Turkestan

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Localisation du Turkestan.

Le Turkestan (turc : Türkistan, littéralement le « Pays des Turcs ») est l'ancien nom donné à une région d'Asie centrale délimitée au nord par les steppes du Kazakhstan et le massif de l'Altaï, à l'est par la Mongolie et la Chine, au sud par l'Inde, le Pakistan, l'Afghanistan et l'Iran, enfin à l'ouest par la mer Caspienne. Il tient son nom du fait de l'apparition des premiers Turcs dans cette région. Aujourd'hui encore de nombreux peuples turcs, de l'Asie centrale à la Bulgarie en passant par le Caucase et l'Anatolie, considèrent le Turkestan comme leur berceau historique. Le Turkestan était constitué d'un grand nombre des étapes de la route de la soie. Le terme est tombé en désuétude totale dans certaines langues, notamment du fait des autorités soviétiques dont Lazare Kaganovitch qui voulaient ainsi annihiler tout panturquisme.

Le Turkestan a d'abord été occupé à l'ouest par des peuples iraniens et à l'est par des peuples tokhariens, dont les Yuezhi, qui avaient créé le premier empire connu de l'Asie centrale. Les Yuezhi furent remplacés par les Xiongnu au IIe siècle av. J.-C. Ils se battirent avec les Chinois pour dominer la partie orientale de ce territoire.

On divise traditionnellement le Turkestan en deux zones :

Depuis des décennies de nombreux mouvements indépendantistes ouïghours tentent d'obtenir l'indépendance du Xinjiang (nom chinois du Turkestan) vis-à-vis de la Chine (révoltes au XIXe et XXe siècles, les plus importantes étant celles de 1863, 1933 à Kachgar, 1944 à Yili, 1954 à Khotan, 1990 à Akto et 1997 à Ghulja). Des mouvements indépendantistes se sont manifestés dès le XIXe siècle dans les zones musulmanes de Chine et, à titre d'exemple, la Kachgarie ou Kasgharie fut indépendante entre 1866 et 1876 sous le nom de Émirat de Kachgarie.

Ces mouvements ont été violemment réprimés par les autorités chinoises qui assimilent, surtout après les attentats du 11 septembre 2001, les indépendantistes à des terroristes[1]. À l'étranger, la diaspora ouïghoure reste très active pour faire entendre sa cause, notamment dans divers pays turcophones comme la Turquie, l'Azerbaïdjan et les pays d'Asie centrale, mais aussi en Occident, comme en Allemagne (aidée par l'importante communauté immigrée turque dans ce pays) et aux États-Unis.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. cf Xinjiang: "Les accusations du gouvernement chinois sont peu crédibles", in Le Monde du 04.08.11, article de Nicholas Bequelin et Harold Thibault.