Bouresse

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Bouresse
Image illustrative de l'article Bouresse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Lussacois
Maire
Mandat
Philippe Dolin
2014-2020
Code postal 86410
Code commune 86034
Démographie
Gentilé Bouressois
Population
municipale
560 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 45″ N 0° 36′ 34″ E / 46.3625, 0.60944444444446° 21′ 45″ Nord 0° 36′ 34″ Est / 46.3625, 0.609444444444  
Altitude Min. 112 m – Max. 160 m
Superficie 36,62 km2
Localisation

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Bouresse est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Bouressois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bouresse est situé à 10 km au nord de Civray et à 24 km au sud-ouest de Montmorillon.

La région de Bouresse présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose [2] :

  • sur les plateaux du Seuil du Poitou, de Bornais pour 34 %, d'argile à silex peu profonde pour 29 %, de terres de brandes pour 19 % et de terres fortes pour 17 %,
  • sur les plaines, de groies superficielles pour 1%.

En 2006, 92 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 7 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 1 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privé représente, en 2007, 404 hectares soit 11 % du territoire communal[4].

La commune est traversée par 8 km de cours d'eau. Comme pour l'ensemble de la Région Poitou-Charente, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles[3].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le peuplement de la région est attesté dès l'époque gallo-romaine avec un camp romain au lieu-dit "La Fuite" ou "La Fuye" situé à 2 km de Bouresse. Ce camp avait la forme d'un rectangle de 60 à 100 m de côté. Il était entouré d'un fossé large de 8 m et la terre rejetée à l'intérieur servait de rempart. Le camp aurait abritait 2000 soldats.

En outre, il semble qu'une voie romaine traversait le village de Bouresse, sans doute, l'actuelle route de l'Isle-Jourdain. Il est dit dans des bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest[réf. incomplète] qu'un tumulus de résidus de forge d'époque antique aurait été identifié dans le parc du château des Vaux.

Un puits gallo-romain, lors de travaux de voirie, a été découvert en 2004 au milieu de la Grand'Rue. La margelle du puits est constituées de deux grandes pierres d'environ 15 cm d'épaisseur et 55 cm de côté. Ce puits est une preuve d'un peuplement ancien de Bouresse.

De cette époque, il existe aussi un réseau de souterrains-refuges. Celui-ci est condamné de nos jours pour des raisons de sécurité.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Abbaye de Nouaillé-Maupertuis : d'azur, à deux crosses d'or passées en sautoir, accompagnées de trois fleur de lis du même, deux en chef, une en pointe.

L'histoire de Bouresse est liée à celle de l'importante abbaye de Nouaillé-Maupertuis car ce sont les moines de l'abbaye qui ont fondé un prieuré à Bouresse au Xe siècle. La région n'était alors qu'une foret inexploitée et dépeuplée. Ce ne sont que terres en jachères et brandes. Grâce aux mesures prises par les moines pour encourager la colonisation et la culture des terres, la région commence à prospérer.

Ainsi Boerecia est citée en 904.

Au XIe siècle, l'abbaye de Nouaillé-Maupertuis un fonde un prieuré. Le prieuré de Bouresse avait un blason mentionné par Ulysse Robert dans ses travaux : "D'or à deux bandes d'azur accompagnées de trois roses de même mises en barre". Le prieur est chargé de représenter l'abbé de Nouaillé et de défendre des intérêts de l'abbaye. En effet, les moines durent se défendre des tentatives d'empiètement des différents seigneurs locaux comme le comte de la Marche au sujet du bois de Bouresse (en principe mais cela demande à être confirmé, ce bois n'existe plus : il aurait été situé au niveau de la côte des Vaux en allant sur Verrières). Le duc d'Aquitaine finit par condamner le comte de la Marche à restituer le bois aux moines de l'abbaye.

Récemment encore, en plus de l'église Notre-Dame datant du XIIe siècle dont on dit qu'elle comporterait une crypte, quelques traces de ce prieuré subsistaient encore avec une grange située derrière le monument aux morts et une échoppe médiévale avec sa devanture caractéristique située au carrefour des routes de Lussac-les-Châteaux, de L'Isle-Jourdain et de Verrières. Cette grange déjà passablement abîmée est rasée en janvier 2007 avec l'accord de l'architecte des bâtiments de France de la Vienne ; l'échoppe devrait suivre à terme car, faute d'une expertise, chacun se réfère aux écrits de l'abbé Auber disant que cette maison ne date que du XVIIe siècle.

