Monts Taurus

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37° 11′ 00″ N 33° 25′ 00″ E / 37.1833, 33.4167

Monts Taurus
Image illustrative de l'article Monts Taurus
Géographie
Altitude 3 756 m, Demirkazık
Longueur 600 km
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Géologie
Roches Roches sédimentaires

Les monts Taurus (en turc Toros Dağları), ou simplement les Taurus (Toroslar), culminant dans les massifs de l'Aladağlar et des Bolkar Dağları, sont une chaîne de montagnes turques, formant la bordure sud-est du plateau de l'Anatolie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La chaîne des monts Taurus s'étend en courbe du lac d'Eğirdir à l'ouest aux sources de l'Euphrate à l'est. Elle fait 600 km de longueur et culmine à 3 756 m. De nombreux sommets y ont entre 3 000 et 3 700 m d'altitude.

Il s'agit d'une chaîne calcaire, qui s'est érodée pour former des paysages karstiques avec des chutes d'eau, des rivières souterraines et les plus grandes grottes d'Asie.

Le Tigre prend sa source dans les monts Taurus.

La chaîne des monts Taurus est divisée en trois chaînes, d'ouest en est :

  • le Taurus occidental (Batı Toroslar), avec l'Aladağlar (ou Anti-Taurus), les monts Bey, le mont Katrancık, le mont Geyik ;
  • le Taurus central (Orta Toroslar), avec les monts Akçalı, les monts Bolkar, l'Aladağlar, le mont Tahtalı ;
  • le Taurus du sud-est (Güneydoğu Toroslar), avec les monts Nur, les monts Malatya, les monts Maden, les monts Genç et les monts Bitlis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue aérienne des monts Taurus

Au Proche-Orient ancien, le taureau était généralement le symbole des dieux de l’orage, d’où le nom de ces montagnes. En effet, les orages torrentiels de ces montagnes étaient considérés par les anciens Syriens comme l’œuvre du dieu de l’orage, Adad, pour faire gonfler et déborder le Tigre et l’Euphrate afin de fertiliser le pays[1]. Nombre de temples dédiés au dieu de l’orage se trouvaient dans ces montagnes[2]. Les Hourrites, qui sont probablement à l’origine des divers dieux de l’orage du Proche-Orient ancien, étaient un peuple dont les érudits contemporains voient l’origine la plus probable dans les monts Taurus.

À Kestel[Lequel ?] se trouve un site archéologique de l’âge du bronze où l’on trouve des traces de mines d’étain[3]. Le col connu dans l’Antiquité sous le nom de Portes de Cilicie se trouve dans la chaîne, au nord de la ville de Tarse.

Durant la Première Guerre mondiale, le système germano-turc de chemins de fer traversant les monts Taurus fut un objectif stratégique des Alliés. La région elle-même était spécifiquement mentionnée comme objectif stratégique à rendre aux Alliés lors de l’armistice qui termina les hostilités contre l’Empire ottoman[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) H.W.F. Saggs, The greatness that was Babylon: a survey of the ancient civilization of the Tigris-Euphrates Valley, Sidgwick & Jackson, 2nd revised edition, 1988, p. 380.
  2. (en)Alberto Ravinell et Whitney Green, The Storm-god in the Ancient Near East, p. 126.
  3. (en) K.A. Yener, The Domestication of Metals: The Rise of Complex Metal Industries in Anatolia (2000), Brill, Leiden, ISBN 90-04-11864-0
  4. (en) Ward Price, Danger in Taurus Tunnels, The New York Times, 16 décembre 1918

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]