Matthias Erzberger

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Matthias Erzberger

alt=Description de l'image Bundesarchiv Bild 146-1989-072-16, Matthias Erzberger.jpg.
Naissance 20 septembre 1875
Buttenhausen (de)
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Décès 26 août 1921 (à 46 ans)
Bad Griesbach (de)
Drapeau de la  République de Weimar République de Weimar
Nationalité allemande
Matthias Erzberger (à gauche) et Albert Südekum.

Matthias Erzberger, homme politique allemand et journaliste, (*20 septembre 1875 à Buttenhausen (de) (dans le royaume de Wurtemberg) - †26 août 1921 à Bad Griesbach (de) (en Bade)

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre du Zentrum (aile gauche du parti), député au Reichstag de 1903 à 1918 pour Biberach, il y est le spécialiste des questions de finances et des colonies. Il soutient la politique d’armement du gouvernement Theobald von Bethmann Hollweg, mais en juillet 1917, après un séjour auprès du pape Benoît XV, il propose au Reichstag une motion de paix qui est adoptée par la majorité des députés, voir : Tentatives de paix pendant la Première Guerre mondiale – La résolution de paix de 1917.

Le 7 novembre 1918, il passe la ligne de front, en compagnie d’un autre civil et de quelques militaires et arrive à la villa Pasques[1],[2] de La Capelle[1] pour préparer les négociations de l’Armistice[3]. Ils sont amenés en voiture jusqu’à Homblières[1], puis Tergnier[1], où un train spécial les conduit, le 8 au matin, à la clairière de Rethondes[1], en forêt de Compiègne, où les attend le maréchal Foch, avec la délégation alliée, dans son train de commandement. À la tête de la délégation allemande, il mène donc les négociations et signe, le 11 novembre 1918, l’Armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale.

Il entre au gouvernement de Philipp Scheidemann et devient, dans le cabinet de Gustav Bauer, vice-chancelier et ministre des Finances. Il réalise, en peu de temps, une réforme fiscale en renforçant le pouvoir central et en démocratisant le système fiscal qui porte son nom. Après une campagne de dénigrement par la droite, il démissionne le 12 mars 1920.

Matthias Erzberger est assassiné le 26 août 1921 par des nationalistes appartenant à l'Organisation Consul.

Ecrits[modifier | modifier le code]

En français a été publié :

  • chez Payot à Paris en 1921 et préfacé par Maurice Muret : Souvenirs de guerre.
  • chez la Librairie nouvelle à Lausanne en 1919 : La Ligue des peuples, les conditions de la paix mondiale... .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Frédéric Plancard, « Le clairon de l’Armistice », 8 novembre 2008, sur le site de L'Est républicain, estrepublicain.fr, consulté le 9 novembre 2009.
  2. Cette villa appartenait alors à la famille Panhard.
  3. Article de Benjamin Mériau, La Voix du Nord, 8 novembre 2009.

Article connexe[modifier | modifier le code]