Un autre monument, le donjon de la Rigaudière de Faon (XVe siècle), lui aussi en piteux état puisqu'il a perdu son toit à une époque relativement récente (Il existe des cartes postales où ce toit figure) et que les arbres poussent dedans, témoigne encore de la splendeur passée de la famille Chenin, une famille fondue dans celle des Rochechouart vers 1400 (mariage de Marguerite Chenin avec Geoffroy de Rochechouart) (la famille de Madame de Montespan) qui prétendait compter plus de quartiers de noblesse que les Bourbon. La famille Chenin est connue dès le début du XIIe siècle. Originaire de la région de Ruffec et se rattachant aux seigneurs de cette cité semble-t-il, elle a possédé du XIIe au XVe siècle une partie des fiefs de Morthemer et de Lussac-les-Châteaux. Elle porte d'azur à la croix engreslée d'or.

De la Renaissance à l'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Cette maison seigneuriale typique du XVIIIe siècle, les Chenin, comprenait autrefois des terres, des bois mais aussi une forge importante, la forge de Goberté, dont la maison de maître subsiste en contrebas de la route de Lussac sur la commune de Gouëx. C'est cette jolie forge et son ruisseau qui ont donné son nom au chemin de randonnée traversant la commune. Cette forge fut créée aux environs de 1655 au creux de la vallée du ruisseau de Goberté. Une digue fut édifiée là pour donner la force hydraulique nécessaire. L'entreprise fusionne avec celle de Lhommaizé en 1787. Le haut fourneau cesse son activité en 1791, en raison de l'insuffisance du cours d’eau. En 1825, 2 roues de dessus animent les mécanismes de la forge. En 1823, il n’existe plus qu'un seul feu de forge et un marteau, et le haut fourneau est en ruine. Toute activité cesse en 1835 et les bâtiments sont démolis l'année suivante, à l'exception du logement patronal et de la halle à fer transformés en ferme, alors que l'étang est asséché et mis en culture.
La transmission de la seigneurie à la famille Mesmin des Vaux au XVIIIe siècle (1768) par l'ancienne famille seigneuriale est aussi un exemple intéressant sur la mise en place de la révolution industrielle dans les campagnes françaises à cette époque.
Parallèlement, la famille Aubar, une famille de notaires royaux de Montmorillon originaires de la Marche s'installent à Bouresse et font construire une charmante maison de maître. Ces Aubar comptent dans leurs ancêtres des notables dont le nom survit en particulier dans une aire de l'A 20.
Autre famille connue ayant habité Bouresse, la famille Delagrave dont une branche posséda les Châteliers ou Chastelliers, jusqu'en 1921. Cette famille qui tenait une célèbre librairie à Paris s'est illustrée dans l'édition avec notamment de nombreux livres de prix au XIXe siècle.

Un arbre de la liberté est planté au printemps 1848, peu après la révolution de février 1848 : il survit plus d’un siècle avant d’être abattu sans être remplacé en 1953[5].

La route qui part de Bouresse pour gagner Usson-du-Poitou fut ouverte sous Napoléon III. Dans le paysage de brandes et de terres difficiles à cultiver qui environnaient alors le village, des routes et des chemins quadrillaient le terroir. Ainsi, le réseau encore existant de petites routes et de chemins telle la route de l'Epinet est-il le plus ancien.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1989 Joseph Bienvenu    
1989 1995 Michel Mesmin des Vaux    
1995 mars 2008 Philippe Debiais    
mars 2001 en cours Philippe Dolin[7]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 560 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
813 998 876 1 008 1 145 1 139 1 119 1 262 1 329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 328 1 317 1 259 1 152 1 218 1 254 1 314 1 301 1 331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 279 1 267 1 222 1 141 1 146 1 111 1 073 1 088 1 046
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 038 954 793 714 651 628 610 604 582
2011 - - - - - - - -
560 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, la densité de population de la commune était de 16 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

La diminution de la population de la commune s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Cette chute démographique s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2%, il est de 32,7% dans le département de la Creuse, 29% dans le département de l’Indre et 26,3% pour le département de la Charente[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 44 exploitations agricoles en 2010 contre 56 en 2000[11]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[12].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passée de 3 833 hectares en 2000 à 3 323 hectares en 2010. 46% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 15% pour les oléagineux (colza et tournesol) , 29% pour le fourrage et 3% reste en herbes. En 2010,2 hectares (4 hectares en 2000) sont consacrés à la vigne. Le vignoble est exploité par 5 fermes (15 en 2000)[11].

7 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage de bovins (619 têtes en 2010 contre 807 têtes en 2000). 26 exploitations en 2010 (contre 35 en 2000) abritent un élevage d'ovins (6 682 têtes en 2010 contre 11 001 têtes en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[13]. L'élevage de volailles est marginal: 100 têtes en 2000 répartis sur 7 fermes contre 254 têtes en 2010 répartis sur 13 fermes.

