Turkestan

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Localisation du Turkestan vers le IVe au VIe siècle.

Le Turkestan (turc : Türkistan, littéralement le « Pays des Turcs ») était le nom donné à une à une région d'Asie centrale délimitée actuellement, au nord par les steppes du Kazakhstan et le massif de l'Altaï, à l'est par la Mongolie et la Chine, au sud par l'Inde, le Pakistan, l'Afghanistan et l'Iran, enfin à l'ouest par la mer Caspienne. Il tient son nom de l'apparition et l'organisation des premières civilisations turques dans cette région. Ils l'ont contrôlé d'abord jusqu'au IIe siècle avant notre ère sous le règne de Hystaspes (père de Darius Ier) (en) ou de Darius Ier lui-même puis, avec la migration turque (en) et l'expansion de l'Empire ce territoire voit son apogée vers le IVe au VIe siècle, lors de l'Empire Hephthalite maintenu par les Huns blancs.

Des légendes mongoles, comme le Ergenekon (retranscrite au XIVe siècle), par le Perse mongol Jami al-tawarikh, ou encore les inscriptions de l'Orkhon, en Mongolie, racontent que les peuples turcs viennent de l'Altaï et se sont déplacés vers l'Ouest.

Le Turkestan était constitué d'un grand nombre des étapes de la route de la soie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuples perses[modifier | modifier le code]

Avant les peuples turcs, le Turkestan a d'abord été peuplé[Quand ?] à l'ouest par des peuples iraniens et à l'est par des peuples tokhariens, dont les Yuezhi, qui avaient créé le premier empire connu de l'Asie centrale. Les Tadjiks actuels font partie des peuples iraniens qui peuplaient initialement[Quand ?] la région.[réf. nécessaire]

Yuezhi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yuezhi.
Migrations des Yuezhi du IIe siècle avant notre ère au Ie siècle de notre ère

Les Yuezhi (terme chinois : 月氏, Yuèzhī, « lignée de la lune ») sont repoussés par les Xiongnu au IIe siècle av. J.-C. depuis l'Est qui contrôleront alors le Turkestan oriental. Ils vont peupler ce que certains appellent le Turkestan occidental, le Tibet et

Ils combattent également les Chinois pour dominer la partie orientale de ce territoire.[réf. nécessaire]


Huns blancs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Shvetahûna.
Division des territoires en Asie vers 500

Les Huns blancs (Shvetahûna), ou Yeta en chinois ,après avoir conquis le Kachgar au début du IIe siècle av. J.-C.. qui vivaient au Sud de la Dzoungarie vers 125, conquièrent la région l'ensemble de la région vers 450 après des batailles contre l'empereur Sassanides Yazdgard II. Leur territoire, appelé Empire Hephthalite par les grecs, est maintenu de 408 à 670.

Conquêtes de la Dynastie Tang[modifier | modifier le code]

Conquêtes de Tang Taizong dans le Xiyu (territoires de l'Ouest) 640–648

Entre 640 et 648, L'Empereur Tang Taizong de la dynastie Tang, chinoise conquiert les territoires de l'Ouest correspondant à l'actuel Région autonome du Xinjiang en Chine.


On a traditionnellement[Quand ?] divisé le Turkestan en deux zones :

Nationalisme contemporain[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui encore de nombreux peuples turcs, de l'Asie centrale à la Bulgarie en passant par le Caucase et l'Anatolie, considèrent le Turkestan comme leur berceau historique. Le terme est tombé en désuétude dans certaines langues, notamment du fait des dirigeants soviétiques comme Lazare Kaganovitch qui voulait ainsi annihiler tout panturquisme.[réf. nécessaire]

Depuis au moins le XIXe siècle de nombreux mouvements indépendantistes ouïghours tentent d'obtenir l'indépendance du Xinjiang (nom chinois du Turkestan) vis-à-vis de la Chine (révoltes au XIXe et XXe siècles, les plus importantes étant celles de 1863, 1933 à Kachgar, 1944 dans la préfecture autonome kazakh d'Ili, 1954 à Khotan, 1990, sur le Xian d'Akto et 1997 à Ghulja). Des mouvements indépendantistes se sont manifestés dès le XIXe siècle dans les zones musulmanes de Chine et, à titre d'exemple, la Kachgarie ou Kasgharie fut indépendante pendant une décennie, entre 1866 et 1876 sous le nom de Émirat de Kachgarie.

Le mouvement du Mouvement islamique du Turkestan oriental ont été violemment réprimés par les autorités chinoises qui assimilent, surtout après les attentats du 11 septembre 2001, et en raison de différents attentats (comme l'Attentat de la gare de Kunming en mars 2014), certains indépendantistes à des terroristes[1]. À l'étranger, la diaspora ouïghoure reste très active pour faire entendre sa cause, notamment dans divers pays turcophones comme la Turquie, l'Azerbaïdjan et les pays d'Asie centrale, mais aussi en Occident, comme en Allemagne (aidée par l'importante communauté immigrée turque dans ce pays) et aux États-Unis.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. cf Xinjiang: "Les accusations du gouvernement chinois sont peu crédibles", in Le Monde du 04.08.11, article de Nicholas Bequelin et Harold Thibault.