Élections générales sud-africaines de 1921

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Élections générales sud-africaines de 1921
8 février 1921
Postes à élire  134 sièges de la chambre de l'assemblée
Électorat et résultats
Inscrits  499 531
Votants 277 742
Votes valables 275 219
Jan Christiaan Smuts 1919.jpg
Parti sud-africain – Jan Smuts
Voix 137 389
  
48,17 %
Sièges obtenus 79 Green Arrow Up.svg 38
Hertzog JBM.jpg
Parti national – J.B.M. Hertzog
Voix 105 039
  
36,83 %
Sièges obtenus 45 Green Arrow Up.svg 1
Kolonel Cresswell.jpg
Parti travailliste – Frederic Creswell
Voix 39 406
  
13,82 %
Sièges obtenus 9 Red Arrow Down.svg 12
No flag.svg
Indépendants
Voix 3 385
  
1,19 %
Sièges obtenus 1 Red Arrow Down.svg 2
Premier ministre
Sortant
Élu
Jan Smuts
Parti sud-africain
Jan Smuts
Parti sud-africain

Les élections générales sud-africaines du 8 février 1921 sont les quatrièmes élections législatives organisées en Union de l'Afrique du Sud depuis la constitution du Dominion en 1910.
Ces élections anticipées ont lieu moins d'un an après celles de mars 1920 et visent à conforter électoralement la fusion réalisée entre le parti sud-africain et le parti unioniste pour gouverner le pays.

Finalement, l'objectif est atteint tandis que le parti national de James B. Hertzog perd sa place de première force politique de la chambre de l'assemblée du parlement.

La victoire du parti sud-africain conforte la position politique de Jan Smuts, lui permettant d'avoir une confortable majorité à l'assemblée bien qu'il n'ait pas obtenu la majorité absolue des voix.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

La chambre de l'assemblée du parlement sud-africain compte 134 sièges en 1921.

En application du South Africa Act de 1910, le suffrage électoral est réservé aux hommes blancs âgés de plus de 21 ans. Selon les modalités définies dans chaque province, des restrictions censitaires relatives aux revenus et aux biens subsistent cependant pour cette catégorie de population. Dans la province du Cap, un système de franchise électorale non raciale, hérité de la colonie du Cap et basé sur l'instruction, le salaire et la propriété, permet aux hommes de couleurs (coloured et noirs) de bénéficier également du droit de vote et d'émarger sur les mêmes listes électorales que les blancs. Un système similaire plus restrictif existe aussi au Natal.

Le mode de scrutin appliqué depuis la formation de l'Union de l'Afrique du Sud est celui du scrutin uninominal majoritaire à un tour. Son avantage est de permettre l'élection d'un candidat qui aura obtenu le plus de voix sur sa circonscription électorale mais son principal défaut est aussi de permettre l'élection d'un candidat qui peut se révéler minoritaire quand il n'a pas obtenu plus de 50 % des voix.

La délimitation des circonscriptions électorales est celle réalisée en 1919.

Répartition des sièges par province
Provinces province du Cap Natal Etat libre d'Orange Transvaal Total
Nombre de sièges 51 17 17 49 134

Forces politiques en présence[modifier | modifier le code]

Le Parti sud-africain (SAP) est au pouvoir depuis 1910. C'est un parti modéré, dont l'objectif est de favoriser la réconciliation politique, économique et sociale entre blancs anglophones et les Afrikaners. Il vient de fusionner avec le parti unioniste pro-britannique.

Le Parti national (NP) s'est constitué en 1914 sur un programme pro-Afrikaans d'indépendance nationale teintée de républicanisme. Il est favorable à un renforcement de la ségrégation raciale sur le marché de l'emploi, notamment dans les grands centres industriels du Witwatersrand[1]. Son programme reste L'Afrique du Sud d'abord (South Africa First).

Les quelques partis noirs existant comme le congrès national africain ne concourent pas à ces élections et leurs aspirations ne sont pas un sujet électoral pour les partis blancs.

Contexte électoral[modifier | modifier le code]

Ces élections anticipées ont pour but de mettre fin à la fragmentation politique des groupes de la majorité parlementaire et à assurer à Jan Smuts une majorité au sein de l'électorat sud-africain.

Résultats[modifier | modifier le code]

Au soir du 8 février 1921, avec une participation électorale de 55,8 % des électeurs inscrits, le Parti sud-africain remporte une nette victoire sur le parti national, s'emparant de la totalité des sièges anciennement acquis aux unionistes auxquels s'ajoutent une dizaine de sièges grappillés aux travaillistes et aux indépendants. Le parti national n'obtient qu'un seul siège supplémentaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Coquerel, infra, p 95

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Coquerel, L'Afrique du Sud des Afrikaners, Collection : Questions au XXe siècle, Édition : Complexe, 303 pages, 1992

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]