L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (552 têtes sur 4 fermes en 2000)[11]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50% des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45% du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite [14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Bouresse[modifier | modifier le code]

C'est une église romane datant du XIIe siècle dans son ensemble même si des restaurations sont intervenues au cours des siècles. Les voutes et la nef de l'église ont été restaurées en 1835. La façade et la première travée qui menaçaient de effondrer l'ont été en 1873.

La porte de la façade latérale sud est inscrite comme Monument Historique en 1925, le reste de l'église, à l'exception du chœur et du portail l'a été en 1937.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Bouresse est mentionnée pour la première fois au début du Xe siècle comme dépendance de l'abbaye de Nouaillé. Un prieuré, relevant de cette abbaye semble coexister avec la cure jusqu'à la Révolution française.

De la première église, il ne reste aucun vestige. Un nouvel édifice a été construit au XIe ou début du XIIe siècle. En effet, en 1835, une inscription a été découverte indiquant qu'un prêtre nommé Anscharius aurait fait rebâtir l'église de Bouresse : " ANCHARIUS PRESBITER REFECIT ISTAM ECCLESIAM".

En 1433, dans le contexte d'insécurité de la guerre de Cent Ans, le roi de France, Charles VII, autorise l'abbé de Nouaillé à fortifier l'église de Bouresse. L'église peut ainsi abriter les habitants du bourg et leur permettre de résister aux gens de guerre et aux pillards. Cette fortification de l'église se retrouve dans toute la région et a lieu lorsqu'un château n'est pas situé à proximité du village. Seules, de nos jours, les surélévations du transept et la tourelle d'escalier montant au clocher, au sud, témoignent de cette fortification du XVe siècle.

Description extérieure[modifier | modifier le code]

La façade occidental a été remaniée au XIXe siècle. Toutefois, le portail remonte à l'époque romane dans son ensemble. L'une des voussures est ornée de billettes. Ce motif en forme de cylindres est très courant dans l'art roman et en Poitou. Le cordon extérieur qui cerne l'ensemble du portail présente quelques personnages stylisés avec de grosses têtes ainsi qu'un animal poursuivant un plus petit. Ces images sont difficiles à interpréter. Ce décor est très proche de celui ornant le portail intérieur de l'église de Queaux.

Dans la partie supérieure de la façade occidentale, il est possible de voir un bas relief roman. Il a été utilisé en remploi. Il n'est pas clairement identifié. À gauche, un personnage couronné semble s'agenouiller; derrière lui se tient un animal harnaché. Au centre de part et d'autre d'un autel (ou d'un tombeau ?) se tiennent un personnage prosterné et un autre debout. À l'arrière de la scène, il est possible de deviner une grande croix tenue par une main. Est-ce une évocation du sacrifice d'Isaac ? À droite, un personnage tient en laisse un animal, peut-être un ours, qu'il semble maitriser avec une sorte de pique. Faut-il y voir une évocation de la maitrise par l'homme croyant de ses pulsions, de sa part d'animalité ?

Le portail sud constitue un bel exemple de la sculpture romane du XIIe siècle. Le décor est essentiellement végétal et géométrique : palmettes, rinceaux, volutes, dents de scie, entrelacs. Les chapiteaux, en revanche, sont ornés de divers personnages ou d'animaux : danseuse à chevelure nattée, aigles emportant dans ses serres un animal. Le style de cette sculpture se rapproche de celui de l'Église Notre-Dame la Grande de Poitiers, du prieuré de Villesalem à Journet, ou de l'église Saint-Jean-Baptiste de Jazeneuil. C'est un témoignage de la diffusion de modèles et du déplacement des hommes d'un chantier à un autre.

Description intérieure[modifier | modifier le code]

L'église présente un plan en forme de croix latine. En effet, il se compose d'une nef à trois vaisseaux, d'un transept et d'une abside hémicirculaire. À l'origine, il est fort probable que les bars du transept étaient greffés d'absidioles.

Le vaisseau central de la nef a été repris en 1835.. Il est vouté d'une voute en berceau soutenue par des arcs doubleaux. Les vaisseaux latéraux sont couverts de voutes d'arêtes. Les piles composées de colonnes rythment les travées.

L'abside orientale est voutée d'une voute en cul-de-four. Les chapiteaux sont simples et présentent essentiellement des motifs géométriques pou des végétaux. Le vitrail central représente l'Assomption de la Vierge. Il a été réalisé par les ateliers Dagran de Bordeaux en 1902. L'iconographie découle de tableaux du peintre espagnol du XVIIe siècle, Murillo.

