sur Géoportail.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979, p. 134.
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), p. 545..
  4. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Cauvigny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  9. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Noailles, Pays de Bray, Pays de Thelle et Vallée de Thérain, Beauvais,‎ s.d., 32 p., p. 7-9.
  11. Dominique Vermand, « La voûte d’ogives dans l’Oise : les premières expériences (1100-1150) », Groupe d’étude des monuments et œuvres d’art de l’Oise et du Beauvaisis - L’Art roman dans l’Oise et ses environs (actes du colloque organisé à Beauvais les 7 & 8 octobre 1995), Beauvais,‎ 1997, p. 123-168 (ISSN 02240475).
  12. « Chapelle de Châteaurouge », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Dominique Vermand, Églises de l'Oise, op. cit., p. 10.