Les bases des colonnes bénéficient d'un soin particulier et développent un décor de tiges végétales, d'entrelacs ou des motifs géométriques.

Le long de la nef, les baies présentent la particularité d'avoir un appui en forme de gradins.

Dans le sanctuaire, à l'arrière de l'autel, le sol est constitué de grandes dalles en pierre qui présentent un décor assez étonnant. Des insectes, peu-être des abeilles, forment des motifs répétitifs en carré. Cet ensemble est difficile à dater. Ces dalles ont, peut-être, un lien avec Sainte Rita dont une icône figure dans l'église. En effet, la légende de la sainte associe à ses miracles des abeilles. Celles-ci, en effet, ne la piquaient jamais.

Le mobilier[modifier | modifier le code]

Une statue, à gauche en entrant dans l'église, représente une Vierge à l'Enfant en pierre polychrome. Elle pourrait dater du XVIIe siècle. L'Enfant est représenté nu, à demi tourné vers sa mère. Il fait un geste de bénédiction de sa main droite. Les visages de la Vierge et de l'Enfant sont d'une facture semblable : long cou, cheveux longs bouclés, petite bouche bien dessinée, joues rondes.

Dans le sanctuaire, sur le sol, il est possible de voir un chapiteau qui date du XXe siècle. Il est l’œuvre de M.Soulas, tailleur de pierre à Bouresse. Il représente sur ses quatre faces, la création de l'homme et de la femme, la faute d'Adam et Eve, leur expulsion du paradis terrestre et la Crucifixion du Christ.

Deux très anciennes pierres tombales, ornées d'un écu avec une épée en sautoir, encadrent le portail occidental de l'église. La marque d'un calice surmonté d'une hostie a été relevée en 1845 sous l'une des deux dalles. Dès le XIIIe siècle, les pierres tombales étaient chargées de transmettre à la postérité le statut social de leurs défunts. Ainsi, les tombes des chevaliers arboraient-elles une épée, un bouclier, des armoiries; celles des prêtres : une croix, un calice ou un missel; celles des artisans, leur instrument de travail propre à leur métier : des tenailles, ou un marteau, ou un soufflet pour un forgeron, un couperet pour un boucher, des cisailles pour un tisserand.

Les prêtres de Bouresse avant la Révolution[modifier | modifier le code]
  • L'abbé Bernard de 1597 à 1606
  • L'abbé Teste de 1606 à 1627
  • Le curé Gerbaud de 1627 à 1660
  • Le curé Bouter de 1660 à 1687
  • Le curé Boutet de 1687 à 1694
  • Le curé Charpentier de 1695 à 1708
  • Le curé Lhuillier de 1708 à 1728
  • Le curé Faure de 1732 à 1737
  • Le curé Prieur de 1737 à 1746
  • Le curé Gauffreau de 1746 à 1786.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Donjon de la Rigaudière (cf. plus haut avec la famille Chenin). Le donjon date du XVe siècle. Il est inscrit comme Monument Historique depuis 1929.
  • La croix du cimetière date de 1858. Elle a été sculptée par l'abbé Gaillard. La croix fait 6,67 m de haut et repose sur un calvaire haut de 10 marches. Autour du pied du fut de la croix, un serpent est représenté, lové et expirant. Une tête de mort est posée sur son dos. Tout en haut du fut, la croix est ornée d'une couronne d'épines. Une plaque y rappelle que "Cette croix a été élevée aux Frais de la Commune de Bouresse et principalement de M.Eugène Chauveau Fils - An 1858 J.Gaillard Curé". À l'origine, il était prévu de construire un chemin de croix en relief autour de cette croix. Le projet n'aboutit jamais.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune contient deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique qui couvrent 2 % de la surface communale:

  • Le Fay,
  • Le Bois de la Bougriere.

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[15], il y a deux arbres remarquables sur la commune qui sont un cèdre de l'Atlas et un laurier noble.

Centre culturel d'espéranto[modifier | modifier le code]

Elle accueille le centre culturel d'espéranto Kvinpetalo (le "cinq-pétale"). Le centre organise des stages tous niveaux pour apprendre la langue internationale, ainsi que des stages en espéranto sur divers thèmes : botanique, jardinage, littérature en espéranto, etc. Depuis plusieurs années se déroule tous les étés un stage de musique, qui se clôture par un concert public[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. a et b Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 215
  6. liste recopiée sur la plaque de la salle du conseil municipal
  7. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  11. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Agreste – Enquête Structure 2007
  13. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  14. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  15. Poitou-Charentes Nature, 2000
  16. Site du centre culturel espérantiste Kvinpetalo